Le Merlerault

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Merlerault (race de poule).

Le Merlerault
Le Merlerault
L'église Saint-Martin.
Blason de Le Merlerault
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Rai
Intercommunalité communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault
Maire
Mandat
Martine Gressant
2014-2020
Code postal 61240
Code commune 61275
Démographie
Gentilé Merluriens
Population
municipale
834 hab. (2015 en diminution de 7,95 % par rapport à 2010)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 02″ nord, 0° 17′ 07″ est
Altitude Min. 184 m
Max. 321 m
Superficie 19,10 km2
Localisation

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Le Merlerault est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 834 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, de la plaine d'Argentan, de la campagne d'Alençon et du Perche. Situé sur l'ancienne route nationale 26, son bourg est à 12 km au sud de Gacé, à 14 km au nord-est de Sées, à 27 km à l'est d'Argentan et à 28 km à l'ouest de L'Aigle[1].

Communes limitrophes du Merlerault[2]
Ménil-Froger Lignères Champ-Haut
Saint-Germain-de-Clairefeuille,
Nonant-le-Pin
du Merlerault[2] Les Authieux-du-Puits
Godisson La Genevraie La Genevraie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Merula en 862 et Merula Radulphi (non daté)[3].

Le toponyme serait issu du latin merula, « merle », et de l'anthroponyme Raoul[4], baron normand du XIIe siècle.

Le gentilé est Merlurien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers l'an 1020[5], Richard de Sainte-Scolasse, seigneur de la région, compagnon d'arme de Richard II de Normandie (dit Richard « l'Irascible » ou Richard le « Bon », duc de Normandie de 996 à 1026), aurait fait don du domaine du Merle à l'un de ses compagnons d'armes, Roger, contre le service de dix chevaliers en temps de guerre[6]. Le prénom d'un descendant de ce Roger, Raoul, Ranulf ou Rault du Merle, sera à l'origine de la terminaison "rault" du nom du bourg[7].

Le bourg devient au Moyen Âge une cité féodale fortifiée[8]. A l'époque du roi Philippe-Auguste, le seigneur du Merle tient cette baronnie directement du roi sous condition que ce dernier puisse marier à sa convenance l'aîné des enfants du Merle[9]. Pendant la guerre de Cent Ans, le bourg est l'objet de combats. Un incendie le dévaste en 1345. En juin 1356, le château que défend en vain Jean du Merle est conquis et pillé par le duc de Lancastre [10] . Occupé à nouveau par les Anglais en 1359, il est repris en 1364 par les Français à l'issue de violents combats contre les troupes anglo-navarraises de Ferrando d'Ayens.

Le bourg quitte la famille du Merle à l'occasion du mariage en 1385 d'Agnès du Merle dame du Merle-Raoul et de Gacé avec Jean de la Champagne seigneur de la forteresse d'Avrilly. Leur fille Jeanne, décrite par certains comme la plus riche héritière du Cotentin[11], épousera Nicolas Paynel baron de Hambye et de Bricquebec qui transmettra le fief à leur gendre Louis d'Estouteville, gouverneur de Normandie.

Au Moyen Âge, les Montgomery y possèdent un haras.

Au XVe siècle, le bourg est rebâti à deux kilomètres au nord-est de l'ancien village.

Sully et Henri IV y créent le Haras du Roi.

En 1665, Louis XIV à l'initiative de Colbert, crée le Haras du Pin, premier dépôt d'étalons de son histoire.

En 1715, le haras national du Pin est construit pour rassembler en Normandie les haras du Roi. Il remplace les haras royaux du Merlerault et de Montfort-l'Amaury.

Au XVIIe siècle, Le Merlerault devient un des dix-huit relais de poste de la route royale d'Alençon à Rouen (déplacé à Nonant-le-Pin en 1784 à l'achèvement de la nouvelle route 138).

En 1822, Le Merlerault (1 264 habitants en 1821) absorbe Mont-Marcey (133 habitants)[12] à l'ouest de son territoire.

Le 7 août 1830, Charles X, fuyant — à la suite des Trois GlorieusesRambouillet pour Cherbourg où un paquebot à destination de l'Amérique l'attend (il choisira finalement l'Écosse puis la Bohême), est rejoint au Merlerault par le colonel Caradoc, émissaire britannique de Louis-Philippe, qui lui remet la proposition de confier au nouveau pouvoir l'héritier du trône, le duc de Bordeaux, ce que sa mère, la duchesse du Berry et son grand-père refusent.

La première pierre des halles est posée en 1831. La gare du Merlerault, sur la ligne Paris - Granville, est ouverte en 1868.

Le , la place de la mairie est détruite par l'explosion de trois camions américains remplis de munitions. Elle est reconstruite mieux qu'à l'identique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Merlerault

Armes de la ville du Merlerault :
D'argent à un merle de sable, à un chef d'azur chargé d'un cœur d'argent accosté de deux fleurs de lis d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[13]
Période Identité Étiquette Qualité
1889 1893 Éléonore Forcinal    
1903 1915 Gustave Bunel [14]    
1934 1943 Alfred Deschamps    
1943 1945 Édouard Pedriel    
1945 1953 Bigeon    
1953 1965 Marcel Deprez    
1965 1977 Dr Rossard    
1977 1979 Paul Vermet    
1979 1983 Guy Séjourne    
1983 2001 Marcel Fréard    
mars 2001[15] avril 2014 Roger Bunel    
avril 2014[16] en cours Martine Gressant SE Conjointe d'artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[17].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].

En 2015, la commune comptait 834 habitants[Note 2], en diminution de 7,95 % par rapport à 2010 (Orne : -1,72 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Le Merlerault a compté jusqu'à 1 486 habitants en 1866.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 1981 2221 3171 2641 4511 4491 4471 4251 347
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 3671 4861 3281 3271 2821 2771 2691 2701 257
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2481 2701 1321 2091 1571 1321 0711 1001 165
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
1 1391 0971 058974960907906834-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poule du Merlerault.

L'herbe du Merlerault, particulièrement grasse, a toujours été favorable à l'élevage des chevaux. Les nombreux haras aux alentours sont les successeurs des haras Montgomery au Moyen Âge et des haras royaux d'Henri IV.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles du Haÿs, Le Merlerault : ses herbages, ses éleveurs, ses chevaux, et le Haras du Pin. la Plaine d'Alençon-le Mesle-sur-Sarthe, Paris, Librairie agricole de la maison rustique, , 180 p.
  • Jean-Pascal Foucher, « Marché pour la construction du retable de l'église Saint-Martin du Merlerault 27 janvier 1662 », dans 1000 ans de Normandie, Gand, Snoeck, (ISBN 978-94-6161-367-7), p. 276-277

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 172.
  5. Dictionnaire du pays d’Argentan n° 137, mars 1965, Rousseau.
  6. La Normandie bénédictine au temps de Guillaume le Conquérant (XIe siècle), Louis Gaillard, 1967.
  7. Roger du Merle s'allie par mariage au fameux clan des Giroie en rivalité et parfois en guerre contre ses puissants voisins les seigneurs de Bellême (cf. Une famille aristocratique aux confins de la Normandie : Les Géré au XIe siècle, Jean-Marie Maillefer, Cahier des Annales de Normandie de 1985 Vol 17 pp. 175-20.
  8. Bulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, 1886.
  9. Le Grand dictionnaire géographique, historique et critique, M. Bruzen de la Martinière, les libraires associés, 1768.
  10. Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne de 1903 : Selon Ch. Vérel, Jean du Merle, seigneur du Merlerault, Gacé, Médavy, Champault et autres lieux, eut la douleur de voir les Anglais allumer en 1345 un incendie qui détruisit en partie le bourg du Merlerault et au mois de juin 1356, son château emporté d'assaut et pillé par le duc de Lancastre. L'infortuné du Merle, fait prisonnier, fut interné dans le fort de Thubeuf, et y demeura jusqu'au moment où les moines de Saint-Evroult consentirent à lui prêter le montant de sa rançon.
  11. Revue catholique de Normandie, 7e année, 1932.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Le Merlerault », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 7 août 2010) et fiche liée (Mont-Marcey)
  13. Sources: archives de la mairie
  14. « Funérailles du maire du Merlerault », sur normannia.info (consulté le 23 avril 2018)
  15. « Deux élus et un agent communal médaillés », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mars 2015)
  16. « Martine Gressant est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mars 2015)
  17. « Le Merlerault (61240) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 juin 2014)
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. « Ensemble castral », notice no PA00110977, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. «Statue gisante d'un chevalier, provenant de l'abbaye de Sainte-Marie de La Genevraye en Basse-Normandie» (Philadelphia Museum of Art).
  24. « Statue : Saint Jean-Baptiste », notice no PM61000479, base Palissy, ministère français de la Culture.
  25. « Maître-autel, tabernacle, retable », notice no PM61000478, base Palissy, ministère français de la Culture.
  26. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Le Merlerault-Nonant-le-Pin » (consulté le 24 mars 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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