Le Merlerault

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Le Merlerault
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Rai
Intercommunalité communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault
Maire
Mandat
Martine Gressant
2014-2020
Code postal 61240
Code commune 61275
Démographie
Gentilé Merluriens
Population
municipale
860 hab. (2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 02″ nord, 0° 17′ 07″ est
Altitude Min. 184 m – Max. 321 m
Superficie 19,10 km2
Localisation

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Le Merlerault

Le Merlerault est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 860 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, de la plaine d'Argentan, de la campagne d'Alençon et du Perche. Situé sur l'ancienne route nationale 26, son bourg est à 12 km au sud de Gacé, à 14 km au nord-est de Sées, à 27 km à l'est d'Argentan et à 28 km à l'ouest de L'Aigle[1].

Communes limitrophes du Merlerault[2]
Ménil-Froger Lignères Champ-Haut
Saint-Germain-de-Clairefeuille,
Nonant-le-Pin
du Merlerault[2] Les Authieux-du-Puits
Godisson La Genevraie La Genevraie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Merula en 862 et Merula Radulphi (non daté)[3]. Le toponyme serait issu du latin merula, « merle », et de l'anthroponyme Raoul[4], du baron normand du XIIe siècle.

Le gentilé est Merlurien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers l'an 1020[5], Richard de Sainte-Scolasse, seigneur de la région et compagnon d'arme de Richard II de Normandie (dit Richard « l'Irascible » ou Richard le « Bon », duc de Normandie de 996 à 1026), aurait fait don du domaine du Merle à l'un de ses compagnons d'armes, Roger, contre le service de dix chevaliers en temps de guerre[6]. Le prénom du fils de Roger du Merle, Ranulf ou Rault, serait à l'origine de la terminaison du nom du bourg[7].

Le bourg devient au Moyen Âge une cité féodale fortifiée[8]. Objet de combats pendant la guerre de Cent Ans, il est détruit par un incendie en 1346, occupé par les Anglais en 1359 puis repris en 1364 par les Français à l'issue de violents combats contre les troupes anglo-navarraises de Ferrando d'Ayens.

Le bourg quitte la famille du Merle à l'occasion du mariage en 1385 d'Agnès du Merle dame du Merle-Raoul et de Gacé avec Jean de la Champagne seigneur de la forteresse d'Avrilly. Leur fille Jeanne, décrite par certains comme la plus riche héritière du Cotentin[9], transmet le fief à son époux Louis d'Estouteville, futur gouverneur de Normandie.

Au Moyen Âge, les Montgomery y possèdent un haras.

Au XVe siècle, le bourg est rebâti à deux kilomètres au nord-est de l'ancien village.

Sully et Henri IV y créent le Haras du Roi.

En 1665, Louis XIV à l'initiative de Colbert, crée le Haras du Pin, premier dépôt d'étalons de son histoire.

En 1715, le Haras national du Pin est construit pour rassembler en Normandie les haras du roi. Il remplace les haras royaux du Merlerault et de Montfort-l'Amaury.

Au XVIIe siècle, Le Merlerault devient un des dix-huit relais de poste de la route royale d'Alençon à Rouen (déplacé à Nonant-le-Pin en 1784 à l'achèvement de la nouvelle route 138).

En 1822, Le Merlerault (1 264 habitants en 1821) absorbe Mont-Marcey (133 habitants)[10] à l'ouest de son territoire.

Le 7 août 1830, Charles X, fuyant à la suite des Trois Glorieuses Rambouillet pour Cherbourg où un paquebot à destination de l'Amérique l'attend (il choisira finalement l'Écosse puis la Bohême), est rejoint au Merlerault par le colonel Caradoc, émissaire britannique de Louis-Philippe, qui lui remet la proposition de confier au nouveau pouvoir l'héritier du trône, le duc de Bordeaux, ce que sa mère, la duchesse du Berry et son grand-père refusent.

La première pierre des halles est posée en 1831. La gare du Merlerault, sur la ligne Paris-Granville, est ouverte en 1868.

Le , la place de la mairie est détruite par l'explosion de trois camions américains remplis de munitions. Elle est reconstruite mieux qu'à l'identique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes du Merlerault

Armes de la ville du Merlerault :
D'argent à un merle de sable, à un chef d'azur chargé d'un cœur d'argent accosté de deux fleurs de lis d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[11]
Période Identité Étiquette Qualité
1889 1893 Éléonore Forcinal    
1934 1943 Alfred Deschamps    
1943 1945 Édouard Pedriel    
1945 1953 Bigeon    
1953 1965 Marcel Deprez    
1965 1977 Dr Rossard    
1977 1979 Paul Vermet    
1979 1983 Guy Séjourne    
1983 2001 Marcel Fréard    
mars 2001[12] avril 2014 Roger Bunel    
avril 2014[13] en cours Martine Gressant SE Conjointe d'artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[14].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 860 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Le Merlerault[15]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Le Merlerault a compté jusqu'à 1 486 habitants en 1866.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 198 1 222 1 317 1 264 1 451 1 449 1 447 1 425 1 347
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 367 1 486 1 328 1 327 1 282 1 277 1 269 1 270 1 257
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 248 1 270 1 132 1 209 1 157 1 132 1 071 1 100 1 165
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
1 139 1 097 1 058 974 960 907 906 860 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006 [17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poule du Merlerault.

L'herbe du Merlerault, particulièrement grasse, a toujours été favorable à l'élevage des chevaux. Les nombreux haras alentours sont les successeurs des haras Montgomery au Moyen Âge et des Haras royaux d'Henri IV.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activités et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles du Haÿs, Le Merlerault : ses herbages, ses éleveurs, ses chevaux, et le Haras du Pin. la Plaine d'Alençon-le Mesle-sur-Sarthe, Paris, Librairie agricole de la maison rustique, , 180 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 172
  5. Dictionnaire du pays d’Argentan n° 137, mars 1965, Rousseau
  6. La Normandie bénédictine au temps de Guillaume le Conquérant (XIe siècle), Louis Gaillard, 1967
  7. Roger du Merle s'allie par mariage au fameux clan des Giroie en rivalité et parfois en guerre contre ses puissants voisins les seigneurs de Bellême (cf. Une famille aristocratique aux confins de la Normandie : Les Géré au XIe siècle, Jean-Marie Maillefer, Cahier des Annales de Normandie de 1985 Vol 17 pp. 175-20
  8. Bulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, 1886
  9. Revue catholique de Normandie, 7e année, 1932.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Le Merlerault », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 7 août 2010) et fiche liée (Mont-Marcey)
  11. Sources: archives de la mairie
  12. « Deux élus et un agent communal médaillés », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mars 2015)
  13. « Martine Gressant est le nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mars 2015)
  14. « Le Merlerault (61240) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 juin 2014)
  15. Date du prochain recensement à Le Merlerault, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Ensemble castral », notice no PA00110977, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. «Statue gisante d'un chevalier, provenant de l'abbaye de Sainte-Marie de La Genevraye en Basse-Normandie» (Philadelphia Museum of Art).
  20. « Statue : Saint Jean-Baptiste », notice no PM61000479, base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. « Maître-autel, tabernacle, retable », notice no PM61000478, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Le Merlerault-Nonant-le-Pin » (consulté le 24 mars 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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