Congrégation de l'Immaculée Conception de Saint-Méen

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La Congrégation de l'Immaculée Conception de Saint-Méen est une congrégation catholique féminine de droit diocésain fondée en 1831. Elle naît en France à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine) à l'initiative de l'abbé Jean-François Corvaisier, alors curé de la paroisse, et de Pélagie Lebreton de Maisonneuve (plus tard Mère Saint-Félix) à Saint-Méen-le-Grand ; elle œuvre dans les domaines du social (soins aux malades, etc..) et de l'éducation.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'œuvre est destinée à l'origine à répondre à un besoin local, c'est-à-dire l'éducation des filles de la classe aisée, puis elle s'étend bientôt aux campagnes. Les sœurs s'occupent de l'instruction des enfants et soignent les malades pauvres, à domicile ou dans les hôpitaux[1].

En 1851, Mgr Godefroy Brossay-Saint-Marc voulut que les Sœurs de l'Immaculée-Conception occupent à Saint-Méen-le-Grand une maison dite de l'Enfant-Jésus, plus spacieuse que celle qu'elles habitaient alors ; elle fut ensuite agrandie en y ajoutant deux ailes dont l'une constitue la chapelle de la communauté. Le tout constitue le noviciat et la maison-mère de la congrégation. À la fin du XIXe siècle, 110 religieuses et novices y étaient présentes[2].

La chapelle néogothique actuelle, construite en 1924, remplace la chapelle initiale de 1859. Dans le parc, un oratoire est dédié à Mère Saint-Félix[1] dont la tombe se trouve dans le cimetière de la maison-mère[3].

La congrégation étend son activité et son rayonnement en Bretagne et dans le grand Ouest de la France. Par exemple, en 1896, dans le Finistère, les religieuses de la Congrégation de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistent et soignent gratuitement les malades à Bourg-Blanc, Guimiliau, Guissény, Hanvec, Kersaint-Plabennec, Lampaul-Guimiliau, Lanhouarneau, Milizac, Plabennec, Plougonven, Plougourvest, Plouigneau, Plounévez-Lochrist, Plouvien, Plouzané, Porspoder, Rumengol, Saint-Marc, Tréflez[4].

En 1970, la Congrégation de l'Immaculée Conception de Buzançais fusionne avec la Congrégation de l'Immaculée Conception de Saint-Méen.

En 2011, la congrégation fusionne avec les sœurs de l'adoration perpétuelle de Quimper.

Présence actuelle[modifier | modifier le code]

La congrégation, en 2009, était présente en France (47 communautés), en Angleterre (une communauté), à Jersey (une communauté), en République du Congo (dit aussi Congo-Brazzaville) (une communauté) et depuis les années 1990 en République démocratique du Congo, dit aussi Congo-Kinshasa (4 communautés)[5]. Devant le tarissement presque complet des vocations en France (la plupart des religieuses de la maison-mère ont plus de 75 ans en 2016), la congrégation se tourne vers la formation de jeunes femmes venues d'Afrique[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [PDF] Sœur Marie Péron, « Répercussions de la législation scolaire française (fin XIXe siècle - début XXe siècle) sur la vie d'une congrégation bretonne : «L'Immaculée Conception de Saint-Meen-le-Grand» » dans le Bulletin Association des archivistes de l'Église de France, no 56, automne 2001, p.13-24. Consulter en ligne

Notes et références[modifier | modifier le code]