Guyomarch IV de Léon

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Guyomarch IV de Léon, mort le 27[1] ou 28 septembre 1179[2], fut vicomte de Léon, succédant à son père Hervé II de Léon. Guyomarch IV de Léon fut un adversaire résolu d'Henri II d'Angleterre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lorsqu' Eudon II de Porhoët se soulève contre Henri II d'Angleterre, Guyomarch IV qui lui avait donné une de ses filles comme seconde épouse adopte sa cause. En août 1167, il doit se soumettre au roi d'Angleterre[3]. Il chasse son frère Hamon du siège épiscopal de Saint-Pol-de-Léon, mais est battu et fait prisonnier près de Commana en 1169/1170 par le duc de Bretagne Conan IV de Bretagne qui soutient Hamon. Il finit par accepter l'autorité de Geoffroy II de Bretagne, futur duc de Bretagne en raison de son mariage avec Constance de Bretagne et fils d'Henri II d'Angleterre qui administre le duché pour leur compte[4].

Selon la chronique de Daoulas entre 1167[5] et 1173[6], il fonde (ou refonde ?), avec son épouse Nobilis, l'abbaye de Daoulas[7]. La tradition rapporte que l'abbaye Notre-Dame de Daoulas fut fondée en expiation du meurtre de son frère Hamon, évêque de Léon, et qu'il y mit des chanoines réguliers de l'Ordre de Saint-Augustin. Cette fondation fut approuvée par Geoffroy, évêque de Cornouaille. Un château préexistant et appartenant au vicomte aurait été transformé en communauté abbatiale[8].

En 1177 Guyomarch IV se révolte de nouveau et Geoffroy II de Bretagne doit intervenir contre lui. Une nouvelle expédition est nécessaire en 1179 pour briser la résistance léonarde. Il défait le vicomte et démantèle ses possessions qu'il partage entre ses deux fils. Guyomarch IV part avec son épouse pour un pèlerinage à Jérusalem dont « il ne reviendra peut-être pas » [9].

Après la confiscation de Morlaix par le duc Geoffroy Plantagenêt, les deux fils de Guyomarch IV, Guyomarch V de Léon et Hervé Ier de Léon (seigneur de Léon), récupèrent leur héritage. Guyomarch V de Léon reçoit les châtellenies de Lesneven, Brest, Saint-Renan et Le Conquet ainsi que le titre de vicomte. Hervé de Léon, lui, reçoit les terres de Landerneau et de Daoudour, ainsi que la seigneurie de Coat-Méal. En tant que juveigneur, c'est-à-dire cadet apanagé, Hervé doit se contenter du titre de seigneur de Léon, titre qu'il transmet à ses héritiers de cette branche cadette de la famille de Léon.

Postérité[modifier | modifier le code]

De son union avec Nobilis il laisse:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nécrologe de l'Abbaye de Landévennec
  2. Nécrologe de l'Abbaye Notre-Dame de Daoulas p. 109 et 131.
  3. Stéphane Morin Trégor, Goëlo, Penthièvre. Le pouvoir des Comtes de Bretagne du XIe au XIIIe siècle Presses Universitaires de Rennes & Société d'émulation des Côtes-d'Armor. Rennes 2010 (ISBN 9782753510128) p. 141
  4. Joëlle Quaghbeur La Cornouaille du IXe au XIIe siècle PUR Rennes (2002) (ISBN 2 868477437) p. 306
  5. « Incepta est ecclesia apud Doulas Bernardo presule corisopitensi presente et confirment »
  6. « Facta est abbatia apud Doulas rempore Gaufridi epsicopi Corisopentis »
  7. Jean-Luc Deuffic, « Notre-Dame de Daoulas », dans Les Abbayes bretonnes [sous la direction de Daniel Andrejewski ; préface par Charles Le Quintrec], Rennes, Biennale des abbayes bretonnes. Paris : le Sarment : Fayard, 1983, 544 p. 136
  8. Albert Le Grand, "Les vies des saints de la Bretagne Armorique", J. Salaun, Quimper, réédition 1901,consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038760/f93.image.r=Daoulas.langFR
  9. Stéphane Morin op.cit p. 148

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Kernévez, André-Yves Bourgès Généalogie des vicomtes de Léon (XIe, XIIe et XIIIe siècles). Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXVI, 2007, p. 157-188.