Musée des Beaux-Arts de Nancy

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Le musée des Beaux-Arts de Nancy, l'un des plus anciens de France, est installé dans l’un des pavillons qui borde la place Stanislas, au cœur de l’ensemble urbain du XVIIIe siècle inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Le musée expose une importante collection de peintures européennes et est largement ouvert sur le design, avec notamment une galerie consacrée à Jean Prouvé ou encore à la manufacture Daum.

Musée des Beaux-Arts de Nancy
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Musée des Beaux-Arts de Nancy en 2015
Informations générales
Surface
9 000 m2
Visiteurs par an

105 865 (Moyenne sur les années 2006-2016)

129 664 (2017)
Site web
Collections
Collections
Peintures du XIVe au XXe siècle
Sculpture du XVIIIe au XXe siècle
Arts graphiques du XVe au XXIe siècle
Collection Daum
Collection arts extrême oriental (collection Charles Cartier-Bresson, Japon, Chine)
Bâtiment
Protection

Logo monument historique Classé MH (1923, Pavillon ou Hôtel Jacquet) Logo monument historique Classé MH (1995, Bastion d'Haussonville)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1983)

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Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées


Histoire[modifier | modifier le code]

Le musée des Beaux-Arts de Nancy est l’un des plus anciens de France[1]. Sa fondation intervient, comme pour d’autres institutions muséales françaises, en pleine période révolutionnaire. Les premières collections sont constituées à partir des saisies des biens du clergé ou encore des familles aristocrates qui émigrent pour fuir la France et la Révolution.

Sous le Premier Empire, à la faveur de la signature du traité de paix entre la France et l’Autriche à Lunéville en 1801, Napoléon Ier fait venir en Lorraine 30 tableaux provenant du Museum Central (actuel musée du Louvre). Ainsi, le musée de Nancy reçoit-il un ensemble important de peintures françaises des XVIIe et XVIIIe siècles. La même année, le musée bénéficie, à l’instar de 15 autres musées en France, d’envois d’œuvres dans le cadre du décret Chaptal. Ces peintures proviennent de collections françaises saisies ou des conquêtes napoléoniennes en Italie. Parmi les premières œuvres à former les collections du musée des Beaux-Arts de Nancy, certaines sont des commandes de la famille ducale de Lorraine :

Le musée, appelé "museum", change plusieurs fois d’implantation au début de son histoire, avant d’être installé par le Conseil municipal du 18 mai 1825 dans l’Hôtel de Ville de Nancy.

En 1936, il déménage dans le pavillon qu’il occupe toujours place Stanislas[4], soit l’ancien Collège royal de médecine. Le musée bénéficie alors d’une extension due à Jacques et Michel André[5].

Architecture et muséographie[1][modifier | modifier le code]

Le pavillon qui abrite le musée depuis 1936 appartient à l’ensemble conçu par l’architecte Emmanuel Héré au milieu du XVIIIe siècle pour l’ancien roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar, Stanislas. La façade principale présente donc un style classique, dans un ensemble rocaille inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Ce pavillon est installé sur les anciennes fortifications de Nancy, dont le bastion d'Haussonville (XVe siècle), que le visiteur peut découvrir au niveau -1 du musée.

En 1936, le pavillon est modernisé et étendu par les architectes Jacques et Michel André[A 1], lauréat du concours d’architecture lancé par la municipalité pour le musée, 5 ans plus tôt. Les architectes proposent une aile dans la continuité du pavillon XVIIIe, sur deux niveaux. La façade sur jardin constitue un élément important du projet des architectes, elle sera reprise en 2019 pour l’affiche de l’exposition organisée à l’occasion des 20 ans de la deuxième rénovation de l’établissement. L’escalier à double volet, aux lignes Art déco, tout en béton, constitue l’autre élément marquant de cette extension.

En février 1999, à l’issue de travaux d’extension spectaculaires (dont une importante fouille archéologique), une nouvelle aile contemporaine conçue par l’agence de Laurent Beaudouin, est inaugurée. Les surfaces d’exposition sont alors multipliées par deux, un auditorium est créé. En 2001, un cabinet dédié à la conservation des arts graphiques (réserve) est aménagé afin d'accueillir une importante donation, alors anonyme, de plus de 15 000 œuvres. Le nom des donateurs est révélé en 2011, à la mort de Jacques Thuiller. La donation porte aujourd'hui le nom de Jacques et Guy Thuiller[5].

En 2000, Felice Varini réalise à l'intérieur du musée Ellipse orange évidée par sept disques, une anamorphose visible depuis plusieurs étages. En 2002 est installé L'Hommage à Lamour, œuvre créée in situ par François Morellet : visible depuis la place Stanislas et posée sur le bâtiment de la conservation, il s'agit d'un grand rectangle blanc horizontal, avec en chaque coin des néons jaunes courbés en volutes[A 1].

En 2012, le musée rouvre ses portes suites à des travaux d'éclairage et d'économie d'énergie. Une nouvelle muséographie voit alors le jour, intégrant la création d'un espace dédié à Jean Prouvé. Au niveau -1, une galerie est dédiée aux verreries Daum. Des espaces sont également réservés aux arts graphiques ou asiatiques. L'importante collection de peinture est, quant à elle, exposée dans le pavillon XVIIIe selon une présentation chronologique. En 2018, le parcours permanent est remanié pour intégrer des œuvres du Musée Lorrain, déposées pendant les travaux de rénovation du palais des Ducs de Lorraine. A l'avenir, le musée entend développer la présentation de la création contemporaine.

Collections[modifier | modifier le code]

Le musée des Beaux-Arts de Nancy conserve quelque 40 000 œuvres, en majorité des arts graphiques et de la peinture européenne.

Primitifs italiens et Renaissance (XIVe au XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Comme pour le reste des collections, les salles du musée sont organisées en termes de confrontation plutôt que par école[A 2].

La première salle est consacrée à une prédelle de Mello da Gubbio datant de 1348 représentant les martyres de saint Marien et saint Jacques ainsi que la crucifixion.

Vierge à l'Enfant assistée par deux anges, 1512, Francesco de Tatti

.

La Vierge à l'Enfant assistée de deux anges de Francesco de Tatti illustre l'émergence de la peinture à l'huile et de la perspective[A 2].

La première confrontation concerne des œuvres de Wilhelm Stetter, peintre strasbourgeois, mises en regard avec un Tobie conduit par l'ange, peinture quasiment maniériste du Florentin Giovanni Antonio Sogliani, ainsi qu'un retable de Noël Bellemare, représentant la peinture de cour du château de Fontainebleau[A 2].

La Sainte Trinité de Giorgio Vasari montre la recherche d'une esthétique sophistiquée tandis que la Déploration du Christ de Jacopo Robusti, mieux connu comme Le Tintoret, fait preuve d'une esthétique plus trouble et violente. Enfin, la Diane chasseresse de Paolo Fiammingo montre l'émergence du paysage en tant que genre artistique indépendant.

Une section est consacrée aux portraits, avec des œuvres de Corneille de Lyon comme le portrait du cardinal Robert de Lenoncourt ou le Portrait d'homme à la barbe grisonnante, dont le style épuré est à rapprocher de son protestantisme; la même focalisation sur l'âme du modèle plutôt que son statut social se retrouve dans le Portrait de Francesco Soranzo de Jacopo Bassano.

XVIIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La peinture du Siècle d'or espagnol est illustrée par José de Ribera, l'un des représentants du ténébrisme et de l'école napolitaine.

Pour la peinture française du XVIIe siècle, les peintres lorrains sont bien représentés à l'exception de George de La Tour. Néanmoins, l'une de ses œuvres, La Femme à la puce, conservée au musée lorrain, est présentée au musée des Beaux-Arts pendant la période de fermeture du palais des Ducs de Lorraine pour travaux. Pour le XVIIe et le XVIIIe siècles français on remarque des peintures de Simon Vouet, Philippe de Champaigne, Claude Deruet, Lubin Baugin, Jacques Blanchard, Le Lorrain, Charles Le Brun, Charles de La Fosse, Alexandre-François Desportes, François Boucher, François Lemoyne et Carle van Loo.

Pour ce qui est des écoles du nord, la collection compte trois toiles de Rubens, dont l'immense Transfiguration. On remarque également des toiles de Jacob Jordaens, Jan Brueghel le Jeune, Abraham Bloemaert et Jan Lievens.

La peinture italienne est évoquée avec notamment des toiles du Caravage (L'Annonciation), Pierre de Cortone et Luca Giordano.

Une salle du musée est consacrée à la confrontation de trois Annonciations afin de mettre en évidence l'importance de ce thème dans le cadre de la contre-Réforme. Celle de Federico Barocci reprend les canons de l'Église catholique dans un cadre intimiste ; celle du flamand Frans Pourbus le Jeune est une exécution servile des instructions du concile de Trente ; enfin, celle du Caravage est peut-être, avec le lit défait, une remise en cause de la Conception virginale de Jésus[A 3].[8]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La section XIXe siècle du musée commence par des peintures de Victor Prouvé, L'Île heureuse, La Joie de vivre et Les Voluptueux[B 10].

Un premier découpage est fait suivant les genres, avec d'abord les portraits :Jeune Femme au boa de François Gérard, Portrait d'Élise Voïart par Constance Mayer, portrait de Zélie par Gustave Courbet[B 11], Portrait d'Edmond de Goncourt par Jean-François Raffaëlli[B 12], Allégorie de l'automne par Édouard Manet[B 13].

Après les portraits viennent les paysages, avec Paysage de montagne de Gustave Doré, Vue de la ville et du port de Dieppe par Eugène Isabey[B 14], La Clairière de Narcisse Diaz de la Peña[B 15]/

Enfin, une section est dédiée à la peinture historique, religieuse ou allégorique avec Saint Georges de Jules-Claude Ziegler, La Bataille de Nancy d'Eugène Delacroix, La Jeune Fille et la Mort d'Henri Lévy[B 2].

La seconde partie correspond à un découpage par genre, avec tout d'abord des œuvres naturalistes d'Émile Friant (Portrait de Madame Petitjean, Les Buveurs, Autoportrait, Autoportrait en gris clair, Jeune Nancéienne dans un paysage de neige, Portrait de sa mère épluchant un navet devant la fenêtre, La Toussaint[B 16], La petite barque, La Douleur) Camille Martin (Premier soleil, Après l'enterrement), Charles Wittmann (Soir de 14 juillet), Pascal Adolphe Jean Dagnan-Bouveret (Dans la forêt) ou Jules Bastien-Lepage (Ophélie[B 17]).

Plusieurs œuvres symbolistes sont aussi présentes, telles que La Joie des choses d'Armand Point, Le Chant du soir d'Alphonse Osbert ou La Femme à la perle de Charles Sellier[B 18].

Quelques peintures pointillistes sont aussi exposées, comme Jeune Femme assise d'Hippolyte Petitjean,ou Ferme, matin d'Henri-Edmond Cross[B 19].

Enfin, la dernière alcôve abrite Coucher de soleil à Étretat de Claude Monet, œuvre emblématique du mouvement impressionniste[B 20].

XXe siècle et XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La muséographie mise en place en 2012 présente les œuvres par thème : portrait, paysage, sculpture, couleur plutôt que par courant afin de favoriser les confrontations : Voyage organisé dans l'Adriatique, œuvre d'Erik Dietman datant de 1999 composée de 21 crânes en verre soufflé dans une grille[B 21], est ainsi mis en regard avec Memento mori de Nicolas-Henri Jeaurat de Bertry, datant de 1756[A 4].

Une partie des collections du musée vient du legs de 117 œuvres de la veuve d'Henri Galilée en 1965, notamment Portrait de Germaine Survage d'Amedeo Modigliani, La Seine au Pont-Neuf, effet de brouillard d'Albert Marquet, Le Déjeuner des enfants de Pierre Bonnard, Sainte-Adresse. Jour et Sainte-Adresse. Nuit de Raoul Dufy[A 4].

De nombreuses acquisitions ont lieu entre 1970 et 1990 : le musée achète, avec l'association des amis des musées (Association Emmanuel Héré), plusieurs œuvres d'Étienne Cournault : Le Lion et le Moucheron, Taurillon, Tête d'homme, Profils et La Pipe d'eau douce. En 1984, grâce au FRAM (fonds régional d'acquisition pour les musées) Lorraine, le musée achète Cheval majeur de Raymond Duchamp-Villon afin d'avoir une sculpture représentant le cubisme. En 1990, le musée achète Joueur de guitare à la chaise de Jacques Lipchitz, dont la sculpture Arlequin avec une clarinette fait déjà partie des collections; la veuve de l'artiste offrira deux ans plus tard au musée 21 autres sculptures. Enfin, toujours en 1992, l'État français dépose au musée Homme et femme de Pablo Picasso, devenue depuis l'une des pièces maîtresse du musée[A 4].

À la réouverture du musée en 1999, la conservatrice, Béatrice Salmon, demande au musée national d'art moderne, Centre Georges-Pompidou le dépôt de plusieurs œuvres afin de rendre la collection du musée des Beaux-Arts de Nancy la plus diverse possible : des créations de Lucian Freud, Juan Gris, Léonard Foujita, Raoul Dufy, Suzanne Valadon, Max Pechstein, Othon Friesz, František Kupka, Louis Marcoussis, Albert Gleizes, George Grosz, Henri Laurens, César et Étienne-Martin. En 2001, le musée reçoit en dépôt du Centre national des arts plastiques, des œuvres de Richard Fauguet, Claude Lévêque et Infinity Mirror Room fireflies on the water de Yayoi Kusama. Voyage organisé dans l'Adriatique d'Erik Dietman est acheté avec l'aide du FRAM. En 2008, le Fonds national d'art contemporain dépose Ne bouge pas poupée de Françoise Pétrovitch et le musée achète Konskie II, Polish Village de Frank Stella. En 2011, le musée achète Cross Crash no 1 et Cross Crash no 3 de François Morellet et reçoit Sculpture en ellipse de Carmen Perrin[A 4].

Collection Daum[modifier | modifier le code]

La collection Daum, qui comprend plus de 950 œuvres dont 300 sont exposées[M 1],[1], est exposée dans le sous-sol du musée, au milieu des fondations d'Haussonville, depuis 1999. D'après la directrice du musée, elle est la raison principale de la venue de plus de 30 % des visiteurs[A 5]. En plus de très nombreuses pièces Daum, le musée expose aussi Tête d'Emmanuel Saulnier ou Ne bouge pas poupée de Françoise Pétrovitch afin de montrer l'utilisation des techniques du verre dans l'art contemporain[A 5].

Les premiers achats de pièces Daum pour les musées de Nancy datent de 1920 ; cette date tardive s'explique par le dédain que pouvait subir la manufacture à l'époque d'Émile Gallé ; 10 pièces rejoignent les collections en 1929[A 6]. En 1980, à la suite de cinq expositions temporaires sur la manufacture, Michel Daum offre onze vases au musée[A 6]. En 1982, pour éviter le dépôt de bilan, la manufacture vend une partie de ses collections, dont sept pièces au musée des Beaux-Arts[A 6]. L'année suivante, une salle d'exposition permanente est créée pour y accueillir la collection Daum, nouvellement enrichie de 115 nouvelles pièces achetées aux enchères et correspondant aux débuts de la manufacture[A 6]. Deux ans plus tard, un partenariat de mécénat est signé entre le musée et la cristallerie, permettant des dons réguliers, notamment d'œuvres contemporaines en pâte de cristal[A 6]. En 1999, le groupe SAGEM offre au musée plus de 200 pièces[1]. En 2004, une soixantaine d'autres pièces sont achetés par le musée au fond historique Daum[A 6]. Comme il manquait des pièces des années 1950 à 1970 pour pouvoir présenter un panamora complet de l'évolution Daum, Claire Stoullig, alors conservatrice en chef du musée décide alors de faire appel à des dons privés, avec succès puisque 51 pièces sont alors offertes[A 6],[1]. D'autres acquisitions ponctuelles, par don ou achat, ont lieu par la suite, comme le vase Fougères et Capillaires en 2005, le vase Bractée d'ombelle en 2009, ou le vase Verre de jade. Lay-Saint-Christophe en 2010[1]. Ces nouvelles acquisitions permettent de montrer des aspects de la production Daum manquant à la collection, comme les services de verre fafriqués en série tels que le service Sorcy, le nécessaire d'écriture de Marie-Louise Destrez-Majorelle reçu en 2018, ou de mettre en valeur les aspects de production de la manufacture, tel que l'ensemble de verres témoins de couleur reçu en 2015 ou un ensemble de tirages de photographies publicitaires réalisées par Pierre Jahan[1].

Cette valorisation des aspects industriels la manufacture Daum s'inscrit dans la même démarche que la création d'un espace de muséographie dédiée à Jean Prouvé; cette présentation transversale entre art et industrie, qu'on retrouve aussi dans l'exposition L'école de Nancy. Art nouveau et industrie d'art de 2018, est facilitée par le regroupement administratif du musée des Beaux-Arts de Nancy avec notamment le musée de l'école de Nancy et les galeries Poirel[M 2].

Cabinet d'arts graphiques[modifier | modifier le code]

Le fonds du musée comprend des sculptures d'artistes divers, tels que Marie-Anne Collot, Auguste Rodin, Aristide Maillol, Henri Laurens[M 3], Raymond Duchamp-Villon, Jacques Lipchitz, Ossip Zadkine ou encore César. Le Cabinet d'art graphique permet la conservation et l'exposition d'un grand nombre d'estampes et de dessins parmi lesquels l'œuvre complète de Jacques Callot ou encore un ensemble remarquable de l'illustrateur Grandville et de gravures françaises du XVIIe au XXe siècle. Au total, ce sont environ 7 000 dessins et 15 000 estampes qui composent le fonds du musée.Le collectionneur Jacques Thuillier a offert de son vivant, avec son frère Guy Thuillier, sa collection de dessins et gravures. Ce fonds constitue près de 80 % des œuvres conservées au cabinet d'arts graphiques. En 2014, le Musée des Beaux-Arts de Nancy est l'invité du Salon du Dessin, au Palais Brongniart, où un accrochage de dessins d'architecture est présenté en hommage à la donation Thuillier.

Les œuvres d'arts graphiques exposées au musée sont renouvelées tous les trois mois pour éviter qu'elles ne prennent trop l'oxygène et la lumière[A 5].

Japonisme : collection Cartier-Bresson[modifier | modifier le code]

L'épouse de Charles Cartier-Bresson, en exécution de son testament, offre au musée en 1936 1 100 pièces des 1744 réunies par son mari dans sa collection[A 7]. Le fonds est d'abord exposé, puis mis à l'abri avant la Seconde Guerre mondiale et n'est présenté à nouveau qu'en 2011, lors d'une exposition temporaire, faute de spécialiste d'art d'Extrême-Orient à Nancy; une partie du fonds rejoint les collections permanentes en 2012, à l'occasion de la nouvelle muséographie[A 7].

Charles Cartier-Bresson, grand oncle du photographe Henri Cartier-Bresson, commence sa collection en 1889, après avoir découvert grâce à son beau-frère collectionneur les arts d'Extrême-Orient; celui-ci lui offre d'ailleurs une partie de ses propres collections[A 7]. Le reste vient de marchands spécialisés ou de ventes publiques[A 7].

La collection comporte notamment des estampes d'Hiroshige, Hokusai, Utamaro, des rouleaux peints, des paravents, des sculptures, des sabres, des tsuba, des céramiques, des laques, une armure de samouraï[9], des inrō et des kimonos[A 7].

Galerie Jean Prouvé[modifier | modifier le code]

La directrice du musée, Claire Stoullig, choisit d'installer une galerie dédiée à Jean Prouvé dès la première salle du musée comme une manière d'accompagner le visiteur vers l'art contemporain[A 5]. La galerie, ouverte en 2012 avec un aménagement scénographique conçu par l'architecte Luca Lotti, expose les recherches plastiques de Prouvé comme des œuvres, aux côtés de créations de Frank Stella, François Morellet, Carmen Perrin, André Cadere et Pierre Buraglio[A 5]. La galerie est conçue comme le point de départ d'un « parcours Jean Prouvé » dans la ville, où chaque étape souligne un aspect de son activité créatrice[A 5].

Le fonds de la galerie se constitue continûment depuis 2009, notamment grâce aux dons de la galerie Patrick Seguin, de la Société générale, de l'École nationale des beaux-arts de Nancy, de l'École nationale d'architecture de Nancy, du lycée Fabert de Metz, du CROUS de Nancy et de l'association des amis du musée de l'École de Nancy, mais aussi grâce à des acquisitions[A 8].

De nombreux mobiliers universitaires (chaises, escabeau roulant, bureaux), provenant notamment de la cité universitaire de Monbois, sont exposés avec des éléments d'architecture (Panneau à hublots, Brise-Soleil de l'École industrialisée du Cameroun), des maquettes ainsi que des œuvres d'artistes dans l'entourage de Prouvé (Fernand Léger, Étienne Cournault, Lucien Hervé) ou contemporains (Frank Stella, François Morellet)[A 8]. Les créations de Prouvé et des autres artistes sont exposées ensemble, suivant cinq grands thèmes : « mécanique », « série et standard », « structure et résistance », « matière et contexture » et « légèreté »[A 8].

Gestion et politique culturelle[modifier | modifier le code]

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Le graphique ci-dessous montre l'évolution de la fréquentation du musée entre 2006 et 2017[10]

La baisse observée en 2011 s'explique par la fermeture du musée aux mois d'octobre, novembre et décembre pour travaux.

Acquisitions[modifier | modifier le code]

Les premières collections du musée datent de la Révolution française, lors des saisies des biens du clergé et des émigrés[M 4]. En 1801, le musée reçoit à la fois des tableaux exposés au château de Lunéville lors de la signature du traité de Lunéville ainsi qu'une partie des collections nationales françaises sous ordre de Napoléon Bonaparte[M 4].

Parmi les donations, Lucie de Jankowitz offre au musée 45 sculptures et peintures[M 4]; l'épouse de Victor Poirel, une collection de 116 tableaux[M 4]; Méry Laurent offre L'Automne d'Édouard Manet en 1905[M 4]; l'épouse d'Henri Galilée, 117 peintures et sculptures[M 4]; la Fondation Jacques et Yulla Lipchitz, une vingtaine de plâtres[M 4]; enfin, en 1999, Jacques Thuillier et Guy Thuillier offrent anonymement (jusqu'au décès du premier donateur) plus de 13 000 œuvres dont plus de 12 000 estampes[A 9].

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Une vaste partie du bâtiment moderne est réservée aux expositions temporaires et a accueilli les œuvres d'artistes aussi variés et reconnus que William Turner, Claude le Lorrain et Barbara Hepworth.

  • 17 mai - 19 août 2002 : « Gina Pane : les dessins »
  • 18 septembre - 18 novembre 2002 : « Corps et traces dans la création tchèque, 1962-2002 »
  • 27 novembre 2003 - 1er mars 2004 : « Les créations pour le ballet théâtre contemporain, 1968-1988 »
  • 17 décembre 2004 - 17 mars 2005 : « Jacques Lipchitz, collections du Centre Pompidou »
  • 7 mai - 22 août 2005 : « De l'Esprit des villes : Nancy et l'Europe au siècle des Lumières, 1720-1770 »[11], dans le cadre de « Nancy 2005, le temps des Lumières ».
  • 17 mai - 21 septembre 2008 : « Victor Prouvé : le peintre de la joie de vivre »[12]
  • 27 juin - 21 septembre 2008 : « Amazones et cavaliers : hommage à Claude Deruet, peintre nancéien du XVIIe siècle »[12]
  • 30 octobre 2008 - 29 janvier 2009 : « Quoi de neuf, Federico Fellini »[12]
  • 30 octobre 2008 - 28 janvier 2009 : « Jean-Michel Alberola, huile sur toile »[12]
  • 6 mai - 8 juin 2009 : « Dessins de Jean-Léon Gérôme »
  • 2 mai - 17 août 2009 : « Francis Gruber l'œil à vif »
  • 24 octobre 2009 - 25 janvier 2010 : « Beautés monstres : Curiosités, prodiges et phénomènes »[13]
  • 23 juin - 29 août 2011 : « Un goût d’Extrême-Orient : la collection Charles Cartier-Bresson »[M 5]
  • 30 juin - 28 octobre 2012 : « Jean Prouvé : La Maison tropicale. Le trait Prouvé »[M 6], dans le cadre de « Jean Prouvé 2012 »
  • 15 novembre 2012 - 11 février 2013 : « Hommage à Jacques Thuillier : Évocation des décors d'églises de Paris »[14]
  • 15 novembre - 11 février 2013 : « Alain Huck : Tragedy or Position »[M 7]
  • 4 mai - 4 août 2013 : « L'Automne de la Renaissance : d'Arcimboldo à Caravage »
  • 25 octobre 2013 - 27 janvier 2014 : « Chefs-d’œuvre de la tapisserie des XVIIe & XVIIIe siècles / La collection du Petit Palais, Paris »[15]
  • 18 avril 2014 - 23 juin 2014 : « Les migrations de Carole Benzaken »[16]
  • 17 juillet 2014 - 27 septembre 2014 « Jean Cortot, peintre »[17]
  • 17 juillet 2014 - 27 septembre 2014 « Erik Desmazières, graveur »[17]
  • 7 novembre 2014 - 23 février 2015 « Les Rouart,: de l’impressionnisme au réalisme magique »[18]
  • 29 juin 2015 - 31 août 2015 « Les Autoportraits du musée d'Orsay »[19]
  • 9 octobre 2015 - 25 janvier 2016 «L’École de Nancy face aux questions politiques et sociales de son temps »[20]
  • 23 février 2016 - 20 juin 2016 « Étienne Cournault, la part du rêve »[21]
  • 4 novembre 2016 - 27 février 2017 « Émile Friant, le dernier naturaliste ? »[22]
  • 7 octobre 2017 - 4 février 2018 « Lorrains sans frontières / Les couleurs de l’Orient »[23]
  • 23 février - 24 juin 2019 « 20 ans ! Dans les coulisses du musée des Beaux-Arts de Nancy »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La copie, conservée au musée des Beaux-Arts de Nancy, a subi moins de restaurations et est donc plus conforme à l'originale; les putti et le Saint-Esprit sont par exemple des ajouts postérieurs.

Références[modifier | modifier le code]

  • Dossier de l'art, no 202 « Le musée des beaux-arts de Nancy : nouveau parcours des collections »,  
  1. a et b « Des architectures, un musée », Dossier de l'Art,‎ , p. 9
  2. a b et c « Primitifs et invention de la Renaissance », Dossier de l'Art,‎ , p. 14-17
  3. Claire Stoullig, « Trois Annonciations : le sens d'une confrontation », Dossier de l'Art,‎ , p. 24-27
  4. a b c et d Katell Coignard, « L'aventure du XXe siècle », Dossier de l'Art,‎ , p. 48-55
  5. a b c d e et f Claire Stoullig, « Nouveau parcours, nouvelles ambitions », Dossier de l'Art,‎ , p. 2-8
  6. a b c d e f et g Jacky Kozlowski, « La collection Daum : Un fabuleux hommage au verre », Dossier de l'Art,‎ , p. 62-67
  7. a b c d et e Jacky Kozlowski, « La collection Cartier-Bresson ou l'esprit du japonisme », Dossier de l'Art,‎ , p. 46-47
  8. a b et c Tizulu Maeda, « La galerie Jean Prouvé : Une passerelle vers l'art d'aujourd'hui », Dossier de l'Art,‎ , p. 2-8
  9. Michèle Leinen, « La collection Jacques et Guy Thuillier, une donation d'exception », Dossier de l'Art,‎ , p. 10-11
  • Cécile Bouleau, Blandine Chavanne, Laurence Dupeyron et al., Éclats : Collection du musée des beaux-arts de Nancy, Somogy éditions d'art, , 229 p. (ISBN 2-85056-879-1)
  1. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 22
  2. a et b Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 16
  3. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 42
  4. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 46
  5. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 48
  6. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 50
  7. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 60
  8. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 68
  9. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 62
  10. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 150
  11. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 132
  12. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 148
  13. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 154
  14. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 136
  15. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 134
  16. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 144
  17. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 142
  18. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 140
  19. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 158
  20. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 156
  21. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 196
  22. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 170
  23. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 174
  24. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 180
  25. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 178
  26. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 224
  27. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 226
  28. Cécile Bouleau, Blandine Chavanne et Laurence Dupeyron et al., p. 227
  1. « Collection Daum », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy
  2. « L’École de Nancy. Art nouveau et industrie d’art »
  3. « Sculptures », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy (consulté le 30 novembre 2017)
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  5. « Dossier de presse : Un goût d’Extrême-Orient », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy
  6. « Dossier de presse : le Grand Nancy et la Ville de Nancy présentent Jean Prouvé », sur mban.nancy.fr
  7. « Alain Huck Tragedy or Position », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy
  • Autres références
  1. a b c d e f et g 20 ans! Dans les coulisses du Musée des Beaux-Arts de Nancy., Snoeck Ducaju & Zoon, (ISBN 9789461615268 et 9461615264, OCLC 1089218055, lire en ligne)
  2. « Notice de l'œuvre sur le catalogue des collections »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) du musée des Beaux-Arts de Nancy
  3. « Notice de la copie des Noces de Cana sur le catalogue en ligne du MBAN »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  4. Clara Gelly, Nancy, musée des Beaux-Arts : Peintures italiennes et espagnoles, XIVe – XIXe siècle, Roche-la-Molière, IAC, , 191 p. (ISBN 2-916373-01-2, lire en ligne), « Introduction : Un précieux patrimoine », p. 15
  5. a et b STOULLIG Claire (dir,), Musée des beaux-arts de Nancy : A-Z, Paris, Artlys, 2012.
  6. Blandine Chavanne et Clara Gelly-Saldias, Le musée et son implantation dans Nancy : histoire de ses diverses résidences, in Bicentenaire du musée 1801-2001, Péristyle – cahier des Amis du musée des Beaux-Arts de Nancy / Association Emmanuel Héré, n°18, p.39. 2001
  7. n°inv : 362 pour le pâtre (cf. L'influence française en Russie au XVIIIe siècle, Presses Paris Sorbonne, 2004, p.152, note 122).
  8. « ANNONCIATION MODERNE », sur toutesceschoses.wordpress.com (consulté le 14 février 2019)
  9. « Collection Cartier-Bresson », sur mban.nancy.fr, Musée des Beaux-Arts de Nancy
  10. 2006 à 2016: « Fréquentation sur la plate-forme de données ouvertes du ministère de la Culture et de la Communication », sur data.culture.gouv.fr,  ;
    2017: « La fréquentation des sites touristiques en Lorraine en 2017 »
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  12. a b c et d Petit futé Lorraine Vosges 2008-2009
  13. « Dossier de presse : Beautés Monstres », sur nancy.fr
  14. group="M"« Hommage à Jacques Thuillier. Évocation des décors d'églises de Paris », sur mban.nancy.fr, Musée des beaux-arts de Nancy
  15. Chefs-d’œuvre de la tapisserie / la collection du Petit Palais, Paris, catalogue d'exposition sous la direction de Charles Villeneuve de Janti, avec la contribution de Patrick Lemasson, coédition Musée des Beaux-Arts de Nancy / Silvana Editoriale, Nancy / Milan, 2013. (ISBN 978-8-8366-2725-7)
  16. Claire Stoullig et Sophie Amestoy (préf. Charles Villeneuve de Janti), Les Migrations de Carole Benzaken, Paris, Dilecta, , 128 p. (ISBN 979-10-90490-53-6)
  17. a et b Jean Cortot, peintre - Érik Desmazières, graveur, catalogue d'exposition sous la direction de Charles Villeneuve de Janti, avec les contributions d’Anne-Marie Garcia et Hortense Longuequeue, coédition Snoeck / Musée des Beaux-Arts de Nancy, Nancy, 2014. (ISBN 978-94-6161-191-8)
  18. Les Rouart, de l’impressionnisme au réalisme magique, ouvrage de Dominique Bona, avec les textes de Léon-Paul Fargue, David Haziot, Jean-Marie Rouart, Paul Valéry, Frédéric Vitoux et Charles Villeneuve de Janti, éditions Gallimard, Paris, . (ISBN 978-2-07-014386-3)
  19. Guillaume Ambroise (dir.), Charles Villeneuve de Janti (dir.) et Xavier Rey (dir.) (préf. Guy Cogeval), Autoportraits. Chefs-d'œuvre de la collection du musée d'Orsay, Paris, Musée d'Orsay / Flammarion, , 128 p. (ISBN 978-2-08137-038-8)
  20. Exposition organisée au Musée des Beaux-Arts de Nancy par le Musée de l'École de Nancy.
  21. collectif, Étienne Cournault (1891-1948) : la part du rêve (catalogue d'exposition), Paris, Snoeck, , 160 p. (ISBN 978-94-6161-260-1)
  22. Charles Villeneuve de Janti (dir.) et Valérie Thomas, Émile Friant, le dernier naturaliste ? (catalogue d'exposition), Paris, Somogy, , 208 p. (ISBN 978-2-757-21096-3)
  23. Lorrains sans frontières, Nancy, hors série de L’Est Républicain,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généraliste[modifier | modifier le code]

  • Notice des tableaux, dessins, statues et bas-reliefs exposés au musée de Nancy, St-Nicolas et Nancy, , 173 p. (lire en ligne)
  • Musée de Nancy. Tableaux, dessins, statues et bas-reliefs. Catalogue descriptif et annoté, Nancy, imp. de A. Crépin-Leblond, , 249 p. (lire en ligne)
  • Claude Pétry, Le Musée des beaux-arts de Nancy, Musées et monuments de France, A. Michel, Paris ; Ville de Nancy, 1989, 128 p. (ISBN 2-907333-07-0).
  • Cécile Bouleau, Blandine Chavanne, Laurence Dupeyron et al., Éclats : Collection du musée des beaux-arts de Nancy, Somogy éditions d'art, , 229 p. (ISBN 2-85056-879-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dossier de l'art, no 202 « Le musée des beaux-arts de Nancy : nouveau parcours des collections »,   Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • 20 ans! Dans les coulisses du Musée des Beaux-Arts de Nancy., Snoeck Ducaju & Zoon, (ISBN 978-94-6161-526-8, OCLC 1089218055) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Parties de la collection[modifier | modifier le code]

  • Claude Pétry (et. al.), Daum dans les musées de Nancy, musée des beaux-arts, Nancy, 1989, 183 p. (ISBN 2-901408-03-6).
  • Collection du musée des beaux-Arts de Nancy : regards, Réunion des musées nationaux, Paris ; Diffusion Seuil, 1999, 231 p. (ISBN 2711838412).
  • Blandine Chavanne et Clara Gelly-Saldias, Une donation d'art graphique : musée des beaux-arts de Nancy, Réunion des musées nationaux, Paris, 2001, 119 p. (ISBN 2711840506).

Catalogues d'exposition[modifier | modifier le code]

  • Blandine Chavanne et Clara Gelly-Saldias, De l'an II au sacre de Napoléon : le premier musée de Nancy, Réunion des musées nationaux, Paris ; Ville de Nancy, 2001, 207 p. (ISBN 2-7118-4315-7)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles liés[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]