Luca Giordano

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Luca Giordano
LucaGiordano1692c-Self-portrait-Naples.jpg

Autoportrait (1692), Pio Monte della Misericordia, Naples

Naissance
Décès
(à 70 ans)
Naples
Nom de naissance
Luca Giordano
Nationalité
Italie
Activité
Maître
Élève
Mouvement
Influencé par
Œuvres réputées
L'Adoration des bergers (d), La Femme adultère (d), Crucifiement de saint Pierre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
La Création de l'homme (1684-1686).
Fresque du Palazzo Medici Riccardi à Florence.

Luca Giordano (Naples, - Naples, ) est un peintre italien baroque de l'école napolitaine.

Son père, peintre également, l'avait affublé du surnom de Luca Fà-presto (en français : « Luca fait vite »).

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Antonio, lui-même artiste, lui enseigna les premiers rudiments du métier et dès l'âge de huit ans, Luca parvint à peindre un chérubin sur l'un des dessins de son père, un exploit qui valut à l'enfant d'être placé en apprentissage par le vice-roi de Naples auprès de José de Ribera.

Lors d'un voyage à Rome en 1652, il découvre les chefs-d'œuvre de Michel-Ange, de Raphaël, des Carracci et du Caravage, en s'appliquant à les dessiner, puis, à Parme les œuvres du Corrège et de Véronèse.

Il complétera par un séjour à Venise entre 1653 et 1667 où il obtient ses premières grandes commandes. Pour la Basilique San Pietro di Castello il réalise un retable la Vierge et l'Enfant avec les âmes du Purgatoire. Il travailla aussi pour l'église Santa Maria del Pianto, aujourd'hui fermée[1].

Après avoir visité et expérimenté dans la plupart des grands centres artistiques de l'Italie, Giordano se forgea un style personnel, combinant dans une certaine mesure la pompe ornementale de Paul Véronèse avec les grandes compositions de Pietro da Cortona.

A la fin des années 1670, à Naples, il termine l'ensemble des fresques de Montecassino et surtout la coupole de l'église napolitaine Santa Brigida, puis les fresques dorées de San Gregorio Armeno. De nouveau à Florence au début des années 1680, il travaille à la chapelle Corsini dans l'église Santa Maria del Carmine et à la décoration de la bibliothèque et du palais Medici-Riccardi[1].

Il fait un troisième séjour vénitien en 1672-1674[2].

Vers 1687, Charles II d'Espagne l'invita à Madrid, où il restera au moins la décennie 1692-1702 pour les fresques au monastère de l'Escorial, au palais royal du Buen Retiro de Madrid et de Tolède qui conservent une partie de ses œuvres. Giordano fut populaire à la cour espagnole et le roi lui concéda le titre de caballero (en français : « chevalier »).

De retour à Naples vers 1702, il continue de travailler avec la même incessante fureur créatrice, peignant notamment de 1703 jusqu'à sa mort le plafond de la salle du Trésor de la chartreuse San Martino de Naples[3].

Les toujours plus nombreuses commissions le conduisirent à se servir d'un atelier de production, dans lequel des aides et des collaborateurs développaient « en grands » les projets et les ébauches fournies par le maître, complétaient des œuvres commencées par celui-ci, et sur lesquelles, dans beaucoup de cas, Giordano se limitait à finir, d'un coup de pinceau, le travail effectué par ses élèves.

Œuvres[modifier | modifier le code]

« Peintre virtuose et infatigable, surnommé, de son vivant, "Luca Fa Presto", il est l'auteur de plus d'un millier d’œuvres. Artiste curieux, en constante métamorphose, il a su réaliser une synthèse séduisante entre la tradition napolitaine, la couleur vénitienne et les grands programmes du baroque[3]».

Œuvres autographes[modifier | modifier le code]

Œuvres attribuées[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Bernardo De Dominici, Vita del Cavaliere D. Luca Giordano, pittore napoletano, 1729. Francesco Ricciardo, Naples. (lire en ligne)
  • (it) Bernardo De Dominici, Vita del Cavaliere D. Luca Giordano, pittore napoletano, 1742. Dans cet ouvrage, l'auteur relate que Giordano a parié avec le prieur de la chartreuse de Saint-Martin à Naples sur une œuvre contrefaite par lui d'Albrecht Dürer avec sa signature cachée pour en prouver la paternité. Un procès donnera raison à Giordano (voir www.fondation-hermitage.ch ).
  • De Carrache à Guardi. La peinture italienne des XVIIe et XVIIIe siècles dans les musées du Nord de la France, p. 77-81, Édition de l'Association des Conservateurs de la Région Nord-Pas-de-Calais, Lille, 1985 (ISBN 2-902-092-05-9)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Giovanna Nepi Sciré, « Biographies », dans La Peinture dans les Musées de Venise, Paris, Editions Place des Victoires,‎ (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 580
  2. a et b Valérie Lavergne-Durey, Chefs d’oeuvre de la Peinture Italienne et Espagnole : Musée des Beaux Arts de Lyon, Réunion des Musées nationaux,‎ , 103 p. (ISBN 2-7118-2571-X), p. 76-77
  3. a et b Pierre Stépanoff in L'Âge d'or de la peinture à Naples, p. 150
  4. a, b et c (en) Nicola Spinosa, The National Museum of Capodimonte, Electa Napoli,‎ , 303 p. (ISBN 88-435-5600-2), p. 133-135
  5. a et b Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise : Biographies, Editions Place des Victoires,‎ , 605 p. (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 376
  6. Forge de Vulcain, Ermitage
  7. Henry-Claude Cousseau, Le Musée des Beaux Arts de Nantes, Fondation Paribas,‎ , 125 p. (ISBN 2-297333-09-7[à vérifier : ISBN invalide]), p. 30
  8. a, b et c Mina Gregori, Le Musée des Offices et le Palais Pitti : La Peinture à Florence, Editions Place des Victoires,‎ (ISBN 2-84459-006-3), p. 500 et 607
  9. Wolfgang Prohaska, Le Kunsthistorisches Museum de Vienne : Peinture, C.H. Beck/Scala Books,‎ (ISBN 3 406 47459 4), p. 46
  10. Erika Langmuir, National Gallery : Le Guide, Flammarion,‎ , 335 p. (ISBN 2-08-012451-X), p. 200
  11. a, b et c Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Editions,‎ , 352-354 p. (ISBN 2-35031-032-9), p. 355
  12. Sylvie Blin, « Le baroque, un art de cour », Connaissance des Arts, no 611,‎ , p. 36
  13. James Stourton, Petits Musées, grandes collections : Promenade à travers l’Europe, Scala,‎ (ISBN 2-86656-327-1), p. 246
  14. St Sébastien, Ajaccio

Liens externes[modifier | modifier le code]