Le Guerchin

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Le Guerchin
Self-portrait by Guercino.jpg

Portrait de l'artiste tenant une palette, vers c.1624-6,

Naissance
Décès
(à 75 ans)
Bologne
Nationalité
Activité
Maîtres
Mouvement
Influencé par
Œuvres réputées

Giovanni Francesco Barbieri, dit Guercino ou le Guerchin[1], né à Cento le et mort à Bologne le , est un peintre et dessinateur italien baroque de l'école de Ferrare, actif à Rome et Bologne. Il est l'oncle de Benedetto Gennari le Jeune, lui-même petit-fils de Benedetto Gennari dit Seniore.

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Fama (1621), Casino de la Villa Boncompagni Ludovisi, Rome.
Judith tenant la tête d'Holopherne (1651), musée des beaux-arts de Brest.
Saint Luc peignant la Vierge (1653), The Nelson-Atkins Museum of Art, Kansas City (Missouri).

Autodidacte, Giovanni Francesco Barbieri se perfectionne en dessin par l'étude des tableaux des Carrache, il apprend l'usage de la lumière avec Louis Carrache, il étudie le Caravage à Venise et l’œuvre de Rubens à Mantoue.

1608 : à 17 ans, il rencontre Benedetto Gennari, peintre de l'école de Bologne.

Plus tard, à travers G. B. Cremonini il entre en contact avec le milieu artistique des Carrache, et il est attiré par le style de Louis Carrache particulièrement.

En 1616 à Ferrare il a, à travers Scarsellino, un premier contact avec la peinture vénitienne, qu'il peut approfondir pendant son séjour à Venise (1618) avec l'étude des grands maîtres vénitiens du XVIIe siècle.

Les œuvres de la première période (1615 -1620) et plus spécialement celles postérieures à son séjour vénitien (Susanna, au musée du Prado, S. Guglielmo d'Aquitania, à la pinacothèque de Bologne) ont une couleur chaude et intense, des effets de lumière et d'ombre, et représentent peut-être la meilleure partie de son œuvre.

Appelé à Rome par le pape Gregoire XV en 1621, il peint, entre autres, la Maria Maddalena de la pinacothèque du Vatican, la sépulture de Sainte Pétronille de la Galleria Capitolina, et l'Aurore et La Fama du Casino de la Villa Boncompagni Ludovisi. Il revient à Cento en 1623 et il y reste, en travaillant intensément, jusqu'en 1642, quand il s'établit à Bologne.

L'influence de Guido Reni se fait de plus en plus nette et, avec elle, le Guerchin se tourne vers les modes académiques dans la composition, dans le coloris, dans la facture, et finalement même dans les sujets et dans les motifs. L'influence du Caravage sur le premier style du Guerchin est faible. La transformation subie par sa peinture est la preuve la plus évidente de la crise de la culture artistique qui s'installe vers les années 1630 et qui fait triompher le soi-disant « classicisme baroque »[2].

D’une extrême facilité d'exécution, il produit plus de 250 tableaux. Dans ses œuvres on admire la force des coloris, ainsi que le talent avec lequel il imite la nature et crée des illusions d'optique. Citons Jean-Joseph Taillasson[3] :

« Une couleur vigoureuse, monotone, et tendant au noir et au violet, une exécution facile, pleine de feu et de vérité, sont les principaux caractères de son originalité. Il est du nombre des peintres qui faisoient tout d’après nature, et copioient leurs modèles, comme s’ils eussent voulu faire leurs portraits, sans trop penser aux rôles qu’ils devoient jouer. Il est du nombre de ceux dans les ouvrages desquels on reconnoît l’acteur bien plus que le personnage qu’il représente. Ses tableaux ont une physionomie bien differente de celle des tableaux de Michel-Ange de Caravage, de l’Espagnolet, du Valentin, d’Alexandre Véronèse, quoique tous ces artistes aient eu le même but que lui.  »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Sainte-Cécile.
Sibylle

Postérité[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Que de peine ne se donnait-il pas pour arriver à cette physionomie de foi fervente et aveugle, prête à tout croire et à tout souffrir, que l'on trouve si fréquemment dans les couvents d'Italie, et dont, à nous autres laïcs, le Guerchin a laissé de si parfaits modèles dans ses tableaux d'église. (Stendhal, Le Rouge et le noir, 1830)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guercino signifie loucheur; il est borgne de l’œil droit.
  2. Le Guerchin sur L'Encyclopédie Treccani.
  3. Jean-Joseph Taillasson, Observations sur quelques grands peintres (lire en ligne), « Le Guerchin ».
  4. Sabine Gignoux, « Un chef-d’œuvre du Guerchin volé dans une église de Modène », sur La Croix

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]