Suzanne Valadon

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Suzanne Valadon

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Photographie anonyme non sourcée.

Nom de naissance Marie-Clémentine Valade
Naissance
Bessines-sur-Gartempe
Décès (à 72 ans)
Paris
Activités Artiste peintre
Modèle
Influencé par Edgar Degas

Marie-Clémentine Valadon, dite Suzanne Valadon, née le à Bessines-sur-Gartempe et morte le à Paris, est une peintre française. Elle est la mère du peintre Maurice Utrillo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gueule de bois, portrait de Suzanne Valadon vers 1888 par Henri de Toulouse-Lautrec, Fogg Art Museum

Fille naturelle d’une blanchisseuse, Suzanne Valadon devient acrobate de cirque à quinze ans en 1880, jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle est établie avec sa mère, puis son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo qu'elle eut à l'âge de 18 ans, elle a la possibilité de s’initier à l’art.

Son genre de beauté attire le regard des artistes et elle devient leur modèle, les observant en posant et apprenant ainsi leurs techniques. Elle est le modèle de Pierre Puvis de Chavannes, Pierre-Auguste Renoir, Henri de Toulouse-Lautrec et Edgar Degas, nouant des relations avec certains. Habituée des bars « mal famés » de Montmartre où la bourgeoisie parisienne venait « s’encanailler », Toulouse-Lautrec durant cette période fait d’elle un portrait célèbre, intitulé Gueule de bois.

Degas remarque les lignes vives de ses dessins et peintures et encourage ses efforts. Elle connaît de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse, pourvoyant aux besoins de son fils, appelé à sa naissance Maurice Valadon, et qui ne prit que plus tard le nom de famille de son père présumé : Miguel Utrillo. (D'aucuns[Qui ?] prétendent que le père biologique de Maurice Utrillo est Toulouse-Lautrec, ce qui est impossible car Maurice était déjà un petit enfant quand elle connut le peintre)

Suzanne Valadon peint des natures mortes, des bouquets et des paysages remarquables par la force de leur composition et leurs couleurs vibrantes. Elle est aussi connue pour ses nus. Ses premières expositions au début des années 1890 comportent principalement des portraits, parmi lesquels un d’Erik Satie avec qui elle a une relation en 1893. Il lui propose le mariage au matin de leur première nuit. Elle fut la seule relation intime de celui-ci, le laissant, comme il dira, avec « rien, à part une froide solitude qui remplit la tête avec du vide et le cœur avec de la peine ». En 1894, Suzanne Valadon est la première femme admise à la Société nationale des beaux-arts. Perfectionniste, elle peut travailler plusieurs années ses tableaux avant de les exposer.

Suzanne Valadon, Nu dédicacé à Berthe Weill, 1895, fusain sur papier, 29 x 20 cm, Archives Berthe Weill, Paris

La peintre trouve en la galeriste Berthe Weill une alliée solide qui la défend malgré la misogynie endémique au milieu culturel de l'époque[réf. souhaitée]. La marchande fait ainsi participer l'artiste à près de dix-neuf expositions entre 1913 et 1932 dont trois rétrospectives personnelles[1].

Esprit libre, fantasque jusqu’à la bizarrerie, elle est connue pour porter un petit bouquet de carottes, avoir une chèvre dans son studio à seule fin de « manger ses mauvais dessins », ou nourrir ses chats avec du caviar le vendredi[réf. nécessaire] (jour maigre, où l'Église préconise de s'abstenir de manger de la viande).

Son mariage, en 1896, avec un agent de change, prend fin en 1909. Suzanne, alors âgée de 44 ans, délaisse son mari pour un peintre de 23 ans, André Utter, qu’elle épouse en 1914[2]. Cette union, houleuse, dure près de trente ans. L’une de ses toiles les plus connues est Adam et Ève, où André Utter figure Adam et elle-même Ève.

À la fin de sa vie, Suzanne Valadon se lie d'amitié avec le peintre Gazi le Tatar et, poussée par cette rencontre, se remet à peindre[3].

Suzanne Valadon meurt le 7 avril 1938, entourée de ses amis peintres André Derain, Pablo Picasso et Georges Braque, et est enterrée au cimetière parisien de Saint-Ouen.

Ses œuvres sont conservées dans de nombreux musées, dont le musée national d'art moderne à Paris, le Metropolitan Museum of Art à New York, le Musée de Grenoble, le Musée des beaux-arts de Lyon. Une exposition permanente lui est dédiée à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), sa ville natale.

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Suzanne Valadon modèle[modifier | modifier le code]

Principales expositions individuelles[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Un lycée de Limoges porte son nom[5].

Une station du tramway de Tours et de la région Parisienne porte également son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marianne Le Morvan, (quatrième de couverture Elisabeth Lebovici), Berthe Weill 1865-1951 La petite galeriste des grands artistes, L'écarlate, 2011, "L'art au féminin"p.212.
  2. Le témoin d'André est son ami d'enfance, le peintre Edmond Heuzé[réf. nécessaire]
  3. Gazi le Tatar, fils imaginaire et ami véritable de Suzanne Valadon, B. & M. Willot, (ISBN 2-913639-07-0).
  4. Site de l'exposition
  5. « Qui était Suzanne Valadon ? », sur le site du Lycée Suzanne Valadon,‎ (consulté le 28 mars 2012)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]