Joël Kermarrec

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Joël Kermarrec
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Joël Kermarrec, né le 20 juillet 1939 à Ostende, est un artiste peintre français né en Flandre belge, vivant et travaillant à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joël Kermarrec est né à Ostende en Flandre belge, dans une famille française ; sa mère Antoinette Labisse[1] est sculpteur ; son père Henri-Jean Kermarrec est libraire. Il émigre avec sa famille en zone libre à Montauban fin 1939 et revient à Ostende après la guerre. Il est scolarisé en Flandre jusqu’au début du secondaire et termine sa scolarité en France. Au début de 1959 passe le concours de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et en sortira avec un prix de Rome en 1964. Entre temps, il rencontre Monique Lambaré en 1960, qu’il épouse en 1962 et s’installe à Paris. Il participe aux biennales des jeunes et aux salons de la jeune peinture où il est remarqué par Lucien Durand qui lui fera sa première exposition personnelle. Il commence à préciser son questionnement du rapport de l’image et de la langue tant au point de vue théorique que poétique. Une des expositions marquantes ayant été « Montagnes trous et autres difficultés ».

Il met en place un travail qui a été dit formaliste à partir de l’idée de modèle qu’il nomme Module, type, patern et norme. En 1971, une fracture et un rejet des pratiques passées s’opèrent tant dans le dessin que dans la peinture avec un ensemble de sept peintures intitulées « Mon pantalon » dont la dernière toile est blanche et « dessinée ». Vont suivre, un moment de toiles blanches jusqu’en 1975 dont les titres génériques sont « Ostende et le pantographe ». Des peintures de 1970 à 1973 seront montrées dans une exposition personnelle au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris - ARC 2. À partir de 1976 un retour à la couleur s’opère à travers des ensembles peints qu’il nomme « moment » ou se précise l’idée du préalable du vu sur le dit. Pendant ces années-là, la création de dessins, d’objets et de photographies traverse et accompagne l’œuvre peint. Quelques titres génériques de ces moments renvoient au questionnement de l’œuvre : « l’inconstance » souvenir d’un voyage à la chapelle des Scrovegni à Padoue - « La valeur, l’avaleur » Earl Koenig - « Les quatre vivants » - « La rencontre des deux Jean » - «  l’annonce faite à » - « Le sourire de l’ange » - « Jézabel » etc.

Quelques expositions charnières[modifier | modifier le code]

  • « Douze ans d'art contemporain en France », Grand Palais, Paris 1972
  • « Amsterdam-Düsseldorf-Paris », Musée Guggenheim, New York, États-Unis, 1972.
  • « 1970-1973 Peinture - Dessins », Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, ARC 2, 1973.
  • « Ostende et le pantographe », Musée de Peinture et de Sculpture, C.A.P.C., Bordeaux, 1975.
  • « Peintures et dessins », Galerie de France, Paris, 1980.
  • " Jaccard Kermarrec Charvolen ", Musée Cantini, Marseille, 1982
  • « Un moment de la peinture de Joël Kermarrec », « Les quatre vivants », « La rencontre des deux Jean », « L’annonce faite à », « Le sourire de l’ange », Galerie de France, Paris, 1984.
  • « Recherche d’un autre modèle », Galerie de France, Paris, 1991.
  • « Peintures et dessins », Galerie Maeght, Barcelone, Espagne, 1994.
  • « Comme une autre place qui serait la mienne », Galerie Baudoin Lebon, Paris, 2003.
  • « Méditations », abbaye du Mont Saint Michel, 2004.

Quelques écrits personnels[modifier | modifier le code]

  • Ana, le temps, la gratification, Éditions orange export dirigée par Emmanuel Hocquard, 1975.
  • « 30 ans de poésie française », in Critique no 385-386, à propos d’Alain Veinstein, 1979.
  • Cahiers de psychologie de l’art et de la culture, no 14, E.N.S.B.A., Paris, 1988.
  • Prolégomènes, un recueil de titres – convenus, douteux, attendus et indécis, en désordre, collection Bas étage, éditions Alain Veinstein, 1992.
  • Le fil dans la toile, Éditions de l’ENSBA, Paris, 1997.
  • Science amusante par Tom Tit en 50 expériences, vignettes faites et commentées par Joël Kermarrec, Collection Les Affinités, Le 19, Centre Régional d’Art Contemporain, Montbéliard, imprimerie IMB, Vesoul, 2000.
  • Le temps, la durée, l’instant & aujourd'hui, ici, Cahiers Art Image Chalon-sur-Saône, 2008
  • Étalon pré-posthume, dessins 1957-2007, mai 2010, Carnets d’études, Beaux-arts de Paris, Les éditions, 2010.

Monographies / publications[modifier | modifier le code]

  • Yves Michaud, « Joël Kermarrec : Le bruit des signes », Critique 361-362, juin-juillet 1977.
  • Alain Veinstein " Recherche des dispositions anciennes ", dessins de Joël Kermarrec, Maeght Éditeur, 1977
  • Michel Deguy, « Donnant-donnant », collection Chemin, Éditions Gallimard, Paris, 1981.
  • Denis Roche,« Dans la Maison du Sphinx », essai sur la matière littéraire, La librairie du XXe siècle, Seuil, janvier 1992.
  • Olivier Kaeppelin, « Perdre et posséder », Pleine Marge n° 9, juin 1989.
  • « Au principe le phantome est le verbe de la forme », édition de la Galerie Athanor et de l'École d’Art, Marseille, 1989.
  • Als Ik Kan, monographie, textes de Frédéric Valabrègue, Édition « Au même titre », Montreuil-sous-Bois, 1997.
  • Jacques Sojcher, « Ostende n'existe plus », ensemble de 140 cartes postales, tiré à 314 exemplaires dont treize de tête plus une à Monique rehaussés ; BL, 2000.
  • « Méditations », livret accompagnant le CD Les 7 chemins de Joël, composition de Laurent Martin, textes : Olivier Kaeppelin et Laurent Martin, BL, 2004.
  • Henri-Claude Cousseau, Le mage d’Ostende, Philippe Cyroulnik, Parures, dépouilles & apostilles, Camille Debrabant, Figure de style, « Ardoises, petits papiers & … », carnet d’étude 8, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris, 2007.
  • Henry-Claude Cousseau, "L’œil des mots"; AISTHESIS, éditions du relief, 2011
  • Michael Bishop, "Contemporary French Art 2", éditions Rodopi, Amsterdam/ New York, 2011

Filmographie[modifier | modifier le code]

Diffusion radiophonique[modifier | modifier le code]

  • Olivier Kaeppelin, Joël Kermarrec, entretien « Les nuits magnétiques », France Culture, 1987.
  • Alain Veinstein, « D’un jour à l’autre », France Culture, 1988.

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 1968, Joël Kermarrec participe à la mise en place du département Art de l’Université de Vincennes Paris VIII sous la direction de Jean Laude et y enseigne de 1969 à 1975. Il enseigne ensuite à l’École des Beaux-Arts de Marseille/Luminy de 1975 à 1987, puis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, de 1987 à 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoinette («Ninette») Labisse, sculpteur (Douai, 1908 - Ostende, 1992)

Liens externes[modifier | modifier le code]