Léon et Jules Voirin

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Léon et Jules Voirin
Image associée au collectif
Un jour d'hiver

Place Stanislas en hiver
La terrasse du café du glacier

Léon et Jules Voirin, sont deux frères jumeaux, artistes peintres, nés le à Nancy, sous la Monarchie de Juillet, dans une famille de négociants.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir suivi les cours de l’école secondaire de médecine, ils décidèrent de se consacrer définitivement à la peinture, art qu'ils pratiquaient depuis l'âge de quinze ans. Ils passèrent ainsi deux années auprès de leur maître Eugène Guérard à Paris avant de revenir définitivement dans la capitale lorraine.

Leur carrière officielle débuta au Salon de Nancy de 1866. À partir de 1874, ils participèrent aux Salons des beaux-arts de Paris où ils firent de fréquents envois. Ils furent les chroniqueurs talentueux de la vie quotidienne à Nancy de la seconde moitié du XIXe siècle et remirent à la mode la scène de genre, genre pictural disparu en province depuis la fin du XVIIIe siècle. Ils consacrèrent toute leur carrière à croquer et représenter des scènes de la vie quotidienne civiles ou militaires : scènes de rues, de cirque, de foire, de courses, des haltes militaires, des répétitions ou des défilés...

La ville de Nancy connut la fin du Second Empire avec l’annexion d’une partie de la Lorraine et de l’Alsace en 1870 et les débuts de la Troisième République. Son destin s’en trouva transformé puisque, paradoxalement, elle bénéficia d’un essor démographique, économique, administratif et militaire, culturel et artistique, tout à fait considérable.

Amis de Charles de Meixmoron et de la famille Wiener, ils admiraient et collectionnaient les œuvres des impressionnistes, qu'ils fréquentèrent aussi.

En 1886, ils collaborèrent avec la maison Majorelle à la décoration de plusieurs paravents destinés à des commandes illustres notamment pour le roi de Hollande.

Leurs contemporains les comparaient déjà aux frères Goncourt avec qui ils avaient en commun leurs origines, leur affection, leur pratique du callepin et leur mode de vie. Ils passèrent toute leur vie dans la maison familiale de la rue des Michottes à se consacrer à leur œuvre, entourés de leurs collections.

Ils sont inhumés au cimetière de Préville et une rue de nancy porte leur nom.

Les musées de Nancy bénéficièrent de dons réguliers de la part de la famille Voirin. À partir de 1888 après la mort de Léon, puis en 1899, après le décès de Jules avec la donation de 75 de leurs fameux carnets de dessins…

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Léon Voirin, Un Coin de la place Thiers à Nancy (1887), musée des beaux-arts de Nancy.
  • Léon Voirin, Les Courses à Jarville, musée des beaux-arts de Nancy.
  • Léon Voirin, Les Courses de Nancy, musée lorrain.
  • Jules Voirin, Les Courses (1888), collection privée.
  • Jules Voirin, Le Potager, musée des beaux-arts de Nancy.
  • Léon Voirin, Le Palais ducal à Nancy en 1881, musée lorrain.
  • Léon Voirin, Le Cours Léopold à Nancy vers 1885, musée lorrain.
  • Jules Voirin, Sanglier au ferme sous bois, musée des beaux-arts de Nancy.
  • Léon Voirin, Sur la plage (1885), collection privée.
  • Léon Voirin, La Montée en voiture (1877), collection privée.
  • Léon Voirin, Rencontre dans un parc (1877), musée des ivoires et des faïences de Commercy.
  • Jules Voirin, Le Retour de promenade (1886), collection privée.
  • Léon Voirin, Amazone en promenade, musée des beaux-arts de Nancy.
  • Léon Voirin, La Place Carrière en décembre (1886), collection privée.
  • Jules Voirin, L’Arrivée des chasseurs à pied (1882), collection privée.
  • Léon Voirin, Le Café de l’opéra (1882), collection privée.
  • Léon Voirin, Le fiacre en chargement, musée des beaux-arts de Nancy.
  • Jules Voirin, Poste d’infanterie place Stanislas (1880), collection privée.
  • Jules Voirin, Le Passage du 12e Dragon à Nancy (1884), collection privée.
  • Léon Voirin, L’Omnibus rue des Michottes (1885), musée des beaux-arts de Nancy.
  • Jules Voirin, La Foire à Nancy place de l’Académie, musée lorrain.
  • Jules Voirin, La Calèche (1887), collection privée.
  • Léon Voirin, Un Jardin à Nancy, collection privée.
  • Léon Voirin, Famille de gens chics sur une plage (1878), musée des beaux-arts de Nancy.
  • Jules Voirin, La Salle des ventes (1882), musée lorrain.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Olivier Lalonde (préf. François Pupil), Les frères Voirin scènes de la vie moderne à Nancy à la fin du XIXe siècle, Ars-sur-Moselle, S. Domini, , 141 p. (ISBN 978-2-354-75016-9, OCLC 690758837).