Henri-Edmond Cross

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Henri-Edmond Cross
Henri-Edmond-Cross-Self-portrait.jpg
Autoportrait à la cigarette (1880),
collection privée non localisée.
[réf. nécessaire]
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
Le LavandouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Henri Edmond Joseph Delacroix
Nationalité
Activités
Mouvement
Pointillisme, néo-impressionnisme (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Henri-Edmond Cross, pseudonyme d'Henri Edmond Joseph Delacroix, est un peintre et lithographe français, né à Douai le et mort à Saint-Clair au Lavandou le .

Il est représentatif de la peinture pointilliste et est un proche du mouvement libertaire[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Henri Edmond Joseph Delacroix naît au 15, rue Jean Bellegambe à Douai, où sa famille tient une quincaillerie. Le cousin de son père lui découvre du talent dès son enfance et devient son mentor. Il fait son apprentissage à Lille auprès de Carolus-Duran et d'Alphonse Colas. Il débute au Salon de 1881 en traduisant son patronyme « Delacroix » en anglais « Cross », pour se distinguer d'Eugène Delacroix, sur une idée de son ami le peintre François Bonvin[2].

Un peintre néo-impressionniste[modifier | modifier le code]

D'abord naturaliste, Henri-Edmond Cross se lie d'amitié avec les peintres néo-impressionnistes, dont il partage les convictions anarchistes[3].

À partir de 1896, il collabore aux Temps nouveaux de Jean Grave en lui offrant dessins et lithographies (le premier dessin, L’Errant, n’était pas signé), ainsi que des aquarelles pour les tombolas de soutien au journal et à ses publications[3].

Il illustre d'une lithographie le roman de John-Antoine Nau, La Gennia, roman spirite hétérodoxe[2]. Suivent deux lithographies en couleurs, l'une paraît chez Ambroise Vollard (La Promenade, 1897), puis dans la revue Pan (Les Champs-Élysées, 1898)[2].

Il est particulièrement lié à Charles Angrand, Maximilien Luce (qui fit son portrait) et Théo van Rysselberghe[3].

Il n'adopte le divisionnisme qu'en 1891 avec son ami Paul Signac, peu avant la mort de Georges Seurat[4].

Il peint la Provence à partir de 1900.

Son œuvre a influencé Henri Matisse et les peintres fauves.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En Belgique
En France
  • Bagnols-sur-Cèze, musée Albert-André :
    • Canal à Venise, aquarelle ;
    • Cavalaire, aquarelle.
  • Dijon, musée des Beaux-Arts :
    • La Barque bleue, 1899, huile sur toile, 59,4 × 81,3 cm ;
    • Bord de mer, vers 1906-1907, huile sur bois, 15,8 × 23,8 cm.
  • Douai, musée de la Chartreuse :
    • Monaco, 1884, huile sur toile, 196 × 246 cm
    • Le Jardin de roses à Monaco, 1884 ;
    • Le Four des Maures, 1906.
  • Antibes, 1908 (musée de Grenoble)
    Grenoble, musée de Grenoble :
    • Le Cap Layet, 1904, huile sur toile, 89 × 116 cm
    • Femme en rose assise, 1901, huile sur papier marouflé sur toile, 30,5 × 31 cm
    • Côte provençale, 1908, Encre de chine et aquarelle sur esquisse au crayon sur carton, 17 × 21,2 cm
    • L'Homme à la grappe, 1905-1906, peinture à l'huile, fusain et pastel sur papier marouflé sur toile, 55,2 × 46,1 cm
    • Antibes, 1908, huile sur toile, 73 × 92 cm
    • Dormeuse nue dans la clairière, 1907, Huile sur papier marouflée sur toile, 27,2 × 34,2 cm
  • Le Havre, musée d'art moderne André-Malraux :
    • Plage de la Vignasse, 1891-1892 ;
    • Paysage avec eucalyptus et rivière ou Arbres devant une rivière, vers 1906-1908.
  • Nancy, musée des Beaux-Arts :
    • La Ferme, matin, 1893 ;
    • Après midi à Pardigon, 1907.
  • L'Air du soir (vers 1893), Paris, musée d'Orsay.
    Paris, musée d'Orsay :
    • Portrait de Madame Cross, 1891 ;
    • Les Îles d'or, 1891-1892 ;
    • La Chevelure, 1892 ;
    • La Fuite des nymphes, 1906 ;
    • Cyprès à Cagnes, 1910 ;
    • Après-midi à Pardigon, 1907.
  • Saint-Tropez, musée de l'Annonciade : La Baie à Cavalière, 1906-1907.
  • Toulouse, Fondation Bemberg
    • Un canal à Venise, 1899;
    • La chaine des Maures;
Aux États-unis
  • Chicago
    • Plage de Baigne-Cul, 1891-1892, huile sur toile, 65,3 × 92,3 cm
  • Washington
    • Calanque des Antibois, 1891-1892, huile sur toile, 65,1 × 92,3 cm

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Citation[modifier | modifier le code]

Maison natale de Cross au 15, rue Jean-Bellegambe à Douai.

« Je veux peindre le bonheur, les êtres heureux que seront devenus les hommes dans quelques siècles, quand la pure anarchie sera réalisée. » − Lettre à Paul Signac[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Centre international de recherches sur l'anarchisme (Marseille), notice.
  2. a b et c « Cross, Henri-Edmond Delacroix dit », in Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France (1830-1950), Paris, Arts et métiers du livre / Flammarion, 1985, p. 81.
  3. a b et c Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : notice biographique.
  4. Portrait de Mme Cross, Paris, musée d'Orsay.
  5. Richard Thomson, Ruines théoriques, rhétoriques et révolution ; Paul Signac et l'anarchisme dans les années 1890, Arts et Société, séminaire du 9 décembre 2010 (texte intégral).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]