Armure (équipement)

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L'armure est destinée à protéger l'homme et/ou l'animal qui le porte, mais aussi à s'identifier ou impressionner l'adversaire

Une armure est un équipement (arme) corporel défensif, utilisé pour protéger le corps dans sa plus grande partie des coups de l'ennemi et autres dégâts. Deux aspects primordiaux et antithétiques quant à la défense du porteur de l'armure président sa conception : la mobilité (ce qui pousserait à alléger l'armure) ou une meilleure protection (ce qui pousserait à alourdir l'armure). Chaque modèle insiste sur l'un de ces deux aspects de la protection individuelle, ce qui n'exclut pas des tentatives de compromis.

Les armures ont évolué avec les techniques, notamment celles liées à la métallurgie. Elles sont ainsi devenues de plus en plus complexes au cours de l'histoire, pour recouvrir tout le corps de plaques de métal à la fin du Moyen Âge. Mais les améliorations des armes à feu les rendirent en partie obsolètes. En Europe, la Renaissance les réserva à la parade et aux tournois, sauf le plastron des cuirassiers et le casque.

Le prolongement moderne des armures se trouve dans les gilets pare-balles et les équipements de la police anti-émeute, souvent en Kevlar, et celui des démineurs.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot « armure » a commencé à apparaitre au Moyen-Age et est un dérivé du mot latin armatura ce qui signifie « armes et / ou équipement ».

Matériaux[modifier | modifier le code]

Les principaux matériaux utilisés dans la fabrication des armures personnelles sont :

  • Le tissu : en général du lin (mais aussi de la soie) qui est utilisé sur plusieurs épaisseurs (typique de l'infanterie lourde antique - phalangite, etc.).
  • Le cuir souple.
  • Le cuir rigide : le cuir « bouilli » en réalité plongé dans de la cire d'abeille chaude afin de s'en gorger (l'air chassé du cuir par la chaleur donne l'impression de bouillir), efficace contre les flèches.
  • Le bois ou le bambou (en Chine, au Japon.) : utilisé pour les boucliers.
  • le métal sous plusieurs formes :
    • L'écaille : petites écailles souvent de métal, parfois de bois ou d'os, très efficace contre les coups de taille (avec le tranchant de la lame), mais vulnérable aux coups d'estoc (avec la pointe de la lame)
    • La cotte de mailles : assemblage de petits anneaux d'acier, en veste, en camail (sur la tête uniquement), en chemise, cotte ou haubert.
    • La plaque ou plate : plaque de métal très solide, mais également très lourde, plus ou moins décorée ou polie. Cependant, elle restait plus facile à porter qu’une cotte de mailles, grâce à une très bonne distribution du poids.

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux facteurs ont affecté le développement des armures personnelles tout au long de l'histoire humaine. Les plus importants dans le développement d'une armure étant les nécessités économiques et technologiques de sa production. Avec le temps, le développement des armures s'est fait en parallèle du développement des armes, qui devenaient de plus en plus efficace, avec des armuriers cherchant à créer une meilleure protection sans sacrifier la mobilité. Avec le développement du capitalisme et les progrès technologiques les armures sont devenues plus accessibles pour les classes inférieures, souvent en sacrifiant la qualité.

Antiquité[modifier | modifier le code]

L'armure orientale a une longue histoire, s'étendant sur plusieurs milliers d'années et commençant en Chine ancienne. De sont côté, la plus ancienne des armures occidentales connue est la cuirasse mycénienne de Dendra, datant de l'époque mycénienne (environ 500 ans av. J.-C.). La cotte de mailles, également appelée armure de maille, est constituée d'anneaux de fer reliés entre eux (rivés ou soudés) afin de former une protection individuelle corporelle. La plupart des cultures ayant utilisé la cotte de mailles employaient le mot celtique Byrnne ou une variante, suggérant que les Celtes sont les créateurs originels de la cotte de mailles. Les Romains utilisaient en masse la cotte de mailles, comme par exemple le lorica hamata, bien qu'ils employèrent aussi le lorica segmentata ainsi que le lorica squamata. Alors qu'aucune armure non métallique ne survit, un stratifié de lin connu sous le nom de linothorax est mentionné à plusieurs reprises dans des sources grecques.

En Asie de l'Est, des armures laminées utilisant un style aux brigandine étaient couramment utilisés. Plus tard, des cuirasses et de la plaque furent également utilisées. Lors des temps pré-dynastiques Qin, les armures en cuir étaient faites de cuir de rhinocéros. L'influence chinoise au Japon se traduisit par l'adoption japonaise des styles chinois, leur armure de samouraï étant le résultat de cette influence.

Hoplite grec[modifier | modifier le code]

Armure grecque de parade

Le hoplite grec, par-dessus sa tunique, porte une cuirasse (θώραξ / thốrax) protégeant le torse, ainsi que des cnémides (κνημῖδες / knêmĩdes) pour protéger ses tibias. Son casque (κράνος / krános) souvent orné d'un cimier est équipé d'une protection nasale. Il porte un bouclier (ἀσπίς / aspís) rond en bois de grande taille avec en son centre un cercle de métal (umbo) afin d'en renforcer la solidité et dévier les traits (le bouclier est souvent peint). L'armure est en bronze.

Légionnaire romain[modifier | modifier le code]

La cuirasse du légionnaire romain est composée de lamelles de fer articulées se portant au-dessus d'une courte tunique, et d'un casque en forme de bombe sans protection nasale mais avec des rabats sur les côtés pour protéger le bas du visage sans obstruer les oreilles ainsi que d'un protège-nuque (le modèle changera souvent, copiant par exemple un bon matériel de l'ennemi).

Ce modèle d'armure est certes efficace mais inférieur dans la mobilité qu'il confère face aux cottes de mailles (reprises par les cavaliers). La protection du légionnaire se renforce d'un grand bouclier de bois, dont le centre peut recevoir un cercle de métal, à la manière du bouclier des hoplites grecs, et d'une ceinture de cuir d'où pendent de fines lanières de cuir (où sont accrochées des pièces de métal) sur le devant du légionnaire, afin de protéger ses parties génitales et de terroriser l'ennemi (à cause du bruit provoqué par l'entrechoc des petites pièces de métal alors que le légionnaire marche).

Moyen-Age[modifier | modifier le code]

Dans l'histoire européenne, les types d'armures les plus connus sont le haubert de maille du début de l'époque médiévale et l'armure complète de plaque, portée par les chevaliers médiévaux et de la renaissance, ainsi que quelques éléments clés (poitrail et dos) de l'armure d'un cavalier lourd, utilisé dans plusieurs pays européens jusqu'au début de la Première Guerre mondiale.

Normands[modifier | modifier le code]

Cotte de maille

Au XIe siècle, l'armure normande est celle qui fut utilisée lors de la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant et lors des premières croisades. Elle se compose d'une tunique matelassée, le gambison, sur laquelle on porte le haubert, une chemise de mailles, un casque de type « bol » avec protection nasale et un bouclier.

Le haubert comprend une capuche (camail) et descend en dessous des genoux. Il est fendu devant et derrière entre les cuisses pour permettre de marcher et de chevaucher. Un rabat permet de couvrir le bas du visage, ainsi, seuls les yeux restent exposés.

Les anneaux métalliques du haubert servent à empêcher les tranchants des armes de couper ; le gambison amortit les chocs et empêche les blessures par fracture et contusion.

Le bouclier est une évolution du bouclier viking (ancêtres des Normands). Il a la forme d'une goutte d'eau ou d'une amande, ce qui permet de protéger les jambes. Il a deux jeux de lanières dans lesquelles on passe le bras, ce qui permet de le porter verticalement lors de la marche, ou à l'horizontal lorsque l'on chevauche, pour protéger le flanc du cheval. Il dispose aussi d'une poignée permettant de le tenir au poing, pour mieux s'abriter contre une pluie de flèches ; de l'autre côté de la poignée se trouve une protubérance métallique, le tout formant l'umbo. Le dessin sur ce bouclier est inspiré des dessins vikings et n'a pas encore la fonction de reconnaissance (l'héraldique n'est apparue que plus tard, lorsque le visage fut intégralement caché par le heaume ou la salade).

Chevalier[modifier | modifier le code]

Harnois complet d'un chevalier monté.

Protections de la tête et du tronc :

Protections des membres supérieurs :

Protections des membres inférieurs :

  • jambière : protection totale des jambes, constituée des pièces suivantes ;
  • cuissot ou cuissard : protection des cuisses ;
  • genouillère : protection du genou ;
  • grève : protection du tibia ;
  • soleret : protection du pied.

Chevaux[modifier | modifier le code]

Les chevaux pouvaient également avoir une armure afin de les protéger des coups de lance et d'épée. L’équivalent équin du harnois plain se nommait caparaçon (et non carapaçon, qui est une fausse étymologie). La protection de tête du cheval se nommait chanfrein.

Japonais[modifier | modifier le code]

Armure japonaise
Article détaillé : Armure du samouraï.

L'armure traditionnelle japonaise, gusoku ou yoroi pour les armures plus anciennes, est constituée de plaques de métal assemblées par des lanières. Les samouraïs privilégiaient la mobilité, le kabuto comporte donc plus de points de faiblesse que ses homologues européennes. Elle se compose :

  • d'un casque : kabuto ou jingasa ;
  • d'un mempo : gorgerin, éventuellement accompagné d'un masque protégeant le bas du visage ;
  • d'une cuirasse, dou : elle pouvait être articulée (formée de lamelle, karuta), on parlait alors de tatami, les points de faiblesse étant protégés par une cotte de mailles (so gusari), et recouverte de cuir (e gawa).
  • de protections d'épaules, kohire, attachées à la cuirasse, de conception similaire à la brigandine (kikko) ;
  • de protections de l'aine, sous la forme de lamelles de métal attachées à la cuirasse ;
  • de kota : brassard de soie et de cuir recouverte par de petites plates unies par des mailles[1] ;
  • de tetsu-gai : « protection de la main est un demi-gantelet doublé de cuir, comportant des boucles d'attache pour les doigts »[1] (uni avec le kota) ;
  • de jambières en métal.

Le bogu est l'armure utilisée en kendo.

Arabie[modifier | modifier le code]

Les armées arabes du Moyen Âge privilégiaient la rapidité, l'agilité et la discrétion (rois de l'embuscade, ils préféraient par exemple monter des juments, qui hennissent bien moins que les étalons, voire des hongres) à la force brute. Tout leur équipement était donc tourné vers la légèreté. Le bouclier est ainsi souvent rond et bombé, fait d'osier tressé renforcé par des fils de laine ou de soie avec en son centre un cercle de métal pour en renforcer la solidité. Sur les modèles d'apparat, bien plus décorés que ceux réservés à un usage strictement militaire, on retrouve souvent quatre vis sur le cercle de métal, permettant d'y accrocher des boules richement travaillées, souvent faites de pierres et métaux précieux. Cependant l'usage de la cotte de mailles et des casques était chez les Arabes tout aussi courant que chez les Occidentaux durant tout le Moyen Âge.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Colletin dit de Louis XIII représentatif de la décadence de l’art de l’armure au XVIIe siècle

À la Renaissance, les armures deviennent également un instrument d’apparat, utilisées notamment lors de cérémonies fastueuses (entrées[2] des rois et des princes, victoires militaires). Son art illustre la culture raffinée de l'époque maniériste. Les armures s’épaississent pour faire face aux armes à feu et à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle, certaines parties de celles-ci (comme les canons d'avant-bras, les cubitières et les jambières) disparaissent pour compenser la hausse de poids engendré[3].

Des versions renforcées ou entièrement forgées à cet effet sont utilisées pour des joutes puis pour des carrousels. En plus de leur rôle militaire, elles servent grandement au prestige de son commanditaire en prouvant sa richesse et sa puissance. Elles sont parfois aussi offertes en tant que cadeaux diplomatiques ou collectionnées pour leur esthétique.

Le début du XVIe siècle est dominé par la maniérisme italien. La capitale de l'armurerie européenne est Milan, les ateliers milanais fabriquent depuis le XIVe siècle essentiellement des armures de combat réputées pour leur simplicité (aux formes lisses pour dévier les coups et en acier brillant poli « à blanc ») commandées par toutes les cours de l'ouest de l'Europe : ces armures ont une esthétique moins prononcée que les armures gothiques, caractérisées quant à elles par des lignes et arêtes plus travaillées (armure « côtelée »). À partir des années 1530, les maîtres armuriers milanais réalisent sur mesure des armures d'apparat (ergonomiques, souples et très techniques, elles constituent une seconde peau[4]), les livrent aux orfèvres qui mettent au point un nouveau type d’ornementation qualifié par les contemporains de « Grande Maniera » : les armures de luxe ont des formes en relief (décors au repoussé puis gravures au ciselet réalisés par des orfèvres d'après les patrons de peintres) et sont en fer, enrichis par le travail de différents artisans, damasquineurs, doreurs, émailleurs. Ce travail collectif nécessite près d'une année de travail, les armures d'apparat peuvent atteindre plusieurs milliers de livres (à comparer avec les armures de guerre simples qui valent une centaine de livres, soit l'équivalent du salaire annuel d'un artisan). Cette nouvelle tendance consiste à transformer l'armure en une sorte de sculpture héroïque qui vise à retrouver l’esthétique[5] et le faste des harnois mythiques des héros de l’Antiquité classique.

Au milieu du XVIe siècle, se développe le maniérisme français autour de l’École de Fontainebleau qui réalise une synthèse des inventions des artistes italiens, français et flamands. L’iconographie et la stylistique homogène de cette école (la « manière française ») est caractérisée par des décors repoussés en très faible relief exécutés par des orfèvres[6], des dessins avec perspectives composés par des peintres comme Le Primatice, Jean Cousin l'Ancien, Rosso Fiorentino ou Luca Penni. Les armuriers de cette école sont connus grâce aux archives du Minutier central des notaires parisiens mais ils n'apposent pas leurs poinçons sur les armures qui ne peuvent être attribuées à tel ou tel artiste, contrairement aux armuriers italiens ou germaniques. Certaines de ces œuvres sont complétées par une armure équestre (dont l'intérieur est capitonné de cuir ou de textile pour le confort du cheval) comme le harnois d’Henri II de France[7] ou d’Éric XIV de Suède (considéré comme l'armure la plus somptueuse jamais réalisée)[8].

Les principaux dessins d'ornements de cette époque sont connus grâce au musée Staatliche Graphische Sammlung à Munich qui dispose du plus important fonds de dessins préparatoires des armures européennes, fonds constitué au XVIIIe siècle par un électeur de Bavière (170 patrons à l'échelle ayant servi de modèles à la réalisation des différentes pièces d'armures réalisées par un ou plusieurs ateliers ornemanistes).

Au XVIIe siècle, l'art de l'armure décline mais reste encore influencé par l'École de Fontainebleau. Certains cavaliers tentent d'alourdir leurs armures (jusqu'à 35 kg) pour résister aux armes à feu mais finalement les abandonnent brusquement vers 1750, décidant de privilégier la vitesse au combat[9].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'armure métallique est resté en usage limité longtemps après son obsolescence générale. Les soldats de la guerre civile américaine (1861-1865) ont acheté des vestes en fer et en acier à des colporteurs (les deux parties l'ont envisagé mais ont finalement rejeté cette idée). L'efficacité des gilets variait considérablement : certains ont réussi à dévier les balles et ont donc sauvés des vies, mais d'autres ont été mal fabriqués, entrainant une tragédie pour le soldat le portant. Dans tous les cas, les vestes ont été abandonnées par de nombreux soldats en raison de leur poids sur de longues marches.

Au début de la Première Guerre mondiale en 1914, des milliers de cuirassiers français se sont rendus au contact de la cavalerie allemande qui utilisait également des casques et des armures. À cette époque, les armures en plaques brillantes était couvertes de peinture sombre et une toile enveloppait les casques. L'armure d'un cavalier était censé le protéger seulement contre les sabres et les lances légères. Ainsi, la cavalerie devait se méfier de l'infanterie utilisant des fusils et des mitrailleuses.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

De nombreuses armées du monde préparent pour leurs troupes des combinaisons très résistantes et rigides comparables à une armure, comme en France, le projet FELIN ou encore de nombreux prototypes d'exosquelettes (parfois même motorisés) et d'armures dans d'autres États ayant une puissance militaire de rang mondial. Citons les projets Talos et Ratnik[10].

Utilisation moderne[modifier | modifier le code]

Les soldats modernes utilisent des plaques de métal ou de céramique dans leurs gilet pare-balles, offrant une protection supplémentaire contre les balles de fusil. Des composants métalliques ou des couches de fibres tissées et serrées peuvent donner une résistance légère face à des coups de couteau. Des gants en mailles continuent d'être utilisés par les bouchers et dans les abattoir afin d'éviter les coupures et les blessures lors de la découpe des carcasses.

Fibres[modifier | modifier le code]

Le kevlar est un composant bien connu de certains gilets et masques pare-balles. Le casque et le gilet PASGT utilisés par les forces militaires américaines depuis le début des années 1980 utilisent tous deux du kevlar comme élément clé. Du côté civil, le kevlar est souvent utilisé par les motocyclistes dans des vêtements renforcés afin de se protéger contre les blessures par abrasion. Le kevlar est également utilisé dans des engins de protection des services d'urgence s'il s'agit d'opérations sous haute température (par exemple, un incendie). Le kevlar est aussi utilisé sous forme de gilet par la police, différents organismes de sécurité ainsi que les forces spéciales (comme par exemple, le SWAT). Le dernier type de kevlar développé par DuPont est le Kevlar XP. En comparaison avec le kevlar «normal», le kevlar XP est plus léger et plus confortable à porter.

Une autre fibre utilisée pour fabriquer des gilet pare-balles est le polyéthylène de masse molaire très élevée (Dyneema). Originaire des Pays-Bas, Dyneema a un rapport résistance / poids extrêmement élevé (une corde de Dyneema de 1 mm de diamètre peut supporter une charge de 240 kg), et est suffisamment légère pour flotter sur l'eau.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Les armures vues dans les films ou dans un jeu de rôle grandeur nature d'aujourd'hui ne sont souvent pas des armures d'époque mais des armures imaginaires. Les armures ne sont souvent pas conçues pour la défense à armes réelles car elles sont plutôt légères pour permettre des combats avec des armes ne causant que peu ou pas de dégâts.

Dans certains films ou livres de science fiction, il s'agit d'exosquelettes recouvrant l'intégralité du corps, permettant de se protéger des explosions et des tirs. Le casque est équipé d'un ATH et le porteur voit son endurance, sa force, et sa vitesse augmentées. Par exemple, John-117 porte une armure de ce type dans le jeu vidéo Halo. Beaucoup d'autres personnages sont représentés portant un équipement similaire, on peut citer Iron Man, les Space Marines de Warhammer 40 000, de nombreux personnages de Star Wars, ou encore la célèbre chasseuse de prime intergalactique Samus Aran. Les jeux vidéo de la série Crysis font apparaître une armure conçue à l'aide de la nanotechnologie, appelée nano-combinaison, et dont les porteurs les plus connus sans doute Prophet, le sergent Sykes, et Alcatraz (bien que celui-ci ne la porte pas de son plein gré, mais par nécessité).

Galerie[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Alan Williams, The Knight and the Blast Furnace: A History of the Metallurgy of Armour in the Middle Ages & the Early Modern Period, Leiden, The Netherlands, Brill Academic Publishers, coll. « History of Warfare Volume 12 », (ISBN 978-90-04-12498-1, OCLC 49386331)

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Body armor » (voir la liste des auteurs).

  1. a et b Armes et armures de Michèle Byam, 1991.
  2. Cérémonies fastueuses lorsque ces personnages entraient pour la première fois dans une de leurs villes ou lorsqu'ils y revenaient pour des circonstances exceptionnelles.
  3. John Keegan, Les guerres de la renaissance : XVe-XVIe siècles, Autrement, , 224 p. (ISBN 2-7467-0249-5), p. 90
  4. Les armures d’Henri II de France montrent ainsi qu'il était voûté.
  5. Ornementation typique : mufle de lion, rinceaux, animaux fabuleux, motifs floraux, masques, trophées, scènes mythologiques dont le thème de prédilection est Hercule et son attribut la peau de lion représenté dans les « armures aux lions »…
  6. Orfèvres français : Étienne Delaune(1519-1583), Baptiste Pellerin (avant 1542-1575); Orfèvre anversois : Éliseus Libaerts
  7. Modélisation en 3D d’une armure équestre réalisée pour Henri II
  8. Exposition Sous l’égide de Mars. Armures des Princes d’Europe au musée de l’Armée, ECPAD, 2011
  9. Olivier Renaudeau et coll, Armures des princes d'Europe : Sous l'égide de Mars, Nicolas Chaudun, , 320 p. (ISBN 978-2-35039-106-9)
  10. http://french.ruvr.ru/2013_07_12/Ratnik-une-nouvelle-armure-pour-les-soldats-russes-1444/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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