Henri Laurens

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Henri Laurens
Jean Vincent de Crozals et Henri Laurens.jpg
Henri Laurens (à gauche) et Jean Vincent de Crozals (vers 1950), photographie anonyme.
Biographie
Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
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Représenté par
Genre artistique
Archives conservées par
Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 6387-6400, 14 pièces, -)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Montparnasse cimetiere henri laurens.JPG
Vue de la sépulture.

Henri Laurens, né le à Paris où il est mort le , est un sculpteur, peintre, dessinateur et graveur cubiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

D’abord tailleur de pierre, Henri Laurens devient artisan sculpteur. En 1899, il étudie le dessin et l'influence d'Auguste Rodin est perceptible. Éprouvé par une tuberculose osseuse qui le touche en 1902, Henri Laurens se fait amputer d'une jambe sept ans plus tard.

Par la suite, il est attiré par le groupe des artistes à Montparnasse et à partir de 1911, il commence à sculpter dans le style cubiste. Ami de Juan Gris et de Pablo Picasso, qui reconnaîtra son influence, il influence aussi Georges Braque qui le considère comme un frère.

« La sculpture de Laurens est pour moi, plus que toute autre, une véritable projection de lui-même dans l'espace, un peu comme une ombre à trois dimensions. Sa manière même de respirer, de toucher, de sentir, de penser devient objet, devient sculpture », déclare Alberto Giacometti en [2].

Graveur, Laurens a produit à partir de 1917 des eaux-fortes, des pointes sèches, des gravures sur bois, ainsi que des lithographies, à partir des années 1950. De nombreux ouvrages sont illustrés à partir de ses bois[3].

Il est enterré à Paris au cimetière du Montparnasse. Sa tombe est décorée de l’une de ses œuvres, La Douleur.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Baigneuse (fragment, 1938), Londres, Tate Modern.
L'Automne (1948), Londres, Tate Modern.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://archives.yvelines.fr/rechercher/archives-en-ligne/correspondances-du-musee-departemental-maurice-denis/correspondances-du-musee-maurice-denis », sous le nom LAURENS Henri (consulté le )
  2. Extrait de Labyrinthe, no 4, cité dans Beaux Arts magazine, no 68, mai 1989, p. 64.
  3. « Laurens, Henri », in: Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France 1820-1950, AMG-Flammarion, 1985, pp. 181-182.
  4. a et b Reproduction dans Beaux Arts magazine, op. cit., p. 64.
  5. Reproduction dans Beaux Arts magazine, op. cit., p. 60.
  6. Reproduction dans Beaux Arts magazine, op. cit., p. 62.
  7. Didier Rykner, « Un tombeau d’Henri Laurens au cimetière Montparnasse menacé de vente », La Tribune de l'Art,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Small Metamorphosis », notice sur nationalgallery.gr.

Annexes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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