Claude Mellan

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Claude Mellan
Claude Mellan Self Portrait (cropped).jpg
Claude Mellan, Autoportrait (1635).
Naissance
Décès
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Activités
Maître
Lieux de travail

Claude Mellan né à Abbeville le et mort à Paris le est un peintre, dessinateur et graveur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père chaudronnier planeur de cuivre, Claude Mellan passe sa jeunesse à Paris. Sa première gravure, exécutée pour une thèse de théologie présentée au Collège Mathurin, indique qu’il se trouvait dans la capitale dès 1619. Cinq ans plus tard, il part pour l'Italie, grâce au soutien de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc.

À Rome, il étudie les œuvres de Francesco Villamena (mort en 1624) et devient l'élève de Simon Vouet. En 1626, il peint le portrait de Virginia de Vezzo, épouse de son maître Simon Vouet. Aux alentours de 1630, Mellan grave des planches pour la Galleria Giustiniana, dirigée par Joachim von Sandrart, qui confie l'exécution de planches à différents graveurs, dont Pieter de Bailliu, Michel Natalis, Corneille Bloemaert et Theodor Matham.

En 1636, Mellan rentre en France et s'installe à Aix-en-Provence. Il grave une carte de la lune sous les instructions de Nicolas-Claude Fabri de Peiresc et de Pierre Gassendi. En 1642, il est logé au Louvre et meurt en 1688 à Paris.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Anatole de Montaiglon a répertorié 400 gravures dont une centaine nous sont parvenues. Mellan a gravé de nombreux portraits, pour la plupart des bustes, notamment celui de Girolamo Frescobaldi, organiste de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Mellan a également été un peintre de renom. Un grand nombre de ses toiles a été perdu, mais elles restent connues par ses gravures, comme Samson et Dalila, Saint Jean-Baptiste dans le désert ou Madeleine.

Mellan a également gravé plusieurs scènes religieuses dont une célèbre Sainte Face du Christ sur le voile de Véronique réalisée par une taille unique en spirale qui, par ses épaississements, crée l’image. Ce burin est considéré comme le chef-d'œuvre de Mellan[1]. Modèle:Saut=20px

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stephen Farthing, 501 artistes, peintres, sculpteurs, plasticiens, Montréal, Trécarré, 2009.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Catalogues raisonnés[modifier | modifier le code]

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • « Claude Melan, graveur en taille douce », dans Charles Perrault, Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, t. 2, Antoine Dezallier, (lire en ligne), p. 97-98.
  • (nl) Cornelis de Bie, Het Gulden Cabinet, 1662, p. 481.
  • Georges Bilhaut, « Claude Mellan », dans le bulletin de la Société d'émulation historique et littéraire d'Abbeville, tome XVIII, fascicule 5, 1947, pp.370-383.
  • Maxime Préaud, Bibliothèque Nationale. Département des Estampes. Inventaire du fonds français. Graveurs du XVIIe siècle, t. 17. Claude Mellan, Paris, Bibliothèque Nationale, 1988.
  • L'Œil d'or. Claude Mellan, catalogue d'exposition, Paris, Bibliothèque Nationale, 1988.
  • Jean Sgard, « La Sainte Face de Claude Mellan. Étude des bases géométriques du dessin », Bulletin de la Société d'émulation historique et littéraire d'Abbeville,‎ .
  • Maxime Préaud, « L'œil d'or de Claude Mellan » in L'Objet d'Art, 8, juin 1988, p. 50-57.
  • Barbara Brejon de Lavergnée, « Dessins français du 17e siècle : richesse des musées de province » in Connaissance des Arts, 492, février 1993, p. 42-49.
  • Michel Melot, « L'œil d'or » dans Nouvelles de l'estampe, n°230, mai-juin 2010, p. 19-22.
  • Florian Rodari, Claude Mellan. L'écriture de la méthode : Donation Isabelle et Jacques Treyvaud, Milan, 5 continents, , 216 p. (ISBN 978-88-7439-708-2).

Liens externes[modifier | modifier le code]