Jardin Alexandre-Godron

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Jardin Dominique-Alexandre-Godron
(ex-Jardin Sainte-Catherine)
Image illustrative de l’article Jardin Alexandre-Godron
Allées botaniques et
façade arrière du muséum-aquarium de Nancy
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Commune Nancy
Quartier Ville Vieille - Léopold
Histoire
Création 1758
Caractéristiques
Type jardin botanique
Lieux d'intérêts ancien jardin botanique, collections historiques
Gestion
Protection Jardin remarquable
Coordonnées 48° 41′ 41″ nord, 6° 11′ 20″ est

Le jardin Dominique-Alexandre-Godron, anciennement jardin botanique Sainte-Catherine, est un jardin botanique du XVIIe siècle situé rue Sainte-Catherine à Nancy, derrière le Muséum-aquarium.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Le Parc se trouve en centre de ville, à l'est des places Stanislas et de l'Alliance. On peut entrer du côte nord de rue Ste-Cathérine entre les bâtiments du Musée-Aquarium, du côté est de la rue de l'Île de Corse (station bus : Ste-Cathérine) ou du côté ouest de rue Godron.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Il porte ce nom en hommage à Alexandre Godron qui dirigea le jardin dans la seconde moitié du XIXe siècle[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Couronne de lys royaux

Premier jardin de la ville de Nancy, il a été créé le par Pierre-Joseph Bochoz et Grillot[2]. Il reçoit dès 1768 l'apport des espèces du jardin botanique de l'Université de Pont-à-Mousson créé, lui, dès 1572.

En 1805, Joséphine de Beauharnais, à la suite de sa visite à Nancy, fait don au jardin d'un lot de plantes rares cultivées au château de Malmaison.

Vue du jardin avec ses buis.

En 1854, le botaniste Dominique Alexandre Godron devient le directeur du jardin botanique ; il lui donnera son aspect actuel. Il décide en 1867 de faire construire des serres, créées par l'architecte Dominique Morey et réalisées par Albert Michaux[3]. En 1930, celles-ci sont détruites à la suite de la construction de l'institut de botanique et de zoologie de Nancy[3]. Les plantes de serres sont transférées aux serres municipales au parc Olry. Une partie des murs en pierre de Jeumont subsiste rue Sainte-Catherine[3].

En 1976, la ville de Nancy cède l'administration de ce jardin à une structure nouvellement créée, les Conservatoire et jardins botaniques de Nancy (CJBN), qui regroupent également le très vaste jardin botanique du Montet à Vandœuvre-lès-Nancy, et le jardin d'altitude du Haut-Chitelet dans le massif des Vosges.

En 1993, le jardin est rétrocédé à la ville de Nancy qui lui donne alors son nom actuel. Le jardin perd également sa vocation botanique (les collections étant déplacées au jardin du Montet) pour devenir davantage pédagogique[4].

En 2010, le jardin est décoré du label Jardin remarquable.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Monument à Jules Crevaux[modifier | modifier le code]

Le jardin accueille depuis 1885 un monument dédié à un explorateur mort trois ans plus tôt (de manière violente, au cours d'une de ses explorations en Amérique du Sud), Jules Crevaux, natif de la région (il était à l'époque impossible d'élever un monument dans son village natal, Lorquin, car il se trouvait en territoire allemand, depuis la guerre de 1870 et le traité de Francfort[5]). D'une hauteur de 6 mètres, il est composé d'un buste en marbre représentant Crevaux, tourné vers l'Est où se trouve son village natal, placé au sommet d'une pyramide à base carrée se dressant au milieu d'une vasque circulaire contenant des plantes aquatiques et arrosée par une fontaine ornée de quatre mascarons représentant chacun un type d'Indien d'Amazonie étudié par Crevaux au cours de ses expéditions[6].

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. « Godron », sur le site de l'université de Lorraine (consulté le )
  2. Marc Lechien et Nathalie Lefèvre, « « Jardin botanique Sainte-Catherine », notice no IA54001516 », documentation préalable de l'inventaire général du patrimoine culturel, 1991, notice no IA54001516, base Mérimée, ministère de la Culture.
  3. a b et c François Le Tacon et Pierre Valck, Emile Gallé L'amour de la fleur : Les écrits horticoles du maître de l'Art nouveau, Nancy, Editions Place Stanislas, , 324 p. (ISBN 978-2-35578-013-4)
  4. « Les parcs et jardins - Ville de Nancy », sur Ville de Nancy (consulté le )
  5. « Inauguration du buste du Docteur Crevaux dans le jardin botanique de la ville de Nancy », Revue française de l'étranger et des colonies, vol. 2, no 7,‎ , p. 77–82.
  6. Gilbert Percebois, « Les explorations et la mort tragique de Jules Crevaux vues par ses contemporains nancéiens », dans Comité des travaux historiques et scientifiques, Études géographiques sur la Lorraine : Actes du 103e Congrès national des sociétés savantes, Nancy-Metz, 1978, Section de géographie, Paris, Bibliothèque nationale de France, , 306 p. (ISBN 2-7177-1463-4), p. 69–80 (77).

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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