Étienne-Jules Marey

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Étienne-Jules Marey
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Marey par Nadar, 1878.

Naissance
Beaune (France)
Décès (à 74 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Domaines Médecine, Physiologie, Photographie
Institutions Membre, puis président de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, professeur au Collège de France
Renommé pour Inventeur de la chronophotographie, précurseur du cinéma

Étienne-Jules Marey, né le à Beaune et mort le à Paris, est un médecin et physiologiste français, et un inventeur. Considéré à son époque comme un touche-à-tout[1] atypique, il est l’un des premiers, à partir de 1870, à étudier méthodiquement ce qu’il « nomme d’un terme magnifique, "la machine animale" » [2], c’est-à-dire les mécanismes des différents modes de déplacement et de leurs diverses allures, aussi bien des animaux que des êtres humains. « E.-J. Marey (1830-1870) appartient, comme Paul Bert, à la génération des physiologistes qui ont fait leur apprentissage au milieu du siècle, alors que la physiologie avait conquis son indépendance et trouvé son style. On doit à Marey d'avoir repris, modifié et développé en France, les techniques d'inscription graphique mises au point par Ludwig, et d'avoir importé, en physiologie, les techniques de la photographie en série déjà utilisées par les astronomes (Janssen, inventeur du « révolver photographique », pour l'étude du passage de Vénus, Paris, 1874). On a vu que l'hémodynamomètre de Poiseuille avait fourni à Ludwig un des éléments du kymographe. Inversement, c'est le sphygmographe de Karl Vierordt (1853), construit par composition du sphygmomètre et de l'enregistreur graphique de Ludwig, qui est l'ancêtre des appareils de Marey. Associé à Chauveau (1827-1917), Marey a utilisé le sphygmographe comparatif à l'étude des mouvements de la circulation (Physiologie médicale de la circulation du sang, 1863). C'est aussi en collaboration avec Chauveau que Marey a construit et utilisé la sonde cardiaque pour l'enregistrement des pulsations du cœur (Appareils et expériences cardiographiques, 1863). Les travaux de Marey sur la locomotion humaine et animale étudiée selon la méthode graphique sont résumés dans La Machine animale (1873). Des travaux sur le même sujet, selon la méthode chronophotographique et qui font de Marey un des pères du cinématographe, sont réunis dans Le Mouvement (1894). »[3]

Ce point de vue d'un philosophe de la science ne doit pas faire oublier que « le cinéma ne doit presque rien à l'esprit scientifique… Il est significatif que Marey ne s'intéressait qu'à l'analyse du mouvement, nullement au processus inverse qui permettait de le recomposer. »[4]

Étienne-Jules Marey meurt le , à l'âge de 74 ans, dans le 16e arrondissement de Paris[5].

Biographie et travaux[modifier | modifier le code]

Marey fait ses études secondaires à Beaune, puis ses études de médecine à Paris, de 1849 à 1859. De 1869 à 1904, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire naturelle des corps organisés. En 1859[6], il met au point le sphygmographe, qu’il présente à l’Académie des sciences en 1860, avec son collaborateur, Auguste Chauveau (1827-1917). L'appareil enregistre les battements artériels, grâce à un kymographe sur papier noirci à la fumée ; c'est une amélioration du dispositif inventé en 1853 par l’Allemand Carl Friedrich Wilhelm Ludwig (1816-1895)[7].

Dans les années 1870, il commence à étudier la « locomotion terrestre » et d’abord celle de l’homme. Il imagine des dispositifs pneumatiques fixés à des chaussures préparées spécialement à cet effet qu’il appelle des « chaussures exploratrices ». Des tuyaux conduisent la pression exercée sur ces dispositifs jusqu’à un enregistreur à stylet et noir de fumée. L’étude porte sur la marche, puis sur la course, déterminant ainsi les trois données de ces mécanismes : « sa durée, ses phases et son intensité ». Il enregistre également ce qu’il appelle les « réactions ». « Sous ce nom, nous désignerons les mouvements que l’action des jambes imprime à la masse du corps. » [8] Le déplacement du centre de gravité, l’amplitude des oscillations verticales et horizontales du haut du corps sont examinées et enregistrées méthodiquement, y compris en faisant porter les enregistreurs par les expérimentés eux-mêmes [9].

Cheval au galop, dessin (erroné) du général Rouen

Enregistrées par des appareils semblables, ce sont ensuite les allures des quadrupèdes, notamment du cheval, qui sont déterminées, et Marey comprend que le galop, allure rapide difficilement observable dans ses détails par l’œil humain, est mal interprété, y compris par les milieux savants, erreur que les peintres reproduisent dans leurs tableaux équestres quand ils montrent des chevaux au galop les quatre membres en extension au-dessus du sol. Des représentations « absolument invraisemblables. »[10] Plus tard, en 1878 , le Britannique Eadweard Muybridge démontrera, dans une expérience devenue célèbre avec la méthode photographique qu’il mettra au point en même temps que Marey, que celui-ci avait raison en affirmant que le cheval au galop n’a jamais les quatre fers en l’air au cours des phases d’extension et qu'il ne quitte effectivement le sol que lorsqu'il regroupe ses jambes sous lui.

Marey s’intéresse aussi à la locomotion aérienne et il commence par construire des « insectes artificiels », reproduisant le mécanisme des battements d’ailes et vérifiant la formation d’une sustentation (force de bas en haut s’opposant au poids qui tire vers le bas) dans la portance créée par ces maquettes d’ailes. Il entreprend de répondre à trois questions fondamentales :

« 1° Quelle est la fréquence des mouvements de l’aile chez les insectes ?

2° Quelles sont les différentes positions successives que l’aile occupe pendant sa révolution complète ?

3° Comment se développe la force motrice qui soutient et transporte le corps de l’animal ?[11] »

Il imagine et fabrique ensuite divers dispositifs qui permettent de la même façon de simuler le vol des oiseaux. Il détermine ainsi le fondement du vol aérien : « Tout corps mince qui est courbé, tend à glisser sur l’air suivant la direction de sa propre courbure. »[12] Il fait fabriquer un « manège » pour étudier le vol de véritables oiseaux (pigeons, buses, faucons) que l’on maintient dans ce dispositif tout en leur laissant la liberté de voler selon un grand cercle. Pour qu’ils puissent se sentir « en liberté », le manège est construit suivant un diamètre de 6 à 7 mètres. « Attelé, en quelque sorte, à l’extrémité d’un long bras qui tourne sur un pivot central, l’oiseau doit être, autant que possible, libre d’exécuter des mouvement d’oscillation verticale… Pourvu que l’oiseau, même entravé dans des mouvements, batte des ailes avec l’intention de voler, nous pourrons étudier ses actes musculaires avec leurs caractères, de force, d’étendue, de durée. » [13]

Marey est rejoint en 1874 par un assistant, Victor Tatin (1843-1913), qui comme lui est fasciné par les possibilités du vol mécanique et fabriquera d’ailleurs en 1879 l’un des premiers aéroplanes sans pilote, propulsé par un moteur à air comprimé[14]. Il rencontre aussi Alphonse Pénaud (1850-1890), qui lors d'une conférence à la Société française de navigation aérienne, fin 1873, pour l'étude théorique du vol des oiseaux, imagine un appareil photographique qui pourrait prendre plusieurs épreuves à quelques centièmes de seconde d’écart l’une de l’autre[15].

En 1878, Marey devient membre de l'Académie des sciences au fauteuil de Claude Bernard. Son intérêt pour l'étude du mouvement chez les êtres vivants est aussi vif et, après la découverte des travaux du Britannique Muybridge, qu'il rencontre en 1881, il utilise la photographie comme outil principal de ses recherches. Il est à l'origine de l'Institut portant son nom[16],[17]. En 1888, il assure la présidence de la Ligue nationale de l'éducation physique créée cette même année à l'instigation de Paschal Grousset.

Chronophotographie[modifier | modifier le code]

Pélican volant, chronophotographie sur plaque fixe, 1887.
Fusil photographique de 1888

En 1882, Marey crée la Station physiologique du Parc des Princes à Boulogne sur Seine, subventionnée par l'État français : le ministère de la Guerre s'est intéressé aux travaux de Marey sur la « méthode de marche » de l'armée allemande, vainqueur de la Guerre franco-allemande de 1870.

En 1882, Marey invente la chronophotographie. Cette technique,encore utilisée de nos jours, consiste à prendre en rafale des instantanés sur plaque de verre enduite de gélatinobromure, avec un appareil de prise de vues muni d'un seul objectif — contrairement à la méthode de Muybridge qui utilise plusieurs objectifs et autant d’appareils, comme aussi Louis Aimé Augustin Le Prince — et dont les sujets sont clairs et disposés sur un fond noir. La plaque de verre est exposée plusieurs fois très brièvement grâce à un obturateur rotatif. Il présente cette technique le 3 juillet 1882[18] à l'Académie des sciences.

En 1882 également, il met au point le fusil photographique qui lui permet de photographier en douze poses d'1/725ème de seconde chacune un sujet « sur nature » en épaulant comme avec un vrai fusil, permettant ainsi de suivre un mouvement particulièrement rapide. Cet appareil a l'avantage d'être léger et mobile, chargé de petites plaques de verre qui se présentent derrière l'objectif comme les balles d'un revolver. Il en fait une démonstration à l'Académie des sciences le 13 mars 1882[19],[20], et ne l'utilise que quelques mois en cet état, le transformant en 1889 pour adopter un nouveau support, inventé par l’Américain John Carbutt : le film souple en celluloïd, commercialisé par George Eastman — le futur Kodak — qui le diffuse maintenant en Europe.

Machine à fumée permettant d’observer l’écoulement d’un fluide rencontrant un obstacle.

En 1888, Marey abandonne donc la plaque de verre, lui préférant le support papier, puis durant l'été 1889 le rouleau souple et transparent de John Carbutt. Marey l’adapte avec succès à son chronophotographe, et, en collaboration avec son bras droit, Georges Demenÿ, invente une caméra argentique capable de faire avancer la pellicule celluloïd souple en synchronisme avec la fermeture d'un obturateur, afin d'obtenir une décomposition photographique du mouvement, non plus sur une même plaque, mais image par image sur un rouleau continu non perforé enduit de substance photosensible. Cette caméra "photochronographique" — le mot "chronophotographie" sera retenu officiellement en 1889 — est brevetée le 3 octobre 1890[21],[22]. La Cinémathèque française conserve environ 420 rouleaux négatifs originaux de Marey et Demenÿ de 0,11 m à 4,19 m de longueur, comprenant notamment des fragments d'essais de 1889[23] et des rouleaux photographiés de 1890 à 1891, tels que Le cheval Bixio monté (28 photographies), Le cheval Bixio au pas (61 photographies), Cheval attelé à une voiture boulevard Delessert, vue extérieure depuis une fenêtre du domicile de Marey (36 photographies). Ces expériences, qui anticipent sur l’ère du cinéma, ne sont pourtant pas des films de cinéma[24], dont les premiers exemplaires sont tournés en 1891 par l’ingénieur électricien de Thomas Edison, William Kennedy Laurie Dickson. En effet, le procédé mécanique d’avancement alternatif de la pellicule, d’abord un cadre presseur intermittent qui arrête le défilement de la pellicule devant la fenêtre de prise de vues, et un ressort qui la déplace lorsque le cadre presseur se soulève, puis un procédé imaginé par Demenÿ, une came battante, présentent tous deux le défaut de générer des photogrammes aux dimensions variables, « ce qui engendre des problèmes d’équidistance entre les images. »[25] Ce défaut, renforcé par l’absence de perforations, est incompatible avec tout système de visionnement en mouvement. Marey envisage avec Georges Demenÿ de réaliser un projecteur chronophotographique adapté à ces bandes, mais y renonce et déclare alors : « Il nous a paru convenable de surseoir à de nouveaux essais. »[26]

Les premiers films, impressionnés en 1891 sur les rouleaux Eastman que l'inventeur américain Thomas Edison et son assistant William Kennedy Laurie Dickson ont dotés de perforations pour assurer une prise de vues aux photogrammes identiques et espacés régulièrement, présentent le même pas qui permet leur visionnement en continu, d'abord avec le procédé à vision individuelle mis au point parallèlement par Dickson, le kinétoscope, puis collective, avec le cinématographe des frères Lumière. Mais le seul souci de Marey est scientifique et son but est de décomposer les phénomènes trop rapides pour être perçus par l'œil humain, afin d'en analyser la succession mécanique dans l'ordre chronologique. Son refus de l'utilisation d'une quelconque machine à buts commercial et récréatif l'éloigne donc du processus qui va mener à l'invention du cinéma. À ce sujet, il est en complet désaccord avec Demenÿ qui vient de créer en 1892 le phonoscope à disque[27] qui est un retour au zoopraxiscope de Muybridge, mais où les dessins sont remplacés par des clichés de chronophotographie, découpés et collés de la même façon sur le disque en verre rotatif qui permet, doté d'un obturateur, de visionner directement le mouvement sur le disque ou sa projection sur un écran grâce à une forte lanterne. Le succès du phonoscope et la démarche non scientifique de Demenÿ, partisan de la recomposition du mouvement en tant que spectacle, obligent Marey à se séparer en 1894 de son collaborateur, lequel ne pouvant utiliser les brevets de son employeur, met au point un appareil de chronophotographie personnel, toujours chargé de pellicule non perforée, avec tous les défauts que cela implique, dont il vend les brevets à Gaumont en 1895 après avoir fait faillite. C'est avec cet appareil amélioré, à bande de 58 mm de large, que la première réalisatrice du cinéma, Alice Guy, tournera ses premiers films[28].

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Recherches physiques et physiologiques[modifier | modifier le code]

Appareil enregistreur de Marey.

Si le nom de Marey est bien connu dans l'histoire du cinéma pour ses recherches dans l'immobilisation photographique du mouvement, il est aussi un scientifique novateur dans plusieurs autres domaines :

Influences sur les arts[modifier | modifier le code]

Premier lightpainting au monde: trajectoire d'une boule blanche écrivant le nom de Marey, août 1882.
Premier lightpainting au monde : signature d'Étienne-Jules Marey en 1882.

Historiquement, le premier lightpainting a été créé en août 1882[29] par Étienne-Jules Marey, il s'est amusé à signer son nom avec une boule blanche en se déplaçant devant un mur sombre et en enregistrant photographiquement toute l'opération.

Les résultats de ses travaux sur le mouvement, ses chronophotographies parfois abstraites, influencent des artistes du XXe siècle :

Publications[modifier | modifier le code]

  • Physiologie médicale de la circulation du sang basée sur l'étude graphique des mouvements du cœur et du pouls artériel : avec application aux maladies de l'appareil circulatoire, Paris, Delahaye (1863) (disponible sur Gallica)
  • Études physiologiques sur les caractères graphiques des battements du cœur (1865)
  • Du mouvement dans les fonctions de la vie
  • « Du vol des oiseaux » La Revue scientifique 14, 21 août, 11 septembre et 2 octobre 1869 (texte en ligne)
  • La Machine animale. Locomotion terrestre et aérienne (1873-1874) (lire en ligne)
  • Physiologie expérimentale (1875)
  • Appareils & instruments de physiologie : extrait du catalogue illustré (1875) (disponible sur Gallica)
  • Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr Marey (1876) (lire en ligne)
  • Pression et vitesse du sang (1876)
  • « Moteurs Animés. Expériences de physiologie graphique » La Nature, no 278 - 28 septembre 1878 et no 279 - 5 octobre 1878.
  • La méthode graphique dans les sciences expérimentales et principalement en physiologie et en médecine, Paris, Masson (1878) (disponible sur Gallica)
  • La Méthode graphique dans les sciences expérimentales (1878) (texte en ligne)
  • La Circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies (1881) (texte en ligne, disponible sur Gallica)
  • Études photographiques sur la locomotion de l'homme et des animaux (1883) (lire en ligne)
  • Développement de la méthode graphique par l'emploi de la photographie, Paris, Masson (1884) (disponible sur Gallica)
  • « Études pratiques sur la marche de l'homme. Expériences faites à la station physiologique du Parc des Princes » La Nature, no 608 - 24 janvier 1885.
  • Station physiologique : méthodes et appareils : [photographie] , en collaboration avec Georges Demenÿ et Pagès, Paris, (1886) disponible sur Gallica
  • Le vol des oiseaux (1890) éd. G. Masson (lire en ligne) - Préface publiée dans La Revue scientifique 19 octobre 1889
  • « Des appareils enregistreurs de la vitesse » La Nature, no 878 - 29 mars 1890 (texte en ligne)
  • « La chronophotographie : nouvelle méthode pour analyser le mouvement dans les sciences physiques et naturelles », Revue générale des sciences pures et appliquées, no 2,‎ , p. 689-719 (lire en ligne [PDF])
  • « Mouvements de natation de la raie » La Nature, no 1029 - 18 février 1893 (texte en ligne)
  • « Le Mouvement Des Liquides Étudié Par La Chronophotographie » La Nature, no 1040 - 6 mai 1893 (texte en ligne)
  • avec Georges Demenÿ, Études de physiologie artistique faites au moyen de la chronophotographie (1893)
  • « Des mouvements que certains animaux exécutent pour retomber sur leurs pieds, lorsqu’ils sont précipités d’un lieu élevé » La Nature, no 1119 - 10 novembre 1894 (texte en ligne)
  • Le Mouvement, Paris, G. Masson, (lire en ligne) disponible sur Gallica
  • « La Station physiologique de Paris » La Revue scientifique 29 décembre 1894 (texte en ligne) et 6 janvier 1895 (texte en ligne)
  • « Analyse des mouvements du cheval par la chronophotographie », La Nature, no 1306 - 11 juin 1898 (texte en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) ) Michaelis A. R., E. J. Marey--physiologist and first cinematographer in Medical History, avril 1966 ; 10(2): 201–203 (texte disponible
  • (en) ) Lawrence C., Physiological apparatus in the Wellcome Museum. 1. The Marey sphygmograph. in Medical History, avril 1978 ; 22(2): 196–200. (txte disponible
  • Michel Frizot, La Chronophotographie, Chapelle de l'Oratoire, Beaune 1984. Catalogue de l'exposition, Association des Amis de Marey et Ministère de la Culture.
  • Michel Frizot, Photo poche no 13 : Étienne-Jules Marey, Centre national de la photographie, Actes Sud 1990, 1ère éd. 1984.
  • Collectif, La passion du mouvement au XIXe siècle : Hommage à Étienne-Jules Marey, Musée Marey, Beaune 1991. Catalogue de l'exposition.
  • Braun Marta, Picturing time - The work of Etienne-Jules Marey, 1830-1904. University of Chicago Press 1992.
  • Collectif, Marey pionnier de la synthèse du mouvement, Musée Marey, Beaune 1995. Catalogue de l'exposition.
  • Collectif, Actes du colloque Marey/Muybridge pionniers du cinéma - rencontre Beaune/Stanford, Conseil régional de Bourgogne, Ville de Beaune, Université de Stanford (Californie), colloque le19 mai 1995, édition en 1996.
  • François Dagognet, Étienne-Jules Marey: La passion de la trace, Paris, Hazan 1997 (ISBN 978-2850251238).
  • Collectif, Aérodynes - Les débuts de l'aviation - Hommage à Marey. Musée Marey, Beaune 1999. Catalogue de l'exposition.
  • Leuba Marion, Morand Sylvain, E.J. Muybridge (1830-1904) E.J. Marey (1830-1904) Histoires parallèles. Musée Marey, Beaune, 2000. catalogue de l'exposition.
  • Michel Frizot, Étienne-Jules Marey : Chronophotographe, Paris, Nathan, Delpire 2001.
  • Collectif, Images, sciences, mouvement: Autour de Marey, Paris, L'Harmattan 2003, 346 p.
  • Font-Réaulx Dominique de, Thierry Lefebvre et Laurent Mannoni (sous la direction de), É.-J. Marey, Actes du colloque du centenaire, Arcadia Éditions, 2006 (ISBN 2913019439).
  • Collectif, Marey- Ronco Images d'un monde au travail. Musées de Beaune 2010.
  • Journal de l'exposition Dialogues mouvementés - Regards contemporains sur les travaux d'Etienne-Jules Marey: Alexandra Allard, Paolo Gioli, Cédric Klapisch, Musée des Beaux-arts de Beaune, 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titres de M. Marey
  2. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 14
  3. Georges Canguilhem : Études d'histoire et de philosophie des sciences, Paris, Vrin, p. 247
  4. André Bazin, Qu’est-ce que le cinéma : Le mythe du cinéma total, Paris, Les Éditions du Cerf, coll. « 7ème Art », , 372 p. (ISBN 2-204-02419-8), p. 19
  5. Bulletin de décès dans Base Léonore
  6. (en) Marey Max Planck Institute for the History of Science
  7. Qui est-il ? Étienne-Jules Marey (1830-1904) p. 2 à 6, par Jean-Claude Léonard et Christian Morin - Éditorial SO.F.O.P.
  8. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, (ISBN 0543945995), chap. II (« Locomotion terrestre (bipèdes) »), p. 116 à 129
  9. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. III (« Des allures de l’homme »), p. 130 à 143
  10. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. VI (« Expériences sur les allures du cheval (suite) »), p. 171 à 186
  11. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. I (« Du vol des insectes »), p. 188
  12. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. III (« Le Vol des oiseaux »), p. 227
  13. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. V (« Des changements du plan de l’aile de l’oiseau aux différents points de son parcours »), p. 254-274
  14. (en) The work of Etienne-Jules Marey (1830-1904) p. 53, by Marta Braun
  15. Corps en mouvement p. 122, par Alain Vaillant
  16. Dibattista L. « L'Institut Marey : naissance et destin d'un rêve scientifique » Vesalius, XI, 1, p. 4-10, 2005, Texte disponible
  17. McKenzie J. S. Les origines de l'Institut Marey du Collège de France et son rôle dans l'essor de la neurophysiologie française, Texte intégral
  18. Marey, « Analyse du mécanisme de la locomotion au moyen d'images photographiques recueillies sur une même plaque et représentant les phases successives du mouvement », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS,‎ , pp.14-16
  19. Marey, « Sur la reproduction, par la photographie, des diverses phases des vols d'oiseaux », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS,‎ , t.94, pp.683-685
  20. Marey, « Physiologie animale. Emploi de la photographie instantané pour l'analyse des mouvements chez les animaux. », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS, t.XCIV, n°15,‎ , pp.1013-1020
  21. Caméra film 60 mm non perforé, 1890, collection de la Cinémathèque française, site cinematheque.fr.
  22. Appareil chronophotographique à pellicules "A56", ouvert, 1890, collection du musée des arts et métiers, site cugnot.cnam.fr.
  23. Homme en marche, fragment d'un des premiers rouleaux négatifs de Marey de 1889, in catalogue de l'exposition La machine cinéma, Laurent Mannoni, La Cinémathèque française/Lienart, 2016, p. 32.
  24. Le mot anglais film, qui désigne une couche ou un voile, a été utilisé pour la première fois par Edison(en) William Kennedy Laurie Dickson et Antonia Dickson (préf. Thomas Edison), History of the Kinetograph, Kinetoscope and Kineto-Phonograph, New York, The Museum of Modern Art, , 55 p. (ISBN 0-87070-038-3)
  25. Laurent Mannoni, La Machine cinéma, Paris, Lienart & La Cinémathèque française, , 307 p. (ISBN 9782359061765), p. 32
  26. Le Mouvement, Paris, G. Masson, 1894
  27. Phonoscope : visionneuse et projectionneuse de clichés chronophotographiques, 1892, collection de la cinémathèque française, site cinematheque.fr.
  28. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 32 et 38
  29. Marey E.J., « Emploi de la photographie pour déterminer la trajectoire des corps en mouvement, avec leurs vitesses à chaque instant et leurs positions relatives. Applications à la Mécanique animale. », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS,,‎ lundi 7 août 1882, t.xcv, pp.267/270

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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