Étienne-Jules Marey

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Étienne-Jules Marey
Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Marey par Nadar, 1878.

Naissance
Beaune (France)
Décès (à 74 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Domaines Médecine, Physiologie, Photographie
Institutions Membre, puis président de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine, professeur au Collège de France
Renommé pour Inventeur de la chronophotographie, précurseur du cinéma

Étienne-Jules Marey, né le à Beaune et mort le à Paris, est un médecin et physiologiste français, et un inventeur. Considéré à son époque comme un touche-à-tout[1] atypique, il est l’un des premiers, à partir de 1870, à étudier méthodiquement ce qu’il « nomme d’un terme magnifique, "la machine animale" » [2], c’est-à-dire les mécanismes des différents modes de déplacement et de leurs diverses allures, aussi bien des animaux que des êtres humains.

Biographie et travaux[modifier | modifier le code]

Marey fait ses études secondaires à Beaune, puis ses études de médecine à Paris, de 1849 à 1859. De 1869 à 1904, il est professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire naturelle des corps organisés. En 1859[3], il met au point le sphygmographe, qu’il présente à l’Académie des sciences en 1860, avec son collaborateur, Auguste Chauveau (1827-1917). L'appareil enregistre les battements artériels, grâce à un kymographe sur papier noirci à la fumée ; c'est une amélioration du dispositif inventé en 1853 par l’Allemand Carl Friedrich Wilhelm Ludwig (1816-1895)[4].

Dans les années 1870, il commence à étudier la « locomotion terrestre » et d’abord celle de l’homme. Il imagine des dispositifs pneumatiques fixés à des chaussures préparées spécialement à cet effet qu’il appelle des « chaussures exploratrices ». Des tuyaux conduisent la pression exercée sur ces dispositifs jusqu’à un enregistreur à stylet et noir de fumée. L’étude porte sur la marche, puis sur la course, déterminant ainsi les trois données de ces mécanismes : « sa durée, ses phases et son intensité ». Il enregistre également ce qu’il appelle les « réactions ». « Sous ce nom, nous désignerons les mouvements que l’action des jambes imprime à la masse du corps. » [5] Le déplacement du centre de gravité, l’amplitude des oscillations verticales et horizontales du haut du corps sont examinées et enregistrées méthodiquement, y compris en faisant porter les enregistreurs par les expérimentés eux-mêmes [6].

Cheval au galop, dessin (erroné) du général Rouen

Enregistrées par des appareils semblables, ce sont ensuite les allures des quadrupèdes, notamment du cheval, qui sont déterminées, et Marey comprend que le galop, allure rapide difficilement observable dans ses détails par l’œil humain, est mal interprété, y compris par les milieux savants, erreur que les peintres reproduisent dans leurs tableaux équestres quand ils montrent des chevaux au galop les quatre membres en extension au-dessus du sol. Des représentations « absolument invraisemblables. »[7] Plus tard, en 1878 , le Britannique Eadweard Muybridge démontrera, dans une expérience devenue célèbre avec la méthode photographique qu’il mettra au point en même temps que Marey, que celui-ci avait raison en affirmant que le cheval au galop n’a jamais les quatre fers en l’air au cours des phases d’extension et qu'il ne quitte effectivement le sol que lorsqu'il regroupe ses jambes sous lui.

Marey s’intéresse aussi à la locomotion aérienne et il commence par construire des « insectes artificiels », reproduisant le mécanisme des battements d’ailes et vérifiant la formation d’une sustentation (force de bas en haut s’opposant au poids qui tire vers le bas) dans la portance créée par ces maquettes d’ailes. Il entreprend de répondre à trois questions fondamentales :

« 1° Quelle est la fréquence des mouvements de l’aile chez les insectes ?

2° Quelles sont les différentes positions successives que l’aile occupe pendant sa révolution complète ?

3° Comment se développe la force motrice qui soutient et transporte le corps de l’animal ?[8] »

Il imagine et fabrique ensuite divers dispositifs qui permettent de la même façon de simuler le vol des oiseaux. Il détermine ainsi le fondement du vol aérien : « Tout corps mince qui est courbé, tend à glisser sur l’air suivant la direction de sa propre courbure. »[9] Il fait fabriquer un « manège » pour étudier le vol de véritables oiseaux (pigeons, buses, faucons) que l’on maintient dans ce dispositif tout en leur laissant la liberté de voler selon un grand cercle. Pour qu’ils puissent se sentir « en liberté », le manège est construit suivant un diamètre de 6 à 7 mètres. « Attelé, en quelque sorte, à l’extrémité d’un long bras qui tourne sur un pivot central, l’oiseau doit être, autant que possible, libre d’exécuter des mouvement d’oscillation verticale… Pourvu que l’oiseau, même entravé dans des mouvements, batte des ailes avec l’intention de voler, nous pourrons étudier ses actes musculaires avec leurs caractères, de force, d’étendue, de durée. » [10]

Plaque au 11 boulevard Delessert.

Marey est rejoint en 1874 par un assistant, Victor Tatin (1843-1913), qui comme lui est fasciné par les possibilités du vol mécanique et fabriquera d’ailleurs en 1879 l’un des premiers aéroplanes sans pilote, propulsé par un moteur à air comprimé[11]. Il rencontre aussi Alphonse Pénaud (1850-1890), qui lors d'une conférence à la Société française de navigation aérienne, fin 1873, pour l'étude théorique du vol des oiseaux, imagine un appareil photographique qui pourrait prendre plusieurs épreuves à quelques centièmes de seconde d’écart l’une de l’autre[12].

En 1878, Marey devient membre de l'Académie des sciences au fauteuil de Claude Bernard. Son intérêt pour l'étude du mouvement chez les êtres vivants est aussi vif et, après la découverte des travaux du Britannique Muybridge, qu'il rencontre en 1881, il utilise la photographie comme outil principal de ses recherches. Il est à l'origine de l'Institut portant son nom[13],[14]. En 1888, il assure la présidence de la Ligue nationale de l'éducation physique créée cette même année à l'instigation de Paschal Grousset.

« E.-J. Marey (1830-1870) appartient, comme Paul Bert, à la génération des physiologistes qui ont fait leur apprentissage au milieu du siècle, alors que la physiologie avait conquis son indépendance et trouvé son style. On doit à Marey d'avoir repris, modifié et développé en France, les techniques d'inscription graphique mises au point par Ludwig, et d'avoir importé, en physiologie, les techniques de la photographie en série déjà utilisées par les astronomes (Janssen, inventeur du « révolver photographique », pour l'étude du passage de Vénus, Paris, 1874). On a vu que l'hémodynamomètre de Poiseuille avait fourni à Ludwig un des éléments du kymographe. Inversement, c'est le sphygmographe de Karl Vierordt (1853), construit par composition du sphygmomètre et de l'enregistreur graphique de Ludwig, qui est l'ancêtre des appareils de Marey. Associé à Chauveau (1827-1917), Marey a utilisé le sphygmographe comparatif à l'étude des mouvements de la circulation (Physiologie médicale de la circulation du sang, 1863). C'est aussi en collaboration avec Chauveau que Marey a construit et utilisé la sonde cardiaque pour l'enregistrement des pulsations du cœur (Appareils et expériences cardiographiques, 1863). Les travaux de Marey sur la locomotion humaine et animale étudiée selon la méthode graphique sont résumés dans La Machine animale (1873). Des travaux sur le même sujet, selon la méthode chronophotographique et qui font de Marey un des pères du cinématographe, sont réunis dans Le Mouvement (1894). »Georges Canguilhem [15]

Il vit entre 1881 et 1904 au 11 boulevard Delessert (16e arrondissement de Paris). Une plaque lui rend hommage. Étienne-Jules Marey meurt le , à l'âge de 74 ans, dans le 16e arrondissement de Paris[16].

Chronophotographie[modifier | modifier le code]

Pélican volant, chronophotographie sur plaque fixe, 1887.

En 1882, Marey crée la Station physiologique du Parc des Princes à Boulogne sur Seine, subventionnée par l'État français : le ministère de la Guerre s'est intéressé aux travaux de Marey sur la « méthode de marche » de l'armée allemande, vainqueur de la Guerre franco-allemande de 1870. Toute l'attention de Marey est tendue vers ce but : comment fonctionne la « machine animale ? »

« Cette connaissance ne pouvait être acquise par l’observation simple, car l’attention la plus soutenue, concentrée sur l’action d’un seul muscle, a grand’peine à en saisir les phases d’activité et de repos, même dans l’allure la plus lente. Comment alors pourrait-on espérer de saisir à la fois l’action de tous les muscles des membres à toutes les phases d’une allure rapide[17]? »

En 1882, Marey invente la chronophotographie, procédé encore utilisé de nos jours, en s'inspirant du revolver astronomique de Jules Janssen (1874). Cette technique consiste à prendre en rafale des instantanés sur une même plaque fixe de verre enduite de gélatinobromure, avec un appareil de prise de vues muni d'un seul objectif — contrairement aux méthodes de Muybridge qui utilise plusieurs appareils et autant d'objectifs, et de Louis Aimé Augustin Le Prince — qui opère sur des sujets clairs disposés devant un fond noir afin de pouvoir analyser avec précision les différentes positions des corps au cours d'un mouvement[18]. La plaque de verre est exposée plusieurs fois très brièvement grâce à un obturateur rotatif tournant derrière l’objectif, qui laisse passer le faisceau de lumière par intermittence. Marey présente cette technique le 3 juillet 1882[19] à l'Académie des sciences.

Fusil photographique de 1882 adapté à la pellicule en 1888, Musée des Arts et Métiers.

En 1882 également, il met au point le fusil photographique, avec le fabriquant d'obturateurs parisien Otto Lund, un appareil qui peut photographier en douze poses d'1/720e de seconde chacune un sujet « sur nature » en épaulant comme avec un vrai fusil, permettant ainsi de suivre un mouvement particulièrement rapide. Cet appareil a l'avantage d'être léger et mobile, chargé de petites plaques de verre circulaires[20] qui se présentent derrière l'objectif comme les balles d'un revolver. Il en fait une démonstration à l'Académie des sciences le 13 mars 1882[21],[22]. Marey modifie plusieurs fois son fusil photographique — versions des musées de Beaune[23] et des Arts et Métiers et plus tardive (N°5) de la Cinémathèque[24] — et principalement en 1889 pour lui adapter un nouveau support : le film souple en nitrate de cellulose inventé par l’Américain John Carbutt, commercialisé par George Eastman qui le présente à l'exposition universelle de 1889 avec son appareil Kodak N°1, support qui est alors diffusé en Europe, notamment à Paris par Paul Nadar et Balagny.

Machine à fumée permettant d’observer l’écoulement d’un fluide rencontrant un obstacle, 1900.

En 1888, Marey avait déjà abandonné la plaque de verre, lui préférant le support papier, qu'il avait adopté avec succès pour ses prises de vues ultrarapides. Durant l'été 1889, il se procure le support transparent et souple de John Carbutt, et réalise les premiers films scientifiques du cinéma, tels que "La Goutte d'eau tombant dans l'encre", à l'aide d'une caméra argentique qu'il développe en collaboration avec son bras droit, Georges Demenÿ et qu'il nomme "chronophotographe"[25]— le mot "chronophotographie" sera retenu officiellement en 1889 — où le support souple enduit sur une face d'une émulsion photosensible avance en synchronisme avec la fermeture d'un obturateur, puis s'immobilise pour enregistrer un photogramme, et recommence une douzaine de fois par seconde. La décomposition photographique du mouvement ne figure plus ainsi sur une même plaque, mais image après image tout au long du support Eastman. Cette caméra photochronographique (première appellation) est brevetée le 3 octobre 1890[26] et modifiée en 1890 par Georges Demenÿ[27], qui en 1894 substitue au procédé d'entraînement par cadre presseur, un procédé plus fiable par came battante (brevet du 27 juillet 1894 additif au brevet du 10 octobre 1893). La Cinémathèque française conserve environ 420 rouleaux négatifs originaux de Marey et Demenÿ de 0,11 m à 4,19 m de longueur, comprenant notamment des fragments d'essais de 1889[28] et des rouleaux chronophotographiques sur celluloïd depuis 1890, tels que Le Cheval Bixio monté (28 photographies), Le Cheval Bixio au pas (61 photographies), Cheval attelé à une voiture boulevard Delessert, scène extérieure prise depuis une fenêtre du domicile de Marey (36 photographies) ou "La Vague" réalisée à Naples, où il possède une résidence, et conservée au musée Étienne-Jules Marey de Beaune[29]. À partir de ses chronophotographies, Il fait également réaliser des sculptures en plâtre et bronze (décomposition du vol du goéland, du pigeon, de la mouette, 1887), par un sculpteur napolitain[30], qu'il installe ensuite dans une sorte de Zootrope appelé Miroscope.

Ces expériences, qui anticipent sur l’ère du cinéma, ne portent pourtant pas le nom de films de cinéma[31]. Ceux-ci sont tournés en 1891 par l’ingénieur électricien de Thomas Edison, William Kennedy Laurie Dickson. En effet, le procédé mécanique d’avancement alternatif de la pellicule choisi par Marey et Demenÿ, un cadre presseur intermittent qui arrête le défilement de la pellicule devant la fenêtre de prise de vues, et un ressort qui la déplace lorsque le cadre presseur se soulève, présente le défaut de générer des superpositions imprécises de photogrammes de largeurs variables, « ce qui engendre des problèmes d’équidistance entre les images. »[32], à moins de parvenir à une vitesse de défilement parfaitement régulière.

Ce défaut, renforcé par l’absence de perforations, était incompatible avec tout système de visionnement en mouvement existant en 1890. En 1892, Marey envisage avec Georges Demenÿ de réaliser un projecteur chronophotographique adapté à ces bandes, mais y renonce malgré les avancées de ses collaborateurs et conclut : « il nous a paru convenable de surseoir à de nouveaux essais »[33],[34]. Demenÿ réalise alors un projecteur à bandes négatives en 1893[35],[36].

Marey préfère néanmoins « étudier ses films en tirant et agrandissant chaque image, en calquant, épurant, et en les comparant avec des graphiques. »[37]

« Le cinéma ne doit presque rien à l'esprit scientifique... Il est significatif que Marey ne s'intéressait qu'à l'analyse du mouvement, nullement au processus inverse qui permettait de le recomposer[38]. »

Les premiers films, impressionnés en 1891 sur les rouleaux Eastman que l'inventeur américain Thomas Edison et son assistant William Kennedy Laurie Dickson ont dotés de perforations pour assurer une prise de vues aux photogrammes identiques et espacés régulièrement, présentent le même pas (hauteur des photogrammes) qui permet leur visionnement en continu, d'abord avec le procédé à vision individuelle mis au point parallèlement par Dickson, le kinétoscope, puis collective, avec le cinématographe des frères Lumière. Mais le seul souci de Marey est scientifique et son but est de décomposer les phénomènes trop rapides pour être perçus par l'œil humain, afin d'en analyser la succession mécanique dans l'ordre chronologique. Son refus de l'utilisation d'une quelconque machine à buts commercial et récréatif l'éloigne donc du processus qui va mener à l'invention du cinéma. À ce sujet, il est en complet désaccord avec Demenÿ qui, après des essais réalisés en 1891 à l'Institut national de jeunes sourds de Paris[39],[40] avait créé en 1892 le phonoscope à disque[41] inspiré du zoopraxiscope de Muybridge, mais où les dessins étaient remplacés par des clichés de chronophotographie, découpés et collés de la même façon sur le disque en verre rotatif qui permettait, grâce à un obturateur, de visionner directement le mouvement sur le disque actionné par une manivelle ou d'assister à sa projection sur un écran à l'aide d'une forte lanterne Molteni placée derrière l'appareil. Georges Demenÿ avait procédé avec succès à la première présentation publique d'images chronophotographiques animées, lors de l'exposition internationale de Photographie de Paris de 1892[42]. Ce procédé était identique dans son principe aux jouets optiques et limité en conséquence par la durée très courte de la scène (2 à 4 secondes au maximum) et le caractère cyclique du spectacle.

La commercialisation du phonoscope et la démarche non scientifique de Demenÿ, partisan de la recomposition du mouvement en tant que spectacle, obligent Marey à se séparer en 1894 de son collaborateur, lequel ne pouvant utiliser les brevets de son employeur, met au point personnellement une caméra chronophotographique, toujours chargée de pellicule non perforée, qui prend également le nom de Phonoscope, puis de Biographe. Mais, faute de capacités technique et financière suffisantes, et face à la sortie d'un nouvel appareil de prise de vues plus performant qui fait aussi appareil de projection : le cinématographe, Demenÿ se résout à vendre ses brevets à Gaumont mi-1895, après avoir fait faillite, ainsi que sa production d'environ 100 films, incluant "Danseuse de French-Cancan", "Premiers pas de Bébé" ou "Passage du Train", dont une dizaine, sur bandes de 15 m, est conservée au Musée des Arts et Métiers[43]. C'est avec une version modifiée de cet appareil à bande de 60 mm de large, qu'en 1896 est réalisé "La biche au bois" par Jacques Ducom au théâtre du Châtelet, l'un des premiers grands succès du cinéma[44] et qu'Alice Guy, la première réalisatrice du cinéma, tournera ses premiers films, dont "La fée aux choux[45].

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Recherches physiques et physiologiques[modifier | modifier le code]

Appareil enregistreur de Marey.

Si le nom de Marey est bien connu dans l'histoire du cinéma pour ses recherches dans l'immobilisation photographique du mouvement, il est aussi un scientifique novateur dans plusieurs autres domaines :

Cette nouvelle perception du vivant inspire encore aujourd'hui les arts visuels et numériques[46]

Influences sur les arts[modifier | modifier le code]

Premier lightpainting au monde: trajectoire d'une boule blanche écrivant le nom de Marey, août 1882.
Premier lightpainting au monde : signature d'Étienne-Jules Marey en 1882.

Historiquement, le premier lightpainting a été créé en août 1882[47] par Étienne-Jules Marey, il s'est amusé à signer son nom avec une boule blanche en se déplaçant devant un mur sombre et en enregistrant photographiquement toute l'opération.

Les résultats de ses travaux sur le mouvement, ses chronophotographies parfois abstraites, influencent des artistes du XXe siècle :

Publications[modifier | modifier le code]

Étienne Jules Marey, (de) Galerie hervorragender ärzte und naturforscher, Munich, J. F. Lehmann, s.d.
  • Physiologie médicale de la circulation du sang basée sur l'étude graphique des mouvements du cœur et du pouls artériel : avec application aux maladies de l'appareil circulatoire, Paris, Delahaye (1863) (disponible sur Gallica)
  • Études physiologiques sur les caractères graphiques des battements du cœur (1865)
  • Du mouvement dans les fonctions de la vie
  • « Du vol des oiseaux » La Revue scientifique 14, 21 août, 11 septembre et 2 octobre 1869 (texte en ligne)
  • La Machine animale. Locomotion terrestre et aérienne (1873-1874) (lire en ligne)
  • Physiologie expérimentale (1875)
  • Appareils & instruments de physiologie : extrait du catalogue illustré (1875) (disponible sur Gallica)
  • Notice sur les titres et travaux scientifiques du Dr Marey (1876) (lire en ligne)
  • Pression et vitesse du sang (1876)
  • « Moteurs Animés. Expériences de physiologie graphique » La Nature, no 278 - 28 septembre 1878 et no 279 - 5 octobre 1878.
  • La méthode graphique dans les sciences expérimentales et principalement en physiologie et en médecine, Paris, Masson (1878) (disponible sur Gallica)
  • La Méthode graphique dans les sciences expérimentales (1878) (texte en ligne)
  • La Circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies (1881) (texte en ligne, disponible sur Gallica)
  • Études photographiques sur la locomotion de l'homme et des animaux (1883) (lire en ligne)
  • Développement de la méthode graphique par l'emploi de la photographie, Paris, Masson (1884) (disponible sur Gallica)
  • « Études pratiques sur la marche de l'homme. Expériences faites à la station physiologique du Parc des Princes » La Nature, no 608 - 24 janvier 1885.
  • Station physiologique : méthodes et appareils : [photographie] , en collaboration avec Georges Demenÿ et Pagès, Paris, (1886) disponible sur Gallica
  • Le vol des oiseaux (1890) éd. G. Masson (lire en ligne) - Préface publiée dans La Revue scientifique 19 octobre 1889
  • « Des appareils enregistreurs de la vitesse » La Nature, no 878 - 29 mars 1890 (texte en ligne)
  • « La chronophotographie : nouvelle méthode pour analyser le mouvement dans les sciences physiques et naturelles », Revue générale des sciences pures et appliquées, no 2,‎ , p. 689-719 (lire en ligne [PDF])
  • « Mouvements de natation de la raie » La Nature, no 1029 - 18 février 1893 (texte en ligne)
  • « Le Mouvement Des Liquides Étudié Par La Chronophotographie » La Nature, no 1040 - 6 mai 1893 (texte en ligne)
  • avec Georges Demenÿ, Études de physiologie artistique faites au moyen de la chronophotographie (1893)
  • « Des mouvements que certains animaux exécutent pour retomber sur leurs pieds, lorsqu’ils sont précipités d’un lieu élevé » La Nature, no 1119 - 10 novembre 1894 (texte en ligne)
  • Le Mouvement, Paris, G. Masson, (lire en ligne) disponible sur Gallica
  • « La Station physiologique de Paris » La Revue scientifique 29 décembre 1894 (texte en ligne) et 6 janvier 1895 (texte en ligne)
  • « Analyse des mouvements du cheval par la chronophotographie », La Nature, no 1306 - 11 juin 1898 (texte en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Marey, d'après une photographie de Nadar.
  • (en) ) Michaelis A. R., E. J. Marey--physiologist and first cinematographer in Medical History, avril 1966 ; 10(2): 201–203 (texte disponible
  • (en) ) Lawrence C., Physiological apparatus in the Wellcome Museum. 1. The Marey sphygmograph. in Medical History, avril 1978 ; 22(2): 196–200. (txte disponible
  • Michel Frizot, La Chronophotographie, Chapelle de l'Oratoire, Beaune 1984. Catalogue de l'exposition, Association des Amis de Marey et Ministère de la Culture.
  • Michel Frizot, Photo poche no 13 : Étienne-Jules Marey, Centre national de la photographie, Actes Sud 1990, 1re éd. 1984.
  • Collectif, La passion du mouvement au XIXe siècle : Hommage à Étienne-Jules Marey, Musée Marey, Beaune 1991. Catalogue de l'exposition.
  • Braun Marta, Picturing time - The work of Etienne-Jules Marey, 1830-1904. University of Chicago Press 1992.
  • Collectif, Marey pionnier de la synthèse du mouvement, Musée Marey, Beaune 1995. Catalogue de l'exposition.
  • Collectif, Actes du colloque Marey/Muybridge pionniers du cinéma - rencontre Beaune/Stanford, Conseil régional de Bourgogne, Ville de Beaune, Université de Stanford (Californie), colloque le19 mai 1995, édition en 1996.
  • François Dagognet, Étienne-Jules Marey: La passion de la trace, Paris, Hazan 1997 (ISBN 978-2850251238).
  • Collectif, Aérodynes - Les débuts de l'aviation - Hommage à Marey. Musée Marey, Beaune 1999. Catalogue de l'exposition.
  • Leuba Marion, Morand Sylvain, E.J. Muybridge (1830-1904) E.J. Marey (1830-1904) Histoires parallèles. Musée Marey, Beaune, 2000. catalogue de l'exposition.
  • Michel Frizot, Étienne-Jules Marey : Chronophotographe, Paris, Nathan, Delpire 2001.
  • Collectif, Images, sciences, mouvement: Autour de Marey, Paris, L'Harmattan 2003, 346 p.
  • Font-Réaulx Dominique de, Thierry Lefebvre et Laurent Mannoni (sous la direction de), É.-J. Marey, Actes du colloque du centenaire, Arcadia Éditions, 2006 (ISBN 2913019439).
  • Collectif, Marey- Ronco Images d'un monde au travail. Musées de Beaune 2010.
  • Journal de l'exposition Dialogues mouvementés - Regards contemporains sur les travaux d'Étienne-Jules Marey: Alexandra Allard, Paolo Gioli, Cédric Klapisch, Musée des Beaux-arts de Beaune, 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Titres de M. Marey
  2. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 14
  3. (en) Marey Max Planck Institute for the History of Science
  4. Qui est-il ? Étienne-Jules Marey (1830-1904) p. 2 à 6, par Jean-Claude Léonard et Christian Morin - Éditorial SO.F.O.P.
  5. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, (ISBN 0543945995), chap. II (« Locomotion terrestre (bipèdes) »), p. 116 à 129
  6. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. III (« Des allures de l’homme »), p. 130 à 143
  7. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. VI (« Expériences sur les allures du cheval (suite) »), p. 171 à 186
  8. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. I (« Du vol des insectes »), p. 188
  9. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. III (« Le Vol des oiseaux »), p. 227
  10. Marey, La Machine animale : Locomotion terrestre et aérienne, Germer Baillière, , 299 p. (ISBN 0543945995), chap. V (« Des changements du plan de l’aile de l’oiseau aux différents points de son parcours »), p. 254-274
  11. (en) The work of Étienne-Jules Marey (1830-1904) p. 53, by Marta Braun
  12. Corps en mouvement p. 122, par Alain Vaillant
  13. Dibattista L. « L'Institut Marey : naissance et destin d'un rêve scientifique » Vesalius, XI, 1, p. 4-10, 2005, Texte disponible
  14. McKenzie J. S. Les origines de l'Institut Marey du Collège de France et son rôle dans l'essor de la neurophysiologie française, Texte intégral
  15. Georges Canguilhem : Études d'histoire et de philosophie des sciences, Paris, Vrin, p. 247
  16. Bulletin de décès dans Base Léonore
  17. Étienne-Jules Marey, « La Station physiologique de Paris », La Revue scientifique, 6 janvier 1895
  18. Chronophotographie sur plaque fixe de Georges Demenÿ, 1890, Musée E.J. Marey de Beaune, site musees-bourgogne.org.
  19. Marey, « Analyse du mécanisme de la locomotion au moyen d'images photographiques recueillies sur une même plaque et représentant les phases successives du mouvement », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS,‎ , pp.14-16
  20. Vol d'une mouette, plaque de fusil photographique, 1882, Musée E.J. Marey de Beaune, site musees-bourgogne.org.
  21. Marey, « Sur la reproduction, par la photographie, des diverses phases des vols d'oiseaux », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS,‎ , t.94, pp.683-685
  22. Il est à noter que la qualité des images est moyenne, avec un pique faible, dû aux dimensions modestes des petites plaquesMarey, « Physiologie animale. Emploi de la photographie instantané pour l'analyse des mouvements chez les animaux. », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS, t.XCIV, n°15,‎ , pp.1013-1020
  23. Fusil photographique, 1882, Musée E.J. Marey de Beaune, site musees-bourgogne.org.
  24. Fusil chronophotographique électrique à bande pelliculaire, 1899, site cinematheque.fr.
  25. Chronophotographe à pellicule mobile de 90 mm de large, 1889, Musée E.J. Marey de Beaune, site musees-bourgogne.org
  26. Caméra film 60 mm non perforé, 1890, collection de la Cinémathèque française, site cinematheque.fr.
  27. Appareil chronophotographique à pellicules "A56", ouvert, 1890, collection du musée des arts et métiers, site cugnot.cnam.fr.
  28. Homme en marche, fragment d'un des premiers rouleaux négatifs de Marey de 1889, in catalogue de l'exposition La machine cinéma, Laurent Mannoni, La Cinémathèque française/Lienart, 2016, p. 32.
  29. Études de mouvements humains, 1890 à 1894, films de Marey et Demenÿ, dont à 6 min 03 s des scènes d'escrime de 1890 réalisées à Naples, site youtube.com.
  30. Images de sculptures d'oiseaux en vol produites par Marey, site yahoo.com.
  31. Le mot anglais film, qui désigne une couche ou un voile, a été utilisé pour la première fois par Edison(en) William Kennedy Laurie Dickson et Antonia Dickson (préf. Thomas Edison), History of the Kinetograph, Kinetoscope and Kineto-Phonograph, New York, The Museum of Modern Art, , 55 p. (ISBN 0-87070-038-3)
  32. Laurent Mannoni, La Machine cinéma, Paris, Lienart & La Cinémathèque française, , 307 p. (ISBN 9782359061765), p. 32
  33. Le Mouvement, Paris, G. Masson, 1894
  34. Beaune, Musée E.J. Marey, En savoir plus sur les collections, site musees-bourgogne.org.
  35. Appareil chronophotographique de projection pour bandes négatives, 1893, provenant du laboratoire d'Étienne-Jules Marey, collection du Musée des Arts et Métiers, site cugnot.cnam.fr.
  36. Il s'agit probablement du procédé auquel Marey fait allusion, lorsqu'il abandonne ses propres recherches de projecteur.
  37. Mannoni 2016, p. 32
  38. André Bazin, Qu'est-ce que le cinéma ? Chap. 2 : Le Mythe du cinéma total, page 19, Les éditions du Cerf, Collection 7°Art, Paris, 1994, (ISBN 2-204-02419-8), 372 pages, citation de la page 19
  39. "Je vous aime" prononcé par Demenÿ avec un phonoscope pour l'apprentissage de la lecture labiale par les sourds, sèrie "La Llum del Cinema", Museu del Cinema, Gérone, site youtube.com
  40. Films de Demenÿ pour l'apprentissage de la lecture labiale par les sourds, 1891-1892, site youtube.com.
  41. Phonoscope : visionneuse et projectionneuse de clichés chronophotographiques, 1892, collection de la cinémathèque française, site cinematheque.fr.
  42. La cloison de la chambre de projection est percée de trous pour les yeux des spectateurs.
  43. Films de Georges Demenÿ de 1895, collection du Musée des Arts et Métiers, site cugnot.cnam.fr.
  44. Christian Canivez, « Georges Demenÿ, père oublié du cinéma », La Voix du Nord,‎ , p. 38 (lire en ligne).
  45. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 32 et 38
  46. Anne Bramard-Blagny et Julia Blagny, « Etienne-Jules Marey - La science au réveil des arts », sur http://www.universcience.tv, (consulté le 17 juillet 2017) : « En s'intéressant notamment au galop du cheval, à la nage de la raie, à la marche humaine, aux tourbillons des fumées, il a induit une nouvelle perception du vivant qui inspire encore aujourd'hui les arts visuels et numériques. »
  47. Marey E.J., « Emploi de la photographie pour déterminer la trajectoire des corps en mouvement, avec leurs vitesses à chaque instant et leurs positions relatives. Applications à la Mécanique animale. », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences, CRAS,,‎ lundi 7 août 1882, t.xcv, pp.267/270

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