Germaine Dulac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dulac, Saisset et Schneider.
Germaine Dulac
Germaine Dulac.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Germaine Saisset-SchneiderVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Albert Dulac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres réputées

Germaine Dulac, Germaine Saisset-Schneider de son nom de naissance, est une cinéaste française, née le à Amiens, morte le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Considérée comme sensible, généreuse, indépendante, possédée par la passion de la recherche et du neuf, Germaine Dulac est parmi les premières en France à envisager le cinéma comme un grand art auquel elle va se consacrer dès 1916.

Elle épouse en 1905 Albert Dulac, agronome socialiste et futur romancier. Sa vie professionnelle commence en 1906 au journal féministe La Française où, jusqu'en 1913, « elle rédige principalement des portraits de femmes et des critiques de théâtre »[1]. Elle écrit également quelques pièces de théâtre[2].

En 1916, elle fonde avec Irène Hillel-Erlanger une maison de production, la DH Films. Après avoir manifesté ses dons émotionnels et plastiques, dans Les Sœurs ennemies (1915) et Venus Victrix (1917), elle réalise, d'après un scénario de son ami Louis Delluc, La Fête espagnole, et devient une des fortes personnalités de la première avant-garde. Dès 1920, elle publie de nombreux écrits historiques aux vues nouvelles et pénétrantes.

Après La Mort du Soleil (1921), elle accomplit son chef-d’œuvre avec La Souriante Madame Beudet (1923), critique de la vie conjugale petite-bourgeoise ou, en termes modernes, de « l'incommunicabilité du couple ». Après 1924, elle milite aussi avec ardeur pour répandre l'amour du cinéma et contribue à développer les ciné-clubs. Plus tard, elle rejoint la « seconde avant-garde », avec La Coquille et le Clergyman (1928) (d'après Antonin Artaud), puis elle réalise des symphonies d'images, alliées à la musique, avec Disque 927 (1927) (d'après Chopin) ou Thèmes et Variations (1928).

Quand le cinéma parlant empêche dorénavant une production totalement indépendante, elle préfère se consacrer aux actualités. De 1933 à sa mort en 1942, elle est directrice adjointe des Actualités Gaumont. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise (74e division)[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

La Coquille et le Clergyman (1928)

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Germaine Dulac, Écrits sur le Cinéma (1917-1939), textes réunis par Prosper Hillairet, Éditions Paris Expérimental, 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Germaine Dulac sur 1895
  2. Catherine Silberschmidt, « Germaine Dulac, mythe et rythme », Cahiers du cinéma, no 602, juin 2005, p. 80
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 299

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Ford, Germaine Dulac, Anthologie du cinéma tome IV, L'Avant-scène, Paris, 1968
  • Alain Virmaux et Odette Virmaux, Artaud-Dulac : La Coquille et le Clergyman : essai d'élucidation d'une querelle mythique, Éditions Paris Expérimental, 1999
  • L. B. Danou, Le Cinéma de ma mémoire. En hommage personnel à Germaine Dulac telle que je l’ai connue, 1932-1939, Danou Édition, Paris, 2005
  • Germaine Dulac, au-delà des impressions, numéro spécial de la revue 1895, sous la direction de Tami Williams, Paris, 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :