Film (cinéma)

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Le mot anglais film qui signifie « couche », « voile », est utilisé couramment en français tel quel, film, pour désigner aussi bien la pellicule chargée dans les magasins des caméras argentiques, destinée aux prises de vues cinématographiques que les œuvres mêmes du cinéma et de l'audiovisuel, qu'elles soient sur support argentique ou sur tout autre support existant (vidéo, numérique) ou à venir.

Origine du mot[modifier | modifier le code]

C'est l'inventeur et industriel américain Thomas Edison qui adopte dès 1894 le mot anglais pour désigner les premières œuvres du cinéma que son assistant, William Kennedy Laurie Dickson, le premier réalisateur de l'Histoire, tourne à l'aide du Kinétographe. « Kinétographe (en grec, écriture du mouvement) : caméra de l'Américain Thomas Edison, brevetée le 24 août 1891, employant du film perforé 35 mm et un système d'avance intermittente de la pellicule par « roue à rochet ». Entre 1891 et 1895, Edison réalise quelque soixante-dix films[1] ».

Après développement, les films sont ensuite présentés individuellement aux spectateurs grâce au Kinétoscope. « The cinema, as we know it today, began with the invention of the Kinetograph and Kinetoscope. These two instruments represent the first practical method of cinematography (Le cinéma, tel que nous le connaissons de nos jours, commença avec l’invention du Kinématographe et du Kinétoscope. Ces deux instruments constituent la première méthode efficiente de prise de vues cinématographique)[2] ». « Les bandes tournées par Dickson sont à proprement parler les premiers films[3] ».

La paternité du mot film, attribuée à Edison, est confirmée par William K.L. Dickson, malgré son désaccord et sa brouille avec son ancien employeur au sujet de la projection sur grand écran dont il entrevoyait la nécessité, avant les premières projections des frères Lumière en 1895[4]. Le format 35 mm, avec ses 8 perforations rectangulaires caractéristiques, est mis au point par les deux hommes aidés par William Heise dès 1893. « Edison fit accomplir au cinéma une étape décisive, en créant le film moderne de 35 mm, à quatre paires de perforations par image. »[5]

Les frères Lumière désigneront par « vues photographiques animées » leurs œuvres sur bande argentique perforée à raison d'une seule perforation ronde de chaque côté des photogrammes, format qui sera vite obsolète et abandonné. Georges Méliès appellera les siennes des « tableaux », comme au music-hall, qui était sa principale référence.

Déclinaisons du mot[modifier | modifier le code]

On parle de :

Un film culte est un film adulé dès son apparition sur le marché, ou après son exploitation, voire quelques décennies plus tard, par une partie du public, qui estime que cette œuvre mérite une place exceptionnellement importante dans l’histoire du cinéma, et cela parfois en opposition avec sa réception par la critique de cinéma ou les résultats de son box-office.

Un téléfilm peut développer à peu près les mêmes thèmes que les films de cinéma, mais sa production le destine au départ pour une exploitation sur les réseaux de télévision, publics ou privés. Sous forme de séries, les téléfilms ont apporté un nouveau souffle à la création scénaristique.

Une filmographie est la liste des films qui concernent un artiste (réalisateur, scénariste, technicien, comédien) ou un personnage de fiction.

Un film de poche est un film tourné, monté et le plus souvent diffusé à partir d’un téléphone mobile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Mannoni, "Lexique", in Libération numéro spécial, supplément au no 4306 du 22 mars 1995, célébrant le 22 mars 1895, année française de l'invention du cinéma, page 3
  2. (en) John Barnes (dir.), The Beginnings of the cinema in England : 1894-1901, vol. 1 : 1894-1896, Exeter (Devon), University of Exeter Press, (1re éd. 1976), 294 p. (ISBN 978-0-85989-954-3), préface
  3. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 16
  4. (en) William Kennedy Laurie Dickson et Antonia Dickson (préf. Thomas Edison), History of the Kinetograph, Kinetoscope and Kineto-Phonograph, New York, The Museum of Modern Art, , 55 p. (ISBN 0-87070-038-3)
  5. Sadoul 1968, p. 11

Articles connexes[modifier | modifier le code]