Sparks (groupe)

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Sparks
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Sparks en 1974.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Rock, pop, glam rock, pop psychédélique, new wave & synthpop
Années actives depuis 1968
Site officiel Allsparks.com
Composition du groupe
Membres Ron Mael
Russell Mael
Dean Menta
Tammy Glover
Anciens membres John Mendelsohn
Earle Mankey
Jim Mankey
Harley Feinstein
Martin Gordon
Adrian Fisher
Norman "Dinky" Diamond
Trevor White
Ian Hampton
Sal Maida
Jeffrey Salen
Hilly Boy Michaels
Ben Benay
Alan Broadbent
David Foster
Ed Greene
David Paich
Mike Porcaro
Reinie Press
Lee Ritenour
Thom Rotella
Keith Forsey
Bob Haag
Leslie Bohem
David Kendrick
James Goodwin
John Thomas

Sparks est un groupe pop-rock fondé par Ron & Russell Mael à Los Angeles en 1968. Le groupe est notamment connu pour son morceau This Town Ain't Big Enough for Both of Us, paru en 1974 sur l'album Kimono My House. Après avoir été un des groupes clef du glam rock, Sparks décide d'évoluer et de devenir un duo de synthpop et de musique new wave, s'inspirant alors des productions de musique disco. Produit par Giorgio Moroder, l'album No. 1 In Heaven devient un succès critique et commercial en 1979. Évoluant et changeant constamment de style à chaque nouvel album, le groupe continue de sortir régulièrement des disques tout en se produisant sur scène plus de 45 ans après leurs débuts. En 2017, le groupe sort Hippopotamus: ils seront en concert le 1er octobre à la Gaîté-Lyrique à Paris[1].

Sparks est cité comme une influence majeure par des groupes d'électro-rock, de new wave et de synthpop comme New Order[2], et Depeche Mode[3], et aussi par des artistes et groupes de rock alternatif comme Morrissey[4], Siouxsie[5], et Sonic Youth[6]. Ils sont aussi mentionnés en interview par Björk[7].

Formation et années 1970[modifier | modifier le code]

Les deux frères Mael collaborent avec le guitariste Earle Mankey, le batteur John Mendelsohn et le bassiste Surly Ralph Oswald, et enregistrent une démo sous le nom de Halfnelson.

Quelque temps plus tard, Harley Feinstein et le frère de Earle Mankey, Jim Mankey, remplacent les précédents titulaires à la batterie et à la basse. C'est avec cette formation, que le groupe sera signé sur le label Bearsville Records.

C'est toujours sous le nom de Halfnelson, et produit par Todd Rundgren que sort le premier album du groupe en 1971, vite réédité sous le nom Sparks (1972) - le groupe vient de changer de nom. Le groupe sort l'album A Woofer In Tweeter's Clothing en 1973. Pour promouvoir le disque, ils effectuent une résidence au club Marquee à Londres: une de leurs premières parties sera le groupe Queen.

Aussi, en 1974, Ron et Russell quittent la Californie et partent pour le Royaume-Uni. Ils s'établissent à Londres, et, managés par John Hewlett, ils signent avec le label Island Records et reforment Sparks avec des musiciens britanniques recrutés par le biais de petites annonces. La même année parait l'album Kimono My House produit par Muff Winwood. Les musiciens britanniques engagés alors sont le bassiste Martin Gordon, le guitariste Adrian Fisher et le batteur Norman "Dinky" Diamond. Le disque est un succès critique et populaire[réf. nécessaire] et le titre qui en est extrait, This Town Ain't Big Enough for Both of Us, se classe #2 dans les charts britanniques.

Cette réussite est confirmée dans la foulée par un nouvel album produit par Muff Winwood, Propaganda (1974), et le suivant, Indiscreet (1975), par Tony Visconti : disques sur lesquels Ian Hampton remplace Martin Gordon et Trevor White alterne avec Adrian Fisher (puis le remplace dans le second).

Cependant, l'année suivante, Ron et Russell décident de retourner aux États-Unis. En 1976, Sparks, après avoir tenté une collaboration avec le guitariste Mick Ronson, enregistre avec le producteur Rupert Holmes l'album Big Beat. Le groupe se produit en concert aux États-Unis pour promouvoir l'album. Les titres Big Boy et Fill er up se trouvent dans la bande originale du film catastrophe Le Toboggan de la mort dans lequel on peut les voir les interpréter dans un parc d'attractions. Big Beat sera le dernier album de Sparks à sortir sur le label Island Records.

En 1977, le groupe sort Introducing Sparks.

Les années 1970 se clôtureront avec la sortie d'un best of se concentrant sur la période "anglaise" des Sparks et reprenant 2 inédits Tearing the place apart et Gone with the wind.

En 1979, Ron et Russell produisent l’album Pas dormir du groupe français Bijou.

Années 1980[modifier | modifier le code]

En 1979, Ron et Russell, décidant que la pérennité du groupe Sparks passera par une évolution musicale radicale, confient leur destin au célèbre producteur italo-allemand de Donna Summer, Giorgio Moroder. Ce dernier produit les albums N°1 In Heaven (1979) et Terminal Jive (1980) . Ces disques connaissent un important succès commercial, le premier au Royaume-Uni, le second, en France et en Allemagne avec le hit When I'm with you[réf. nécessaire].

À l'aube des années 1980, à nouveau accompagné par un backing-group formé à partir du groupe de Los Angeles Bates Motel, Sparks revient brièvement au rock avec Whomp That Sucker (1981) et le hit Funny face.

Suivent les albums Sparks In Outer Space (1983), Pulling Rabbits Out of a Hat (1984) et Music That You Can Dance To (1986).

En 1988 parait le disque Interior Design. La même année on remarque la participation du duo à l'album Marc et Robert du groupe français Les Rita Mitsouko : ils participent à trois des onze titres de l'édition CD (« Hip kit », le single « Singing in the Shower » et « Live in Las Vegas »).

Années 1990 et 2000[modifier | modifier le code]

Après une absence de plus de six ans, Sparks produit l'album Gratuitous Sax and Senseless Violins en 1994. Il est déjà bien accueilli par le public, particulièrement en Allemagne. Les frères Mael enregistrent désormais leur musique dans leur propre studio et sans l'aide d'un producteur.

Le groupe reprend dans l'album Plagiarism de 1997 ses succès (majoritairement des années 1980) en version plus dance, plus techno, plus rock ou plus symphonique. Il comprend des collaborations, notamment avec le groupe Faith No More pour des reprises de This Town et de Something for the girl with everything ainsi qu'avec Erasure (reprise de Amateur Hour) et Jimmy Somerville (reprise de The Number One Song In Heaven). Tammy Glover devient leur batteuse.

En 2000, l'album Balls marque un retour à des chansons mélodieuses sur des rythmes dance.

Avec l'album Lil Beethoven en 2002, Sparks met au point une formule nouvelle, basée sur des motifs symphoniques (entièrement synthétisés) répétitifs et dramatiques, enjolivés parfois de percussions et de parties de guitares proches du heavy metal, jouées par Dean Menta, un ancien guitariste de Faith No More. Les parties vocales sont multipliées à la façon de Queen. Ce style plaisamment pompeux tranche avec les paroles volontiers répétitives, caricaturant des drames de la vie quotidienne.

Ils présentent cet album en avant-première au Royal Festival Hall de Londres sous la formule d'un spectacle reprenant la totalité de l'album en première partie et en seconde une sélection de leur succès précédents. Pendant Lil Beethoven, des animations cocasses sont projetées sur l'arrière-scène et Ron abandonne fréquemment ses claviers pour se livrer à des pitreries pince-sans-rire en relation avec ces images. Cette formule sera conservée pour les concerts ultérieurs et reproduite pour les deux albums suivants. Une exception toutefois, à l'occasion d'une apparition au festival Meltdown de Londres dans la même salle en 2004. A l'invitation de Morrissey qui est un fan depuis 30 ans, ils reproduisent l'intégralité de leur album Kimono My House avant d'enchainer sur Lil Beethoven dans une seconde partie.

Le vingtième album de Sparks, Hello Young Lovers est sorti en février 2006. Dans la même veine que le précédent, il contient toutefois des paroles plus copieuses et plus de guitares. Il est favorablement accueilli par les critiques et le public[réf. nécessaire]. La tournée (dont cinq dates au Royaume-Uni) présente le groupe avec cinq musiciens sur scène, dont un bassiste (première fois en ces quinze dernières années).

En juin 2008, Sparks sortent leur 21e album, Exotic Creatures of the Deep dans la même veine et avec un spectacle similaire qui est inauguré au Shepherd's Bush Empire de Londres. Pour marquer le coup, et dans la foulée de l'expérience Meltdown, les frères Mael précèdent le spectacle de 20 concerts en 26 jours dans la capitale britannique, au cours desquels ils reproduisent chaque soir un album dans son intégralité au plus près possible de l'original. Pour accomplir ce tour de force, ils assemblent une formation rock (sans les deux autres membres Dean Menta et Tammy Glover) qui répète pendant 4 mois, et qui est complétée certains soirs de musiciens classiques. Jimmy Somerville les rejoint pour Plagiarism, Tammy Glover pour Lil Beethoven (où elle parle sur un titre). Sur un écran au-dessus de la scène pendant les 18 premiers concerts, la pochette de l'album du jour est soumise à des traitements électroniques et termine invariablement dans des flammes au cours du rappel. À l'issue du 21e concert, pendant lequel les projections visuelles - de plus en plus élaborées - apparaissent dans un cadre doré, les 20 pochettes sont brulées consécutivement pendant que Ron, agenouillé devant l'écran manie un briquet.

En 2009, Ron et Russell prennent encore un nouveau virage en acceptant une commande de la radio nationale suédoise : une pièce opératique concernant peu ou prou la Suède... Cela donnera The Seduction of Ingmar Bergman, première comédie musicale de Sparks, qui a fait l'objet d'une double édition bilingue anglais/suédois en CD et vinyle. Voir à ce sujet l'article de Wikipédia consacré à The Last Seduction of Ingmar Bergman (en anglais).

FFS et Hippopotamus (2015-présent)[modifier | modifier le code]

En 2015, le groupe s'associe à Franz Ferdinand sous le nom FFS. Leur album FFS sort en juin 2015 et s'accompagne d'une tournée passant par l'Europe.

En septembre 2017, le duo sort Hippopotamus puis part en tournée avec 5 autres musiciens sur scène. Ils donneront un concert à Paris le {1er}} octobre à la Gaîté-Lyrique[1].

Influence[modifier | modifier le code]

Beaucoup d'artistes de new wave, de synthpop mais aussi de rock alternatif, revendiquent l'héritage des frères Mael. Parmi les groupes de musique électronique, Dave Gahan[3], et Martin Gore[8], de Depeche Mode ont cité le groupe comme une de leurs principales références à leurs tout débuts. Martin Gore a ensuite repris "Never Turn Your Back on Mother Earth" sur le Counterfeit e.p.. New Order se sont inspiré de l'album No. 1 in Heaven produit par Giorgio Moroder pour la production de leurs premiers titres électro/rock en 1982 comme "Temptation"[2]. Les mancuniens ont aussi repris "When I'm with you" sur scène en 1982[2]. Le groupe de post-punk et rock alternatif, Siouxsie and the Banshees ont repris le hit This Town Ain't Big Enough for Both of Us comme titre d'ouverture de leur album de reprises Through the Looking Glass. Thurston Moore de Sonic Youth a mentionné aussi ce titre des Sparks dans la « liste de ses titres préférés de tous les temps »[6]. Björk a aussi été marquée par ce premier succès du groupe, qu'elle a décrit « comme la chose la plus rafraichissante dans sa vie » de jeune fille, « ils étaient exotiques »[9], « Russel chantait comme une geisha et en plus ils portaient des costumes japonais et j'adorais cette culture enfant »[10]. Morrissey a cité Kimono My House comme une influence majeure[4]. Johnny Marr a aussi nommé les chansons des Sparks de l'époque glam comme autant de « singles conquérants »[11]. Le compositeur des Smiths, a aussi dit: « il n'y a rien de mieux qu'une chanson avec un potentiel commercial généré par un esprit intéressant » en prenant les Sparks comme exemple[12]. Les musiciens de Faith No More ont aussi été marqués par cette époque: leur claviériste Roddy Bottum s'est immédiatement procuré Indiscreet après les avoir vus à la télévision[13]. En 2004, le chanteur du groupe Franz Ferdinand s'est fendu d'un papier publié dans le NME intitulé, « pourquoi j'aime les Sparks »: « c'est seulement après quelques écoutes que vous pouvez vraiment apprécier leur musique [...] puis vous tombez amoureux et des groupes comme celui-là changent vos vies. Maintenant, je ne peux pas imaginer ma vie sans eux »[14].

Discographie[modifier | modifier le code]

Titre Date de
sortie
Label UK Albums Chart U.S. Billboard 200 Singles
Sparks / Halfnelson 1971 Bearsville Records - -
  • Wonder Girl
A Woofer in Tweeter's Clothing 1972 Warner Bros. Records - -
  • Girl From Germany
Kimono My House 1974 Island Records 4 -
Propaganda 1974 9 63
  • Never Turn Your Back On Mother Earth
  • Something For The Girl With Everything
Indiscreet 1975 18 -
  • Get In The Swing
  • Looks, Looks, Looks
Big Beat 1976 - -
  • Big Boy
  • I Like Girls
Introducing Sparks 1977 Columbia - -
  • A Big Surprise
No. 1 In Heaven 1979 Virgin Records 73 -
  • The Number One Song In Heaven
  • Beat The Clock
  • Tryouts For The Human Race
Terminal Jive 1980 - -
  • When I'm With You
  • Young Girls
Whomp That Sucker 1981 Why-Fi - 182
  • Tips For Teens
  • Funny Face
Angst in My Pants 1982 Atlantic Records - 173
  • I Predict
In Outer Space 1983 - 88
  • Cool Places
  • All You Ever Think About Is Sex
Pulling Rabbits Out of a Hat 1984 - -
  • With All My Might
  • Pretending To Be Drunk
  • Progress
Music That You Can Dance To 1986 Curb Records - -
  • Change
  • Music That You Can Dance To
  • Rosebud"
Interior Design 1988 Rhino - -
  • So Important
  • Just Got Back From Heaven
Gratuitous Sax & Senseless Violins 1994 Logic Records - -
  • When Do I Get To Sing 'My Way'
  • When I Kiss You (I Hear Charlie Parker Playing)
  • Now That I Own The BBC
Plagiarism 1998 Roadrunner - -
  • The Number One Song in Heaven
  • This Town Ain't Big Enough for Both of Us
Balls 2000 Recognition - -
  • The Calm Before The Storm
  • More Than A Sex Machine
  • vThe Angels
Lil' Beethoven 2002 Lil'Be Records - -
  • Suburban Homeboy
Hello Young Lovers 2006 Gut Records 66 -
  • Perfume
  • Dick Around / Waterproof
Exotic Creatures Of The Deep 2008 Lil'Be Records 54 -
  • Good Morning
The Seduction Of Ingmar Bergman 2009 Lil'Be Records - -
Two Hands one Mouth (Live in Europe) 2013 Lil'Be Records - -
FFS, avec Franz Ferdinand 2015 Domino Recording Company - -
Hippopotamus 2017 BMG - -

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Il existe trois DVD officiels du groupe : Live in London (période "Balls" malgré la photo qui date de 1974 sur la couverture) Live in Stockholm : Lil Beethoven et Dee Vee Dee (2007).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Sparks Calendar » (consulté le 6 août 2017)
  2. a, b et c In his autobiography, Peter Hook relates a New Order concert in Milano in 1982 where they did a cover of the 1979 Sparks track, "When I'm With You". Hook also wrote that New Order's "Temptation" and "Hurt" were inspired in part by Giorgio Moroder's "production on the wonderful Sparks track "Number one in Heaven"." (en) Peter Hook, Substance: Inside New Order, Simon & Schuster,
  3. a et b (en) « Collect-a-Page (Dave Gahan's questionnaire) », Look-In, (consulté le 4 mai 2017)
  4. a et b (en) « Morrissey Reveals His Favourite LPs Of All Time », thequietus.com, (consulté le 1er août 2017)
  5. Siouxsie and the Banshees ont repris "This Town ain't Big Enough for the Both of Us" en 1987 en morceau d'ouverture de leur album de reprises Through the Looking Glass
  6. a et b (en) Ben Kaye, « Here are Thurston Moore's favorite songs of all time », Consequence of Sound, (consulté le 21 juillet 2017)
  7. Björk talks about the records that changed her life. "Sparks : Kimono My House. [...] "’This House Ain’t Big Enough For The Both Of Us !’ They were my cheesy fantasies when I was eight. they were exotic, I guess. My parents were into heavy hippy Hendrix music at the time and I thought that was very boring and repetitive. Sparks were the most refreshing thing in my life." (en) Martin Aston, « Rebellious Jukebox », Melody Maker,‎
    Bjork also said: "I loved the way Russell Mael sung like a geisha, and that they were into wearing geisha clothes, as I was really into Japanese people". (en) « Björk Guðmundsdóttir’s Record Collection », Q magazine,‎
  8. (en) « Collect-a-Page (Martin Gore's questionnaire) », Look In, (consulté le 4 mai 2017)
  9. (en) Martin Aston, « Rebellious Jukebox », Melody Maker,‎
  10. (en) « Björk Guðmundsdóttir’s Record Collection », Q magazine,‎
  11. (en) Craig McLean, « Johnny Marr: soundtrack of my life », The Guardian, (consulté le 1er août 2017)
  12. (en) Rhys Buchanan, « Johnny Marr: In depth interview », (consulté le 1er août 2017)
  13. (en) Daryl Easlea, Talent is an asset: the story of Sparks, Omnibus Press, (ISBN 1-78038-150-6) :

    « Roddy Bottum told Time Out New York. "I saw Sparks play on American Banstand in 1975. My sister and I went out and immediately bought Indiscreet." »

  14. (en) Daryl Easlea, Talent is an asset: the story of Sparks, Omnibus Press, (ISBN 1-78038-150-6) :

    « Franz Ferdinand had erupted in early 2004 [...] Alex Kapranos, their lead singer, did a piece in the NME entitled why I love the Sparks. "It's only after a few listens you really can get into it [...] Then your really fall in love and bands change your life. Now I can't imagine life without them. »

Liens externes[modifier | modifier le code]

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