Corsavy

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Corsavy
Village de Corsavy.
Village de Corsavy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
Maire
Mandat
Antoine Chrysostome
2014-2020
Code postal 66150
Code commune 66060
Démographie
Gentilé Corsavinois, Corsavinoises
Population
municipale
226 hab. (2015 en diminution de 2,16 % par rapport à 2010)
Densité 4,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 28′ 04″ nord, 2° 34′ 47″ est
Altitude Min. 345 m
Max. 2 721 m
Superficie 47,02 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.corsavy.fr/

Corsavy est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Corsavinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Corsavy (en catalan Cortsaví) est située en Vallespir, au nord du Tech, sur le versant méridional du massif du mont Canigou.

Les gorges de la Fou servent de limite entre les communes de Montferrer et de Corsavy. Le lieu est assez spectaculaire et visitable à la belle saison : sur une longueur d'environ deux kilomètres, les gorges atteignent une profondeur de 250 mètres, se resserrant parfois jusqu'à ne pas dépasser la largeur d'un mètre entre les deux parois.

Sur les hauteurs se trouve le lieu-dit Batère connu pour ses mines de fer et sa tour à signaux ruinée.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Corsavy[1]
Valmanya La Bastide Saint-Marsal,
Taulis
Casteil Corsavy[1] Montbolo
Le Tech Montferrer Arles-sur-Tech

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Cortsaví[3]. Il a pour origine le bas latin cortis (du latin cohortis) puis le catalan cort, qui désigne un corral ou une ferme, et le patronyme latin Sabinus devenu Saví en catalan[4]. La forme Corsaví apparaît à la fin du moyen âge. Un y final est apposé en français au XVIIIe siècle selon une pratique habituelle dans la région[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.

Connu dès l'Antiquité, le fer de Corsavy issu des mines de Batère fut exploité jusqu'à la fin du XXe siècle.

Le hameau de Leca, qui dépendait de Montferrer sous l'ancien régime, est intégré à la commune de Corsavy en 1800[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Corsavy est incluse en 1790 dans le canton de Prats-de-Mollo. Elle est transférée dès 1793 au canton d'Arles qu'elle ne quitte plus par la suite[5],[6].

À compter des élections départementales de 2015, la commune de Corsavy rejoint le nouveau canton du Canigou.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
vers 1834  ? M. Villanova[7]    
         
mars 2001 mars 2008 Jean Vaills DVD  
mars 2008 en cours Antoine Chrysostome[8],[9]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1470 1515 1553 1730 1767 1774
48 f 37 f 32 f 5 f 2 f 12 f 71 f 687 H 60 f
1789 1790 - - - - - - -
109 f 690 H - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

  • 1709 : dont 11 f pour Leca.

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2015, la commune comptait 226 habitants[Note 1], en diminution de 2,16 % par rapport à 2010 (Pyrénées-Orientales : +5,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
583 634 712 752 803 986 1 007 974 906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
950 964 900 870 787 718 673 666 601
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
689 778 884 548 422 386 373 277 327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
346 282 263 190 194 204 198 238 226
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 112 112 129 137 136 146 140 136
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 11 mai[18] ;
  • Fête communale : 5 et 12 juillet[18] ;
  • Foire : 1er dimanche d'octobre[18].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 499 €[19].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Les éléments notable du patrimoine de Corsavy sont les suivants[18] :

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme » (consulté le 31 janvier 2017)
  3. Basseda 1990, p. 417.
  4. a et b Basseda 1990, p. 418.
  5. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  6. Notice Cassini de Corsavy
  7. Guide du Roussillon et de l'Andorre : touristique, historique, social, économique, Perpignan, Sud Roussillon, , 286 p.
  8. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  9. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. a, b, c et d Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  19. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).