Montalba-d'Amélie

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Montalba-d'Amélie
Montalba-d'Amélie
Vue générale de Montalba-d'Amélie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Commune Amélie-les-Bains-Palalda
Statut Ancienne commune
Code commune 66110
Démographie
Population 37 hab. (1962)
Densité 1,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 26′ 40″ nord, 2° 41′ 03″ est
Superficie 22,80 km2
Élections
Départementales Arles-sur-Tech
Historique
Date de dissolution
Commune(s) d'intégration Amélie-les-Bains-Palalda
Localisation
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Montalba-d'Amélie
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Montalba-d'Amélie

Montalba-d'Amélie Écouter est une ancienne commune du département français des Pyrénées-Orientales. Elle fait aujourd'hui partie de la commune d'Amélie-les-Bains-Palalda.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L'ancienne commune de Montalba-d'Amélie est située au sud d'Amélie-les-Bains. Elle avait une superficie de 22,80 km2[1]. Son territoire, dans un axe sud-nord, suit les vallées du Mondony et de ses affluents[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est situé à une altitude de 543 mètres. Au sud se trouve le Roc de Sant Salvador (1 235 mètres) et encore plus au sud, au niveau de la frontière avec l'Espagne, le point culminant du territoire situé à 1 424 mètres, à proximité du Roc de France, devenu le nouveau point culminant d'Amélie-les-Bains-Palalda en 1962[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau principal de Montalba-d'Amélie est la rivière de Mondony qui traverse la commune du sud vers le nord avant d'affluer dans le Tech au niveau d'Amélie-les-Bains. Le territoire de la commune est divisée entre la vallée du Mondony, à l'est, et la vallée de son principal affluent, la ribera del Terme, à l'ouest[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route départementale D53 en provenance d'Amélie-les-Bains se dirige vers le sud et se divise en deux[2] :

  • la D53 proprement dite continue vers le sud-est jusqu'au village de Montalba-d'Amélie ;
  • la D53b se dirige vers le sud-ouest en direction du Mas Pagris et jusqu'au Mas de la Fargassa.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes

Le premier lieu mentionné au XIe siècle est le château situé au-dessus du village sous les noms de Monte Domino, Monte Donno ou Castrum Monte Domno. Cet édifice qui a donné son nom à la rivière de Mondony et à sa vallée est encore mentionné au XIIe siècle et XIIIe siècle sous les noms de Mons Doin et La Roca de Mons Doyn. En 1241 sont mentionnés les châteaux de Mont Doyn et Monte Albano. Ce dernier, situé juste au-dessus du village, supplante alors l'ancien château de Mondony, plus isolé et progressivement délaissé, bien qu'il soit encore mentionné en 1400 sous le nom de Sant Salvador de la Roca de Montdony. Au XVIIe siècle le village est cité sous le nom de Montalba de Paracolls, en référence au hameau de Paracolls situé à l'ouest du village au pied du col éponyme sur lequel se trouvait un autre château et désignant de fait par son nom un col fortifié[3].

Pour le différencier du village de Montalba situé près d'Ille-sur-Têt, le hameau est mentionné à partir du XVIIIe siècle sous le nom de Montalbà dels Banys ou Montalba les Bains, en référence à l'ancien nom d'Els Banys, puis à partir de 1840, Montalba d'Amélie lorsque Els Banys ou Les Bains devient Amélie-les-Bains[3]. On rencontre également au début du XXe siècle le nom de Montalba d'Arles, en référence à la ville d'Arles-sur-Tech située à proximité au nord-est[4].

Le , Montalba change officiellement de nom pour devenir Montalba-d'Amélie[5].

De nos jours, le nom catalan est Montalbà dels Banys ou Montalbà d'Amèlia. Le nom catalan de la vallée est Mondony ou Montdony[3].

Étymologie
  • Mondony

Partant des formes anciennes Monte Domino, Monte Donno ou Castrum Monte Domno, le mot latin Mons (génitif : Montis) peut désigner aussi bien un mont (mot français qui en est le descendant) qu'un château situé sur une hauteur. La deuxième partie du nom est plus problématique. Il s'agit sans doute du nom d'un propriétaire, sans qu'on puisse discerner si celui-ci s'appelait Dominus, Domnus ou Donnus. Le n a ensuite été progressivement mouillé, le t intermédiaire ayant tendance à disparaître par la suite[3]. Une autre hypothèse propose le sens de mont du donjon[6].

  • Montalba

Le nom de Montalba est constitué de Mons, à l'origine identique à celle de Mondony, et de Albanus, dont l'étymologie la plus probable renvoie au latin albus et signifiant blanc. La couleur blanche ne désigne sans doute pas ici la roche mais plutôt les murailles neuves, façon d'exprimer la fierté d'un château neuf et fort, à l'instar d'autre noms proches dans la région tels que Montblanc, Claramunt ou Montclar et tous apparus à la même époque, entre le XIe siècle et le XIIe siècle[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cité plusieurs fois au XIe siècle, le château de Mondony, situé près du roc de Sant Salvador, est sans doute de fondation beaucoup plus ancienne. Il apparaît en 1020 dans le testament de Bernard Taillefer, comte de Besalú et de Ripoll, qui lègue à son épouse Toda de Provence tout le comté de Vallespir, dont Mondony est alors considéré comme le deuxième château en importance après celui de Castelnou. En 1086, c'est à Bernard III de Besalú qu'un chevalier, Guillem-Bernard, prête allégeance pour tous ses châteaux, dont celui de Mondony. Mais dès 1088, c'est cette fois-ci un dénommé Raymond ou Raymond-Matfred, dit Bracads, qui prête serment auprès du seigneur de Corsavy et de Serralongue pour le château de Mondony, qui reste par la suite sous la coupe de la famille de Serralongue[6].

En 1241 sont mentionnés simultanément les châteaux de Mondony et de Montalba. Le château de Mondony est peu à peu délaissé au profit de celui de Montalba, autour duquel se développe l'actuel village. Seul ce dernier château est mentionné à partir du XIVe siècle. Vers 1310, la famille de Serralongue-Cabrenç n'a plus de descendants mâles et la seigneurie passe alors à la famille de Rocaberti puis enfin à la famille de Ros qui en garde la jouissance jusqu'à la Révolution française[6].

Devenue une commune en 1790, un arrêté préfectoral du rattache Montalba-d'Amélie à la commune d'Amélie-les-Bains-Palalda[5] le [réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Montalba-les-Bains est incluse dans le nouveau canton d'Arles, dont elle fait toujours partie après son rattachement avec la commune d'Amélie-les-Bains-Palalda[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1850 1851 Joseph Sitja    
1852 1870 Jacques Cruzet    
1870 1874 François Delclos    
1874 1881 Jacques Cruzet    
1881 1912 Barthélémy Cruzet    
1912 1915 Jacques Cruzet    
1915 1919 Barthélémy Cruzet    
1919 1962 Jacques Cruzet    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1553 1709 1720 1730 1774 1789 1790
30 f10 f29 f20 f36 f20 f34 f260 H
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre d'habitants.

Évolution de la population
1794 1795 1796 1800 1804 1806 1820 1826 1831
301163198205289371250209250
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
260208251264255270249239227
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
176177182179168175169130109
1931 1936 1946 1954 1962 - - - -
10099684437----
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Note :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Montalba-d'Amélie a la particularité de ne pas posséder de monument aux morts sur son territoire[8].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Poésie
  • Confidences d'un moutard parisien (1912) de l'écrivain Marc Anfossi[9] : l'auteur y mentionne Montalba-d'Amélie, Palalda et Montbolo.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'Intérieur, « La situation financière des communes de France et d'Algérie en 1923 », (consulté le ), p. 494.
  2. a b c et d Carte IGN sous Geoportail
  3. a b c d et e Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  4. Rapports et délibérations du Département des Pyrénées-Orientales, avril 1911
  5. a b et c Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  6. a b et c Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  7. MairesGenWeb
  8. Collectif (club cartophile catalan), Les Monuments aux morts des Pyrénées-Orientales : un devoir de mémoire, Rivesaltes, L'Agence, , p. 127, 130.
  9. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Ode aux environs d'Amélie-les-Bains en 1912 , 24 juin 2015