André Hubert Dumont

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Page d'aide sur l'homonymie Ne pas confondre ni avec son fils André Dumont (1847-1920) ni avec l'homme politique français André Dumont (1764-1838).
André Hubert Dumont
Description de l'image André Dumont.jpg.
Naissance
Liège, Drapeau de l'Empire français Empire français
Décès
Liège, Drapeau de la Belgique Belgique
Nationalité belge
Pays de résidence Drapeau : Belgique
Diplôme
Profession
Activité principale
Autres activités
professeur de minéralogie et de géologie,
recteur de l'université de Liège (1855-1857)
Formation
Distinctions
Ascendants
Jean-Baptiste Dumont et Barbe Sarton
Conjoint
Amélie de Jaer
Descendants
Jean-Baptiste, Jules et André
Famille
Hubert Sarton (grand-père maternel),
Barthélemy Digneffe (ancêtre du côté maternel)

André Hubert Dumont ( à Liège - à Liège) est un géologue et minéralogiste belge. Professeur de minéralogie et de géologie à l'université de Liège, dont il deviendra recteur, il est principalement connu pour avoir établi la première carte géologique de Belgique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Il est initié très jeune par son père, ingénieur des mines, et par son oncle Barthélemy Dumont, chimiste. À l'âge de 15 ans, son père l'envoie à Paris, chez des parents, pour y apprendre le commerce ce qui n’intéresse pas du tout le jeune André Hubert. Il revient à Liège et, le — alors qu'il n'a pas encore 18 ans —, il réussit l'examen de géomètre et obtient directement un emploi dans une houillère de la région liégeoise.

Dès 1828, il se présente au concours de 1830 de l'Académie des sciences de Bruxelles. Cette académie le récompense d'une médaille d'or le pour son mémoire, posant les jalons de ses futurs travaux, reposant sur la description de la constitution géologique de la province de Liège. Ce mémoire lui permettra aussi d'obtenir, en 1840, la médaille Wollaston de la Société géologique de Londres.

Ce succès au concours de Bruxelles l’incite à poursuivre ses études et, le , il reçoit, de l'université de Liège, le diplôme de docteur en sciences phy­siques et mathématiques. Le , l'université lui offre une chaire de professeur extraordinaire de minéralogie et de géologie. Chaire qu'il conservera jusqu'à sa mort.

Le , un arrêté royal le charge d'une mission complètement nouvelle dans l'industrie du charbon : faire la carte géologique des quatre provinces du sud de la Belgique. Dix-huit mois plus tard, le , il obtient du gouvernement la même mission pour les provinces du Nord.

La carte géologique de Belgique qu'il établit et présente, en 1849, à l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, dont il est devenu membre effectif le , est basée sur des critères lithologiques et stratigraphiques. Dumont laisse de côté la caractérisation paléontologiques. Il introduit ses propres termes pour nommer les strates géologiques et n'utilise pas des termes comme Dévonien ou Silurien alors déjà largement utilisés. Considérant que l'existence de faune identique sur de grandes distances n'est pas établie, il pense que de grandes précautions doivent être prises dans l'établissement de parallèles basés sur les fossiles entre des couches géologiques distantes. Attitude ainsi résumée par Jean-Baptiste d'Omalius « Les rapprochements hasardés ont fait plus de tort à la science que la multiplication des distinctions[1]. ».

La liaison avec les cartes similaires des pays avoisinants est donc rendue difficile ce qui lui est reproché par certains de ses collègues. Dumont pallie ce défaut par l'établissement de cartes plus détaillées montrant les jonctions entre sa carte et celles des pays voisins.

Carte géologique de l'Europe, faite par A. Dumont mais publiée au 1875, après sa mort.

Il a plus tard, sans pouvoir le faire aboutir avant sa mort, le projet d'une carte géologique de l'Europe, utilisant les travaux faits dans d'autres pays, après avoir retrouvé, lors de ses voyages, sur les rives du Bosphore et en Espagne les traits caractéristiques des formations géologiques qu'il avait, jadis, identifiées dans les Ardennes et le Condroz[2].

Deux ans avant sa mort, il est élu recteur de l'université de Liège.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Né à Liége le , il est le fils de Jean-Baptiste Dumont — un ingénieur du corps des mines, qui l'initie très jeune à sa spécialité — et de Barbe Sarton — une fille de l'horloger Hubert Sarton —. Il a un frère cadet prénommé Barthélemy.
Dès l'école primaire, il est passionné par l'histoire naturelle, constitue un herbier et collectionne les minéraux. Artiste, il est également doué pour le dessin et le piano.

En 1841, il se marie avec Amélie de Jaer avec qui il a trois fils : Jean-Baptiste, Jules et André.

Il meurt à Liège le . Son oraison funèbre est prononcée en la collégiale Saint-Denis — paroisse du défunt — par l'évêque de Liège, Théodore de Montpellier.

Ouvrages didactiques[modifier | modifier le code]

  • Description géologique de la province de Liège, Bruxelles, M. Hayez, 1832, (OCLC 9036001)
  • Tableaux analytiques des minéraux, Bruxelles, M. Hayez, 1839, (OCLC 457340419)
  • Mémoire sur les terrains ardennais et rhénan de l'Ardenne, du Brabant et du Condroz, Bruxelles, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, 1847, (OCLC 311421115)
  • La Carte géologique de la Belgique et des contrées voisines représentant les terrains qui se trouvent en dessous du limon hesbayen et du sable campinien au 800 000e, Bruxelles, Établissement géographique, Ph. Vandermaelen, 1876, (OCLC 71502052)

Hommages[modifier | modifier le code]

Mémoire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Fayn, André Dumont. Sa vie et ses travaux, Paris et Liège, Noblet et Baudry, 1864, (OCLC 37432189) [(fr) lire en ligne]
  • Gustave Dewalque, in Biographie nationale, volume 6, Bruxelles, Bruylant-Christophe & Cie, 1866 à 1986, pp. 283 à 296, (OCLC 420945456) [(fr) lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]