Jean-Claude Trichet

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Jean-Claude Trichet
Image illustrative de l'article Jean-Claude Trichet
Fonctions
2e président de la Banque centrale européenne
1er novembre 20031er novembre 2011
(8 ans, 0 mois et 0 jour)
Vice-président Vítor Constâncio
Prédécesseur Wim Duisenberg
Successeur Mario Draghi
Gouverneur de la Banque de France
1er septembre 19931er novembre 2003
(10 ans, 2 mois et 0 jour)
Prédécesseur Jacques de Larosière
Successeur Christian Noyer
Biographie
Date de naissance 20 décembre 1942 (71 ans)
Lieu de naissance Lyon (Rhône)
Nationalité Française
Diplômé de École nationale supérieure des mines de Nancy
Université de Paris
Institut d'études politiques de Paris
École nationale d'administration
Profession Ingénieur
Haut fonctionnaire

Signature
Présidents de la Banque centrale européenne
Gouverneurs de la Banque de France

Jean-Claude Trichet, né le 20 décembre 1942 à Lyon, est un haut fonctionnaire français. Après avoir été directeur du Trésor de 1987 à 1993, gouverneur de la Banque de France de 1993 à 2003, il fut président de la Banque centrale européenne de 2003 à 2011. C'est sa signature que l'on trouve sur la deuxième série de billets de banque en Euros ( 2004-2011) .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Claude Trichet est né le 20 décembre 1942 à Lyon dans une famille d'intellectuels. Son père est enseignant, normalien, ami de Georges Pompidou et de Léopold Sédar Senghor[réf. nécessaire]. Il est élève à Paris au lycée Fénelon Sainte-Marie puis au lycée Condorcet. Ensuite diplômé ingénieur civil de l'École nationale supérieure des mines de Nancy en 1964, titulaire d'une maîtrise en sciences économiques à l'université de Paris en 1966, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), et élève de l'École nationale d'administration (ENA) de 1969 à 1971[1]. Il fait partie de la promotion Thomas More de l'ENA, avec Michel Bon, Jean-Louis Bianco, Marc Tessier, Claude Guéant, Alain Richard, François d'Aubert et Jean-Paul Huchon, entre autres.

Il est marié à une diplomate et il a deux fils, Alexis, directeur marketing chez Orange, et Nicolas, musicien et producteur de musique électronique[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Il travaille comme inspecteur général des Finances. En 1978, il est conseiller technique à l'Élysée, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing[3]. En 1986, il est directeur de cabinet d'Édouard Balladur au ministère des Finances[4]. Entre 1987 et 1993, il est directeur du Trésor[5]. En 1993, il devient gouverneur de la Banque de France[5].

Le 18 juin 2003, il est relaxé par le tribunal correctionnel de Paris dans l'Affaire du Crédit lyonnais (devenu LCL)[6]. Le 21 mai 2008, la cour d'appel de Versailles autorise la poursuite de la procédure civile contre lui dans le cadre de l'affaire du Crédit Lyonnais[7],[8].

Le 1er novembre 2003, succédant à Wim Duisenberg, il devient le deuxième président de la Banque centrale européenne[9], poste qu'il occupe jusqu'au 1er novembre 2011. Selon le journal l'Express, la rémunération de Jean Claude Trichet en tant que président de la Banque centrale européenne à Francfort est de 345 252 €, auxquels s'ajoutent la résidence et les frais de représentation[10]. En 2007, le Financial Times le déclare personnalité de l'année pour sa gestion de la crise des subprimes[11],[12].

Il s'attire l'opposition de la délégation française de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour avoir refusé de parler en français, ce qui lui vaut en 2004 l'obtention d'un prix parodique[13],[14].

En 2008 Trichet est devenu le dixième destinataire de la Vision pour l'Europe Award[15].

Il est membre d'honneur de l'Institut Aspen France,[réf. nécessaire] administrateur de l'Institute for International Economics[16] un important think tank de Washington. Il fut invité au Bilderberg Meetings en 1995, 1999, 2000, 2001, 2003, 2004 et 2005.[réf. nécessaire] Il est membre du club Le Siècle[17]. Jean-Claude Trichet est le président en exercice du groupe européen de la Commission Trilatérale[18].

Le 1er novembre 2011, il cède sa place à Mario Draghi, ancien président de la Banque centrale italienne[19]. Pendant son passage à la tête de la Banque centrale européenne, son principal objectif est de lutter contre l'inflation[13].

Le 26 janvier 2012, le Conseil d’administration d’EADS a approuvé la nomination de Jean-Claude Trichet en remplacement d’Arnaud Lagardère au Conseil, où il représentera (avec Dominique d’Hinnin, directeur financier de Lagardère) la Sogeade, structure qui porte les intérêts des actionnaires français[20].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Autres distinctions honorifiques étrangères : commandeur ou Grand officier ou Grand-croix des ordres nationaux du Mérite argentin, autrichien, belge, brésilien, équatorien, ivoirien et yougoslave.

Prix[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « JEAN-CLAUDE TRICHET, La légende du grand argentier », sur L'Express du 8 juin 2000 (consulté le 9 avril 2012)
  2. Gerald Braunberger, Monsieur Euro: Jean-Claude Trichet eine Biographie, Frankfurter Allgem. Buch,‎ juin 2010, 220 p. (ISBN 978-3899811407)
  3. « Valéry Giscard d’Estaing and Helmut Schmidt on “The Future of Europe – views from Founding Fathers” », sur ECB (consulté le 9 avril 2012)
  4. « Jean-Claude Trichet, chevalier du franc fort », sur L'Express du 16/09/1993 (consulté le 9 avril 2012)
  5. a et b « Biographie Jean-Claude Trichet », sur Trader Finance (consulté le 9 avril 2012)
  6. « Trichet in the clear », sur The Economist du 19 juin 2003 (consulté le 9 avril 2012)
  7. « Crédit Lyonnais : la procédure civile contre Trichet se poursuit », sur Challenges (Le nouvel Observateur) du 29 mai 2008 (consulté le 9 avril 2012)
  8. « Crédit Lyonnais : la procédure civile contre Jean-Claude Trichet relancée », sur Les Echos du 30 mai 2008 (consulté le 9 avril 2012)
  9. Déjeuner du Centre des Professions Financières - 12 juin 2012
  10. « Ces postes qui valent de l'or », sur L'Express du 9 avril 2008 (consulté le 9 avril 2012)
  11. « Trichet, l'homme de l'année pour la City », Les Échos, 26 décembre 2007
  12. a et b « Person of the Year: Jean-Claude Trichet », sur FT du 23 décembre 2007 (consulté le 9 avril 2012)
  13. a et b « BCE : Jean-Claude Trichet se retire dans la tourmente économique », sur rfi.fr,‎ 31 octobre 2011
  14. « Délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe/Communiqué de presse », sur francophonie-avenir.com (consulté le 3 mars 2012)
  15. a et b « 2008 Award Winner Mr Jean-Claude Trichet », sur Vision for Europe (consulté le 9 avril 2012)
  16. IIE Board of Directors
  17. « Select Club : Le Siècle, club de rencontres des élites françaises. », sur La République des Lettres. (consulté le 9 avril 2012)
  18. (en) « Trilateral Commission - Leadership» , Commission Trilatérale
  19. Mario Draghi remplace Jean-Claude Trichet, France-Soir, le 1er novembre 2011.
  20. « Jean-Claude Trichet devient administrateur d’EADS », sur lefigaro.fr 26/1/2012 (consulté le 9 avril 2012)
  21. « JEAN-CLAUDE TRICHET », sur Academie des Sciences Morales et Politiques (consulté le 9 avril 2012)
  22. Décret du 8 mars 2012 portant nomination d'un gouverneur honoraire de la Banque de France - M. Trichet (Jean-Claude)
  23. (nl) Hoge onderscheiding voor ECB-topman
  24. « Hoge onderscheiding voor ECB-topman », sur NOS, 22 janvier 2011 (consulté le 9 avril 2012)
  25. a, b, c, d et e « Jean-Claude Trichet », sur OECD (consulté le 9 avril 2012)
  26. « Speech by Jean-Claude Trichet, President of the European Central Bank, at the Wirtschaftstag 2007 as recipient of the “Ludwig Erhard Memorial Coin in Gold”, Berlin, 13 June 2007. », sur BIS.org (consulté le 9 avril 2012)
  27. Le président de la BCE Trichet lauréat du prix Charlemagne", Le Monde, daté du 4 décembre 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]