Guy Sorman

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Guy Sorman, 5 octobre 2005

Guy Sorman est un éditeur et écrivain français né le à Nérac (Lot-et-Garonne). Il s'inscrit dans la filiation intellectuelle du libéralisme[réf. nécessaire] et de la défense des droits de l'homme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Sorman, né en 1944 à Nérac, en Lot-et-Garonne, de parents juifs apatrides naturalisés français en 1947, a été élève à École communale de Sartrouville, puis au lycée Marcel-Roby à Saint-Germain-en-Laye. Il a 4 filles, Joy Sorman (née en 1973), est écrivain, chroniqueuse TV et animatrice radio (sur France Inter en 2010), Lorraine, Victoire et Marie-Liesse.

Études[modifier | modifier le code]

De 1961 à 1964, Guy Sorman étudie le japonais à l'INaLCO. En 1962, il entre à Sciences Po et en sort diplômé deux ans plus tard. En 1967, il intègre l'ENA dont il sort en 1969 : promotion Jaurès[1]

Carrière[modifier | modifier le code]

À la sortie de l'ENA , il quitte la fonction publique pour devenir écrivain, enseignant et entrepreneur, se consacrant en particulier à l'entreprise de presse qu'il a fondée (les éditions Sorman, qui éditent, depuis 1975, quinze magazines et lettres d'information professionnelles pour les élus locaux, les médecins, les urbanistes, les chefs d'entreprise). Collaborateur de Marcel Bleustein-Blanchet à Publicis en 1969-1970, puis de Jean-Jacques Servan-Schreiber à L'Express en 1970-1971[réf. nécessaire], il est l'un des cofondateurs en 1979 de l'organisation non gouvernementale Action internationale contre la faim[réf. nécessaire] qui deviendra Action contre la faim. Il préside l'organisation humanitaire Action internationale contre la faim et en devient président d'honneur en 1990. En 2011, il devient administrateur de Action contre la faim USA. Il publie des chroniques dans de nombreux journaux  : Le Figaro, Le Monde, The Wall Street Journal, L'Hebdo (Genève), La Presse (Montréal), Jornal do Commercio (São Paulo), La Nación (Buenos Aires), Joong-Ang Ilbo et Dong A (Séoul), Fakt (Varsovie), Asahi Shinbunet Chuo Kuron (Tokyo), ABC (Madrid). Guy Sorman est éditorialiste pour le City Journal à New York, ABC à Madrid et L'Hebdo à Lausanne. En 2013, Guy Sorman devient le président du groupe de presse France Amérique, basé à New York.

Les chroniques de Guy Sorman sont diffusées dans 300 journaux en 5 langues par Project Syndicate (New York), un syndicat qui a pour objectif de propager la démocratie et les débats d'idées (Project-syndicate.org).

Il enseigne dans de nombreux établissements parmi lesquels l'Institut d'études politiques de Paris de 1970 à 2000. Il est professeur invité à l'Université de Pékin, à l'Université pontificale de Santiago du Chili et à l'Institut Hoover à Stanford.

De 1995 à 1997, Guy Sorman a été le président de la mission de prospective auprès du Premier ministre. Le ministre des Affaires étrangères lui a confié une mission de réflexion sur l'action culturelle de la France (1993) et l'a nommé en 1997, au Comité stratégique de l'action télévisuelle extérieure[réf. nécessaire]. Il a été membre de la Commission nationale des droits de l'homme, de 2002 à 2007 et du Forum d'initiative franco-indien, depuis 2001[réf. nécessaire].

Depuis 2008, il est global adviser (« conseiller international ») du président de Corée du Sud Lee Myung-bak[2].

Il est impliqué en politique locale comme maire adjoint à la culture de Boulogne-Billancourt de 1995 à 2009. En 2009, il a été nommé président délégué du Conseil économique, social et environnemental local (CESEL)[réf. nécessaire]. En 2010, la chambre régionale des comptes d’Île-de-France poursuit des investigations sur les procédures d’évaluation mises en place pour contrôler le fonctionnement de cette instance consultative mise en place par le député-maire Pierre-Christophe Baguet[3]. En mars 2012, Guy Sorman est reconduit dans ses fonctions à la tête du Conseil économique, social et environnemental pour trois ans, à l'unanimité du Conseil municipal de Boulogne-Billancourt.


En 2011, il organise à Boulogne-Billancourt, puis à New-York,Madrid, Taipei, Berlin et Hong-Kong la première exposition mondiale de l'œuvre photographique de la dissidente chinoise Liu Xia, épouse du prix Nobel Liu Xiaobo.

Depuis le 27 juin 2013 il occupe le poste de président du magazine web et papier France-Amérique.La plus grande publication destiné aux francophones établis aux États-Unis d'Amérique et américains francophiles[4].

En 2013, Guy Sorman devient membre du Board de La Maison française de Columbia Univerity, New York , de la Maison francaise de New York University et de Reporters sans Frontières, Etats-Unis.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Guy Sorman défend dans ses ouvrages une politique libérale (La Solution libérale, Fayard, 1984), passant par un État minimum (L'État minimum, Albin Michel, 1985) : il est considéré[réf. nécessaire] comme l'un des fondateurs du renouveau libéral, tel qu'il s'est imposé dans le monde à partir des années 1980 (La Solution libérale, Les Vrais penseurs de notre temps), contre les totalitarismes et contre les replis identitaires (Le Monde est ma tribu).. Il est parmi les premiers à défendre le reaganisme auprès des Français (La révolution conservatrice américaine). L'essentiel de son œuvre est une analyse des effets de la mondialisation sur des cultures classiques comme l'Inde (Le Génie de l'Inde), la Chine (L'année du Coq) et l'islam. Dans Les Enfants de Rifaa, Guy Sorman a fait découvrir les traditions modérées en islam les mieux à même de résister aux sectes intégristes. Il milite activement pour la démocratie, en particulier en Amérique latine (prise de position contre les caudillos) et en Chine (soutien aux militants des droits de l'homme) (La Tercera, Santiago du Chili)[réf. nécessaire].

Il s'entretient avec Augusto Pinochet en 1993, en tant que journaliste pour le Figaro magazine[5]. En 2008, il s'émerveille sur son blog intitulé Le futur, c'est tout de suite que le libéralisme économique chilien a pu subsister après Pinochet[6].

Son ouvrage L’État mininum fit l'objet d'une critique dans Le Matin de Paris, intitulée « Un air de déjà lu » par un dénommé François Hollande[7]. D'après Rue89, c'était « le plus drôle » des articles écrits par François Hollande durant sa période de journaliste[8].

Dans son livre Les Enfants de Rifaa, Sorman prend des positions controversées sur Israël, en écrivant : « L'État d'Israël est une erreur historique. [Il] annonce la fin du peuple juif en tant que nation singulière, parce qu'il n'existe pas plusieurs manières de gouverner ni d'être soldat : un politicien israélien ou un soldat israélien ne sont plus que des Israéliens d'État. En quoi sont-ils encore juifs ? ». Il est favorable à la dépénalisation des drogues (En attendant les Barbares).

En matière de réchauffement climatique (Le Progrès et ses ennemis), il se déclare « progressiste sceptique » (ABC, Madrid, 14 décembre 2009)[réf. nécessaire], entre les « catastrophistes » et les « négationnistes » c'est-à-dire favorable à une règlementation douce et consensuelle en vertu du principe de précaution[9]. Il dénonce toutefois « le camp des idéologues et activistes anticapitalistes qui s’étaient recyclés dans l’écologisme profond. Ces anciens Rouges masqués en Verts ont manqué leur coup d’État [contre le libéralisme lors du sommet de Copenhague ». Avec Wonderful World (Fayard, Paris 2009), Guy Sorman annonce la mondialisation comme civilisation et rejette les débats gauche-droite comme archaïques. Une tribune publiée dans Le Monde, le 10 août 2010, « Le Nuremberg du communisme », déclenche une polémique sur l'interprétation du procès des Khmers rouges.

Le 31 août 2013, Lech Walesa , fondateur de Solidarnoc , demande à Guy Sorman de prononcer le discours du trentième anniversaire des Accords de Gdansk, considérés comme précurseurs de la fin de l' Empire soviétique.

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • La Révolution conservatrice américaine, 1983
  • La Solution libérale, 1984
  • L’État minimum, 1985
  • La Nouvelle Richesse des nations, 1987
  • Faut-il aider les Russes ?, Paris, 1988
  • Hacia un nuevo Mundo, Buenos Aires, 1989
  • No a la decadencia de la Argentina, Buenos Aires, 1990
  • Les Vrais Penseurs de notre temps, 1989
  • Sortir du socialisme, 1990
  • En attendant les barbares, 1992
  • Capital, suites et fin, 1993
  • Le Bonheur français, 1995
  • Le monde est ma tribu, 1997
  • Une belle journée en France, 1998
  • Le Génie de l'Inde, 2000
  • Le Progrès et ses ennemis, 2001
  • Les enfants de Rifaa, 2003
  • Made in USA, 2004
  • L’Année du Coq, 2006
  • L’Économie ne ment pas, 2008
  • Wonderful world. Chronique de la mondialisation (2006-2009), 2009
  • Journal d'un optimiste, Fayard, 2012
  • Le Coeur américain. Éloge du don, 2013

Les livres de Guy Sorman auraient été publiés dans les langues suivantes : espagnol, portugais, anglais, polonais, allemand, russe, serbe, suédois, hongrois, danois, chinois, hébreu, coréen, italien, néerlandais, hindi, arabe, japonais[réf. nécessaire].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Camarades de la promotion Jaurès http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d%27%C3%A9narques_par_promotion#Promotion_Jean_Jaur.C3.A8s_.281969.29.
  2. Les influences : « Guy Sorman, petit prophète de Séoul »
  3. « Le salaire de Guy Sorman intrigue les magistrats », Le Parisien, 24 mars 2010.
  4. http://www.france-amerique.com/articles/2013/06/27/guy_sorman_nouveau_president_de_france-amerique.html
  5. « Facho Marx », Philippe Lançon, Libération Next, 15 décembre 2006
  6. Blog de Guy Sorman
  7. Un air de déjà lu, repris par Rue89
  8. « Un mélo de série B » : quand Hollande se payait Guy Sorman
  9. « Le bon échec de Copenhague », L'Hebdo.

Liens externes[modifier | modifier le code]