Haruki Murakami

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Haruki Murakami

Description de cette image, également commentée ci-après

Murakami en août 2009 à la réception de son prix Jérusalem.

Activités Écrivain, traducteur, essayiste
Naissance (65 ans)
Kyōto, Japon
Langue d'écriture Japonais
Genres Fiction, réalisme magique, surréalisme, science-fiction, picaresque, roman de formation, réaliste
Distinctions Prix Gunzō 1979
Prix Noma 1982
Prix Tanizaki 1985
Prix Yomiuri 1995
Prix World Fantasy 2006
Adjectifs dérivés Murakamien[NB 1]

Œuvres principales

Signature

Signature de Haruki Murakami

Haruki Murakami[NB 2] (村上 春樹, Murakami Haruki?, né à Kyōto le ) est un écrivain japonais contemporain. Auteur de romans à succès, mais aussi de nouvelles et d'essais, Murakami a reçu une douzaine de prix et autres distinctions. Traduit en cinquante[1] langues et édité à des millions d'exemplaires, c'est un des auteurs japonais contemporains les plus lus au monde.

Murakami est également reconnu au Japon comme traducteur de l'anglais en japonais (des romans d'une vingtaine d'auteurs de genres divers, dont tout Raymond Carver, mais aussi de F. Scott Fitzgerald, John Irving, Ursula K. Le Guin, et J. D. Salinger), et comme journaliste-essayiste (sur les voyages en Europe, le jazz, la course de fond, mais aussi deux désastres japonais : le séisme de Kōbe et l'attentat chimique de Tōkyō de 1995).

Revendiquant des influences allant de Chandler à Vonnegut en passant par Brautigan et Kafka, Murakami est apprécié pour son style de réalisme magique où la quête picaresque se teinte de surréalisme et où le roman policier flirte avec le fantastique, malgré les aspects mélancoliques de ses narrateurs qui évoquent obliquement des thèmes comme la solitude et l'aliénation postmodernes dans les sociétés capitalistes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un enseignant de littérature japonaise en collège, Haruki Murakami opte pour les arts théâtraux et souhaite devenir scénariste de cinéma, sans rien avoir encore à raconter.

Après ses études à l'université Waseda, il est pendant huit ans (de 1974 à 1981) responsable d'un bar de jazz, le Peter Cat, dans le quartier de Kokubunji à Tōkyō. (Des anecdotes de ces années seront évoquées plus tard dans ses deux recueils d'essais-souvenirs Portrait en jazz, 1997 et 2001.) Comme en témoigne l'animal tutélaire de son bar, Murakami est un passionné des chats, ses seuls véritables amis tout au long d'une enfance solitaire, et l'on remarque la présence invariable de cet animal dans sa littérature.

Cette expérience le nourrit un peu à son insu et lui permet d'écrire son premier roman Écoute le chant du vent (en)[2], publié au Japon en 1979, pour lequel il reçoit le prix Gunzō.

Une fois sa renommée établie après plusieurs romans à succès, il part vivre à l'étranger : tout d'abord au sud de l'Europe (Italie et Grèce), ce qui lui inspire le recueil de voyage Uten enten (1990, « Ciels de pluie, ciels de feu »), puis aux États-Unis. Il enseigne la littérature japonaise à l'université de Princeton (où Scott Fitzgerald fut étudiant).

Il revient vivre au Japon en 1995, marqué par le tremblement de terre de Kobe et l'attentat au gaz sarin de la secte Aum dans le métro de Tokyo. Ces tragédies inspirent le double livre d'enquête Underground (1997-1998), puis le recueil de nouvelles Après le tremblement de terre (2000).

Haruki Murakami est également traducteur en japonais de plusieurs écrivains anglo-saxons (parmi lesquels Scott Fitzgerald, John Irving ou encore Raymond Carver, à propos duquel il déclare, à sa mort survenue en 1987 : « Raymond Carver a été sans le moindre doute, le professeur le plus important de mon existence ainsi que mon plus grand ami en littérature »). Murakami est aussi un grand amateur de jazz auquel de nombreuses références sont faites dans ses romans.

Ses écrits (romans ou nouvelles) sont fréquemment fantastiques, ancrés dans une quotidienneté qui, subtilement, sort des rails de la normalité. Ayant vécu dans le sud de l'Europe (Grèce, Italie), puis aux États-Unis, l'influence occidentale est assez perceptible dans ses œuvres. Cela fait de lui un écrivain plus international que d'autres avec des références à la culture populaire mondiale tout en gardant un vécu japonais contemporain à ses personnages.

Murakami a expliqué que c'est en regardant un match de baseball (sport très populaire au Japon) qu'il a eu l'idée d'écrire son premier roman, Écoute le chant du vent (1979), qui ouvre un cycle de romans indépendants baptisé par la critique « La trilogie du Rat » (du surnom du meilleur ami du narrateur) avant que Murakami n'y ajoute un quatrième et dernier livre.

Les ouvrages de Murakami révèlent une forme de surréalisme très rafraîchissante qui, en se fondant sur une mélancolique banalité quotidienne, arrivent à former des récits originaux. Il utilise cette idée du lien qui relie dans la pensée asiatique (bouddhisme, shintoïsme) tous les événements et les êtres. Une action provoque même de façon lointaine et indirecte une réaction dans l'instant, dans la réalité ou ailleurs, dans un autre monde que Murakami sait parfaitement rendre.

Au fil de ses romans, on retrouve des personnages étonnants tels que « l'homme-mouton » (un mystique costumé), ou un avatar du colonel Sanders. L'âme humaine y est décortiquée, dans ses recoins parfois les plus intimes, de façon à ce que le lecteur soit emporté pour un voyage en lui-même, mais dans un cadre parfois loufoque.

La mélancolie lancinante de Murakami et ses analyses sociales en demi-teinte rappellent parfois un certain nombre de noms de la littérature nippone, tels que Sōseki. On y retrouve de longues pensées d'êtres tiraillés, à la recherche de leur identité et abordant l'existence avec parfois une certaine anxiété. À noter la passion d'Haruki Murakami pour la course à pied et en particulier l'ultrafond (distance supérieure au marathon de 42 km). Murakami a couru plusieurs 100 km et a publié en 2007 un essai autobiographique sur le sujet, traduit sous le titre Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (titre littéral : « Ce dont je parle quand je parle de courir » ou « Ce que j'entends par courir »).

Après le succès fulgurant de 1Q84 en 2009 et 2010 (2011 et 2012 en français, plus la réédition des Chroniques de l'oiseau à ressort aux éditions Belfond), son nouveau roman L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage est sorti en avril 2013 au Japon (version française prévue pour septembre 2014), où il est devenu numéro un des ventes de livres de l'année avec un million d'exemplaires vendus[3]. En 2014, son nouveau recueil de nouvelles Onna no inai otokotachi (« Les hommes qui n'ont pas de femme » ou « Hommes sans femmes ») est sorti au Japon le 18 avril à minuit[4].

Regards sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

Murakami parlant de son œuvre en 2005 lors d'une conférence au Massachusetts Institute of Technology.

Thèmes[modifier | modifier le code]

L'étrange

Les écrits de Murakami sont volontiers du domaine du réalisme magique, parfois du fantastique voire de la science-fiction, mettant en scène l'entrée de l'étrange dans une vie banale. Deux points culminants de cette vision sont sans doute La Fin des temps (1985, dans lequel l'action alterne entre un Tôkyô cyberpunk et une cité kafkaïenne) et 1Q84 (2009-2010, dans lequel les personnages principaux sortent du « monde réel » de l'année 1984 pour entrer dans une réalité déformée de l'année 1Q84, où se mélangent l'étrange et le rêve).

Le détachement

L'attitude prévalente chez les protagonistes de Murakami est un certain détachement, une indolence faite moins de passivité ou de résignation que de désenchantement ou de désillusion : une sorte de fatalisme zen. Même l'irruption d'éléments paranormaux est prise avec flegme. Les personnages sont également détachés familialement (les parents sont distants ou absents), socialement[NB 3] (ils sont étudiants ou professions libérales, comme publicitaire ou informaticien), et culturellement (ils se réfèrent surtout à la culture populaire non-japonaise, boivent du whisky plutôt que du saké, etc.). Ces absences sont renforcées par le fait que dans les premiers romans et nouvelles, les personnages n'ont pas de nom (la plupart sont désignés par surnom ou périphrase) ; de même, peu de lieux sont indiqués (ou encore par périphrase, comme « notre ville natale »), ou sont génériques (comme Tôkyô ou le quartier de Shibuya). Tout cela s'accompagne de diverses formes de décentrement, solitude, aliénation des personnages, mais sans nihilisme, et ce flottement prend au pied de la lettre l'expression « le monde flottant » de l'ukiyo.

La musique

Les œuvres musicales ont une très grande place dans l’œuvre de Murakami. L'auteur était lui-même un passionné de jazz, et tenait un club dans Tokyo, dont il parle dans Underground et dans Autoportrait de l'auteur en coureur de fond. Dans ce dernier ouvrage, il évoque également sa collection de disques et son goût pour le rock. Dans 1Q84, l'entrée dans la réalité déformée se fait au son de la Sinfonietta de Leoš Janáček, qui revient tout au long de la trilogie. Dans L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, la pièce « Le mal du pays » de l'œuvre pour piano Années de pèlerinage de Franz Liszt fait l'objet d'un chapitre.

La lecture

Une grande partie des personnages de Murakami, sans pour autant être des lecteurs acharnés, alimentent leurs réflexions d'œuvres qu'ils ont lues ou sont en train de lire, ce qui permet une mise en abîme de la construction romanesque. Ainsi, dans la nouvelle Sommeil, l'héroïne lit Anna Karénine de Léon Tolstoï pendant ses insomnies. Dans 1Q84, Aomamé réfléchit sur Tchekhov et le rôle de l'objet, puis lit À la recherche du temps perdu de Marcel Proust à partir de Livre 2, ce qui l'amène à réfléchir sur le temps.

Réception[modifier | modifier le code]

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Murakami divise son œuvre en six catégories[5] : les romans longs ; les romans courts ; les nouvelles ; les traductions ; les essais ; les enquêtes. (Les ouvrages non traduits sont indiqués avec un titre littéral entre crochets. Les titres originaux sont romanisés en méthode Hepburn et donnés sous la forme « romaji (kanji) » ; ceux en anglais transcrit sont donnés sous la forme « anglais / romaji (katakana) ».)

Romans[modifier | modifier le code]

En français, les ouvrages de Murakami ont d'abord été traduits aux Éditions du Seuil (de 1990 à 2001), puis chez Belfond (depuis 2002). Les ouvrages primés sont indiqués en colonne « P » par un astérisque (qui renvoie en section Distinctions).

Titre en français Titre d'origine Année
d'
origine
Année
en
français
P
[Écoute le chant du vent] (en)[2] Kaze no uta o kike (風の歌を聴け?) 1979 *
[Le Flipper de 1973] (en)[6] Sen-kyū-hyaku-nana-jū-san-nen no pinbōru (1973年のピンボール?) 1980
La Course au mouton sauvage Hitsuji o meguru bōken (羊をめぐる冒険?) 1982 1990 *
La Fin des temps Sekai no owari & Hard-boiled Wonderland / Sekai no owari to Hādo-boirudo Wandārando (世界の終わりとハードボイルド・ワンダーランド?) 1985 1992 *
La Ballade de l'impossible Noruwei no mori (ノルウェイの森?) 1987 2007
Danse, danse, danse Dance dance dance / Dansu dansu dansu (ダンス・ダンス・ダンス?) 1988 1995
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil Kokkyō no minami, taiyō no nishi (国境の南、太陽の西?) 1992 2002
Chroniques de l'oiseau à ressort Nejimaki-dori kuronikuru (ねじまき鳥クロニクル?) 1994-1995 2001 *
Les Amants du Spoutnik Supūtoniku no koibito (スプートニクの恋人?) 1999 2003
Kafka sur le rivage Umibe no Kafuka (海辺のカフカ?) 2002 2006 *
Le Passage de la nuit After dark / Afutā dāku (アフターダーク?) 2004 2007
1Q84 (3 tomes) Ichi-kyū-hachi-yon (いちきゅうはちよん?) 2009-2010 2011-2012
L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage Shikisai o motanai Tazaki Tsukuru to, kare no junrei no toshi (色彩を持たない多崎つくると、彼の巡礼の年?) 2013 (fin
2014)

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Recueils de nouvelles

Les nouvelles de Haruki Murakami, d'abord publiées dans diverses revues, ont ensuité été rassemblées (et parfois remaniées ou retitrées) au fil d'une dizaine de volumes de ses Œuvres complètes au Japon ; ces nouvelles ont été rééditées en japonais et en anglais en trois gros volumes, dont les titres et sommaires ont généralement été repris en français :

Recueils en japonais non traduits :

D'autres titres listés dans les bibliographies ne sont pas des inédits mais des tirés-à-part ou des tirages limités (antérieurs ou postérieurs aux recueils ci-dessus) de certaines nouvelles.

En japonais :

  • 2005. Tōkyō kitanshū [Les Mystères de Tōkyō] – 5 nouvelles (2005) reprises dans Saules aveugles

En français :

  • 2010. Sommeil (2010, Belfond, ill. Kat Menschik) – nouvelle tirée de L'éléphant s'évapore
  • 2012. Les Attaques de la boulangerie (2012, Belfond, ill.) – 2 nouvelles tirées de L'éléphant s'évapore
Chronologie des nouvelles

Les nouvelles non traduites ne sont pas listées. La colonne « Dans » indique les initiales du recueil où la nouvelle est reprises en français : ATT (Après le tremblement de terre), ESE (L'éléphant s'évapore), SAFE (Saules aveugles, femme endormie), TT (Tony Takitani).

Année Titre d'origine Titre en français Dans
1980 Chūgoku-yuki no surou bōto (中国行きのスロウ・ボート?) Un cargo pour la Chine ESE
Binbō na obasan no hanashi (貧乏な叔母さんの話?) L'histoire d'une tante pauvre SAFE
1981 Nyū Yōku tankō no higeki (ニューヨーク炭鉱の悲劇?) La tragédie de la mine de New York
Supagetī no toshi ni (スパゲティーの年に?) L'année des spaghettis
Shigatsu no aru hareta asa ni 100-paasento no onna no ko ni deau koto ni tsuite (四月のある晴れた朝に100パーセントの女の子に出会うことについて?) À propos de ma rencontre avec la fille cent pour cent parfaite par un beau matin d'avril ESE
Kaitsuburi (かいつぶり?) Le petit grèbe SAFE
Kangarū biyori (カンガルー日和?) Le bon jour pour les kangourous
Kangarū tsūshin (カンガルー通信?) Le communiqué du kangourou ESE
1982 Gogo no saigo no shibafu (午後の最後の芝生?) La dernière pelouse de l'après-midi
1983 Kagami (?) Le miroir SAFE
Tongari-yaki no seisui (とんがり焼の盛衰?) Les vicissitudes des piqu'crocks
Hotaru (?) La luciole
Naya o yaku (納屋を焼く?) Les granges brûlées ESE
1984 Yakyūjō (野球場?) [2003][NB 7] Les crabes SAFE
Ōto 1979 (嘔吐1979?) Nausée 1979
Hunting knife / Hantingu naifu (ハンティング・ナイフ?) Le couteau de chasse
Odoru kobito (踊る小人?) Le nain qui danse ESE
1985 Lederhosen / Rēdāhōzen (レーダーホーゼン?) Les Lederhosen
Pan'ya saishūgeki (パン屋再襲撃?) La seconde attaque de boulangerie
Zō no shōmetsu (象の消滅?) L'éléphant s'évapore
Family affair / Famirī afea (ファミリー・アフェア?) Family Affair
1986 Rōma-teikoku no hōkai・1881-nen no Indian hōki・Hittorā no Pōrando shinnyū・soshite kyōfū sekai (ローマ帝国の崩壊・一八八一年のインディアン蜂起・ヒットラーのポーランド侵入・そして強風世界?) La chute de l'Empire romain, la révolte indienne de 1881, l'invasion de la Pologne par Hitler, et le monde des vents violents
Nejimaki-dori to kayōbi no onnatachi (ねじまき鳥と火曜日の女たち?) L'oiseau à ressort et les femmes du mardi
1989 Nemuri (眠り?) Sommeil
TV people / TV pīpuru (TVピープル?)[NB 8] TV People
Hikōki – Arui wa kare wa ika ni shite shi o yomu yō ni hitorigoto o itta ka (飛行機―あるいは彼はいかにして詩を読むようにひとりごとを言ったか?) [1987] L'avion ou Il se parlait à lui-même comme s'il lisait un poème SAFE
Warera no jidai no fōkuroa : kōdo shihonshugi zenshi (我らの時代のフォークロア―高度資本主義前史?) Un récit folklorique de notre temps : la préhistoire du capitalisme à son stade ultime
1990 Tonī Takitani (トニー滝谷?) Tony Takitani TT[NB 6]
1991 Chinmoku (沈黙?) Le silence ESE
Mado (?) La fenêtre
Midori-iro no kemono (緑色の獣?) Le monstre vert
Kōri otoko (氷男?) L'Homme de glace SAFE
Hito-kui neko (人喰い猫?) Les chats mangeurs de chair humaine
1995 Mekurayanagi to, nemuru onna (めくらやなぎと、眠る女?) [1983][NB 9] Saules aveugles, femme endormie
1996 Nanabanme no otoko (七番目の男?) Le septième homme
1999 UFO ga Kushiro ni oriru (UFOが釧路に降りる?) Un OVNI a atterri à Kushiro ATT
Airon no aru fūkei (アイロンのある風景?) Paysage avec fer
Kami no kodomotachi wa mina odoru (神の子どもたちはみな踊る?) Tous les enfants de Dieu savent danser
Thailand / Tairando (タイランド?) Thaïlande
Kaeru-kun, Tōkyō o sukuu (かえるくん、東京を救う?) Crapaudin sauve Tokyo
2000 Hachimitsu pai (蜂蜜パイ?) Galette au miel
2002 Birthday girl / Bāsudei gāru (バースデイ・ガール?) Le jour de ses vingt ans SAFE
2005 Gūzen no tabibito (偶然の旅人?) Hasard, hasard
Hanalei Bay / Hanarei Bei (ハナレイ・ベイ?) La baie de Hanalei
Doko de are sore ga mitsukarisō na basho de (どこであれそれが見つかりそうな場所で?) Où le trouverai-je ?
Hibi idō suru jinzō no katachi o shita ishi (日々移動する腎臓のかたちをした石?) La pierre-en-forme-de-rein qui se déplace chaque jour
Shinagawa saru (品川猿?) Le singe de Shinagawa

Non-fiction[modifier | modifier le code]

Courte sélection parmi plus de quarante[9] ouvrages. On regroupe ici deux des catégories de l'auteur[5] :

  • les essais : réflexions littéraires, musico-autobiographiques ([Portrait en jazz]) ou musicales ([Sans sens, pas de swing]), sportivo-autobiographiques (Autoportrait de l'auteur en coureur de fond), mais aussi artistiques, gastronomiques (essais sur le whisky ou la cuisine) ; livres d'entretiens ou de dialogues ([Rien ne sert de courir] avec Ryū Murakami), etc. ;
  • les enquêtes : comptes-rendus de voyages ([Ciels de pluie, ciels de feu]) ou documents biographiques (Underground).
Titre en français Titre d'origine Année
d'
origine
Année
en
français
[Rien ne sert de courir][10] Walk, don't run / Wōku donto ran : Murakami Ryū vs Murakami Haruki (ウォーク・ドント・ラン : 村上龍 vs 村上春樹?) 1981
[Ciels de pluie, ciels de feu][11] Uten enten (en) (雨天炎天?) 1990
[Portrait en jazz] Portrait[12] in jazz / Pōtoreito in jazu (ポ-トレイト・イン・ジャズ?) 1997
Underground (en) Underground / Andāguraundo (アンダーグラウンド?) 1997 2013
(Belfond)
Yakusoku sareta basho de : Underground 2 / [Andāguraundo 2][13] (約束された場所で―underground 2?, litt. « Au lieu promis ») 1998
[Portrait en jazz 2] Portrait in jazz 2 / Pōtoreito in jazu 2 (ポ-トレイト・イン・ジャズ 2?) 2001
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (en) Hashiru koto ni tsuite kataru toki ni boku no kataru koto (走ることについて語るときに僕の語ること?) 2007 2009
(Belfond)
[Sans sens, pas de swing][14] Imi ga nakereba suingu wa nai (意味がなければスイングはない?) 2008

Traductions[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Autres adaptations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Prix pour des ouvrages individuels :

Année Distinction Pour
1979 Prix Gunzō du premier roman Écoute le chant du vent
1982 Prix Noma des nouveaux auteurs La Course au mouton sauvage
1985 Prix Tanizaki [romans longs] La Fin des temps
1995 Prix Yomiuri du meilleur roman Chroniques de l'oiseau à ressort
2006 Prix World Fantasy du meilleur roman Kafka sur le rivage
Prix Frank O'Connor (en) [recueils de nouvelles] Saules aveugles, femme endormie (en)

(Par ailleurs, la version française du roman La Course au mouton sauvage a remporté le prix Noma de traduction littéraire (en) 1991 pour le travail de Patrick De Vos.)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Murakami (à droite) en août 2009 lors de la réception de son prix Jérusalem.

Récompenses pour l'ensemble de son œuvre :

Année Distinction
2006 Prix Franz Kafka (de littérature)
2007 Docteur honoris causa de l'université de Liège
2008 Docteur honoris causa de l'université de Princeton
2009 Prix Jérusalem (pour la liberté de l'individu dans la société)
Ordre des Arts et des Lettres d'Espagne (en)[15]
2011 Prix international de Catalogne

Il a été pressenti à plusieurs reprises comme un possible lauréat du prix Nobel de littérature[16],[17].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En plus de « murakamien », on voit parfois l'adjectif « harukien » : il est utilisé dans certains textes quand il y a besoin d'éviter une confusion avec Ryû Murakami, écrivain homonyme contemporain presque aussi connu au Japon. (Par exemple dans Yatabe 2002, « Les modernités de Murakami Haruki » (voir Liens externes), qui évoque les deux Murakami.)
  2. Haruki Murakami est prononcé /ha.ɾɯ.ki mɯ.ɾa.ka.mi/ (approximativement : un « hal'louki moul'lakami » entre « halouki moulakami » et « harouki mourakami »). En japonais, le nom de famille se dit en premier et l'on entend donc Murakami Haruki, prononcé /mɯ.ɾa.ka.mi ha.ɾɯ.ki/.
  3. Dans un des romans, le narrateur souligne lui-même ce détachement social (à propos de lui-même, publicitaire, et de son ami acteur) : « C'était l'heure où les gens normaux se pressent pour aller au bureau ou à l'école. Mais pas nous. [...] nous étions extraits du mode de vie des gens ordinaires. » (Danse, danse, danse, coll. « Points », p. 228)
  4. L'éléphant s'évapore est une compilation internationale, d'abord parue en 1993 en anglais ; au Japon (où ces nouvelles étaient déjà disponibles dans divers recueils), la compilation équivalente a paru plus tard en 2005. (Voir aussi l'article du recueil ja:象の消滅 短篇選集 1980-1991 en japonais.)
  5. Saules aveugles, femme endormie est une compilation internationale, d'abord parue en 2006 en anglais ; au Japon (où ces nouvelles étaient déjà disponibles dans divers recueils), la compilation équivalente a paru plus tard en 2009. (Voir aussi l'article du recueil ja:めくらやなぎと眠る女 (短編小説集) en japonais.)
  6. a, b, c et d La nouvelle « Tony Takitani » a été publiée à part en français (2006, Belfond, 53 pages, sans ISBN) et offerte en librairie et dans les cinémas à l'occasion de la sortie en France du film Tony Takitani. Elle fait partie de la version japonaise et anglaise du recueil Saules aveugles, femme endormie (en), mais n'est pas reprise dans son édition française (qui ne compte donc que 23 nouvelles sur les 24 d'origine).
  7. Le texte original de « Les crabes » a d'abord paru emboîté dans une autre nouvelle en 1984, avant d'en être extrait et remanié pour publication séparée en 2003. Voir aussi : (en) Daniel Morales (2008), « Murakami Haruki B-Sides », Néojaponisme, 12 mai 2008 : « Thus begins “Baseball Field” [1984], one of Haruki Murakami's lesser-known short stories. Part of the story was extracted, edited and expanded into “Crabs”, published in Blind Willow, Sleeping Woman, but the entirety has never been published in English. The young man in the story is at a café with Murakami himself. He mailed Murakami one of his short stories (the content of which the real-life Murakami later turned into “Crabs”), and Murakami, charmed by the young man's interesting handwriting and somewhat impressed with the story itself, read all 70 pages and sent him a letter of suggestions. “Baseball Field” tells the story of their subsequent meeting over coffee. »
  8. Cette nouvelle a d'abord paru en magazine sous le titre plus long TV pipuru no gyakushu (TVピープルの逆襲?, littéralement « Les TV People contre-attaquent ») mais a ensuite pris son titre final raccourci pour ses publications ultérieures. (Voir aussi l'article sur la nouvelle ja:TVピープル en japonais.)
  9. Une première version de cette nouvelle a d'abord paru en magazine en 1983 sous le titre sans virgule explicite Mekurayanagi to nemuru onna (めくらやなぎと眠る女?, littéralement « Saules aveugles (et) femme endormie »), avant d'être réécrite pour sa version de 1995 sous ce titre final avec virgule. (Voir aussi l'article sur la nouvelle ja:めくらやなぎと眠る女 en japonais.) Par contre, le titre du recueil homonyme ne comporte lui pas de signe virgule explicite en japonais.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Curtis Brown (en) (agence littéraire), « Haruki Murakami now available in 50 languages », 27 février 2014, www.curtisbrown.co.uk : « Following a recent Malay deal Haruki Marukami's work is now available in 50 languages worldwide. »
  2. a et b Le titre de ce roman non traduit en français est généralement cité sous la forme « Écoute le chant du vent » (par exemple dans les mini-biographies de Murakami donnée en tête de tous ses ouvrages, tant chez Seuil/Points que Belfond/10-18, tout comme dans l'article Murakami de l'Encyclopædia Universalis). On trouve plus rarement d'autres formes comme « Écoute la chanson du vent » (par exemple dans la postface de Danse, danse, danse traduite par Corinne Atlan) ou « Écoute la voix du vent » (par exemple dans l'essai « Haruki MURAKAMI » d'André Durand sur Comptoir littéraire).
  3. « Le dernier roman de Haruki Murakami bestseller de l'année 2013 au Japon », dépêche AFP (via le fil de L'Express), 2 décembre 2013 : « “Le sans couleur Tazaki Tsukuru et ses années de pélérinage”  [sic], plus récent roman de l'écrivain nippon à succès Haruki Murakami, s'est classé numéro un des ventes de livres au Japon en 2013, selon le palmarès établi par la société Oricon. Quelque 985.000 exemplaires de cette histoire réaliste ont été achetés entre sa sortie, en avril, et fin novembre, pour un tirage de 1,05 million de volumes, selon l'éditeur. »
  4. a et b (en) « Haruki Murakami fans count down to midnight for release of new book », Asahi Shimbun AJW, 18 avril 2014 : « On April 18, about 50 Murakami fans turned up at Kinokuniya bookstore in Tokyo's Shinjuku Ward just before the stroke of midnight to grab the first copies of the author's latest book, “Onna no inai otokotachi” (Men Without Women). The book went on sale right after the clock struck 12. [...] The title of the new book itself might tell something of Murakami's literary ambition: “Onna no inai otokotachi” is the Japanese title given to Ernest Hemingway's (1899-1961) collection of short stories “Men Without Women”. »
  5. a et b Kazuhiko Yatabe (2002), « Les modernités de Murakami Haruki » (voir Liens externes), n. 5, p. 3 : « À titre indicatif, signalons que l'auteur répartit son œuvre en six catégories (les romans longs ; les romans courts ; les nouvelles ; les traductions ; les essais ; les enquêtes) qui “s'entrelacent et se compensent” (entretien par courriel interposé, Eureka, numéro spécial, op. cit. [vol. 32, no 4, mars 2000], pp. 12-13.). »
  6. Le titre de ce roman non traduit en français est généralement cité sous la forme « Le Flipper de 1973 » (par exemple dans l'article Murakami de l'Encyclopædia Universalis, la conférence universitaire « Les modernités de Murakami Haruki » de Kazuhiko Yatabe, ou le mémoire de maîtrise « L'univers romanesque de MURAKAMI Haruki » d'Antonin Bechler). On trouve plus rarement d'autres formes comme « Pinball 1973 » (dans la postface de Danse, danse, danse traduite par Corinne Atlan, ou l'essai « Haruki MURAKAMI » d'André Durand sur Comptoir littéraire).
  7. « Japon : le dernier Haruki Murakami attendu en avril », dépêche AFP (via le fil de L'Express), 17 mars 2014 : « Cette compilation d'histoires courtes intitulée “Onna no inai otokotachi” (les hommes qui n'ont pas de femme) sortira le 18 avril au Japon au prix de 1.700 yens (12 euros), a précisé dans un communiqué la maison d'édition Bungei Shunju. »
  8. Titre original également romanisé Onna no inai otoko-tachi (avec la marque du suffixe pluriel), et également rendu en français par « Les hommes qui n'ont pas de femmes »[1] (avec « femmes » au pluriel, à la manière du recueil de nouvelles Hommes sans femmes (Men Without Women) d'Hemingway, ou du film Hommes sans femmes de John Ford).
  9. Voir par exemple les listes de 2007 de la section en anglais du collectionneur Yoshio Osakabe (en Liens externes), dont :
    (en) « Lists of Essay etc. by MURAKAMI Haruki »
    (en) « Lists of MURAKAMI Haruki's Interview and Dialogue » / « Books of Dialogue and Interview ».
  10. Le titre de l'ouvrage non traduit « Walk, don't run » (littéralement « Marche, ne cours pas ») cite une expression (également titre d'une musique et d'un film) dont la traduction habituelle est « Rien ne sert de courir ».
  11. Le titre de cet essai non traduit en français est cité sous la forme « Ciels de pluie, ciels de feu » (dans le mémoire de maîtrise « L'univers romanesque de MURAKAMI Haruki » d'Antonin Bechler).
  12. Le titre est bien « Portrait en jazz » au singulier : pour un pluriel, le titre aurait été « Pōtoreitsu in jazu » avec pōtoreitsu, katakana de l'anglais « portraits », au lieu de pōtoreito, « portrait ». (On le voit parfois par erreur sous la forme « Portraits en jazz », ou « Portaits in Jazz » en anglais, au pluriel par confusion avec le fait qu'il contient une série d'essais sur des dizaines de musiciens, mais les textes sont d'abord des souvenirs autobiographiques de l'époque où l'auteur tenait un club de jazz et c'est l'ensemble du livre qui trace un « portrait en jazz » de Murakami.)
  13. Pour le second volume, Murakami a écrit le sous-titre « Underground 2 » en utilisant directement les caractères latins (au lieu du syllabaire katakana comme pour le premier volume) : ce sous-titre n'a donc pas eu de transcription katakana dont il faudrait fournir l'équivalent romaji. Cependant, comme un romaji est malgré tout utilisé par certaines bibliographies, il est indiqué ici sous la forme « [Andāguraundo 2] » à titre de mot-clé complémentaire.
  14. Le titre de cet essai non traduit en français est cité sous la forme « Sans sens, pas de swing » (par Kazuhiko Yatabe en 2013 dans un article littéraire du blog « Soleils Levants : Le Japon sous toutes ses facettes » sur Courrier international) ou « Pas de swing sans sens » (par le même en 2002 dans sa conférence universitaire « Les modernités de Murakami Haruki ») ; les deux versions émanant du même auteur, la plus récente est retenue.
  15. (es) « Real Decreto 1902/2009, de 4 de diciembre, por el que se concede la Orden de las Artes y las Letras de España a don Haruki Murakami » (format PDF, 155 ko), in Bulletin officiel de l'État (Espagne), 5 décembre 2009.
  16. Roland Kelts, The Harukists, Disappointed, blog « Page-turner » du New Yorker, le 16 octobre 2012, consulté le 17 septembre 2013
  17. Nobel de littérature 2012 : Munro, Murakami et Roth cités parmi les favoris, Le Monde, le 11 octobre 2012, consulté le 17 septembre 2013

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