Haruki Murakami

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Haruki Murakami

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Murakami en août 2009 à la réception de son prix Jérusalem.

Activités Auteur et écrivain (romancier, nouvelliste, traducteur ; essayiste, journaliste)
Naissance 12 janvier 1949 (65 ans)
Kyoto, Japon
Langue d'écriture Japonais
Genres Fiction, réalisme magique, surréalisme, fantastique, science-fiction, picaresque, roman de formation, réaliste
Distinctions Prix Gunzō 1979
Prix Noma 1982
Prix Tanizaki 1985
Prix Yomiuri 1995
Prix World Fantasy 2006
Adjectifs dérivés Murakamien[NB 1]

Œuvres principales

Signature

Signature de Haruki Murakami

Haruki Murakami[NB 2] (村上 春樹, Murakami Haruki?, né à Kyoto le 12 janvier 1949) est un écrivain japonais contemporain. Auteur de romans à succès, mais aussi de nouvelles et d'essais, Murakami a reçu une douzaine de prix et autres distinctions ; depuis 2006[1], il est pressenti pour un prix Nobel de littérature. Traduit en cinquante[2] langues et édité à des millions[3] d'exemplaires, il est un des auteurs japonais contemporains les plus lus au monde.

Murakami est également reconnu au Japon comme traducteur de l'anglais en japonais (des romans d'une vingtaine d'auteurs de genres divers, dont tout Raymond Carver, mais aussi de F. Scott Fitzgerald, John Irving, Ursula K. Le Guin, et J. D. Salinger), et comme journaliste-essayiste (sur les voyages en Europe, le jazz, la course de fond, mais aussi deux désastres japonais : le séisme de Kobe et l'attentat chimique de Tokyo de 1995).

Revendiquant des influences allant de Raymond Chandler à Kurt Vonnegut en passant par Richard Brautigan et Franz Kafka[NB 3], Murakami est rapproché de la littérature postmoderniste. Ses récits sont appréciés pour leur forme de réalisme magique qui voit la quête picaresque se teinter de romantisme ou de surréalisme, et l'enquête policière flirter avec le fantastique ou la science-fiction ; y affleurent la poésie et l'humour, malgré la dimension mélancolique de leurs narrateurs qui évoquent obliquement des thèmes existentiels tels que la solitude, l'incommunicabilité et l'aliénation au sein de la postmodernité des sociétés capitalistes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un enseignant de littérature japonaise en collège, Haruki Murakami passe son enfance avec ses livres (« j'étais un enfant unique, solitaire, inquiet. Je passais mes journées enfermé, avec mes chats et mes livres. [...] j'ai tout de suite senti que la fiction était plus belle que la vie. »[4]) et ses chats (« Je suis enfant unique et j'avais des conversations avec les chats que nous avions à la maison. »[5]). Adulte, il opte pour les arts théâtraux et souhaite devenir scénariste de cinéma.

Après ses études à l'université Waseda, il est pendant huit ans (de 1974 à 1981) responsable d'un bar de jazz, le Peter Cat, dans le quartier de Kokubunji à Tokyo. (Des anecdotes de ces années seront évoquées plus tard dans ses deux recueils d'essais-souvenirs Portrait en jazz, 1997 et 2001.) Comme en témoigne l'animal éponyme de son bar, Murakami reste un passionné des chats, et l'on remarque la présence récurrente de cet animal dans sa littérature.

Ses expériences d'étudiant et de travail nourrissent son premier roman, le réaliste Écoute le chant du vent (en)[6], publié au Japon en 1979, et pour lequel il reçoit le prix Gunzō. Depuis, Murakami préfère alterner son écriture entre l'« épreuve » des romans et la « joie » des nouvelles[7], les secondes étant « une sorte de laboratoire » nourrissant les premiers[7].

Sa renommée établie après plusieurs romans primés, sa femme et lui partent vivre à l'étranger : d'abord au sud de l'Europe (Italie et Grèce), ce qui lui inspire le recueil de voyage Uten enten (1990, « Ciels de pluie, ciels de feu ») ; puis aux États-Unis, où de 1993 à 1995 il enseigne la littérature japonaise comme professeur visiteur (visiting professor) dans plusieurs universités : à Princeton (dont Scott Fitzgerald, que Murakami traduira, fut jadis étudiant), Harvard, et Tufts.

En 1995, il revient vivre au Japon, marqué par le séisme de Kobe et l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo de la secte Aum. Ces tragédies inspirent le double livre d'enquête Underground (1997-1998), puis le recueil de nouvelles Après le tremblement de terre (2000).

Haruki Murakami est également traducteur en japonais de plusieurs écrivains anglo-saxons (parmi lesquels Scott Fitzgerald, John Irving, ou encore Raymond Carver à propos duquel il déclare, à sa mort survenue en 1987 : « Raymond Carver a été sans le moindre doute, le professeur le plus important de mon existence ainsi que mon plus grand ami en littérature »). Murakami est aussi un grand amateur de jazz auquel de nombreuses références sont faites dans ses romans.

Ses romans et nouvelles sont fréquemment teintés de fantastique, ancrés dans une quotidienneté qui va subtilement sortir des rails de la normalité. Ayant apprécié beaucoup de fiction européenne et anglo-saxonne dans sa jeunesse, puis vécu dans le sud de l'Europe et aux États-Unis, des influences occidentales sont perceptibles dans ses œuvres. Cela fait de lui un écrivain plus international avec des références à la culture populaire mondiale, tout en gardant un vécu japonais contemporain à ses personnages.

Murakami a expliqué que c'est en regardant un match de baseball (sport très populaire au Japon) qu'il a eu l'idée d'écrire son premier roman, Écoute le chant du vent (1979), qui ouvre un cycle de romans indépendants baptisé par la critique « La trilogie du Rat » (du surnom du meilleur ami du narrateur) avant que Murakami n'y ajoute un quatrième et dernier livre.

Les ouvrages de Murakami rélèvent d'une forme de surréalisme qui, en se fondant sur une mélancolique banalité quotidienne, arrivent à former des récits originaux par cette idée du lien qui relie, dans la pensée du bouddhisme ou du shintoïsme, les événements et les êtres : une action provoque même de façon lointaine et indirecte une réaction immédiate, dans la réalité ou ailleurs, dans un autre monde que rend Murakami.

Au fil de ses romans, on retrouve des personnages étonnants tels que « l'homme-mouton » (un mystique costumé), ou un avatar du colonel Sanders. L'âme humaine y est décortiquée de façon à ce que le lecteur soit emporté pour un voyage en lui-même, mais dans un cadre parfois déroutant.

La mélancolie des narrateurs de Murakami et leurs analyses sociales en demi-teinte rappellent parfois des auteurs nippons comme Natsume Sōseki. On y retrouve les pensées d'êtres à la recherche de leur identité et abordant l'existence avec un certain malaise.

Murakami a aussi une passion pour la course à pied, en particulier l'ultrafond (distance supérieure au marathon de 42 km). Il explique : « En fait, je ne suis pas quelqu'un de très physique. Et je ne fais pas non plus du sport parce que c'est sain. En réalité, c'est davantage un mécanisme métaphysique. Je veux pouvoir échapper au corps. »[5] Il a couru plusieurs 100 km et a publié en 2007 un essai autobiographique sur le sujet, traduit sous le titre Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (titre littéral : « Ce dont je parle quand je parle de courir » ou « Ce que j'entends par courir »).

Après le succès international de 1Q84 en 2009 et 2010 (2011 et 2012 en français, plus la réédition des Chroniques de l'oiseau à ressort aux éditions Belfond), son nouveau roman L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage est sorti en avril 2013 au Japon (septembre 2014 en français), où il est devenu numéro un des ventes de livres de l'année avec un million d'exemplaires vendus[8]. En 2014, son nouveau recueil de nouvelles Onna no inai otokotachi (« Les hommes qui n'ont pas de femme » ou « Hommes sans femmes ») est sorti au Japon le 18 avril à minuit[9].

Regards sur l'œuvre[modifier | modifier le code]

Murakami parlant de son œuvre en 2005 lors d'une conférence au Massachusetts Institute of Technology.

Thèmes[modifier | modifier le code]

L'étrange

Les écrits de Murakami sont volontiers rattachés au réalisme magique, voire au fantastique ou à la science-fiction, mettant en scène l'entrée de l'étrange ou de l'irrationnel dans une vie sans relief (bien que sans perturber outre mesure[NB 4] le protagoniste). Deux points culminants de cette vision sont ses romans La Fin des temps (1985, où l'action alterne entre un Tokyo cyberpunk et une cité kafkaïenne) et 1Q84 (2009-2010, où l'action passe de la réalité de l'année 1984 au monde parallèle de l'année « 1Q84 » où brillent deux lunes).

Et bien que l'autre moitié[NB 5] de ses romans (ainsi que de nombreuses nouvelles) soit de nature réaliste, ils comportent eux aussi cette part d'insolite murakamien ; comme l'expliquait l'auteur en 1997 : « J'écris des histoires étranges. Je ne sais pas pourquoi j'aime autant l'étrangeté. Moi-même, je suis une personne très réaliste. Je ne crois pas du tout au New Age, ni à la réincarnation, aux rêves, aux tarots, aux horoscopes. [...] Je suis très réaliste. Mais quand j'écris, j'écris de l'étrange. »[10] Et encore en 2006 : « Maintenant que j'y pense, cela dit, tout ce que j'écris s'avère être, peu ou prou, une histoire bizarre. »[11]

Le détachement

L'attitude prévalente chez les protagonistes de Murakami est un certain détachement, une indolence faite moins de passivité ou de résignation que de désenchantement ou de désillusion : une sorte de fatalisme zen. Même l'irruption d'éléments paranormaux est prise avec flegme (une réaction typique des protagonistes étant d'ailleurs l'interjection « Allons bon »[NB 6] en forme de constat). Les personnages sont également détachés familialement (les parents sont distants ou absents), socialement[NB 7] (ils sont étudiants ou exercent une profession libérale – publicitaire, journaliste, informaticien...), et culturellement (ils se réfèrent surtout à la culture populaire non-japonaise, boivent du whisky plutôt que du saké, etc.). Ces absences sont renforcées par le fait que dans les premiers romans et nouvelles, les personnages n'ont pas de nom (la plupart sont désignés par surnom ou périphrase) ; de même, peu de lieux sont indiqués (ou encore par périphrase, comme « notre ville natale »), ou sont génériques (comme Tokyo ou le quartier de Shibuya). Tout cela s'accompagne de diverses formes de décentrement, solitude, aliénation des personnages, mais sans nihilisme, et ce flottement prend au pied de la lettre l'expression « le monde flottant » de l'ukiyo.

La musique

Les œuvres musicales ont une très grande place dans l’œuvre de Murakami. L'auteur était lui-même un passionné de jazz, et tenait un club dans Tokyo, dont il parle dans Underground et dans Autoportrait de l'auteur en coureur de fond. Dans ce dernier ouvrage, il évoque également sa collection de disques et son goût pour le rock. Dans 1Q84, l'entrée dans la réalité déformée se fait au son de la Sinfonietta de Leoš Janáček, qui revient tout au long du roman. Dans L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, la pièce « Le mal du pays » de l'œuvre pour piano Années de pèlerinage de Franz Liszt fait l'objet d'un chapitre.

La lecture

Une grande partie des personnages de Murakami, sans pour autant être des lecteurs acharnés, alimentent leurs réflexions d'œuvres qu'ils ont lues ou sont en train de lire, ce qui permet une mise en abîme de la construction romanesque. Ainsi, dans la nouvelle Sommeil, l'héroïne lit Anna Karénine de Léon Tolstoï pendant ses insomnies. Dans 1Q84, Aomamé réfléchit sur Tchekhov et le rôle de l'objet, puis lit À la recherche du temps perdu de Marcel Proust à partir de Livre 2, ce qui l'amène à réfléchir sur le temps.

L'identité de genre et l'orientation sexuelle

Plusieurs personnages questionnent l'identité de genre, comme par exemple le bibliothécaire de Kafka sur le rivage que l'on croit gay mais qui est en fait intersexué, ou encore Aomamé dans 1Q84 qui se définit clairement comme hétérosexuelle (son amour pour Tengo, qu'elle n'a pas revu depuis l'école primaire, est le fil rouge des trois tomes) tout en se souvenant, à un moment crucial de l'intrigue (lorsqu'elle descend l'escalier mystérieux sur l'autoroute, escalier qui la fait passer de 1984 à 1Q84 ; premier tome, pages 59 à 62), d'une aventure avec une autre jeune fille.

Réception[modifier | modifier le code]

Liste des œuvres[modifier | modifier le code]

Murakami divise son œuvre en six catégories[12] : les romans longs ; les romans courts ; les nouvelles ; les traductions ; les essais ; les enquêtes. (Les ouvrages non traduits sont indiqués avec un titre littéral entre crochets. Les titres originaux sont romanisés en méthode Hepburn et donnés sous la forme « romaji (kanji) » ; ceux en anglais transcrit dans le texte sont donnés sous la forme « anglais / romaji (katakana) ».)

Romans[modifier | modifier le code]

En français, les ouvrages de Murakami ont d'abord été traduits aux Éditions du Seuil (de 1990 à 2001), puis chez Belfond (depuis 2002). Les ouvrages primés sont indiqués en colonne « P » par un astérisque (qui renvoie en section Distinctions).

Titre en français Titre d'origine Année
d'
origine
Année
en
français
P
[Écoute le chant du vent] (en)[6] Kaze no uta o kike (風の歌を聴け?) 1979 *
[Le Flipper de 1973] (en)[13] Sen-kyū-hyaku-nana-jū-san-nen no pinbōru (1973年のピンボール?) 1980
La Course au mouton sauvage Hitsuji o meguru bōken (羊をめぐる冒険?) 1982 1990 *
La Fin des temps Sekai no owari & Hard-boiled Wonderland / Sekai no owari to Hādo-boirudo Wandārando (世界の終わりとハードボイルド・ワンダーランド?) 1985 1992 *
La Ballade de l'impossible Noruwei no mori (ノルウェイの森?) 1987 2007
Danse, danse, danse Dance dance dance / Dansu dansu dansu (ダンス・ダンス・ダンス?) 1988 1995
Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil Kokkyō no minami, taiyō no nishi (国境の南、太陽の西?) 1992 2002
Chroniques de l'oiseau à ressort Nejimaki-dori kuronikuru (ねじまき鳥クロニクル?) 1994-1995 2001 *
Les Amants du Spoutnik Supūtoniku no koibito (スプートニクの恋人?) 1999 2003
Kafka sur le rivage Umibe no Kafuka (海辺のカフカ?) 2002 2006 *
Le Passage de la nuit After dark / Afutā dāku (アフターダーク?) 2004 2007
1Q84 (3 tomes) Ichi-kyū-hachi-yon (いちきゅうはちよん?) 2009-2010 2011-2012
L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage Shikisai o motanai Tazaki Tsukuru to, kare no junrei no toshi (色彩を持たない多崎つくると、彼の巡礼の年?) 2013 2014

Nouvelles[modifier | modifier le code]

Les nouvelles de Haruki Murakami ont paru au Japon en quatre vagues : (1) à partir de 1980, elles sont publiées dans diverses revues et magazines ; (2) à partir de 1983, elles sont également rassemblées, parfois remaniées ou retitrées, au fil de divers recueils ; (3) à partir de 1990-1991, elles sont reprises dans les intégrales de ses Œuvres complètes, quinze volumes couvrant 1979-2000 actuellement en 2014 ; (4) à partir de 1993, elles sont en partie reprises dans deux compilations internationales, dont les titres et sommaires ont généralement été repris en français.

Recueils en français[modifier | modifier le code]

Les compilations et recueils traduits contiennent environ la moitié de ce qui existe au Japon :

D'autres titres listés dans les bibliographies ne sont pas des inédits mais des tirés-à-part ou des tirages limités (antérieurs ou postérieurs aux recueils ci-dessus) de certaines nouvelles :

  • 2010. Sommeil (2010, Belfond, ill. Kat Menschik) – nouvelle tirée de L'éléphant s'évapore
  • 2012. Les Attaques de la boulangerie (2012, Belfond, ill.) – 2 nouvelles tirées de L'éléphant s'évapore

Recueils originaux[modifier | modifier le code]

Les principaux recueils (en omettant les recompilations[NB 11] sans inédits) au Japon[14] :

  • 1983. Chūgoku-yuki no surō bōto [Un cargo pour la Chine] – 7 nouvelles, dont 5 traduites (3 dans L'éléphant, 2 dans Saules)
  • 1983. Kangarū biyori [Le Bon Jour pour les kangourous] – 18 nouvelles, dont 7 traduites (2 dans L'éléphant, 5 dans Saules)
  • 1984. Hotaru, Naya o yaku, sonota no tanpen [La Luciole, les Granges brûlées, et autres récits] – 7[NB 12] nouvelles, dont 3 traduites (2 dans L'éléphant, 1 dans Saules) et 1 ultérieurement réécrite et traduite[NB 13]
  • 1985. Kaiten mokuba no deddo hīto [Course acharnée sur carrousel][15] – 8 nouvelles, dont 4 traduites (1 dans L'éléphant, 3 dans Saules)
  • 1986. Pan'ya saishūgeki [La Seconde Attaque de boulangerie] – 6 nouvelles, dont 5 traduites (dans L'éléphant)
  • 1990. TV pīpuru [TV People] – 6 nouvelles, dont 4 traduites (2 dans L'éléphant, 2 dans Saules)
  • 1991. Zen sakuhin 1979-1989, 8 : Tanpenshū III [Œuvres complètes 1979-1989, vol. 8 : Nouvelles III] – compilation avec 1 nouvelle inédite, traduite (dans Saules)
  • 1996. Rekishinton no yūrei [Les Fantômes de Lexington] – 7 nouvelles, dont 6 traduites (2 dans L'éléphant, 4 dans Saules)
  • 2000. Kami no kodomotachi wa mina odoru [Tous les enfants de Dieu savent danser] – 6 nouvelles (1999-2000), traduites (dans Après le tremblement de terre)
  • 2002. Bāsudei sutōrīzu [Birthday stories : Histoires d'anniversaires] – anthologie avec 1 nouvelle inédite, traduite (dans Saules)
  • 2005. Tōkyō kitanshū [Les Mystères de Tōkyō] – 5 nouvelles (2005), traduites (dans Saules)
  • 2014. Onna no inai otokotachi [Les hommes qui n'ont pas de femme][16],[9],[17] – 6 nouvelles (2013-2014), non traduites

Avec en marge :

  • 1983. Zōkōjō no happī endo [Happy end pour la manufacture d'éléphants] – 10 essais plus 4 textes expérimentaux[NB 14] ou micronouvelles, non traduits
  • 1995. Yoru no kumozaru [Les Singes-araignées de la nuit] (2 vol.) – 36 (15 et 21) micronouvelles publicitaires ou pour enfants, non traduites

On a donc dans les recueils ci-dessus 72 nouvelles différentes (dont 47 traduites en français), plus en marge 40 micronouvelles (dont aucune traduite), sans exhaustivité (il manque une douzaine de nouvelles en magazines non reprises en recueils ou intégrales), et en ne comptant qu'une seule fois les nouvelles réécrites ou découpées[NB 15].

Chronologie des nouvelles[modifier | modifier le code]

Les nouvelles non traduites ne sont pas listées. La colonne « Dans » indique les initiales du recueil où la nouvelle est reprises en français : ATT (Après le tremblement de terre), ESE (L'éléphant s'évapore), SAFE (Saules aveugles, femme endormie), TT (Tony Takitani).

Année Titre d'origine Titre en français Dans
1980 Chūgoku-yuki no slow boat / Chūgoku-yuki no surō bōto (中国行きのスロウ・ボート?) Un cargo pour la Chine ESE
Binbō na obasan no hanashi (貧乏な叔母さんの話?) L'histoire d'une tante pauvre SAFE
1981 Nyū Yōku tankō no higeki (ニューヨーク炭鉱の悲劇?) [1990][NB 16] La tragédie de la mine de New York
Supagetī no toshi ni (スパゲティーの年に?) L'année des spaghettis
Shigatsu no aru hareta asa ni 100-paasento no onna no ko ni deau koto ni tsuite (四月のある晴れた朝に100パーセントの女の子に出会うことについて?) À propos de ma rencontre avec la fille cent pour cent parfaite par un beau matin d'avril ESE
Kaitsuburi (かいつぶり?) Le petit grèbe SAFE
Kangarū biyori (カンガルー日和?) Le bon jour pour les kangourous
Kangarū tsūshin (カンガルー通信?) Le communiqué du kangourou ESE
1982 Gogo no saigo no shibafu (午後の最後の芝生?) La dernière pelouse de l'après-midi
1983 Kagami (?) Le miroir SAFE
Tongari-yaki no seisui (とんがり焼の盛衰?) Les vicissitudes des piqu'crocks
Hotaru (?) La luciole
Naya o yaku (納屋を焼く?) Les granges brûlées ESE
1984 (Yakyūjō (野球場?) contenant) Kani (?) [2003][NB 17] Les crabes SAFE
Ōto 1979 (嘔吐1979?) Nausée 1979
Hunting knife / Hantingu naifu (ハンティング・ナイフ?) Le couteau de chasse
Odoru kobito (踊る小人?) Le nain qui danse ESE
1985 Lederhosen / Rēdāhōzen (レーダーホーゼン?) Les Lederhosen
Pan'ya saishūgeki (パン屋再襲撃?) La seconde attaque de boulangerie
Zō no shōmetsu (象の消滅?) L'éléphant s'évapore
Family affair / Famirī afea (ファミリー・アフェア?) Family Affair
1986 Rōma-teikoku no hōkai・1881-nen no Indian hōki・Hittorā no Pōrando shinnyū・soshite kyōfū sekai (ローマ帝国の崩壊・一八八一年のインディアン蜂起・ヒットラーのポーランド侵入・そして強風世界?) La chute de l'Empire romain, la révolte indienne de 1881, l'invasion de la Pologne par Hitler, et le monde des vents violents
Nejimaki-dori to kayōbi no onnatachi (ねじまき鳥と火曜日の女たち?) L'oiseau à ressort et les femmes du mardi
1989 Nemuri (眠り?) Sommeil
TV people / TV pīpuru (TVピープル?)[NB 18] TV People
Hikōki – Arui wa kare wa ika ni shite shi o yomu yō ni hitorigoto o itta ka (飛行機―あるいは彼はいかにして詩を読むようにひとりごとを言ったか?) [1987][NB 19] L'avion ou Il se parlait à lui-même comme s'il lisait un poème SAFE
Warera no jidai no fōkuroa : kōdo shihonshugi zenshi (我らの時代のフォークロア―高度資本主義前史?) Un récit folklorique de notre temps : la préhistoire du capitalisme à son stade ultime
1990 Tonī Takitani (トニー滝谷?) Tony Takitani TT[NB 10]
1991 Chinmoku (沈黙?) Le silence ESE
Mado (?) [1982][NB 20] La fenêtre
Midori-iro no kemono (緑色の獣?) Le monstre vert
Kōri otoko (氷男?) L'Homme de glace SAFE
Hito-kui neko (人喰い猫?) Les chats mangeurs de chair humaine
1995 Mekurayanagi to, nemuru onna (めくらやなぎと、眠る女?) [1983][NB 21] Saules aveugles, femme endormie
1996 Nanabanme no otoko (七番目の男?) Le septième homme
1999 UFO ga Kushiro ni oriru (UFOが釧路に降りる?) Un OVNI a atterri à Kushiro ATT
Airon no aru fūkei (アイロンのある風景?) Paysage avec fer
Kami no kodomotachi wa mina odoru (神の子どもたちはみな踊る?) Tous les enfants de Dieu savent danser
Thailand / Tairando (タイランド?) Thaïlande
Kaeru-kun, Tōkyō o sukuu (かえるくん、東京を救う?) Crapaudin sauve Tokyo
2000 Hachimitsu pai (蜂蜜パイ?) Galette au miel
2002 Birthday girl / Bāsudei gāru (バースデイ・ガール?) Le jour de ses vingt ans SAFE
2005 Gūzen no tabibito (偶然の旅人?) Hasard, hasard
Hanalei Bay / Hanarei Bei (ハナレイ・ベイ?) La baie de Hanalei
Doko de are sore ga mitsukarisō na basho de (どこであれそれが見つかりそうな場所で?) Où le trouverai-je ?
Hibi idō suru jinzō no katachi o shita ishi (日々移動する腎臓のかたちをした石?) La pierre-en-forme-de-rein qui se déplace chaque jour
Shinagawa saru (品川猿?) Le singe de Shinagawa

Non-fiction[modifier | modifier le code]

Courte sélection parmi plus de quarante[18] ouvrages. On regroupe ici deux des catégories de l'auteur[12] :

  • les essais : réflexions littéraires, musico-autobiographiques ([Portrait en jazz]) ou musicales ([Sans sens, pas de swing]), sportivo-autobiographiques (Autoportrait de l'auteur en coureur de fond), mais aussi artistiques, gastronomiques (essais sur le whisky ou la cuisine) ; livres d'entretiens ou de dialogues ([Rien ne sert de courir] avec Ryū Murakami), etc. ;
  • les enquêtes : comptes-rendus de voyages ([Ciels de pluie, ciels de feu]) ou documents biographiques (Underground).
Titre en français Titre d'origine Année
d'
origine
Année
en
français
[Rien ne sert de courir][19] Walk, don't run / Wōku donto ran : Murakami Ryū vs Murakami Haruki (ウォーク・ドント・ラン : 村上龍 vs 村上春樹?) 1981
[Ciels de pluie, ciels de feu][20] Uten enten (en) (雨天炎天?) 1990
[Portrait en jazz] Portrait[21] in jazz / Pōtoreito in jazu (ポ-トレイト・イン・ジャズ?) 1997
Underground (en) Underground / Andāguraundo (アンダーグラウンド?) 1997 2013
(Belfond)
Yakusoku sareta basho de : Underground 2 / [Andāguraundo 2][22] (約束された場所で―underground 2?, litt. « Au lieu promis ») 1998
[Portrait en jazz 2] Portrait in jazz 2 / Pōtoreito in jazu 2 (ポ-トレイト・イン・ジャズ 2?) 2001
Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (en) Hashiru koto ni tsuite kataru toki ni boku no kataru koto (走ることについて語るときに僕の語ること?) 2007 2009
(Belfond)
[Sans sens, pas de swing][23] Imi ga nakereba suingu wa nai (意味がなければスイングはない?) 2008

Traductions[modifier | modifier le code]

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Autres adaptations[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Prix pour des ouvrages individuels :

Année Distinction Pour
1979 Prix Gunzō du premier roman Écoute le chant du vent
1982 Prix Noma des nouveaux auteurs La Course au mouton sauvage
1985 Prix Tanizaki [romans longs] La Fin des temps
1995 Prix Yomiuri du meilleur roman Chroniques de l'oiseau à ressort
2006 Prix World Fantasy du meilleur roman Kafka sur le rivage
Prix Frank O'Connor (en) [recueils de nouvelles] Saules aveugles, femme endormie (en)

(Par ailleurs, la version française du roman La Course au mouton sauvage a remporté le prix Noma de traduction littéraire (en) 1991 pour le travail de Patrick De Vos.)

Récompenses[modifier | modifier le code]

Murakami (à droite) en août 2009 lors de la réception de son prix Jérusalem.

Récompenses pour l'ensemble de son œuvre :

Année Distinction
2006 Prix Franz Kafka (de littérature)
2007 Docteur honoris causa de l'université de Liège
2008 Docteur honoris causa de l'université de Princeton
2009 Prix Jérusalem (pour la liberté de l'individu dans la société)
Ordre des Arts et des Lettres d'Espagne (en)[24]
2011 Prix international de Catalogne
2014 Docteur honoris causa de l'université Tufts[25]
Prix littéraire du journal Die Welt[26]

Depuis 2006[1],[27],[28], la presse internationale le pressent régulièrement[29],[30],[31],[32] comme possible lauréat du prix Nobel de littérature. (Bien qu'à un journaliste évoquant déjà le Nobel, Murakami répondait en 1999 : « Non, je ne veux pas de prix. Ça veut dire que vous êtes fini. »[33])

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En plus de « murakamien », on voit parfois l'adjectif « harukien » : il est utilisé dans certains textes quand il y a besoin d'éviter une confusion avec Ryû Murakami, écrivain homonyme contemporain presque aussi connu au Japon. (Par exemple dans Yatabe 2002, « Les modernités de Murakami Haruki » (voir Liens externes), qui évoque les deux Murakami.)
  2. Haruki Murakami est prononcé /ha.ɾɯ.ki mɯ.ɾa.ka.mi/ (approximativement : un « hal'louki moul'lakami » entre « halouki moulakami » et « harouki mourakami »). En japonais, le nom de famille se dit en premier et l'on entend donc Murakami Haruki, prononcé /mɯ.ɾa.ka.mi ha.ɾɯ.ki/.
  3. Murakami a évolué vers sa forme de réalisme magique sans avoir lu son archétype latino-américain Gabriel García Márquez, qu'il finit par brocarder dans la nouvelle « TV People » de 1989 (L'éléphant s'évapore, éd. 10/18, p. 244, 253-254). Leur rapprochement (exemple) vient de la critique qui regroupe volontiers leurs œuvres sous l'ombrelle du « réalisme magique ».
  4. En cela, l'étrange murakamien s'oppose au concept freudien de « l'inquiétante étrangeté » (voir section Le détachement, ci-dessous).
  5. Sur les treize romans de Murakami en 2014, six sont de nature essentiellement réaliste : Écoute le chant du vent (1979) ; Le Flipper de 1973 (1980) ; La Ballade de l'impossible (1987) ; Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (1992) ; Les Amants du Spoutnik (1999) ; et L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage (2013).
  6. L'interjection récurrente la plus typique du personnage murakamien est l'expression japonaise informelle yare yare (やれやれ?, pron. « yaré yaré », litt. « Allons bon » ou « Bigre ; Eh ben ; Ah là là ; Oh là là ; (etc.) » marquant avec fatalisme la contrariété ou le soupir), qui vient d'un redoublement un peu ironique de l'interjection de déception ou de soulagement yare (やれ?) ; ses traducteurs l'ont rendue par « Allons donc » (trad. Patrick de Vos) puis « Allons bon » (trad. Corinne Atlan). Dès son troisième roman La Course au mouton sauvage, le protagoniste constate lui-même : « “Allons donc !” fis-je. Cette expression “Allons donc !” était en train de devenir une manie dans ma bouche. » (coll. « Points », p. 215).
  7. Dans un des romans, le narrateur souligne lui-même ce détachement social (à propos de lui-même, publicitaire, et de son ami acteur) : « C'était l'heure où les gens normaux se pressent pour aller au bureau ou à l'école. Mais pas nous. [...] nous étions extraits du mode de vie des gens ordinaires. » (Danse, danse, danse, coll. « Points », p. 228)
  8. L'éléphant s'évapore est une compilation internationale, d'abord parue en 1993 en traduction en anglais ; au Japon (où ces nouvelles étaient déjà disponibles dans divers recueils), la compilation équivalente a paru plus tard en 2005. (Voir aussi l'article du recueil ja:象の消滅 短篇選集 1980-1991 en japonais.)
  9. Saules aveugles, femme endormie est une compilation internationale, d'abord parue en 2006 en traduction en anglais ; au Japon (où ces nouvelles étaient déjà disponibles dans divers recueils), la compilation équivalente a paru plus tard en 2009. (Voir aussi l'article du recueil ja:めくらやなぎと眠る女 (短編小説集) en japonais.)
  10. a, b, c et d La nouvelle « Tony Takitani » a été publiée à part en français (2006, Belfond, 53 pages, sans ISBN) et offerte en librairie et dans les cinémas à l'occasion de la sortie en France du film Tony Takitani. Elle fait partie de la version japonaise et anglaise du recueil Saules aveugles, femme endormie (en), mais n'est pas reprise dans son édition française (qui ne compte donc que 23 nouvelles sur les 24 d'origine).
  11. C'est-à-dire sans les recompilations de recueils comme L'éléphant s'évapore, ni les intégrales comme Œuvres complètes (dont on ne liste que le vol. 8 qui contient un inédit, mais pas le vol. 5 dont l'inédit a été ensuite repris dans Lexington).
  12. On compte séparément chacune des 3 nouvelles regroupées sous l'intitulé « Trois fantaisies allemandes » (d'où 7 nouvelles plutôt que 5).
  13. Le recueil Hotaru reprenait l'ancienne version de la nouvelle « Saules aveugles, femme endormie » (version non traduite en français) qui pour le recueil Lexington a été réécrite (version définitive qui est celle traduite en français).
  14. Certaines bibliographies ne listent cet ouvrage que parmi la non-fiction de Murakami, d'autres considèrent quelques récits comme relevant de la fiction (car reprenant des personnages ou personnes de sa fiction) et classent l'ouvrage comme mélange d'essais et de fiction.
  15. Par exemple, on compte ici comme une seule nouvelle les deux versions de « La fenêtre », « Saules aveugles », ou « L'avion » ; on compte pour une seule nouvelle « Les crabes » et la plus longue nouvelle dont elle est découpée ; et on ne compte pas du tout « Town of Cats » (qui est un extrait du roman 1Q84 pour un magazine).
  16. La nouvelle de 1981 « La tragédie de la mine de New York » a d'abord paru en magazine dans une version légèrement plus longue (principalement un dialogue entre le protagoniste et l'hôtesse du réveillon), avant d'être révisée pour sa version finale dans l'intégrale de 1990. (Voir aussi l'article sur la nouvelle ja:ニューヨーク炭鉱の悲劇_(村上春樹) en japonais.)
  17. Le texte original de « Les crabes » (, Kani?) a d'abord paru emboîté dans la nouvelle non traduite « Le terrain de base-ball » (野球場, Yakyujo?) en 1984, avant d'en être extrait et remanié pour publication séparée en 2003. Voir aussi : (en) Daniel Morales (2008), « Murakami Haruki B-Sides », Néojaponisme, 12 mai 2008 : « Thus begins “Baseball Field” [1984], one of Haruki Murakami's lesser-known short stories. Part of the story was extracted, edited and expanded into “Crabs”, published in Blind Willow, Sleeping Woman, but the entirety has never been published in English. The young man in the story is at a café with Murakami himself. He mailed Murakami one of his short stories (the content of which the real-life Murakami later turned into “Crabs”), and Murakami, charmed by the young man's interesting handwriting and somewhat impressed with the story itself, read all 70 pages and sent him a letter of suggestions. “Baseball Field” tells the story of their subsequent meeting over coffee. »
  18. Cette nouvelle a d'abord paru en magazine sous le titre plus long TV pipuru no gyakushu (TVピープルの逆襲?, littéralement « Les TV People contre-attaquent ») mais a ensuite pris son titre final raccourci pour ses publications ultérieures. (Voir aussi l'article sur la nouvelle ja:TVピープル en japonais.)
  19. Une première version de la nouvelle « L'avion [etc.] » a d'abord paru en magazine en 1987, avant d'être réécrite pour sa version finale de 1989. (Voir aussi l'article sur la nouvelle ja:飛行機―あるいは彼はいかにして詩を読むようにひとりごとを言ったか en japonais.)
  20. Une première version de la nouvelle « La fenêtre » (, Mado?) a d'abord paru en magazine en 1982 sous le titre Bato Bakarakku wa o suki ? (バート・バカラックはお好き??, littéralement « Aimez-vous Burt Bacharach ? ») (reprise dans le recueil Kangourou), avant d'être réécrite et retitrée pour sa version finale de 1991 (publiée à l'occasion du vol. 5 des Œuvres complètes et reprise dans le recueil Lexington).
  21. Une première version de cette nouvelle a d'abord paru en magazine en 1983 sous le titre sans virgule explicite Mekurayanagi to nemuru onna (めくらやなぎと眠る女?, littéralement « Saules aveugles (et) femme endormie »), avant d'être réécrite pour sa version de 1995 sous ce titre final avec virgule. (Voir aussi l'article sur la nouvelle ja:めくらやなぎと眠る女 en japonais.) Par contre, le titre du recueil homonyme ne comporte lui pas de signe virgule explicite en japonais.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « The enemy within » (via Archive.org), Financial Times, 30 juin 2006 : « “I am worrying about my country,” says the 57-year-old writer, widely believed to be Japan's literary Nobel laureate-in-waiting. »
  2. (en) Curtis Brown (en) (agence littéraire), « Haruki Murakami now available in 50 languages », 27 février 2014, www.curtisbrown.co.uk : « Following a recent Malay deal Haruki Marukami's work is now available in 50 languages worldwide. »
  3. Article-entretien de 2006 « L'ami Murakami » pour Télérama (voir Liens externes), partie article : « Depuis [1987], chacun de ses nouveaux livres se vend à plus de deux millions d'exemplaires, phénomène hors du commun dans un pays où l'édition se plaint que les gens ne lisent plus que leurs téléphones portables. »
  4. Article-entretien de 2006 « L'ami Murakami » pour Télérama (voir Liens externes), partie entretien : « “Comme François Truffaut, j'étais un enfant unique, solitaire, inquiet. Je passais mes journées enfermé, avec mes chats et mes livres. Sans lecture, je n'aurais pas survécu à l'ennui atroce de mon existence. J'ai commencé par Le Rouge et le Noir, à 10 ans. Puis les romans russes : Les Frères Karamazov, Guerre et Paix, Crime et Châtiment. Plus c'était gros, mieux c'était ! Quand je les avais finis, je les relisais. La lecture me procurait autant de sensations que si j'avais fait du hors-bord sur une mer agitée. Comme François Truffaut, j'ai tout de suite senti que la fiction était plus belle que la vie.” »
  5. a et b (de) « Besuch beim japanischen Schriftsteller Haruki Murakami: “Es gibt nicht nur eine Realität” » [Visite à l'écrivain japonais Haruki Murakami : “Il n'y a pas qu'une réalité”] (entretien avec Haruki Murakami), propos recueillis par Ronald Düker, Die Zeit, no 3/2014, jeudi 16 janvier 2014, version mono-page en ligne — entretien sur sa carrière à l'occasion de la sortie en allemand de son dernier roman :
    • « [Zeit : ] Ihre Protagonisten sind meist ziemlich einzelgängerische Typen. Sind Sie selbst ein einsamer Mensch? / [Murakami : ] Ich bin ein Einzelkind und habe mich mit den Katzen unterhalten, die wir zu Hause hatten. Einsamkeit bedeutet für mich Unabhängigkeit. »
      (fr) (nous traduisons : « [ Zeit : ] Vos protagonistes sont en général des gens assez seuls. Êtes-vous vous-même un solitaire ? / [ Murakami : ] Je suis enfant unique et j'avais des conversations avec les chats que nous avions à la maison. La solitude signifie pour moi l'indépendance. »)
    • « Eigentlich bin ich gar kein besonders physischer Mensch. Ich mache auch nicht Sport, weil das gesund ist. Tatsächlich geht es eher um einen metaphysischen Mechanismus. Ich will mich vom Körper lösen können. Ich will, dass mein Geist dem Körper entfliehen kann, wenn ich mich konzentriere. Das geht aber nur, wenn ich ihn stark halte. Der Körper muss ein Tempel sein. Eine stabile Struktur, aus der ich mich befreien kann. »
      (fr) (nous traduisons : « En fait, je ne suis pas quelqu'un de très physique. Et je ne fais pas non plus du sport parce que c'est sain. En réalité, c'est davantage un mécanisme métaphysique. Je veux pouvoir échapper au corps. Je veux que mon esprit puisse s'évader du corps, si je m'y applique. Mais ça ne marche que si j'en ai pleine possession. Le corps doit être un temple. Une structure stable dont je puisse me libérer. »)
  6. a et b Le titre de ce roman non traduit en français est généralement cité sous la forme « Écoute le chant du vent » (par exemple dans les mini-biographies de Murakami donnée en tête de tous ses ouvrages, tant chez Seuil/Points que Belfond/10-18, tout comme dans l'article Murakami de l'Encyclopædia Universalis). On trouve plus rarement d'autres formes comme « Écoute la chanson du vent » (par exemple dans la postface de Danse, danse, danse traduite par Corinne Atlan) ou « Écoute la voix du vent » (par exemple dans l'essai « Haruki MURAKAMI » d'André Durand sur Comptoir littéraire).
  7. a et b (en) Haruki Murakami, « Introduction to the English Edition » (2006, inédit en français), dans Blind Willow, Sleeping Woman, 2006, rééd. 2011, livre numérique (ISBN 978-1-4481-0366-9) :
    • p. vii : « To put it in the simplest possible terms, I find writing novels a challenge, writing short stories a joy. [...] Since the beginning of my career as a fiction writer in 1979 I have fairly consistently alternated between writing novels and short stories. My pattern has been this: once I finish a novel, I find I want to write some short stories; once a group of stories is done, then I feel like focusing on a novel. I never write any short stories while I'm writing a novel, and never write a novel while I'm working on short stories. »
      (fr) (nous traduisons : « Pour le dire en les termes les plus simples, je trouve qu'écrire des romans est une épreuve, écrire des nouvelles est une joie. [...] Depuis le début de ma carrière d'écrivain de fiction en 1979 j'ai assez régulièrement alterné entre écrire des romans et des nouvelles. Ma tendance a été celle-ci : une fois que j'ai terminé un roman, je trouve que j'ai besoin d'écrire quelques nouvelles ; une fois qu'un ensemble de nouvelles est fait, alors j'ai envie de me concentrer sur un roman. Je n'écris jamais de nouvelles pendant que j'écris un roman, et n'écris jamais de roman pendant que je travaille sur des nouvelles. »)
    • p. ix : « In my case, when I write novels I try very hard to learn from the successes and failures I experience in writing short stories. In that sense, the short story is a kind of experimental laboratory for me as a novelist. »
      (fr) (nous traduisons : « Dans mon cas, quand j'écris des romans je fais vraiment de mon mieux pour tirer les leçons des succès et des échecs que je rencontre en écrivant des nouvelles. Dans ce sens, la nouvelle est une sorte de laboratoire expérimental pour moi en tant que romancier. »)
    • p. xi : « I should also mention that many times I have rewritten short stories and incorporated them into novels, and the present collection contains several of these prototypes. “The Wind-up Bird and Tuesday's Women” (included in The Elephant Vanishes) became the model for the opening section of the novel The Wind-Up Bird Chronicle, and likewise both “Firefly” and “Man-Eating Cats”, with some changes, were incorporated as parts of, respectively, the novels Norwegian Wood and Sputnik Sweetheart. There was a period when narratives I'd written as short stories, after I'd published them, kept expanding in my mind, developing into novels. »
      (fr) (nous traduisons : « Il faut aussi signaler qu'à plusieurs reprises j'ai réécrit des nouvelles pour les intégrer à des romans, et le présent recueil contient plusieurs de ces prototypes. “L'oiseau à ressort et les femmes du mardi” (incluse dans L'élephant s'évapore) est devenue le modèle de la section qui ouvre le roman Chroniques de l'oiseau à ressort, de même que “La luciole” et “Les chats mangeurs de chair humaine”, avec quelques modifications, sont devenues parties intégrantes, respectivement, des romans La Ballade de l'impossible et Les Amants du Spoutnik. Il y avait une époque où des récits que j'avais écrits en tant que nouvelles, une fois publiés, continuaient à se développer dans ma tête, devenant des romans. »)
  8. « Le dernier roman de Haruki Murakami bestseller de l'année 2013 au Japon », dépêche AFP (via le fil de L'Express), 2 décembre 2013 : « “Le sans couleur Tazaki Tsukuru et ses années de pélérinage”  [sic], plus récent roman de l'écrivain nippon à succès Haruki Murakami, s'est classé numéro un des ventes de livres au Japon en 2013, selon le palmarès établi par la société Oricon. Quelque 985.000 exemplaires de cette histoire réaliste ont été achetés entre sa sortie, en avril, et fin novembre, pour un tirage de 1,05 million de volumes, selon l'éditeur. »
  9. a et b (en) « Haruki Murakami fans count down to midnight for release of new book », Asahi Shimbun AJW, 18 avril 2014 : « On April 18, about 50 Murakami fans turned up at Kinokuniya bookstore in Tokyo's Shinjuku Ward just before the stroke of midnight to grab the first copies of the author's latest book, “Onna no inai otokotachi” (Men Without Women). The book went on sale right after the clock struck 12. [...] The title of the new book itself might tell something of Murakami's literary ambition: “Onna no inai otokotachi” is the Japanese title given to Ernest Hemingway's (1899-1961) collection of short stories “Men Without Women”. »
  10. On trouve aussi la citation « Je suis très réaliste, mais j'écris des histoires étranges. » (Murakami selon André Durand dans l'essai « Haruki MURAKAMI » sur Comptoir littéraire, voir Liens externes) mais c'est une traduction légèrement condensée de la réponse de Murakami dans son entretien de 1997 avec Laura Miller pour Salon.com (voir Liens externes) :
    (en) « I write weird stories. I don't know why I like weirdness so much. Myself, I'm a very realistic person. I don't trust anything New Age — or reincarnation, dreams, Tarot, horoscopes. I don't trust anything like that at all. I wake up at 6 in the morning and go to bed at 10, jogging every day and swimming, eating healthy food. I'm very realistic. But when I write, I write weird. That's very strange. When I'm getting more and more serious, I'm getting more and more weird. When I want to write about the reality of society and the world, it gets weird. »
    (fr) (nous traduisons : « J'écris des histoires étranges. Je ne sais pas pourquoi j'aime autant l'étrangeté. Moi-même, je suis une personne très réaliste. Je ne crois pas du tout au New Age, ni à la réincarnation, aux rêves, aux tarots, aux horoscopes. Je ne crois pas du tout aux choses comme ça. Je me réveille à 6 heures le matin et vais au lit à 10 heures, cours tous les jours et vais nager, mange sainement. Je suis très réaliste. Mais quand j'écris, j'écris de l'étrange. C'est très bizarre. Plus je deviens sérieux, et plus je deviens étrange. Quand je veux écrire sur la réalité de la société et du monde, ça devient étrange. »)
  11. (en) Haruki Murakami, « Introduction to the English Edition » (2006, inédit en français), dans Blind Willow, Sleeping Woman, 2006, rééd. 2011, livre numérique (ISBN 978-1-4481-0366-9), p. x : « These five stories, published recently in Japan in a volume entitled Tokyo Kitanshu (Strange Tales from Tokyo) are collected at the end of this book. Although they all share the theme of being strange tales, each story can be read independently, and they don't form a clear-cut, single unit as did the stories in After the quake. Come to think of it, however, everything I write is, more or less, a strange tale. »
    (fr) (nous traduisons : « Ces cinq histoires, publiées récemment au Japon dans un ouvrage intitulé Tōkyō kitanshū (Les Mystères de Tokyo) sont reprises à la fin de ce livre. Bien qu'elles aient toutes le thème commun d'être des contes bizarres, chaque histoire peut être lue séparément et elles ne composent pas une entité bien définie, au contraire de celles d'Après le tremblement de terre. Maintenant que j'y pense, cela dit, tout ce que j'écris s'avère être, peu ou prou, une histoire bizarre. »)
  12. a et b Kazuhiko Yatabe (2002), « Les modernités de Murakami Haruki » (voir Liens externes), n. 5, p. 3 : « À titre indicatif, signalons que l'auteur répartit son œuvre en six catégories (les romans longs ; les romans courts ; les nouvelles ; les traductions ; les essais ; les enquêtes) qui “s'entrelacent et se compensent” (entretien par courriel interposé, Eureka, numéro spécial, op. cit. [vol. 32, no 4, mars 2000], pp. 12-13.). »
  13. Le titre de ce roman non traduit en français est généralement cité sous la forme « Le Flipper de 1973 » (par exemple dans l'article Murakami de l'Encyclopædia Universalis, la conférence universitaire « Les modernités de Murakami Haruki » de Kazuhiko Yatabe, ou le mémoire de maîtrise « L'univers romanesque de MURAKAMI Haruki » d'Antonin Bechler). On trouve plus rarement d'autres formes comme « Pinball 1973 » (dans la postface de Danse, danse, danse traduite par Corinne Atlan, ou l'essai « Haruki MURAKAMI » d'André Durand sur Comptoir littéraire).
  14. Sources principales pour la bibliographie des recueils originaux de Murakami :
    • (fr) Le mémoire Bechler 2004 (voir Liens externes), dont la bibliographie en annexe (très complet ; mais s'arrête en 2004, quelques manques (comme « La tragédie de la mine de New York ») ou coquilles (comme « L'avion » en janvier au lieu d'automne, ou un vol. 8 titré 7), quelques espacements de romanisation différents)
    • (en) Le site du collectionneur Osakabe (voir Liens externes), dont « Short Stories » (assez complet ; mais s'arrête en 2007, quelques coquilles, romanisation différente ; version en japonais)
    Ressources complémentaires :
    • (it) Le site HarukiMurakami.it, dont « Bibliografia giapponese » (pour recoupement rapide en une page ; mais romanisation variable, quelques manques)
    • (en) Le site Exorcising Ghosts (voir Liens externes), dont « Japanese short story collections » (pour recoupement rapide en une page ; mais s'arrête en 2000, plusieurs manques et erreurs)
    • (ja) L'article Murakami sur Wikipedia en japonais (voir à gauche Autres langues), dont la bibliographie (pour détecter des ouvrages récents ou manquants, à recouper ailleurs)
    • (fr) Le site Worldcat, catalogue international (pour recouper des éditions)
  15. Le titre de ce recueil non traduit en français est cité sous la forme « Course acharnée sur carrousel » (dans le mémoire Bechler 2004 et l'essai Durand 2009, voir Liens externes). Son sens littéral est « Course nulle sur un manège » : le deddo hîto du titre japonais transcrit l'expression turfiste anglaise dead heat qui désigne une course nulle (résultat d'une course acharnée entre chevaux ex-aequo).
  16. « Japon : le dernier Haruki Murakami attendu en avril », dépêche AFP (via le fil de L'Express), 17 mars 2014 : « Cette compilation d'histoires courtes intitulée “Onna no inai otokotachi” (les hommes qui n'ont pas de femme) sortira le 18 avril au Japon au prix de 1.700 yens (12 euros), a précisé dans un communiqué la maison d'édition Bungei Shunju. »
  17. Titre original 女のいない男たち (Onna no inai otokotachi?, litt. « Hommes sans femme ») également romanisé Onna no inai otoko-tachi (avec un trait d'union marquant le suffixe de groupe), et également rendu en français par « Les hommes qui n'ont pas de femmes »[1] (avec « femmes » au pluriel, à la manière du recueil de nouvelles Hommes sans femmes (Men Without Women) d'Hemingway, ou du film Hommes sans femmes de John Ford).
  18. Voir par exemple les listes de 2007 de la section en anglais du collectionneur Yoshio Osakabe (en Liens externes), dont :
    (en) « Lists of Essay etc. by MURAKAMI Haruki »
    (en) « Lists of MURAKAMI Haruki's Interview and Dialogue » / « Books of Dialogue and Interview ».
  19. Le titre de l'ouvrage non traduit « Walk, don't run » (littéralement « Marche, ne cours pas ») cite une expression (également titre d'une musique et d'un film) dont la traduction habituelle est « Rien ne sert de courir ».
  20. Le titre de cet essai non traduit en français est cité sous la forme « Ciels de pluie, ciels de feu » (dans le mémoire de maîtrise « L'univers romanesque de MURAKAMI Haruki » d'Antonin Bechler).
  21. Le titre est bien « Portrait en jazz » au singulier : pour un pluriel, le titre aurait été « Pōtoreitsu in jazu » avec pōtoreitsu, katakana de l'anglais « portraits », au lieu de pōtoreito, « portrait ». (On le voit parfois par erreur sous la forme « Portraits en jazz », ou « Portaits in Jazz » en anglais, au pluriel par confusion avec le fait qu'il contient une série d'essais sur des dizaines de musiciens, mais les textes sont d'abord des souvenirs autobiographiques de l'époque où l'auteur tenait un club de jazz et c'est l'ensemble du livre qui trace un « portrait en jazz » de Murakami.)
  22. Pour le second volume, Murakami a écrit le sous-titre « Underground 2 » en utilisant directement les caractères latins (au lieu du syllabaire katakana comme pour le premier volume) : ce sous-titre n'a donc pas eu de transcription katakana dont il faudrait fournir l'équivalent romaji. Cependant, comme un romaji est malgré tout utilisé par certaines bibliographies, il est indiqué ici sous la forme « [Andāguraundo 2] » à titre de mot-clé complémentaire.
  23. Le titre de cet essai non traduit en français est cité sous la forme « Sans sens, pas de swing » (par Kazuhiko Yatabe en 2013 dans un article littéraire du blog « Soleils Levants : Le Japon sous toutes ses facettes » sur Courrier international) ou « Pas de swing sans sens » (par le même en 2002 dans sa conférence universitaire « Les modernités de Murakami Haruki ») ; les deux versions émanant du même auteur, la plus récente est retenue.
  24. (es) « Real Decreto 1902/2009, de 4 de diciembre, por el que se concede la Orden de las Artes y las Letras de España a don Haruki Murakami » (format PDF, 155 ko), dans Bulletin officiel de l'État (Espagne), 5 décembre 2009.
  25. (en) « Honorary Degree Recipients 2014 », Université Tufts, 18 mai 2014 : « Haruki Murakami, novelist. Acclaimed not only in his native Japan but also internationally for fiction that is humorous and surreal, Murakami has earned numerous literary prizes and been praised as being “among the world's greatest living novelists” by The Guardian. Murakami received an honorary doctorate of letters. »
  26. « Le romancier japonais Haruki Murakami soutient la lutte des étudiants de Hong Kong », dépêche AFP (via le fil de L'Express), 9 novembre 2012 : « L'auteur de Kafka sur le rivage ou 1Q84 s'exprimait vendredi à Berlin où ses œuvres ont été récompensées du prix Welt-Literaturpreis du principal journal allemand Die Welt, au moment où débutaient les célébrations commémorant l'événement historique que fut la chute du Mur en 1989. [...] Murakami, 65 ans, est le premier auteur japonais à remporter le prix littéraire du journal Die Welt, basé à Berlin. »
  27. « Le Japon impatient d’avoir le Nobel », Le Figaro, 29 novembre 2007 : « Haruki Murakami en Prix Nobel ? La rumeur courait les maisons d'édition japonaises avant la remise du prestigieux prix littéraire. Tout le monde en était convaincu [...] Les éditeurs les premiers qui, depuis quelques années, n'hésitent plus à écrire en quatrième de couverture de chaque nouvel ouvrage de l'auteur de La Course au mouton sauvage : “Futur potentiel Prix Nobel.” [...] “Cette rumeur de Nobel court depuis plusieurs années et elle n'est pas très sensée. Mais il semble que Kenzaburô Ôé en parle comme d'un nobélisable, ce qui renforce sa position”, explique un agent littéraire. »
  28. (en) Daniel Morales (2008), « Still No Nobel? », Néojaponisme, 10 octobre 2008 : « Something happened between 2005 and 2006 to put Murakami on the radar for the Nobel. In fact, it was a confluence of events. »
  29. « Nobel de Littérature 2012 : Munro, Murakami et Roth cités parmi les favoris », dépêche AFP (via le fil de L'Express), 11 octobre 2012 : « Les spéculations vont bon train avant l'annonce du prix Nobel 2012 de Littérature, jeudi à 11H00 GMT : qui pourrait l'emporter entre la Canadienne Alice Munro, favorite des milieux littéraires suédois, et le Japonais Haruki Murakami, le préféré des parieurs. [...] Parmi les experts interrogés par le quotidien Svenska Dagbladet à la veille du jour J, les noms d'Alice Munro, de l'Américain Philip Roth et de l'Algérienne Assia Djebar reviennent souvent lorsqu'il s'agit de nommer l'écrivain qu'on “aimerait voir gagner” tandis que Murakami est évoqué lorsqu'il s'agit d'indiquer le possible lauréat. »
  30. (en) « Japanese flock to Murakami book with mystery title », Associated Press : The Big Story, 12 avril 2013 : « The novel that went on sale Friday is the first in three years for the writer frequently mentioned as a Nobel Prize contender. »
  31. (en) « Haruki Murakami: I live an ordinary life », Asahi Shimbun AJW, 13 mai 2013 : « Reclusive novelist Haruki Murakami surprised and delighted the audience when he opened up about several topics during his recent speech at Kyoto University. Smiling and cracking jokes, the best-selling author and Nobel Prize contender was in high spirits from start to finish. »
  32. « Nobel de littérature : Haruki Murakami favori pour les parieurs britanniques », dépêche AFP (via le fil de L'Express), 20 septembre 2013 : « Le plus connu des romanciers japonais contemporains, Haruki Murakami, est donné grand favori pour le Nobel de littérature par des maisons de paris britanniques, se réjouissent les médias japonais. / Murakami est classé en tête de liste par le site Ladbrokes.com et par Unibet Group. Ce n'est pas la première fois que l'auteur de “La ballade de l'impossible”, “Kafka sur le rivage”, “Underground” ou “1Q84” caracole en tête des “nobélisables”. Son nom revient régulièrement depuis que sa notoriété s'est étendue bien au-delà des frontières de l'archipel japonais, notamment en France où chacun de ses livres rencontre un immense succès. »
  33. (en) Roland Kelts (2012), « Japan's Reaction to Haruki Murakami Not Winning the Nobel Prize: The Harukists, Disappointed », rubrique « Page-Turner », The New Yorker, 16 octobre 2012 : « I first met Murakami thirteen years ago [in 1999] [...] When I asked him about the possibility of being awarded the Nobel Prize, he laughed. “No, I don't want prizes. That means you're finished.” Since that first meeting, I have spent a lot of time with Murakami [...] »

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