Abbaye de Bonnevaux

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Abbaye de Bonnevaux
Image illustrative de l'article Abbaye de Bonnevaux
L'abbaye vers 1750

Diocèse Diocèse de Grenoble-Vienne
Numéro d'ordre (selon Janauschek) IX[1]
Fondation 1117
Dissolution 1789
Abbaye-mère Abbaye de Cîteaux
Lignée de Abbaye de Cîteaux
Abbayes-filles Abbaye de Mazan
Abbaye Notre-Dame de Tamié
Abbaye de Montpeyroux
Abbaye de Valmagne
Abbaye de Léoncel
abbaye de Sylveréal
Abbaye de Valcroissant
Abbaye de Valbenoîte
Congrégation Ordre cistercien
Période ou style

Coordonnées 45° 27′ 23″ N 5° 09′ 18″ E / 45.4564, 5.155 ()45° 27′ 23″ Nord 5° 09′ 18″ Est / 45.4564, 5.155 ()  [2]
Pays Drapeau de la France France
Province Dauphiné
Département Isère
Commune La Côte-Saint-André
Site http://www.memoire-bonnevaux.org/

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Abbaye de Bonnevaux

L'abbaye de Bonnevaux est une abbaye cistercienne (7e fille[3] de Cîteaux), située entre Saint-Jean-de-Bournay et La Côte-Saint-André, en Isère (France). Fondée en 1117, elle est détruite en 1789.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Bonnevaux fut fondée par Gui de Bourgogne, archevêque de Vienne en 1118, à Saint Symphorien de Marc, aujourd'hui Villeneuve-de-Marc, l'année qui précéda son élévation au siège pontifical sous le nom de Calixte II. C'est une fille de Citeaux.

Jean, premier abbé de Bonnevaux, natif de Lyon avait d'abord été chanoine de cette ville. Il fit vœu d'entrer dans l'Ordre de Cîteaux ; mais effrayé de sa faiblesse plus encore que des rigueurs de la règle de saint Benoît, il voulut de son propre chef commuer son vœu et entreprit le voyage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais à peine de retour à Lyon une vision menaçante l'avertit de son erreur. Jésus-Christ lui apparut accompagné de saint Pierre et de saint Jacques. Le premier tenait en main un livre dans lequel étaient inscrits le nom des élus et le lisait à haute voix. Il prononça le nom de Jean, mais le Seigneur se levant, l'air irrité, dit à saint Pierre : « Effacez ce nom du livre de vie, Jean est un parjure ». Alors saint Jacques intercéda pour son dévot pèlerin et obtint son pardon, mais il promit au nom de Jean que ce dernier embrasserait l'Ordre cistercien. S'étant réveillé, le chanoine n'eut garde de rester sourd à cet avertissement céleste. Dès le lendemain, au milieu de la nuit, il partit pour Cîteaux sans avertir personne de sa détermination.

Admis au nombre des religieux, il donna l'exemple des plus hautes vertus et fut jugé digne par son abbé d'être mis à la tête de la colonie que Cîteaux envoya pour fonder le monastère de Bonnevaux. Il fut le modèle des supérieurs, comme il avait été le modèle des religieux et fonda les abbayes de Tamié, au diocèse de Moûtiers-Tarentaise, de Léoncel, au diocèse de Valence et de Mazan, au diocèse de Viviers. En 1138, le pieux abbé de Bonnevaux, jugé seul capable de guérir les maux qui affligeaient l'Église de Valence fut arraché des bras de ses religieux et élevé sur le siège épiscopal de cette ville qu'il occupa jusqu'en 1145 année de sa mort. Sa vie a été écrite par un de ses contemporains, mais elle n'a jamais été publiée. Cet hagiographe a résumé en trois mots les travaux du saint évêque de Valence ; la gloire de Dieu, le salut de son âme, le soin de son troupeau.

Sixième abbé de Bonnevaux, saint Hugues de Chateauneuf, (St Hugon) neveu du célèbre évêque de Grenoble gouvernera pendant 28 ans l'abbaye. Parmi ses prouesses, il va réussir à réconcilier l'empereur Frédéric Barberousse et le pape Alexandre III (1177). Une chapelle lui est dédiée aux confins de Châtonnay et de St Jean de Bournay (38). Hugues décède en 1194.

L'abbaye, pillée en 1789, avait, dès l'origine de son histoire, pu constituer 8 « filiales » : Mazan, Montpeyroux, Tamié, Léoncel, Valmagne, Valcroissant, Ulmet, Sylveréal et Valbenoîte. À la vente des biens nationaux, elle fut achetée par des notaires qui la vendirent comme carrière de pierres vers 1830.

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

  • 1117-1141 : saint Jean I
  • 1141-1151 : Goswin
  • 1151-1156 : Guigues I
  • 1156-1160 : Jean II
  • 1160-1166 : Pierre I
  • 1166-1194 : saint Hugues de Châteauneuf
  • 1194-1215 : Amédée
  • 1215-1220 : Antelme
  • 1220-1222 : Guillaume I
  • 1222-1246 : Foulques
  • 1246-1251 : Rigaud
  • 1251-1257 : Guigues II
  • 1257-1268 : Daniel
  • 1268-1272 : Durand
  • 1272-1276 : Adam
  • 1276-1278 : Vacance
  • 1278-1302 : Guillaume II
  • 1302-1309 : André I
  • 1309-1340 : Clément de Bussevent
  • 1340-1343 : Vacance
  • 1343-1360 : Guy de Valin
  • 1360-1374 : Gérard
  • 1374-1397 : Jacques I de Florignac
  • 1397-1430 : Pierre II de Veyronne
  • 1430-1443 : Jean III Cardinal
  • 1443-1462 : André II d’Amblagnieu
  • 1462-1467 : Jean IV Bastonnet
  • 1467-1481 : Méraud de Grolée de Meuillon
  • 1481-1483 : Vacance
  • 1483-1499 : Jacques II de Grolée de Meuillon
  • 1499-1504 : Charles I de Grolée de Meuillon
  • 1504-1512 : Louis I de Grolée de Meuillon
  • 1512-1517 : Louis II de Grolée de Meuillon
  • 1517-1531 : Charles II de La Chambre de Seyssel
  • 1531-1537 : Jean V de Martel
  • 1537-1538 : Guichard de Martel
  • 1538-1552 : Annet de Grolée de Meuillon
  • 1552-1557 : Aymat-Antoine de Grolée de Meuillon
  • 1557-1560 : Vacance
  • 1560-1563 : Guillaume III de Montmorency-Laval
  • 1563-1595 : Jacques III de Fay
  • 1595-1603 : Vacance
  • 1603-1640 : Jean V Antoine de Flotte de La Gardette
  • 1640-1643 : Vacance
  • 1643-1690 : Charles III de Rosières
  • 1690-1695 : Vacance
  • 1695-1711 : Henri-Augustin Le Pileur
  • 1711-1719 : Catherin de Carpinet
  • 1719-1771 : Jean-Claude Le Bret
  • 1771-1774 : Marc-Joseph de Bally de Roison
  • 1774-1790 : Pierre III Sigorgne

Source : Gallia Christiana

Notes et référence[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, Puthod,‎ 1877, 491 p. (lire en ligne), p. 100
  2. « Bonnevaux », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 7 avril 2013).
  3. Nicole Bouter, Unanimité et diversité cisterciennes, [lire en ligne], p. 103

Source[modifier | modifier le code]

D'après : La Vie de saint Pierre (1102-1174). Fondateur et premier abbé de Tamié, Archevêque de Tarentaise, par Geoffroy d’Hautecombe, en 1185, traduit par un moine de Lérins en 1876.

  • Abbé F. Chuzel, Histoire de l'abbaye de Bonnevaux, réédition Lettre de France, 2004