Fabio Casartelli

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Casartelli.
Fabio Casartelli
Importez l’image de cette personne
Informations
Nom Fabio Casartelli
Date de naissance 16 août 1970
Date de décès 18 juillet 1995 (à 24 ans)
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Équipes professionnelles
1993
1994
1995
Ceramiche Ariostea
ZG Mobili
Motorola
Principales victoires
médaille d'or, Jeux olympiques Champion olympique sur route (1992)
Stèle dédiée à la mémoire de Fabio Casartelli au col de Portet-d'Aspet
Fabio Casartelli, 4e en partant de la gauche lors du Paris-Nice 1993

Fabio Casartelli est un coureur cycliste italien né le 16 août 1970 à Côme et mort le 18 juillet 1995 d'une chute de vélo dans la descente du col de Portet-d'Aspet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 16 août 1970 à Côme, en Lombardie, Fabio Casartelli grandit à moins d'une dizaine de kilomètres de là, dans la commune d'Albese con Cassano, en compagnie de ses parents, Sergio et Rosa[1],[2]. Il est marié en 1993 à Annalisa, avec laquelle il a un enfant, prénommé Marco et âgé de seulement trois mois au moment du décès de Fabio[3].

Succès amateurs et titre olympique[modifier | modifier le code]

En 1992, Fabio Casartelli est sélectionné pour participer avec l'équipe italienne aux Jeux olympiques de Barcelone, alors réservés aux coureurs amateurs. Il remporte la médaille d'or de la course en ligne en devançant au sprint ses compagnons d'échappée, le néerlandais Erik Dekker et le letton Dainis Ozols[4]. Ce titre olympique lui permet de passer professionnel l'année suivante.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

En 1993, Fabio Casartelli signe son premier contrat professionnel avec l'équipe italienne Ariostea, dirigée par Giancarlo Ferretti[5] et qui compte notamment dans ses rangs Giorgio Furlan, vainqueur l'année précédente de la Flèche Wallonne et du Tour de Suisse[6]. Casartelli obtient très rapidement sa première victoire : il s'impose le 17 avril dans la 9e étape de la Semaine cycliste bergamasque[7]. Deux mois plus tard, il se distingue en se classant à trois reprises sur le podium d'une étape au Tour de Suisse, dont le classement général revient à son coéquipier Marco Saligari.

L'année suivante, Fabio Casartelli rejoint une autre équipe italienne, la formation ZG Mobili, dirigée par Domenico Cavallo[8], avec laquelle il participe à son premier Tour de France, où il abandonne dans la 7e étape entre Rennes et le Futuroscope[9].

Décès accidentel[modifier | modifier le code]

Le 18 juillet 1995, alors qu'il ne portait pas de casque en raison de la chaleur, il meurt lors d'une chute dans la descente du col de Portet-d'Aspet, dans les Pyrénées, lors de la quinzième étape du Tour de France auquel il participait pour la deuxième fois. Le lendemain, le peloton, après une minute de silence, prit le départ de l'étape, qui fut neutralisée par les coureurs. De même, Lance Armstrong qui gagnera quelques jours plus tard à Limoges, lèvera le doigt au ciel en hommage à son équipier.

En octobre 1995, une stèle en marbre blanc est érigée à l'endroit du drame. Il est de coutume que les coureurs du Tour de France respectent, en signe de recueillement et en mémoire de Fabio Casartelli, une minute de silence à cet endroit si la route du Tour emprunte le col du Portet d'Aspet.

On peut observer sa bicyclette dans l'état après sa chute dans la chapelle Madonna del Ghisallo.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Amateur[modifier | modifier le code]

1990
  • Trofeo Sironi
1991
1992

Professionnel[modifier | modifier le code]

1993
1995
  • 2e de la 1re étape du Tour d'Autriche.
  • 3e de la 2e étape du Tour cycliste de Murcia et de la 7e étape du Tour de Suisse.

Hommages[modifier | modifier le code]

Une course cyclosportive, « La Casartelli », est organisée chaque année au mois de septembre par l'association saint-gironnaise La Roue Libre, en collaboration avec la Fondazione Fabio Casartelli, pour perpétuer le souvenir du coureur italien[10]. Les communes de Saint-Girons et d'Albese con Cassano sont par ailleurs jumelées[11],[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fondazione Fabio Casartelli », sur le site de la Cyclosportive La Casartelli (consulté le 4 juin 2014).
  2. « Les parents de Fabio Casartelli sont repartis », La Dépêche du Midi,‎ 9 octobre 2012 (consulté le 4 juin 2014).
  3. Jean-Louis Le Touzet et Patrick Leroux, « Fabio Casartelli, 1970-1995, chute fatale dans la descente du Portet d'Aspet », Libération,‎ 19 juillet 1995 (consulté le 4 juin 2014).
  4. (en) « Cycling at the 1992 Barcelona Summer Games : Men's Road Race, Individual », sur sports-reference.com (consulté le 4 juin 2014).
  5. « Ariostea 1993 », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  6. « Fiche de Giorgio Furlan », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  7. « Settimana Ciclista Lombarda », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  8. « ZG Mobili 1994 », sur siteducyclisme.net (consulté le 4 juin 2014).
  9. « Fabio Casartelli - Année 1994 », sur letour.fr (consulté le 4 juin 2014).
  10. « Mémorial Fabio Casartelli », sur le site de la ville de Saint-Girons (consulté le 4 juin 2014).
  11. « Un final très émouvant », La Dépêche du Midi,‎ 21 juillet 1999 (consulté le 4 juin 2014).
  12. « Quel avenir pour la Fabio Casartelli ? », La Dépêche du Midi,‎ 17 janvier 2007 (consulté le 4 juin 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]