Jeu vidéo indépendant

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L'expression jeu vidéo indépendant, comme dans le secteur de la musique ou du cinéma, désigne des jeux vidéo créés par de petites équipes sans l'aide financière d'un éditeur de jeux vidéo. Le jeu vidéo indépendant connait une montée en puissance depuis le début des années 2000, notamment grâce à la distribution dématérialisée des jeux vidéo.

Deux exemples notables sont World of Goo[1], sorti en octobre 2008, ainsi que Minecraft en mai 2009.

Le débat sur la définition d'indépendant[modifier | modifier le code]

Un débat divise le monde du jeu vidéo. Qu'est-ce qu'un jeu indépendant ? Certains considèrent qu'un jeu vidéo indépendant est un jeu vidéo créé indépendamment du support financier d'une entreprise d'édition[2], d'autres qu'un jeu indépendant est développé par une équipe qui conserve son indépendance de créativité.

Le financement[modifier | modifier le code]

De manière classique, un studio peut avoir recours à un prêt bancaire pour financer le développement d'un jeu. Cependant, la plupart des productions indépendantes sont autofinancées, notamment grâce aux fonds propres et à l'épargne issue de productions précédentes.

Des aides plus ou moins importantes selon les pays sont aussi disponibles. Elles peuvent prendre la forme de subventions ou de crédits d'impôt. Le Canada est une figure majeure dans ce domaine, car il pratique une politique d'incitation fiscale favorable au jeu vidéo[3].

En France, le Fonds d'aide au jeu vidéo (FAJV), dirigé par le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC), dépense 3 ou 4 millions d'euros par an pour aider les studios de jeu vidéo[4]. Ses subventions, plafonnées à 50 % du coût d'un projet, peuvent atteindre jusqu'à 200 000 euros[5].

Depuis le début des années 2000, le jeu indépendant profite de l'émergence du financement participatif (ou crowdfunding). Ce système permet de financer une production auprès d'une communauté d'internautes. La quantité de fonds levée peut être très importante du fait du nombre de contributeurs, même si individuellement, chaque contribution est faible. Ainsi, en février 2012, le studio Double Fine Productions lève plus de 3 millions de dollars sur la plate-forme Kickstarter, avec un objectif initial de 400 000 dollars atteint en un peu plus de 8 heures (ce qui constitue un record sur le site)[6].

Enfin, on peut signaler une initiative inédite. En mars 2010, plusieurs développeurs indépendants reconnus (dont 2D Boy et Jonathan Blow) ont fondé l'Indie Fund afin d'aider le financement des projets de jeux vidéo indépendants.

La distribution[modifier | modifier le code]

Historiquement, le mode de distribution majeur du jeu vidéo est la distribution matérielle[7]. Le développeur propose son jeu à un éditeur qui va l'aider tout au long du processus de production. Il se charge du marketing, supervise régulièrement le développement, et se charge de la distribution. Le jeu prend alors une forme physique (cartouche, CD).

De par son éloignement avec les éditeurs, le jeu vidéo indépendant a plutôt recours à la distribution numérique. Il s'agit de vendre les jeux sous forme de fichiers téléchargeables. Cette distribution peut être directe, auquel cas le joueur achète le jeu pour PC sur le site Internet du développeur. Mais elle peut aussi être indirecte, et passer par un service tiers dont l'activité est de vendre des jeux. Sur PC, il s'agit principalement du service Steam, qui détenait 70 % du marché de la distribution numérique en 2009[8]. Sur consoles, il s'agit des services mis en place par les constructeurs. On peut citer le Xbox Live Arcade pour la Xbox 360, le PlayStation Network pour la PlayStation 3, le WiiWare pour la Wii, et l'e-Shop pour la 3DS et la Wii U.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]