Code source

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Copie d'écran de code source Java.

Le code source est un texte qui représente les instructions qui doivent être exécutées par un microprocesseur. Le code source se matérialise souvent sous la forme d'un ensemble de fichiers textes. Le code source est généralement écrit dans un langage de programmation permettant ainsi une meilleure compréhension par des humains. Une fois le code source écrit, il permet de générer une représentation binaire d'une séquence d'instructions — code binaire — exécutables par un microprocesseur.

Dénomination[modifier | modifier le code]

L'expression est une traduction de l'anglais source code. Les expressions omettant le terme de code sont communes : les sources, le source.

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte perforée contenant la ligne d'instruction « Z(1) = Y + W(1) ».
Copie papier d'un code source des années 1970, imprimé sur du papier continu, dédié aux fichiers textes.

Les premiers ordinateurs ayant besoin de logiciel, le code est apparu rapidement avec l'ordinateur.

Ce sont d'abord des cartes perforées pour programmer en assembleur, puis des cartes perforées pour programmer en Fortran qui ont été utilisées.

Lorsque les code sources ont été dématérialisés des fichiers textes, des éditeurs de lignes puis des éditeurs de textes sont apparus. Les possibilités limitées des ordinateurs de l'époque nécessitaient souvent l'impression du code source sur papier continu.

Aujourd'hui, il existe des environnements de développement, dits IDE.

Principe[modifier | modifier le code]

Types de code sources[modifier | modifier le code]

Un logiciel est une suite d'instructions données à une machine. Un microprocesseur ne peut exécuter que des instructions représentées sous une forme binaire particulière. Sauf mécanismes expérimentaux, il n'est pas possible pour un humain de saisir directement un code binaire dans la représentation qu'en attend le microprocesseur : un humain ne peut pas écrire directement les champs de bits aux adresses attendues. Il est obligé de passer par un code distinct appelé code source, et qui est par la suite traduit dans la représentation binaire attendue par la machine puis chargé et exécuté par la cible.

Toutefois, l'écriture d'un code sous forme binaire, même dans un fichier séparé, pose de nombreux problèmes aux êtres humains. C'est une représentation uniquement constituée d'une suite ininterrompue de 0 et de 1 qui est difficile à lire, à écrire et à maintenir pour l'homme. La diversité des microprocesseurs et des composants présents dans un ordinateur ou automate, implique qu'un code binaire généré pour un système ne puisse pas être a priori le même que sur une machine distincte. Aussi, il existe autant de codes binaires que de configurations et une complexité accrue excluant que l'homme puisse concevoir simplement un code binaire de grande ampleur.

Pour éviter ces écueils, et puisqu'une traduction est toujours nécessaire, l'homme écrit un code textuel afin qu'il soit plus lisible, plus compréhensible et plus simple à maintenir : c'est le code source écrit dans un langage de programmation. Il est, dans la plupart des cas, plus lisible, plus simple à écrire et indépendant du système cible. Un programme tiers (compilateur, interpréteur ou machine virtuelle) se charge de la traduction du code source en code binaire exécutable par la cible.

Le code généré par l'homme est appelé code source ; la façon dont est rédigé ce code source est appelée langage de programmation ; le traducteur de ce code dans sa représentation binaire est appelé compilateur, interpréteur ou machine virtuelle selon les modalités de la traduction.

Coloration syntaxique[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des langages, on peut distinguer différents éléments dans un code source :

  • les commentaires, non pris en compte par le compilateur, mais précisant en langage naturel au lecteur ce que fait le code ;
  • les élèments indiquant l'algorithme (le code proprement dit) :
    • Des symboles identifiants des concepts à l'intérieur du code,
    • Des constantes littérales.

Un code est plus facile à lire lorsqu'une coloration syntaxique est utilisée ; la couleur verte peut indiquer qu'un texte décrit de manière informelle ce que le code formalise.

Exemple Ruby :

a = "\n這是一個雙引號的字串\n"
 
a = %Q{\n這是一個雙引號的字串\n}
 
a = <<BLOCK
這是一個雙引號的字串
這是一個雙引號的字串
BLOCK
 
a = %/\t這是一個雙引號的字串\n/

Autre exemple :

hash = { :water => 'wet', :fire => 'hot' }
puts hash[:fire] # Τυπώνει:  hot
 
hash.each_pair do |key, value| # Ή:  hash.each do |key, value|
  puts "#{key} is #{value}"
end
 
# Τυπώνει: water is wet
#          fire is hot
 
hash.delete :water # Σβήνει το :water => 'wet'
hash.delete_if {|key,value| value=='hot'} # Σβήνει το :fire => 'hot'

Autre exemple :

 File.open('file.txt', 'w') {|file| # открытие файла «file.txt» для записи («w» - write)
   file.puts 'Wrote some text.'
 } # Конструкция устраняет неопределённость с закрытием файла: закрывается здесь при любом исходе

Analogie avec la recette de cuisine[modifier | modifier le code]

L'analogie du code source et de la recette de cuisine est souvent employée dans une volonté de vulgarisation. Une recette est une liste organisée d'ingrédients dont les quantités et les fonctions sont définies. Le but est d'obtenir le résultat voulu par le cuisinier, selon une technique et un enchaînement d'opérations déterminés.

Ainsi le code source peut être apparenté à une recette de cuisine.

Ainsi, une personne dégustant un plat est en mesure de deviner les ingrédients qui le composent et d'imaginer comment le réaliser. Néanmoins, pour un plat très raffiné et subtil (comme pourrait l'être un programme), il est fort probable qu'elle ignore le mode opératoire du cuisinier. Pour le connaître, une recette détaillée serait nécessaire (pour un programme, la recette peut compter plusieurs millions de lignes de code). La solution alternative à cela serait d'acheter des plats préparés, c'est un peu ce que l'on fait lorsqu'on achète des logiciels.

Aspects légaux[modifier | modifier le code]

Le code source peut être public ou privé (voir logiciel libre et logiciel propriétaire). Toutefois, le code binaire n'étant qu'une traduction du code source, il est toujours possible d'étudier un logiciel à partir de son code binaire. La légalité des techniques utilisées à ces fins dépend du pays et de l'époque. Elle peut notamment être mise en œuvre pour percer les secrets d'une machine comme l'ES3B.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]