Vice (magazine)

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Vice est un magazine mensuel gratuit et international créé en 1994 à Montréal (Québec, Canada)[1]. Axé sur la culture urbaine, la photographie, l'art et la musique, Vice traite également de sujets de société beaucoup plus profonds, qu'il s'agisse de guerres, d'écologie, de spiritualité ou de sciences humaines[2],[3].

Toutes éditions confondues, Vice Magazine est distribué à 965 000 exemplaires (Australie, Autriche, France, Grande-Bretagne, Espagne, États-Unis, Japon, Scandinavie, Canada, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Belgique, Italie, aux Pays-Bas et au Mexique), ce qui en ferait le plus grand tirage dans son genre[réf. nécessaire].

Création[modifier | modifier le code]

Les origines du magazine[modifier | modifier le code]

Vice Magazine a été créé en octobre 1994 sous le nom de Voice of Montreal[4] par trois jeunes Canadiens : Suroosh Alvi (en), Gavin McInnes (en) et Shane Smith[5]. À l'époque, il n'était alors qu'un simple fanzine distribué dans les rues de la métropole québécoise, et était financé par l'État en tant que programme de réinsertion pour jeunes drogués. Lorsque le magazine voulut s'affranchir de ses obligations en 1996, les rédacteurs rachetèrent le titre à l'éditeur et le rebaptisèrent Vice[6].

La naissance de Vice France[modifier | modifier le code]

L'édition française du magazine a été publiée pour la première fois en mars 2007. Depuis cette date, les magazines sont distribués à environ 80 000 exemplaires dans 550 points de distribution (galeries d'art, magasins de vêtements, cafés et bars, cinémas...) Mêlant contenu français et international (hormis pour le numéro 100 % français "le numéro Behren"[7]), il est rédigé entièrement en langue française.

Le contenu[modifier | modifier le code]

Le contenu éditorial[modifier | modifier le code]

C'est le ton et les informations traitées qui nourrissent et définissent la ligne éditoriale du magazine : l'info est souvent insolite, le point de vue utilisé hétérodoxe, le ton est libre et laisse la part belle au rédacteur. En effet les reportages, même s'ils sont ancrés dans la réalité, sont traités de manière subjective. D'une « vulgarité rafraîchissante et d'une méchanceté radicale »[réf. nécessaire], Vice Magazine marque le lecteur par sa liberté de ton et son impertinence[réf. nécessaire], qui fait dire aux journalistes de Libération que Vice est le « dernier vrai truc rock sur Terre »[réf. nécessaire].

Contenu politique comprennent des pièces sur le printemps arabe ainsi que d'un point de vue sur le scandale téléphone piratage au Royaume-Uni avec un faux Rebekah Brooks [19].

Le magazine est également connu pour sa section récurrente de Do's & Dont's[5], imitée très vite par de nombreuses autres parutions. Cette section consiste en des séries de photos de quidams légendées par des commentaires acides et décalés, conférant à la photographie un caractère absurde. Une compilation des meilleurs Do's & Dont's a été réalisée que l'on retrouve sous le nom The « DOs and DON'Ts » Book[8], aux éditions Vice Books.

La place de la photographie[modifier | modifier le code]

Pour les 15 ans du magazine, une exposition est organisée a la galerie Chappe[9].

Une bonne photo Vice n'a pas besoin d'être belle ou bien cadrée, elle doit surtout raconter une histoire vraie. Les photographies publiées dans Vice peuvent parfois choquer, parce qu'elles cherchent à tout montrer du monde réel, y compris ses tabous: le sexe, la mort et la maladie. Ce parti pris s'applique de la même manière aux deux grands champs photographiques explorés par Vice, le photo-reportage et la photo de mode. Vice cherche à montrer la vie telle qu’elle est: à la fois drôle et triste, grotesque et magnifique, érotique et violente, mais toujours en mouvement.

Chaque année, un numéro spécial consacré à la photo est publié au mois d'août sous un format spécial, regroupant des portfolios et des interviews de plusieurs photographes. De nombreuses stars de la photographie réalisent également des séries pour le magazine. Ainsi, on pourra y retrouver des interventions régulières de Terry Richardson[10],[11], Richard Kern[12] ou encore Ryan McGinley[13]...

Une marque média[modifier | modifier le code]

Fort de son succès dans le monde de la presse, la marque Vice s'est ensuite développée dans plusieurs domaines tels que la musique, avec le label Vice Records, la production vidéo avec la chaîne VBS.tv (en) ainsi que l'édition avec la parution de livres dans la série Vice Books. En 2012, Vice rachète le magazine I-D[14].

www.vice.com[modifier | modifier le code]

Viceland est le pendant de l’empire Vice sur internet. Prolongeant le modèle qui a fait le succès de l’édition papier, ses visiteurs peuvent y trouver l'intégralité des numéros du magazine (en cours ou archivés), l’humour, l’esprit et le contenu original qui nourrit leurs attentes. De plus, www.vice.com propose des sujets et des services exclusifs au site ainsi qu’un blog mis à jour quotidiennement. Cette abondance de contenu inédit est rendue possible par la mutualisation de l’ensemble des éditions de Vice.

VBS.tv[modifier | modifier le code]

VBS.TV[15] est la chaîne de télévision de Vice sur internet. Avec le réalisateur mondialement respecté Spike Jonze pour directeur artistique, VBS produit un contenu vidéo original à 100 %. Lancé en mars 2007 en partenariat avec Viacom, VBS est aujourd’hui reconnue comme la première web TV internationale. Elle diffuse plus de 40 émissions qui couvrent notamment les domaines de l’information, de la culture[16], de la musique[17], de l’environnement[18] et du sport[19]. VBS propose chaque jour plus de 30 minutes de contenus inédits, s’assurant ainsi une base fidèle de spectateurs passionnés en constante augmentation. On le retrouvera en France en 2009.

Vice Records[modifier | modifier le code]

Vice a monté son propre label. On retrouve désormais sur Vice Records des artistes reconnus internationalement tels que les Black Lips[20], Chromeo[21], Dark Meat[22], ou encore Japanese Motors[23].

Vice Books[modifier | modifier le code]

Vice Books est devenue la maison d'édition attitrée du magazine pour toutes les parutions qui touchent au cercle du magazine. On y retrouve ainsi Skins and Punks de Gavin Watson, True norwegian Black metal de Peter Beste, The Vice Photo Book (une anthologie compilant plus de 13 ans d'histoire photographique du magazine)[8], le Vice Guide to Sex and Drugs and Rock and Roll[24] ainsi que Dear Diary par Lesley Arfin (en) et Skinema, de Chris Nieratko (en).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Coups de « Vice », Iris Deroeux, Libération Écrans, 23 juillet 2013.
  2. [1]
  3. [2]
  4. « Vice » : « Notre magazine est un omnibus », Iris Deroeux, Libération Écrans, 23 juillet 2013.
  5. a et b (en)The Edge of Hip: Vice, the Brand, Vanessa Grigoriadis, The New York Times, 28 septembre 2003.
  6. Vice, une étrange odysséeGuillaume Renouard, Ragemag.fr, 27 février 2014.
  7. [3]
  8. a et b [4]
  9. http://www.20minutes.fr/culture/diaporama-857-le-magazine-vice-sexpose-a-la-galerie-chappe
  10. [5]
  11. [6]
  12. [7]
  13. [8]
  14. Clément Ghys et marie Ottavi, « Vice magazine s’offre i-D », sur Libération,‎ 19 décembre 2012 (consulté le 20 décembre 2012)
  15. [9]
  16. [10]
  17. [11]
  18. [12]
  19. [13]
  20. [14]
  21. [15]
  22. [16]
  23. [17]
  24. [18]

Liens externes[modifier | modifier le code]