Bulletin board system

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir BBS.
En anglais, « bulletin board » est l'expression désignant un panneau d'affichage public (ici dans un couloir du MIT en novembre 2004) sur lequel tout le monde peut accrocher une affiche pour faire passer un message.

Un bulletin board system (de l'anglais signifiant littéralement « système de bulletins électroniques »), couramment abrégé sous le sigle BBS, ou babillard électronique en français québécois[1], consiste en un serveur équipé d'un logiciel offrant les services d'échange de messages, de stockage et d'échange de fichiers, de jeux via un ou plusieurs modems reliés à des lignes téléphoniques.

Populaire dans les années 1990, le maillage mondial des BBS a été supplanté par Internet. Dans les années 2000, le terme BBS peut désigner un forum Internet, notamment dans les pays asiatiques. Cependant, une « nouvelle génération » de BBS a vu le jour.

Types de BBS[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs sortes de BBS :

Technologie[modifier | modifier le code]

La popularité des BBS fut indexée avec l'amélioration technique des modems. Les premiers boards à 1200 bauds en texte simple laissèrent la place aux premières pages en 16 couleurs qu'autorisait le code ANSI grâce aux modems 9600, 14400 bauds. Les modems les plus cotés pour les traders et les sysops étaient ceux conçus par la société US Robotics car ils avaient toujours une certaine avance technologique et des vitesses de transfert un peu plus élevées que les standards normalisés (le fameux HST à la fin des années 1980). Côté logiciel, les protocoles de transfert tel que Xmodem, Zmodem facilitèrent l'échange de fichiers. Les programmes de BBS les plus courants étaient RemoteAccess (en), Amiexpress (en), PCBoard, PCexpress, CNET et côté client : Terminate (en), Telix (en), Procomm, etc.

Cela a aussi été l'âge d'or pour l'Amiga qui par son système d'exploitation multitâche préemptif était très souvent utilisé comme serveur BBS.

Administration[modifier | modifier le code]

La personne chargée de gérer un BBS, d'un point de vue non seulement technique, mais aussi d'animation et de modération des discussions, est l'opérateur (de) système, également désigné par l'anglicisme sysop (contraction de « system operator »). Il s'agit en général du créateur du BBS, et il est aussi souvent chargé de son hébergement. Il en est responsable, c'est la personne à contacter en cas de problème ; la plupart des BBS ont d'ailleurs une fonction « Page the Sysop » prévue à cet effet.

La fonction d'opérateur système peut occuper une heure par semaine pour les petits BBS, comme il peut s'agir d'une activité à temps plein pour les BBS les plus populaires[2].

L'opérateur système peut être aidé en cela par un ou plusieurs co-sysops, c'est-à-dire des utilisateurs du BBS à qui des droits supplémentaires ont été accordés, afin d'aider à sa gestion, comme par exemple la validation des utilisateurs ou la surveillance des discussions, ou encore la sélection et le classement des fichiers proposés au téléchargement[3].

Terminologie[modifier | modifier le code]

  • Modem Trader ou Trader : nom donné aux personnes qui utilisent les BBS pour échanger des fichiers. Leur fonction est de récupérer des données récentes d'un BBS pour les transférer sur d'autres BBS.
  • Board : nom donné à un BBS sur la demoscene ou la scène pirate.
  • Elite board : board réservé (dans la scène pirate).
  • Leech mode : lorsque le Ratio Up/Down est désactivé pour un compte et que celui-ci peut downloader sans devoir uploader sur le BBS. En général il est réservé aux membres du groupe qui contrôle le BBS.
  • Upload (téléverser) : envoyer un fichier sur un BBS.
  • Download (télécharger) : récupérer un fichier sur un BBS.
  • Ratio Up/Down (rapport de transfert) : en général les BBS utilisaient pour motiver leur usage des rapports de transfert basés sur la quantité de données transférées (en kilooctets). Le rapport de 1 ko téléversé donnant droit à 3 ko téléchargé était le plus courant.
  • Warez (logiciels piratés) : contenu de type fichiers (logiciels, musique...)
  • Appz (applications piratées) : logiciels (pirates ou non) utilitaires.
  • Gamez (jeux vidéo piratés) : logiciels (pirates ou non) de jeux pour ordinateur ou console de jeux.
  • 0-day Warez : lorsqu'un logiciel vient de sortir (en vente, en sortie, voire avant...) il porte le nom de 0-day warez.
  • Calling Card (carte d'appel) : numéro d'accès à un compte d'abonné téléphonique. Les cartes d'appel ont permis l'essor des BBS pirates car elles ont permis aux modem traders d'exercer leur activité sans avoir à assumer d'énormes factures téléphoniques. Les plus prisées étaient celles d'AT&T, de MCI ou de Sprint.

Les BBS du réseau téléphonique[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

La plupart des BBS du réseau téléphonique commuté ont disparu.

En Belgique[modifier | modifier le code]

  • RTV-SAT (Drogenbos)
    • Easy-PC (Braine l'Alleud)
    • Programmer's Paradise (Jodoigne)
    • Dream Factory BBS (Bruxelles)
    • Overbyte (Liège)
    • Smurgle BBS (Liège)
    • BBS Software IV (Charleroi)
    • Doggy's BBS (Charleroi)
    • Europa BBS (Charleroi)
    • Media Concept BBS (Namur)
    • Eternam BBS (Nivelles)
    • MichoBBS (Tournai)
    • The Milkshake Board (Verviers)
    • Stargate BBS (Tournai) : sysop : SPiRiT
    • Stargate 2 BBS (Tournai) : sysop : Bronski
    • Eclesia BBS (Tournai) : sysop : Madness
    • Eclesia 2 BBS (Tournai)
    • Tornado Belgium (Tielt-Winge)
    • Irhof (Liège)
    • Empire Alpha ( Quaregnon ) : sysop Moosh & Watchdog
    • Zeus BBS ( Mons ) : sysop : Michel Dieu
    • Lithium BBS ( Elouges ) : sysop : Gaël Honnorez

En France[modifier | modifier le code]

Un des pionniers fut Suptel. Il y eut en France jusqu'à une centaine de BBS répartis sur tout le territoire à la fin des années 1990.

  • BBS amateurs
    • ALF BBS
    • Alias BBS
    • CondomHQ'BBS
    • Delta BBS (Lyon)
    • Direct Connection
    • FooBBS
    • Free Zone
    • Gyptis BBS
    • BuBulle
    • Le Viking
    • Li'LL BBS
    • Massilia Underground
    • Modula BBS
    • OS/2 Mania
    • OutTime BBS
    • Pickup (Paris + Télétel)
    • Intermède
    • Top 50
    • Yell'Op
    • Zyllius
    • ProEtud 2
    • See-Info
    • ...
  • BBS orientés scène démo
    • DEADLiNE
    • EQuaLiZeR
    • A.C.E
    • Eden
    • rHYTHM nATiON - PTL FHQ
    • Dune
    • Da Prophecy
  • BBS orientés HPACV (hacking, phreaking, anarchie, cracking, virus)
    • BaD TaSTe
    • THe RaVeR'S ZoNe
    • PLaNeT MaRS
    • ACCeSS DeNieD
    • BRaiNSCaN
    • TrAP SiDe
    • DaTaCRaWLeR
    • DiViDe bY ZeRo
    • DReaM MouNTaiNS
    • GoTCHa

Au Québec[modifier | modifier le code]

La région de Montréal comptait plusieurs centaines de babillards avant l'arrivée populaire d'Internet au Québec, vers 1995. Le BBS bilingue Juxtaposition était la référence : son Sysop entretenait mensuellement une liste des babillards actifs dans la région de l'indicatif 514 (ce qui comptait à l'époque l'île de Montréal ainsi que les régions autour qui font partie aujourd'hui du 450).

À Montréal il y avait plusieurs babillards fonctionnant en anglais, ainsi que certains dont les sysops ont créé des menus personnalisés afin de le rendre bilingue.

Au Saguenay il avait Terracom BBS à Chicoutimi,Le BBs du Plateau à Arvida et The Grunge BBS à Jonquière. Qui eux distribuaient des Sharewares (petit jeu ou application sous forme d'essai). Ils fonctionnaient à l'aide de ligne téléphonique sous le nom de Node. Utilisaient aussi des modems de 1200 Bauds à 57600 baud. Depuis l'arrivée d'internet dans les débuts sous Microsoft Windows 3.11. C'est la fin des BBS sous Dos/win3.11. Tous ses Bbs utilisaient la plupart PC-Board 15 et plus. Sauf le Bbs du plateau qui utilisait une interface en RIP sous Roboboard System. Plusieurs jeux sous forme de DOORS étais programmé en ppl/ppe sous graphique ANSI. Tous ses BBS utilisaient aussi Frontdoor qui étais un application qui traitait le lien sous forme D'échange de E-Mail d'un BBS à l'autre d'une région à l'autre également. On pouvais passer des messages d'une région à une autre sans payer les interurbains téléphonique moyennant un petit abonnement sur ses bbs. Et qui ouvrais aussi access à des limites de téléchargements supérieurs que le simple visiteur. Tous les bbs ci-dessus était dans la région du 418 au Saguenay.

On pouvait aussi parler directement au SysOP = Opérateur System ou encore au Co-SysOP = Co-Opérateur Système du BBS. Et aussi les clients pouvaient également parler entre eux.

En Suisse[modifier | modifier le code]

La Suisse a aussi été un pays très actif dans ce domaine, par une scène Amiga très développée entre autres et par son important parc Macintosh.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Grand Dictionnaire Terminologique
  2. (en) Marvin J. Miller, Computer Applications in Mental Health:Education and Evaluation, Haworth Press,‎ 1992, 183 p. (ISBN 1560242795), p. 23-24
  3. (en) Javvin Technologies Inc., Network Dictionary, Javvin Press,‎ 2007, 560 p. (ISBN 1602670005), p. 124

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]