Michel Ancel

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Michel Ancel

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Michel Ancel, en 2007

Naissance 29 mars 1972 (42 ans)
Monaco
Nationalité Drapeau : France Française/ Drapeau : Monaco Monégasque
Profession
Distinctions

Michel Ancel, né le 29 mars 1972 à Monaco, est un concepteur français de jeux vidéo. Il est à l'origine de la célèbre série Rayman.

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant les premières années de son existence, Michel Ancel voyage dans de nombreux pays au gré des affectations de son père, militaire[1]. Son imaginaire fut sans doute nourri des cultures des pays où il vécut. C'est en Tunisie qu'il découvre une console de jeu vidéo. Dès lors, Michel se met à imaginer des concepts et à bidouiller sur son ordinateur. Il arrête le lycée en première, à 16 ans[2].

Il commence par exercer la fonction de demomaker (programmeur de démonstrations graphiques) et après un premier projet de shoot-them-up avorté (intitulé Mechanic Warriors), qu'il avait proposé à Lankhor[1], il finit par intégrer la société Ubisoft en 1989[1] comme graphiste indépendant.

Il participe alors au développement de The Intruder et de The Teller.

En 1992, il devient salarié et dirige le développement d'un jeu de plates-formes original, Rayman, dont le premier volet sort en 1995 sur Jaguar, PlayStation et Saturn. Le titre rencontre un succès international. C'est d'ailleurs en retrouvant un vieux dessin d'adolescent représentant un héros sans bras ni jambe que Michel Ancel eut l'idée du design atypique de Rayman[1].

Michel se penche après sur Tonic Trouble (1999) sur Nintendo 64, un autre jeu de plates-formes/action, mais il abandonne finalement le projet en cours de réalisation pour travailler sur Rayman 2: The Great Escape (1999), aidant son héros à franchir le cap de la 3D. Les jeux de la franchise Rayman, adaptés sur la plupart des plates-formes du marché, se sont vendus à plus de 15 millions d'exemplaires dans le monde au total, faisant de Michel Ancel un des créateurs de jeux français les plus réputés.

Par la suite, Michel Ancel désire œuvrer sur de nouveaux projets. Dans ses nouveaux studios de Montpellier, il se focalise sur un jeu d'aventure ambitieux censé se dérouler en trois parties et pour lequel il entreprend un énorme travail d'écriture. Beyond Good & Evil (souvent appelé BGE) sort en 2003 sur PC, PlayStation 2, GameCube et Xbox. Malgré les qualités reconnues par la critique, le titre ne reçoit pas l'accueil escompté et tous les projets de suites sont alors avortés, du moins temporairement[1].

Le jeu a toutefois été remarqué par le cinéaste néo-zélandais Peter Jackson qui, déçu par les adaptations vidéoludiques du Seigneur des anneaux par Electronic Arts, décide de faire appel au français pour transposer sur consoles son nouveau long métrage King Kong[1]. Michel Ancel ressort très enthousiaste de cette collaboration internationale, livrant un jeu d'aventure immersif et sensible qui le remet sur le devant de la scène.

En 2006, il décide de renouer avec Rayman et se lance dans la création de « Rayman 4 », titre ayant comme principaux « méchants » les lapins crétins. Des mini-jeux devaient être intégrés dans le jeu en tant que bonus. Seulement, après avoir fait les parties les plus importantes du jeu, Ancel laissa le projet au reste de l'équipe d'Ubisoft. Pendant son absence, Ubisoft décida d'abandonner l'aspect aventure du jeu et ne conserva que les mini-jeux en raison du planning de développement trop court, le jeu devant sortir le jour de la sortie de la Wii, console dont le jeu était avant tout destiné.

Sa carrière prolifique est reconnue officiellement en mars 2006, où il est fait Chevalier des Arts et des Lettres par le ministre de la Culture, R. Donnedieu de Vabres.

En mai 2008, alors que les projets de suite de la franchise semblaient annulés, Ubisoft a dévoilé Beyond Good & Evil 2. Quelques mois plus tard, Michel Ancel indique lors du Video Games Live à Paris que le titre est en développement depuis 2007, l'homme ayant carte blanche pour son nouveau projet.

Il est dévoilé lors de l'E3 2010 que Michel Ancel travaille, à la tête d'une équipe de développement de 5 personnes, sur un nouvel épisode de Rayman en 2 dimensions : Rayman Origins. Cet épisode se veut comme un retour aux sources de la série et l'ambassadeur d'un nouvel outil de développement accessible à tous, le UbiArt Framework.

Lors du Montpellier In Game en juin 2010, à l'occasion d'une conférence au côté de Christophe Heral, il confirme qu'il travaille toujours sur Beyond Good & Evil 2[3]. Il souligne le fait qu'il travaille « depuis assez longtemps » sur le projet. Ce développement prendrait du temps du fait qu'il souhaite « garder une petite équipe afin de garder une certaine créativité » et éviter que le jeu ne soit « uniquement un produit commercial ».

En plus de Beyond Good & Evil 2., il semble également impliqué dans l'adaptation vidéoludique de la Trilogie Tintin. Il a également confirmé lors du Montpellier In Game qu'il travaillait sur un autre épisode de Rayman en 3D cette fois-ci.

Lors de la conférence Sony organisée avant la Gamescom 2014, Michel Ancel annonce son nouveau projet, Wild, un jeu qui sortira en exclusivité sur PlayStation 4. Ce titre est le premier jeu développé par Wild Sheep, le studio indépendant que Michel Ancel a cofondé cette année-là. Outre son travail sur Wild, Michel Ancel continue ses projets au sein d'Ubisoft.

Ludographie[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Michel Ancel a reçu l'insigne de Chevalier des Arts et des Lettres en même temps que Shigeru Miyamoto et Frédérick Raynal[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Daniel Ichbiah, Michel Ancel - Biographie d'un créateur de jeux vidéo français, Éditions Pix'n Love, 2010[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Michel Ancel : French Touch Power paru dans Joypad, n°163, mai 2006.