Traité naval de Londres

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Le traité naval de Londres est un traité signé le 22 avril 1930 entre le Royaume-Uni, l'Empire du Japon, la France, l'Italie et les États-Unis limitant les navires de guerre de chaque marine. Il fait suite au traité naval de Washington de 1922.

Article du Osaka Asahi Shimbun paru le 15 mai 1932 et faisant état de l'assassinat du Premier ministre Tsuyoshi Inukai et de la tentative de coup d'État menée en raison de la ratification du traité par l'Empire du Japon.

Termes[modifier | modifier le code]

Le traité naval de Londres est une extension du traité naval de Washington et est officiellement appelé le « Traité pour la restriction et la réduction d'armement naval ». C'était une reprise de la Conférence navale de Genève de 1927 qui avait été incapable de parvenir à un accord. Il est issu des discussions tenues entre le président Herbert Hoover et le premier ministre Ramsay MacDonald en 1929.

Les signataires du traité s'engageaient de ne pas construire de nouveaux bâtiments de guerre majeurs jusqu'en 1937. Un certain nombre de bâtiments de guerre vieillissants ont été abandonnés. Aucun vaisseau existant ne devait être converti en porte-avions. Le tonnage total des croiseurs, destroyers et sous-marins à être construits d'ici 1937 a été limité. L'article 22 se rapportant à la guerre sous-marine déclare que le droit international s'applique à eux comme aux vaisseaux de surface. Les vaisseaux marchands qui n'ont pas manifesté « le refus persistant de s'arrêter » ou « la résistance active » ne pouvaient pas être coulés sans que l'équipage du navire et les passagers aient d'abord été déposés à un « endroit sécurisé ».

La phase suivante de contrôle des armements naval était la Deuxième Conférence navale de Genève en 1932 qui est suivie de la deuxième conférence de désarmement naval de Londres de 1936.

Application[modifier | modifier le code]

La Royal Navy, l'US Navy et la marine impériale japonaise ont cherché à s'entendre sur le traité. Par exemple, les « croiseurs légers » construits par ces nations au cours des années suivantes, n'avaient de léger que le nom. Puisque le traité de Londres définit la taille du calibre maximum des croiseurs légers à 155 mm, les signataires ont multiplié leur nombre et en ont augmenté le blindage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]