Bavière

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48° 46′ 39″ N 11° 25′ 52″ E / 48.7775, 11.431111111111 ()

État libre de Bavière
Freistaat Bayern
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Situation géographique de la Bavière (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne.
Situation géographique de la Bavière (en vert foncé) à l'intérieur de l'Allemagne.
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Capitale Munich
Ministre-président Horst Seehofer (CSU)
ISO 3166-2 DE-BY
Démographie
Population 12 563 000 hab. (31/07/13)
Densité 178 hab./km2
Rang 2e
PIB (2010)

PIB/hab.
442,390 Md € (2e)

35 200 € (4e)
Géographie
Superficie 7 055 157 ha = 70 551,57 km2
Rang 1er
Politique
Parti(s) au pouvoir CSU
Landtag
CSU
SPD
Indépendants
A90/Verts
Total

101
42
19
18
180
Nombre de voix
au Bundesrat
6
Liens
Site web www.bayern.de
Village en Haute-Franconie

La Bavière (Bayern en allemand), officiellement appelée État libre de Bavière (Freistaat Bayern)[Note 1] est située dans le sud-est de l'Allemagne et est un des seize länder allemands. Sa capitale est Munich. Elle est nommée Boiaria, Bajuvaria ou simplement Bavaria en latin, Bayern en allemand. Ces noms viennent du peuple des Bavarii ou Baiuvarii (nom transcrit aussi en « Bayouvares ») qui l’ont occupée. La population se compose de 6,4 millions de Bavarois, 4,1 millions de Franconiens et 1,8 million de Souabes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Bavière est limitrophe de l'Autriche et de la Suisse (au sud), de la République tchèque (à l'est), de l'État libre de Saxe, au nord-est, de l'État libre de Thuringe, au nord, du land de Hesse, au nord-ouest, du land de Bade-Wurtemberg, à l'ouest.

C'est le plus grand land d'Allemagne en termes de superficie.

Ses principales villes sont Munich (München), Nuremberg (Nürnberg), Augsbourg (Augsburg), Ratisbonne (Regensburg), Wurtzbourg (Würzburg), Ingolstadt, Fürth, Erlangen et Landshut.

Écologie[modifier | modifier le code]

Le bassin du Danube est le plus vaste d'Europe et s'ouvre sur son côté oriental. Il a probablement constitué un important refuge pour la diversité génétique et de nombreuses espèces de la flore, la faune et la fonge préhistorique lors des dernières glaciations.

Il a conservé une petite population de castors qui suite à diverses réintroduction est en train de recoloniser le milieu après avoir failli disparaître au XIXe siècle[1].

Un objectif de bon état écologique doit y être recherché par chaque pays européen dans le cadre de la directive cadre sur l'eau (DCE) pour 2015

Le massif bavarois[modifier | modifier le code]

Situé au nord du Danube, entre Passau et Ratisbonne, le massif bavarois offre un paysage de moyenne montagne (entre 1 000 et 1 450 mètres d'altitude), aux éperons rocheux sauvages, où les gorges profondément échancrées alternent avec de doux vallons. Il est couvert par le plus grand massif forestier d'Europe centrale. Il s'agit de l'une des montagnes les plus anciennes du monde. Les Préalpes bavaroises, dont les débris arrachés et broyés par les dernières glaciations quaternaires, ont formé le plateau bavarois qui s'étend jusqu'au Danube.

Route allemande des Alpes[modifier | modifier le code]

Du lac de Constance aux abords de Salzbourg, suivant la limite sud du pays, cette route touristique parcourt des paysages toujours changeants, découvrant ici un lac de montagne, là des sommets escarpés. Elle traverse les contreforts des Alpes d'Allgäu et des Alpes bavaroises couverts de pâturages, mais garde en vue les massifs élevés comme la Zugspitze et le Watzmann. Son parcours est ponctué de petits villages, de stations de sports d'hiver et de célèbres monuments, au premier rang desquels les châteaux de Louis II de Bavière et l'église de Wies.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Bavière.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au temps de Jules César, cette contrée semble être désertée, mais sous Auguste on la voit déjà figurer au nombre des provinces romaines ; elle était comprise dans la Vindélicie et le Norique. Au nord, elle touchait par la vallée du Main (Haute-Franconie) au limes de Germanie (cf. le camp romain d'Obernburg).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Ve siècle, les Boïens étendent leurs possessions dans le Norique occidental d'où ils fusionnent avec des tribus germaniques tels que les Marcomans, les Thuringes, les Gépides et les Ruges pour former le peuple des Bavarii. Ces nouveaux conquérants sont par la suite soumis par Dagobert Ier roi des Francs austrasiens (630-660). À cette époque, le duché de Bavière est aux mains de la dynastie des Agilolfings, dont le fondateur Agilulf régnait vers 530. Les ducs agilofides continuent à régir la Bavière au nom des rois francs jusqu'à Odilon de Bavière qui en 743 prend le titre de roi.

Dès 739, Boniface fixe les diocèses de Ratisbonne, Freising, Passau et Salzbourg. Odilon essaye mais en vain de se soustraire à la suzeraineté de Charles Martel. Après la mort d'Odilon, en 748, Hiltrude, sœur de Pépin le Bref, exerce la régence pour son fils Tassilon.

En 757, Tassilon prête serment de fidélité à Pépin le Bref, au plaid de Compiègne. Mais il mène ensuite une dangereuse politique d'autonomie vis-à-vis du roi des Francs, et viole son serment de fidélité qu'il avait prêté à Pépin. Il se ligue d'abord avec Didier de Lombardie, roi des Lombards, et avec le duc d'Aquitaine. Il conclut notamment une alliance matrimoniale avec la Lombarde Liutberge, fille de Didier. Il réunit des conciles et le pape Hadrien baptise son fils en 772. C'est pourquoi Charlemagne exige un renouvellement de son serment en 787 : Tassilon reçoit alors l'investiture solennelle de son duché de Bavière. À la suite d'un complot avec les Avars, Tassilon est enfermé par le Carolingien dans un monastère (788).

Charlemagne confie le gouvernement du duché à son beau-frère, Gérold, comte de Souabe. En 794, la Bavière entre dans le patrimoine direct des Carolingiens. En 798, Arn de Salzbourg devient le premier archevêque de Bavière. Louis le Débonnaire l'érige en royaume franc (814), et le donne à son fils aîné, Lothaire, qui en 817 le cède à Louis le Germanique. Le royaume de Bavière comprend alors, outre la Bavière propre, la Carinthie, la Carniole, l'Istrie, le Frioul, l'ancienne Pannonie, la Moravie et la Bohême. En 912, la lignée des carolingiens s'étant éteinte en la personne de Louis l'Enfant, les Bavarois choisissent pour chef le margrave Arnulf Ier le Mauvais, fils de Luitpold de Bavière, qui prend le titre de duc. À sa mort le 14 juillet 937, le Duché de Bavière passe successivement dans diverses maisons : il est possédé par des ducs de la Maison de Saxe - liens (947-1004), de la maison de Franconie (1004-1070), par les Welfs de la maison d'Este (1070-1139), puis, par des ducs autrichiens.

En 1180, l'Empereur Frédéric Ier Barberousse donne la Bavière à Othon de Wittelsbach, comte palatin de Bavière, descendant d'Arnoul de Carinthie, fils de Luipold, faisant partie de la famille de Wittelsbach, maison qui régna jusqu'au XVIIIe siècle. Sous les successeurs de ce prince, le duché de Bavière, qui avait été considérablement réduit, accroît à nouveau sa superficie. Après la mort d'Othon II de Bavière (1253), ses deux fils Louis II et Henri XIII se partagent ses États : Louis règne sur la Haute-Bavière, Henri sur la Basse Bavière. Louis IV, dit le Bavarois, fils de Louis II, réunit en 1312 la Haute et la Basse-Bavière et est couronné empereur en 1314. Louis IV agrandit considérablement ses domaines ; lorsqu'il meurt (1347) il possède, outre la Bavière, le Brandebourg, la Hollande, la Zélande, le Tyrol, etc. Les fils de Louis se partagent ces diverses provinces, et forment un grand nombre de branches qui s'éteignent rapidement, de sorte qu'en 1504, lors de la guerre de succession de Landshut, Albert IV de la branche de Munich, réunit de nouveau toute la Bavière.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Charles-Albert, empereur grâce à l'armée du roi de France.

Les successeurs d'Albert s'opposent de toutes leurs forces à la Réforme et prennent parti pour l'Empereur dans la guerre de Trente Ans. En récompense, l'empereur Ferdinand II élève le duc Maximilien à la dignité d'électeur (1623) et rend ce titre héréditaire dans sa famille. Cette dignité lui est confirmée en 1648 par le traité de Westphalie.

Son petit-fils Maximilien Emmanuel (1679-1726) s'étant déclaré pour la France dans la guerre de Succession d'Espagne, est mis au ban de l'Empire après la bataille d'Höchstädt (1704) et il ne rentre dans ses droits qu'après la paix de Bade (1714).

Charles-Albert, qui lui succède, prétend à la succession de l'Empereur Charles VI, conquiert la Bohême et l'Autriche, et se fait même couronner à Francfort en 1742 sous le nom de Charles VII, mais vaincu par François de Lorraine, à la tête des troupes autrichiennes, il se voit forcé non seulement de renoncer à l'Empire, mais d'abandonner la Bavière elle-même à François de Lorraine ; il meurt avant la fin de la guerre.

Maximilien Joseph, son fils, fait la paix avec François et recouvre ses États par la paix de Füssen (1745). La Bavière jouit d'un peu de repos lorsque la mort de Maximilien Joseph, dernier rejeton des Wittelsbach de Bavière, soulève de nouvelles discordes (guerre de Succession de Bavière 1778-1779).

Charles Théodore, électeur palatin, son lointain cousin, n'ayant pu échanger la Bavière contre les Pays-Bas autrichiens à cause de la Prusse, parvient cependant à régner en Bavière, et après sa mort (1799), son neveu Maximilien Joseph lui succède.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Au cours des guerres de la Révolution, la Bavière doit céder ses possessions sur la rive gauche du Rhin, par la paix de Lunéville, mais elle reçoit d'amples compensations. Longtemps fidèle alliée de la France, elle est obligée de lui fournir de nombreux contingents. Elle signe l'acte de la confédération du Rhin, et sous la protection de Napoléon Ier, qui avait considérablement agrandi son territoire, elle est érigée en royaume de Bavière en 1805 et demeure sous le gouvernement des Wittelsbach, avec lesquels son histoire se confondra tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1918. En 1809, Napoléon bat les Autrichiens à Abensberg. Après les désastres de 1813, Maximilien retourne ses armes contre la France. Pour prix de cette conduite, il reçoit au congrès de Vienne, la confirmation de sa royauté et de ses possessions, à l'exception du Tyrol qu'il doit rendre à l'Autriche. Il donne en 1818 à ses États une charte constitutionnelle. Son fils Louis Ier se signale pendant son règne par son goût pour les Beaux-Arts. Il abdique en 1848 en faveur de son fils Maximilien II. Celui-ci, pour maintenir l'importance de la Bavière, s'est constamment opposé à toute tentative de centralisation de l'Allemagne.

Le Royaume de Bavière en 1815.
Louis II de Bavière en 1865.

Son successeur Louis II subit la suprématie de la Prusse après la guerre contre la France (1870-1871). Le royaume de Bavière est alors intégré au Reich bismarkien tout en se voyant garantir une plus grande autonomie interne que les États fédérés du nord de l'Allemagne. Cette autonomie concerne l'armée bavaroise, dont le commandant en chef demeure le roi en temps de paix, et la compagnie ferroviaire de l'État bavarois, non intégrée dans l'administration ferroviaire prussienne, comme le veut le traité du Zollverein. D'un point de vue politique, le royaume dispose d'une représentation diplomatique propre. Cette relative autonomie est à replacer dans la politique étrangère de Bismarck, avec un royaume de Bavière vu depuis Berlin comme un « piège à catholiques autrichiens ».[réf. nécessaire]

Louis II est certainement le monarque le plus connu, notamment grâce à la construction de châteaux extravagants (comme Neuschwanstein) et par son décès mystérieux. En 1885, il est d'ailleurs écarté au profit d'un conseil de régence, dirigé par son oncle Luitpold de Wittelsbach, puis par son cousin Louis, le futur Louis III. Entre 1886 et 1913, la Bavière est un royaume gouverné par une régence, car Otto, le frère et successeur de Louis II, est fou et demeure interné durant quarante ans au château de Fürstenried. À la mort de son père, Louis lui succède comme régent de son cousin, avant de le faire déposer et de lui succéder comme roi sous le nom de Louis III.

Quant à sa cousine la future impératrice Élisabeth de Bavière, dite Sissi, elle habite avec sa mère et son père Maximilien en Bavière au Château de Possenhofen, sur les bords du Lac de Starnberg.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La monarchie est abolie en 1918, quand le roi Louis III est poussé à abdiquer. La république est donc proclamée à Munich par Kurt Eisner le 10 novembre 1918. Rapidement, les oppositions entre sociaux-démocrates, conseillistes et communistes rendent celle-ci difficile à gouverner. L'année 1919 voit la proclamation d'une République des Conseils de Bavière. Basé à Munich, le gouvernement communiste est rapidement réprimé par Hoffmann, président du conseil, replié à Bamberg, appuyé sur les Corps-Francs.

À partir de la reconquête de Munich, la Bavière est gérée par un commissaire du Reich, pratiquement dictateur pour les affaires intérieures, et sert de refuge à un certain nombre d'organisations d'extrême-droite revanchardes.

Après la Seconde Guerre mondiale, la quasi-totalité du territoire de l'État libre de Bavière fait partie de la zone d'occupation américaine. Le gouverneur militaire, Lucius D. Clay, préside à la création du land de Bavière et nomme Fritz Schäffer puis le social-démocrate Wilhelm Hoegner comme ministres-présidents. La Christlich-Soziale Union in Bayern (CSU) est formée durant l'année 1946 et remporte les premières élections au parlement régional. Bien que le parti ait obtenu la majorité absolue, Hans Ehard forme tout d'abord un gouvernement de coalition avec les sociaux-démocrates, qui avaient également participé à la préparation de la constitution du land.

La politique bavaroise est fortement marquée par des tendances autonomistes ou décentralisatrices qu'Ehard représente durant la préparation de la constitution de la République fédérale d'Allemagne. Même si le texte adopté reflète largement ces vues, la Bavière est le seul land de l'ouest à voter contre la loi fondamentale en 1949 mais accepte d'entrer dans le nouvel État si le reste des länder valide cette constitution.

En 1980, lors de l'Oktoberfest eut lieu un attentat à la bombe qui fit 13 morts à Munich.

La CSU a par ailleurs été le seul parti chrétien-démocrate à refuser la fusion au sein d'un parti uni sous la houlette de Konrad Adenauer, et elle reste jusqu'à aujourd'hui indépendante de la CDU avec laquelle elle collabore au niveau fédéral. Elle domine largement la politique régionale et a été le parti réunissant le plus grand nombre de voix à chaque élection depuis 1946. À partir des années 1960, la CSU obtient même la majorité absolue au parlement régional et gouverne seule, sans coalition, jusqu'en 2008. Cette année-là, elle fait face à un important recul électoral (43 % des voix contre 61 % en 2003, et jamais moins de 53 % depuis 1970) et est contrainte à une coalition avec le FDP.

Aujourd'hui, la Bavière est l'un des länder les plus riches de l'Allemagne réunifiée (avec l'un des taux de chômage les plus bas).

Culture[modifier | modifier le code]

Symboles[modifier | modifier le code]

Timbre du royaume de 1867

L'État libre de Bavière, selon l'usage de la plupart des républiques d'Europe, s'est approprié les grandes armes du royaume de Bavière.

L'écu est écartelé au 1er de sable au lion d'or armé et lampassé de gueules (Palatinat), au 2e d'argent au chef de gueules prolongé de quatre pointes en pal (Franconie), au 3e d'argent à la panthère d'azur armée et lampassée de gueules (Haute et Basse-Bavière), au 4e d'or aux trois léopards de sable armés et lampassés de gueules (Souabe). À l'écu losangé d'azur et d'argent brochant sur le tout en cœur (famille de Wittelsbach).

Großes Staatswappen Kleines Staatswappen Rautenflagge Streifenflagge
Grandes armes Petites armes Drapeau (carreaux) Drapeau (bandes)

On retrouve les couleurs de la Bavière sur le logo du constructeur automobile BMW. Dont le nom signifie Bayerische Motoren Werke Société Anonyme. Traduction S.A. Usines de Moteurs Bavarois

L'hymne de la Bavière est le Bayernhymne.

Langues[modifier | modifier le code]

L'allemand est la langue officielle de la Bavière, mais le dialecte régional, le bavarois y est répandu : on estime à environ 16 % de la population le nombre de locuteurs l'utilisant chaque jour, et ce chiffre s'élève encore lorsque l'on compte tous ceux capables de le parler. Le bavarois est aussi parlé en Autriche : la moitié de ses locuteurs s'y trouve d'ailleurs. Les autres dialectes parlés en Bavière sont le franconien et le souabe. L'État libre a donc la particularité d'abriter les trois familles dialectales de l'allemand supérieur.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La cuisine bavaroise est une gastronomie du terroir tirant ses origines de la cuisine paysanne. Elle se caractérise par son abondance. La viande épicée, souvent rôtie, les knödels et les pâtisseries y occupent une place importante ainsi que le Weißwurst.

Article détaillé : Cuisine bavaroise.

Musique[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Fait unique dans l'histoire politique des länder depuis la fondation de la RFA, la CSU (Union chrétienne-sociale, conservatrice) a dirigé seule la Bavière à partir de 1962, disposant de la majorité absolue pendant dix législatures consécutives[2]. Elle fut le fief de deux figures de la vie politique allemande : l'ancien ministre fédéral Franz Josef Strauß, entre 1978 et 1988, et Edmund Stoiber, candidat à la chancellerie fédérale lors des législatives de 2002, pressenti pour devenir ministre fédéral de l'Économie du cabinet Merkel et qui dirigea le land de 1994 à 2007.

Coup de théâtre lors des élections du 28 septembre 2008[3] : la CSU, malgré ses 43 % de suffrages, ne dispose plus de la majorité absolue. Son président, Erwin Huber, puis le ministre-président du Land, Gunther Beckstein, démissionnent dans la foulée. Il faut attendre le 25 octobre pour qu'une coalition majoritaire, réunissant les conservateurs et le Parti libéral (FDP), soit formée. Deux jours plus tard, le ministre fédéral de l'Agriculture et nouveau président de la CSU, Horst Seehofer, est élu ministre-président de la Bavière.

La Bavière était entre 1946 et 1999 le seul land allemand à disposer d'un parlement bicaméral, puisqu'elle possédait aussi un Sénat, preuve de sa singularité. Ce Sénat a été supprimé par une révision constitutionnelle en 1998 entrée en vigueur au 1er janvier 2000.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Régions jumelées avec la Bavière
Carte de Shandong Shandong République populaire de Chine 1987 République populaire de Chine
Blason du Québec Québec Québec 1989 Québec
Carte du Cap-Occidental Cap-Occidental Afrique du Sud 1995 Afrique du Sud
Carte du Gauteng Gauteng Afrique du Sud 1995 Afrique du Sud
Blason de l'État de São Paulo État de São Paulo Brésil 1997 Brésil
Blason de la Californie Californie États-Unis 1998 États-Unis
Carte de Guangdong Guangdong République populaire de Chine 2004 République populaire de Chine
Blason de Karnataka Karnataka Inde 2007 Inde

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La Bavière est divisée en sept districts (Regierungsbezirke) appelés également circonscriptions ou régions administratives, eux-mêmes subdivisés en soixante-et-onze arrondissements (Landkreise) et vingt-cinq municipalités non intégrées à un arrondissement, constituant donc un arrondissement à elles-seules, appelées villes-arrondissements (kreisfreie Städte).

Districts (Regierungsbezirke)[modifier | modifier le code]

Les régions administratives (Regierungsbezirke) bavaroises.
Districts Blason Indic. Abrév.
District de Haute-Bavière, Oberbayern Wappen Oberbayern.svg 091 Obb.
District de Basse-Bavière, Niederbayern Wappen Bezirk Niederbayern.svg 092 Ndb.
District du Haut-Palatinat, Oberpfalz Wappen Operpfalz.svg 093 Opf.
District de Haute-Franconie, Oberfranken Wappen Bezirk Oberfranken2.svg 094 Ofr.
District de Moyenne-Franconie, Mittelfranken Mittelfranken Wappen.svg 095 Mfr.
District de Basse-Franconie, Unterfranken Unterfranken Wappen.svg 096 Ufr.
District de Souabe, Schwaben Wappen Schwaben Bayern.svg 097 Schw.
Districts Capitale Superficie Population (septembre 2005) Densité
District de Haute-Bavière Munich 17 529,63 km2 4 232 962 241,5
District de Basse-Bavière Landshut 10 329,91 km2 1 197 631 115,9
District du Haut-Palatinat Ratisbonne 691,03 km2 1 090 318 112,5
District de Haute-Franconie Bayreuth 231,00 km2 1 103 239 152,6
District de Moyenne-Franconie Ansbach 244,85 km2 1 708 841 235,9
District de Basse-Franconie Wurtzbourg 530,99 km2 1 342 308 157,3
District de Souabe Augsbourg 992,03 km2 1 789 698 179,1

Arrondissements (Landkreise) et Villes-arrondissements (kreisfreie Städte)[modifier | modifier le code]

Les arrondissements bavarois
Les 71 arrondissements (Landkreise) de Bavière :
  1. Aichach-Friedberg (AIC)
  2. Altötting (AÖ)
  3. Amberg-Sulzbach (AS)
  4. Ansbach (AN)
  5. Aschaffenbourg (AB)
  6. Augsbourg (A)
  7. Bad Kissingen (KG)
  8. Bad Tölz-Wolfratshausen (TÖL)
  9. Bamberg (BA)
  10. Bayreuth (BT)
  11. Berchtesgaden-Campagne (BGL)
  12. Cham (CHA)
  13. Cobourg (CO)
  14. Dachau (DAH)
  15. Danube-Ries (DON)
  16. Deggendorf (DEG)
  17. Dillingen (DLG)
  18. Dingolfing-Landau (DGF)
  19. Ebersberg (EBE)
  20. Eichstätt (EI)
  21. Erding (ED)
  22. Erlangen-Höchstadt (ERH)
  1. Forchheim (FO)
  2. Freising (FS)
  3. Freyung-Grafenau (FRG)
  4. Fürstenfeldbruck (FFB)
  5. Fürth (FÜ)
  6. Garmisch-Partenkirchen (GAP)
  7. Guntzbourg (GZ)
  8. Hassberge (HAS)
  9. Hof (HO)
  10. Kelheim (KEH)
  11. Kitzingen (KT)
  12. Kronach (KC)
  13. Kulmbach (KU)
  14. Landsberg am Lech (LL)
  15. Landshut (LA)
  16. Lichtenfels (LIF)
  17. Lindau (LI)
  18. Main-Spessart (MSP)
  19. Miesbach (MB)
  20. Miltenberg (MIL)
  21. Mühldorf am Inn (MÜ)
  22. Munich (M)
  23. Neuburg-Schrobenhausen (ND)
  24. Neumarkt in der Oberpfalz (NM)
  25. Neustadt an der Aisch-Bad Windsheim (NEA)
  1. Neustadt an der Waldnaab (NEW)
  2. Neu-Ulm (NU)
  3. Nuremberg-Campagne (LAU)
  4. Oberallgäu (OA)
  5. Ostallgäu (OAL)
  6. Passau (PA)
  7. Pfaffenhofen an der Ilm (PAF)
  8. Ratisbonne (R)
  9. Regen (REG)
  10. Rhön-Grabfeld (NES)
  11. Rosenheim (RO)
  12. Roth (RH)
  13. Rottal-Inn (PAN)
  14. Schwandorf (SAD)
  15. Schweinfurt (SW)
  16. Starnberg (STA)
  17. Straubing-Bogen (SR)
  18. Tirschenreuth (TIR)
  19. Traunstein (TS)
  20. Unterallgäu (MN)
  21. Weilheim-Schongau (WM)
  22. Weissenburg-Gunzenhausen (WUG)
  23. Wunsiedel im Fichtelgebirge (WUN)
  24. Wurtzbourg (WÜ)
Les 25 villes-arrondissements (kreisfreie Städte) de Bavière :
  1. Amberg (AM)
  2. Ansbach (AN)
  3. Aschaffenbourg (AB)
  4. Augsbourg (A)
  5. Bamberg (BA)
  6. Bayreuth (BT)
  7. Cobourg (CO)
  8. Erlangen (ER)
  9. Fürth (FÜ)
  1. Hof (HO)
  2. Ingolstadt (IN)
  3. Kaufbeuren (KF)
  4. Kempten (Allgäu) (KE)
  5. Landshut (LA)
  6. Memmingen (MM)
  7. Munich (M)
  8. Nuremberg (N)
  1. Passau (PA)
  2. Ratisbonne (R)
  3. Rosenheim (RO)
  4. Schwabach (SC)
  5. Schweinfurt (SW)
  6. Straubing (SR)
  7. Weiden in der Oberpfalz (WEN)
  8. Wurtzbourg (WÜ)

Économie de la Baviere[modifier | modifier le code]

Le centre économique de la Bavière est Munich, ville du siège social des principales sociétés de la Baviere. Beaucoup de firmes multinationales allemandes sont originaires de la Bavière, comme BMW, MAN, Adidas, Puma, Quelle et Allianz.

Afin de promouvoir l'attractivité de la Bavière en tant que site d'affaires, le Ministère Bavarois de l'Économie, des Infrastructures, des Transports et de la Technologie créait en 1998 l'agence pour les investissements Invest in Bavaria qui se trouve au cœur de Munich[4].

Le taux de chômage s'élève en septembre 2013 à 3,6 % contre 6,9 % pour l'ensemble de l'Allemagne. C'est le Land allemand le moins touché, juste devant le Bade-Wurtemberg.

Religion[modifier | modifier le code]

Contrairement à l'Allemagne du Nord, la Bavière est majoritairement catholique (55,1 % de la population[5], seule la Sarre a un pourcentage plus élevé de catholiques parmi les États allemands) et politiquement plus conservatrice, comme l'indique sa politique en matière d'avortement ou la présence de crucifix sur les murs des classes d'écoles.

Mais l'Église évangélique luthérienne a une forte présence dans de grandes parties de Franconie (21 %[6]).

La religion demeure importante pour les habitants, comme en témoigne, par exemple, l'expression, pour saluer, « Grüss Gott » (« Dieu vous bénisse »). On trouve en Bavière de nombreuses églises dédiées à saint Denis et les personnages de saint Michel et de la Vierge Marie sont également très importants. L'archange saint Michel représente pour les Bavarois la victoire de la foi catholique sur le protestantisme, celle du bien sur le mal (à travers l'image de l'ange victorieux du dragon).

D'une manière générale en Bavière, le culte est bien suivi et les traditions sont très marquées. À Munich, on compte une centaine d'églises dont l'écrasante majorité est catholique. Les plus connues d'entre elles (la cathédrale, Saint-Pierre ou l'église des Théatins) proposent des offices dominicaux tout au long de la journée. Et tous, jeunes et moins jeunes, viennent traditionnellement assister à la messe avant le rituel du déjeuner familial. Le denier du culte est obligatoire et automatiquement prélevé sur le salaire, à moins de se déclarer officiellement sans appartenance religieuse. Les fêtes du calendrier sont très suivies : toute la période de l'Avent présente son lot de décorations et de crèches autour des marchés de l'enfant-Jésus (Christ-Kindelmarkt). La fête de Noël s'étend sur une semaine durant laquelle la vie s'arrête complètement. Et chacun vit, reclus chez soi, en famille. En Bavière, le carême est véritablement un temps de pénitence, ce qui explique la liesse manifestée au cours de la semaine de carnavals qui précède. En effet beaucoup de villes allemandes ont leur défilé de masques multicolores et de costumes bariolés. À Munich, le Fasching, même s'il n'a pas l'importance des festivités rhénanes, est une période d'euphorie, où chacun se libère avant les austères restrictions. Et de nouveau le temps pascal marque une pause de quelques jours dans la vie des Bavarois.

Toutes les grandes fêtes religieuses rythment le cours de l'année. D'autres saints du calendrier offrent leurs manifestations particulières : ainsi à la Saint-Martin (le 11 novembre), les enfants se promènent dans la rue avec de petites lanternes. À la Saint-Nicolas (le 6 décembre), leurs bottes sont remplies de confiseries et bimbeloteries de Noël, tandis qu'à la Fête-Dieu (début juin), la foule s'aligne en une longue procession pour jeter des fleurs.

En Bavière, les lieux publics tels que hôpitaux, jardins d'enfants ou cantines, ne servent que du poisson le vendredi. Dans les campagnes, la dimension religieuse est encore plus significative : de nombreux villages possèdent leurs ateliers où sont fabriqués des objets d'art religieux. Des statuettes ainsi que les fameux personnages de crèche se dénichent à tous les coins de rue ! Dans les champs en pleine nature, des vierges ou des crucifix isolés rappellent qu'ici la religion ne s'oublie pas. L'incroyable densité d'abbayes, couvents et lieux de pèlerinage où les fidèles se rassemblent lors des chemins de croix et autres processions (la fameuse représentation de la Passion du Christ à Oberammergau) font de la Haute-Bavière un véritable noyau de la spiritualité catholique.

L'ancien pape Benoît XVI, est né à Marktl am Inn en Haute-Bavière et fut archevêque de Munich et Freising.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le terme « Freistaat » est historiquement synonyme de « république », mais la traduction officielle, notamment dans les traités internationaux, est État libre. Voir l’article Freistaat.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Schwab, G., Lutschinger, G., 2001. The return of the beaver (Castor fiber) to the Danube watershed, In The European Beaver in a new millennium. Proceedings of 2nd European Beaver Symposium, 27-30 Sept. 2000. eds A. Czech, G. Schwab, pp. 47-50. Carpathian Heritage Society, Kraków, Bialowieza, Poland.
  2. (de) Site du bureau des statistiques bavaroises.
  3. (de) Résultats des élections du 28 septembre 2008 en Bavière.
  4. (fr) Site web de l'agence pour les investissements Invest in Bavaria
  5. (de) Statistiques sur les chrétiens par Land, Conférence épiscopale allemande, 2009.
  6. (de) Statistiques sur les chrétiens par Land, Église évangélique allemande, 2007.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Bavière » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]