Maximilien Ier de Bavière (électeur)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maximilien Ier.
Maximilien Ier, électeur de Bavière et sa seconde épouse, Marie-Anne d'Autriche

Maximilien Ier de Bavière fut duc puis électeur de Bavière. Fils du duc Guillaume V de la maison de Wittelsbach et de Renée de Lorraine, il est né le 17 avril 1573 à Munich et mort le 27 septembre 1651 à Ingolstadt. Ce fut un des principaux protagonistes de la guerre de Trente Ans.

Enfance[modifier | modifier le code]

Il est éduqué par les jésuites, qui lui inculquent une profonde aversion pour le protestantisme. Il étudie à Ingolstadt à partir de 1587, et s'y lie d'une profonde amitié pour Ferdinand de Styrie, de la famille des Habsbourg, qui deviendra Ferdinand II empereur du Saint-Empire romain germanique.

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Lorsque son père lui transmet le pouvoir en 1597, il se consacre consciencieusement aux affaires de l’État, en se faisant aider et conseiller, et engage des réformes prudentes. En 1616 il dote son duché d’une législation, en matière de droit, de police, de justice, d’exorcisme et il réorganise complètement son armée avec le concours de Jean t'Serclaes, comte de Tilly qui en assume le commandement. En 1607, il intervient à Donauworth où les protestants et les catholiques s’opposent, et garde le contrôle de la ville. Ces événements suscitent la création de l’union évangélique contre laquelle il fonde, en 1609, la sainte ligue catholique. La Bavière est le plus puissant des États confédérés de cette ligue, qui comprend notamment, les trois électorats ecclésiastiques de Trèves, Mayence et Cologne. Il tient à en tenir éloignée la maison de Habsbourg, comme il s’oppose à son intervention dans des affaires de succession en Autriche. Cependant il accepte que Ferdinand de Styrie devienne archiduc et le soutient à l’élection impériale.

Guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Lorsque la guerre éclate en Bohême, il signe avec Ferdinand II, au nom de la ligue, un traité à Munich le 8 octobre 1619 aux termes duquel il lui dépêche une armée de 30 000 hommes dirigée par Tilly. Nommé « commissaire impérial » chargé d'écraser la révolte de Bohême, tout comme le prince électeur de Saxe, il prend possession, en passant, de la Haute-Autriche que Ferdinand lui concède pour ses frais. Le 8 novembre, il vainc les révoltés à la Montagne Blanche, près de Prague et se rend maître ensuite, sans grandes difficultés, du Haut-Palatinat. En remerciement, il obtint en 1623 la dignité électorale dont avait été déchu Frédéric V et les terres de celui-ci pour complément de ses frais de guerre.

Cependant, Ferdinand II, tout en essayant d'extirper le protestantisme de l'Allemagne, tente également d'imposer son pouvoir absolu, avec l'aide militaire de Wallenstein. Maximilien s'y oppose et obtient en 1630, à la diète de Ratisbonne, le renvoi de Wallenstein qui, à son sens, est beaucoup trop puissant. À partir de ce moment, celui-ci devient son ennemi juré. Après la défaite de Tilly sur la Lech en avril 1632, et sa mort peu de temps après, le duc s'enfuit de Munich devant l'avancée des Suédois et Wallenstein, que l'empereur a rappelé en urgence, ne lève pas le petit doigt pour l'aider. C'est à la mort de ce dernier et à la victoire de Nördlingen en 1634 qu'il renoue avec le succès.

En fait, pendant la dernière période de la guerre de Trente Ans, ses troupes se distinguent contre les Français, avec deux généraux de valeur (Mercy et Werth). Mais le pays souffre beaucoup de dévastations de la part des Suédois et des Français. C'est pourquoi Maximilien, qui souhaite ardemment la fin de la guerre, conclut en 1647 la trêve d'Ulm avec la France et la Suède, et se réconcilie avec l'empereur. Les traités de Westphalie confirment sa dignité électorale et sa possession du Haut-Palatinat.

Vers la fin de sa vie, après avoir œuvré pour relever son pays des ruines du conflit, il se consacre presque exclusivement à la dévotion.

Le roi Louis Ier de Bavière fit ériger par Thorvaldsen, en 1839, une superbe statue équestre de Maximilien Ier sur la Wittelsbacher Platz à Munich.

Mariages et enfants[modifier | modifier le code]

Maximilien Ier fut marié en premières noces en 1595 avec sa cousine Élisabeth de Lorraine (1574-1635), fille de Charles III, duc de Lorraine et de Claude de France, mais il n'en eut pas de postérité. Sa seconde épouse fut sa nièce, Marie-Anne d'Autriche, fille de Ferdinand II et de Marie-Anne de Bavière qui lui donna deux fils :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]