Eugène de Beauharnais

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Eugène de Beauharnais
Eugène de Beauharnais par Andrea Appiani
Eugène de Beauharnais par Andrea Appiani
Titre
Vice-Roi du Flag of the Napoleonic Kingdom of Italy.svg Royaume d'Italie

(&&&&&&&&&&&032098 ans, 9 mois et 13 jours)
Monarque Napoléon Ier
Prédécesseur Création du titre
Successeur Disparition du titre
Biographie
Titre complet Prince Français
Duc de Leuchtenberg
Dynastie Maison de Beauharnais
Nom de naissance Eugène Rose de Beauharnais
Date de naissance
Lieu de naissance Paris,(France)
Date de décès (à 42 ans)
Lieu de décès Munich,(Bavière)
Père Alexandre de Beauharnais
Mère Joséphine de Beauharnais
Conjoint Augusta-Amélie de Bavière
Enfant(s) Joséphine de Leuchtenberg
Auguste de Beauharnais
Amélie de Leuchtenberg
Maximilien de Beauharnais

Eugène de Beauharnais
Eugène de Beauharnais
Eugène de Beauharnais par François Gérard
Eugène de Beauharnais par François Gérard

Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Flag of the Napoleonic Kingdom of Italy.svg Royaume d'Italie
Arme Cavalerie
Grade Général de brigade :17 octobre 1804
Faits d'armes 1809 : Bataille de Raab
1809 : Bataille de la Piave
Distinctions Grand collier de la Légion d'honneur
Ordre de la Couronne de Fer
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
(24e colonne)
Autres fonctions Vice-roi d'Italie
Prince de Venise
Grand-duc de Francfort
Duc de Leuchtenberg
Prince d'Eichstätt
Famille Maison de Beauharnais

Eugène Rose de Beauharnais (Paris, Munich, ) était un membre de la famille impériale française, fils adoptif de l'Empereur, avec prédicat d'Altesse impériale, vice-roi d'Italie, prince de Venise, grand-duc de Francfort, duc de Leuchtenberg et prince d'Eichstätt. Il est également l'un des plus fidèles et des plus talentueux subordonnés de Napoléon qui le fera général en chef. Il commande le IVe corps d'armée lors de la campagne de Russie. Au cours de l'hiver 1812-1813, après le départ de Napoléon pour Paris, et la fuite de Murat, c'est le prince Eugène qui ramène avec beaucoup d'habileté et d'audace stratégique les restes de la Grande Armée jusqu'à faire sa jonction avec les nouvelles troupes en Saxe, malgré les tentatives d'anéantissements des Russes et leurs nouveaux alliés prussiens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Eugène de Beauharnais naît le à Paris. Il est le fils du vicomte Alexandre de Beauharnais, un jeune aristocrate, sous-lieutenant au régiment du duc de la Rochefoucauld, le Sarre-Infanterie, et de Marie-Josèphe Tascher de la Pagerie, que l'Histoire connaît plus volontiers sous le prénom que lui donnera son second époux : Joséphine.

Les débuts de la Révolution française[modifier | modifier le code]

Il grandit dans une période historiquement très troublée. Pendant les années 1789 et 1790, alors que sa mère et sa jeune sœur Hortense de Beauharnais sont en Martinique, il assiste aux séances de l'Assemblée constituante auxquelles participe son père qui en sera élu président en juin 1791.

Le , lors de la tentative de fuite de la famille royale, ce dernier, comme président de l'Assemblée nationale constituante va faire tout ce qu'il faut pour rattraper le roi en fuite.

Le , l'Assemblée législative déclare la guerre au "roi de Hongrie" (François II, neveu de la reine Marie-Antoinette, et pas encore couronné Empereur), alliée de la France depuis 1756. Alexandre de Beauharnais rejoint l'armée et fait venir son fils auprès de lui. Le jeune Eugène, âgé de onze ans, partage alors son temps entre un collège strasbourgeois et le quartier général de Wissembourg.

La Convention[modifier | modifier le code]

L'avènement de la Convention modifie considérablement la situation de la famille. Alexandre est contraint de rejoindre les rangs de l'armée du Nord puis de l'Est où il sera général en chef avant de perdre la ville de Mayence. Quittant alors l'armée sans autorisation, il regagne son fief de La Ferté-Beauharnais près de Romorantin avant d'être mis en accusation et arrêté en 1794. Il est enfermé à la prison des Carmes à Paris où son ex-femme le rejoint quelques semaines plus tard. Alexandre de Beauharnais est guillotiné[1]. Joséphine est relâchée après Thermidor. À l'automne 1795, Eugène et Hortense sont mis en pension à Saint-Germain-en-Laye, lui au collège irlandais McDermott, elle chez Mme Campan.

Le Directoire[modifier | modifier le code]

Sous le Directoire, la "veuve Beauharnais", qui tient salon à Paris, rencontre le général Napoléon Bonaparte. Ils se marient le à Paris. Le jeune général doit partir quelques jours plus tard pour le front d'Italie et fera venir quelques mois plus tard Eugène comme aide de camp[2].

II fait partie de l'expédition d'Égypte et se trouve aux actions les plus meurtrières. Il participe à l'attaque de Suez[3] et à la bataille d'Aboukir. De retour en France, le coup d'État du 18 brumaire fait de lui le beau-fils du Premier Consul et lance le jeune officier de 18 ans dans le monde. Il est fait chef d'escadron sur le champ de bataille de Marengo au cours de la seconde campagne d'Italie. En 1802, il est fait colonel.

L'Empire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaume d'Italie (1805-1814).

La proclamation de l'Empire, le , va profiter à Eugène de Beauharnais qui est nommé grand-officier de la Légion d'honneur, général de brigade et colonel-général des chasseurs de la Garde. Napoléon lui fait confiance et n'hésite pas à s'appuyer sur un prince dont la devise est « Honneur et Fidélité »[4].Le 17 octobre 1804 ,il est promu général de brigade.

En 1805, il obtient le titre d'archichancelier d'État et de grand aigle de la Légion d'honneur ; il n'a encore que 24 ans. Bientôt après, Eugène est chargé, en qualité de vice-roi, de l'administration du royaume d'Italie (), où il passe presque la moitié de son temps.

Après la campagne de 1805, il épouse[5] la princesse Augusta Amélie de Bavière, et Napoléon l'investit du titre de Prince de Venise, le déclare son fils adoptif et l'héritier présomptif de la couronne d'Italie.

La campagne de 1809[modifier | modifier le code]

En 1809, 100 000 Autrichiens attaquent l'Italie. Eugène, à la tête de l'armée d'Italie, perd d'abord la bataille de Sacile, mais prend bientôt sa revanche dans vingt combats brillants et réussit à repousser l'ennemi, opère sa jonction avec la Grande Armée aux environs de Vienne. Cette marche glorieuse est couronnée par la bataille de Raab, que Napoléon Ier surnommera petite fille de Marengo et de Friedland.

C'est pendant la campagne d'Autriche de 1809 qu'Eugène commande en chef pour la première fois. Parti de Milan le 5 avril, il va à la rencontre de l'archiduc Jean, qui s'avance sur l'Isonzo avec des forces considérables, éprouve un échec sur la Piave qui ne le décourage pas, notamment le 16 avril à Sacile. Aidé des généraux Macdonald, Baraguay d'Hilliers, Barbou, Grenier, Broussier, il repousse bientôt l'ennemi, s'empare de Vicence et de Bassano Page d'aide sur l'homonymie, bat à plates-coutures l'archiduc à la bataille de la Piave, et s'empare de toutes les positions sur le revers des montagnes de la Carinthie.

Pendant qu'il poursuit sa marche victorieuse vers les frontières de la Hongrie, il apprend que le général autrichien Jellachich (en), cherche à se réunir à l'archiduc Jean. Eugène l'attaque et l'oblige à poser les armes avec la totalité des troupes qu'il commande. Le succès de cette journée décisive lui permet d'opérer sa jonction avec la Grande Armée sur les hauteurs de Semmering. Les 5-6 juillet 1809, il participe ensuite à la bataille de Wagram.

On remarque avec étonnement que le vice-roi, depuis le passage de la Piave jusqu'à Semmering, fait aux ennemis un plus grand nombre de prisonniers qu'il n'avait de soldats sous les drapeaux[6].

C'est à l'occasion de cette marche d'Eugène, si remarquable sous le rapport stratégique, que l'Empereur adresse aux soldats du vice-roi ces paroles célèbres : « Soldats de l'armée d'Italie, vous avez glorieusement atteint le but que je vous avais marqué, soyez les bienvenus ! Je suis content de vous. »

Le divorce[modifier | modifier le code]

À l'époque de la répudiation de Joséphine, il vient à Paris, mandé par l'Empereur, et prie Napoléon de lui accorder une explication en présence de l'Impératrice[7]. Après le divorce de sa mère, qui le navre, il veut renoncer aux affaires, mais vaincu par les instances de Joséphine et de Napoléon lui-même, il sacrifie ses ressentiments personnels, mais dès lors refuse toute faveur nouvelle qui n'aurait été pour lui que le prix du divorce de sa mère.

La campagne de Russie (1812)[modifier | modifier le code]

Eugène de Beauharnais, dans Vie de Napoléon Bonaparte par William M. Sloane.

En 1812, il obtient le commandement des troupes italiennes, françaises et bavaroises du quatrième corps d'armée partant à la conquête de la Russie. Tous les témoignages sont unanimes : c'est là le grand moment de sa carrière militaire lors de la campagne et surtout à la retraite de Russie.

Il se signale à la bataille d'Ostrovno. Le prince se conduit en héros. Les conditions épouvantables de la retraite vont assombrir son caractère et prématurément le vieillir.

Il commande le 4e corps, qui est entièrement détruit. La défection de Murat le laisse à la tête des débris de la Grande Armée réduite à quelques milliers d'hommes dénués de tout, attaqué tous les jours par les armées russes et prussiennes, tous les jours risquant d'être débordé. En soixante jours il fait une retraite magnifique échappant à l'encerclement et faisant la jonction avec la nouvelle armée des conscrits livrée par l'Empereur. Cette campagne de 50 jours, depuis Posnau jusqu'à Leipzig, est peut-être l'épisode le plus étonnant de l'expédition de Russie, et tous les militaires s'accordent à le regarder comme un chef-d'œuvre de stratégie qui, seul, place le prince Eugène au rang des plus grands généraux[8].

Le prince arrive à Leipzig le 9 mars, et son armée, grossie pendant la marche, compte alors 50 000 hommes, avec lesquels il peut tenir la ligne de l'Elbe, menacée par 150 000 alliés.

La chute de l'Empire[modifier | modifier le code]

En 1813, le vice-roi doit retourner en Italie où il doit éviter les mouvements de sédition et maintenir l'ordre et la sécurité. Après l'échec de la campagne de Saxe, les Autrichiens menacent la plaine du , Murat oscille entre fidélité et trahison et seul il doit affronter les armées autrichiennes et napolitaines, il se montre avisé et retarde l'échéance inéluctable grâce à sa victoire lors de la bataille du Mincio, le . Il sait résister aux pressions de son beau-père Maximilien, lui laissant espérer le royaume d'Italie s'il trahissait Napoléon. Même si le fait qu'il ne donne pas suite au mois de janvier 1814 à l'appel de l'Empereur à laisser l'Italie lui vaut l'accusation de trahison qui lui a été faite par quelques généraux.

L'impératrice Joséphine reçoit à la Malmaison la visite du Tsar Alexandre Ier, à qui elle recommande ses enfants, le prince Eugène, la reine Hortense et ses fils Napoléon-Louis et Louis-Napoléon (), Hector Viger (1819-1879), vers 1864, Musée national du Château de Malmaison.

Il perd tout espoir de sauver son trône après les émeutes du à Milan et le meurtre du ministre des finances du Royaume Giuseppe Prina, qui est lynché par la foule. Le , le vice-roi d'Italie est contraint d'abandonner son trône et va chercher asile en Bavière, dans sa belle-famille. À la mort de sa mère en mai 1814, c'est lui qui hérite du château de Malmaison, si cher à Joséphine et à Bonaparte.

L'exil en famille[modifier | modifier le code]

Au congrès de Vienne, il attend une principauté et une rente annuelle. On lui propose Pontecorvo, dont Bernadotte était précédemment prince héréditaire. Il regagne Munich où il jouit de l'estime des Wittelsbach, lorsque l'Empereur débarque de l'île d'Elbe à Golfe Juan le 1er mars 1815.

Au retour de Napoléon, en 1815, il se trouve à Vienne et ne prend aucune part à la guerre. Il est obligé, pour ne pas être arrêté, de s'engager sur parole à ne pas quitter la Bavière.

C'est donc en spectateur qu'il assiste aux Cent-Jours, à la défaite de Waterloo, et à la seconde abdication. Il ne joue plus aucun rôle ni politique ni militaire et se contente, après avoir reçu de son beau-père le duché de Leuchtenberg, de gérer sa fortune et de placer sa nombreuse progéniture.

La mort[modifier | modifier le code]

Tombeau de Eugène de Beauharnais, sculpté par Bertel Thorvaldsen, Église Saint-Michel de Munich.

Eugène de Beauharnais meurt le à Munich, d'une attaque d'apoplexie, à l'âge de quarante-deux ans. Ses funérailles sont grandioses, le deuil étant conduit par son beau-père, le roi de Bavière en personne. Il est sincèrement pleuré dans sa belle-famille et par le peuple de Bavière qu'il avait su séduire par son intelligence et la droiture de son caractère. Le couple ayant particulièrement bien marié ses enfants, Eugène de Beauharnais est ainsi l'ancêtre de la plupart des dynasties régnantes d'Europe (actuels souverains de Norvège, Suède, Danemark, Belgique et Luxembourg, anciens rois de Portugal et de Grèce...).

État de service[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Franc-maçonnerie[modifier | modifier le code]

Initié à la Franc-maçonnerie, Eugène de Beauharnais était également Grand maître du Grand Orient d'Italie et du Suprême conseil italien, après avoir été Vénérable d'honneur de la loge Saint-Eugène à l'Orient de Paris[9],[10].

Titres[modifier | modifier le code]

Les lettres patentes, du , accordant le duché de Navarre à l'Impératrice Joséphine indiquaient expressément que celui-ci devait être reversé, à la mort de l'impératrice répudiée, à Eugène. Néanmoins, en 1814, ce furent les fils du Prince Eugène qui succédèrent à leur grand-mère : Auguste (1814-1835), puis son frère Maximilien (1835-1852).

Prédicats[modifier | modifier le code]

  • 18041805 : Son Altesse Impériale Eugène, prince français
  • 18051807 : Son Altesse Impériale Eugène, prince français et vice-roi d'Italie
  • 18071810 : Son Altesse Impériale Eugène, prince français, vice-roi d'Italie et prince de Venise
  • 18101814 : Son Altesse Impériale Eugène, prince français, vice-roi d'Italie, prince de Venise et grand-duc de Francfort
  • 18171824 : Son Altesse Royale Eugène, duc de Leuchtenberg et prince d'Eichstätt

Décorations[modifier | modifier le code]

Hommage, Honneurs, Mentions,...[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

La vie privée d'Eugène de Beauharnais n'est pas moins dépendante de l'Empereur que sa vie professionnelle. Cherchant à introduire sa famille dans le cercle des dynasties européennes, Napoléon arrange le mariage entre son beau-fils adoptif et Augusta-Amélie de Bavière, fille de l'électeur Maximilien de Bavière (qui devient roi après le traité de Presbourg en 1806), célébré le [11].

L'union entre Eugène de Beauharnais et Augusta-Amélie de Bavière, bien qu'arrangée pour des raisons politiques, est particulièrement heureuse, ils eurent sept enfants :

Eugène de Beauharnais est l'ascendant de Nicolas de Leuchtenberg.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason fam fr Beauharnais.svg Armes des Beauharnais sous l'Ancien Régime :

D’argent à la fasce de sable surmontée de trois merlettes du même.[12]

Grand coat of arms of Eugène de Beauharnais.svg Sous le Premier Empire :

D'azur à l'aigle d'or empiétant un foudre du même, le foudre chargé d’un médaillon ovale d’argent surchargé d’un E de sable.[13]

CoA of the dukes of Leuchtenberg (1817-1826).svg À partir de 1817

Ecartelé : I, (de Leuchtenberg) ; II, de gueules au mur d'argent flanqué de deux tours, le tout maçonné d'argent et ouvert de sable, posée sur une terrasse de sinople, deux arbres de sinople issants des tours (d'Eichstätt) ; III de sinople, à l'épée haute d'argent, garnie d'or, accompagnée de 7 étoiles du même ; IV, d'argent à la fasce de sable accompagnée en chef de trois merlettes du second (de Beauharnais)[14].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En 1794, juste avant la chute de Robespierre. Joséphine étant en prison, ses deux enfants Eugène et Hortense avaient été confiés à des mains étrangères, Mlle Lannois, une gouvernante prit soin de la jeune Hortense ; Eugène fut mis en service et en apprentissage chez un menuisier.
  2. . Eugène entre dans la carrière militaire en qualité d'aide-de-camp de son beau-père ; mais avant de partir pour l'Italie, il complète son éducation imparfaite.
  3. où il entre le premier, à la tête de l'avant-garde, le , et mérite le grade de lieutenant
  4. Le , jour anniversaire de Marengo, Napoléon, empereur, donna à son beau-fils le titre de Prince français
  5. à Munich le 14 janvier 1806.
  6. Quand Napoléon le revoit, il le tient longtemps pressé sur son cœur, puis le présente aux maréchaux et à son état-major, il s'écrie : « Ce n'est pas seulement le courage qui aurait amené ici Eugène ; il n'y a que le cœur qui puisse opérer de pareils prodiges ! »
  7. Dans cette circonstance, où Napoléon ne pouvait motiver sa résolution qu'en faisant valoir l'intérêt de la France, Joséphine sait se taire et se résigner ; mais tremblant de voir l'avenir de son fils compromis, et portant ses yeux remplis de larmes sur Eugène, elle dit à l'Empereur : « Une fois séparés, mes enfants ne seront plus rien pour vous. Faites Eugène roi d'Italie, et votre politique, j'ose le croire, sera approuvée par toutes les puissances de l'Europe. » — Le prince dit alors vivement : « Ma bonne mère, qu'il ne soit nullement question de moi dans cette triste occurrence. Votre fils ne voudrait pas d'une couronne qui semblerait être le prix de votre séparation. » Napoléon, que la noblesse de ce discours émeut profondément, tend la main au vice-roi, la serre avec force et répond avec gravité : « Je reconnais Eugène dans ces paroles; il a raison de s'en rapporter à ma tendresse. »
  8. Nous avons tous commis des fautes, dit Napoléon, Eugène est le seul qui n'en ait pas fait.
  9. Daniel Ligou, Dictionnaire de la Franc-maçonnerie, Presses universitaires de France, 3e éd., 1991, p. 118.
  10. Voir le site Napoleon & Empire pour un panorama de la franc-maçonnerie sous le Consulat et le Premier Empire (consulté le 09/08/2010)
  11. Le voyage de noces, de Munich à Milan, en passant par Venise, est triomphal et la princesse semble très éprise de son époux. En 1814, elle écrit à son père : « Je le suivrai partout, bien sûre qu'il ne s'écartera jamais du chemin de la vertu et de l'honneur ». Après la perte du trône d'Italie, c'est en Bavière, à Munich, que vivent le prince Eugène et son épouse. Ils s'y font construire un palais où le prince installe sa bibliothèque ainsi qu'une collection de tableaux qu'il ouvre au public, constituée en partie par l'héritage de sa mère. Lui-même pratique le dessin et la musique. Goethe, lorsqu'il le rencontre à Marienbad, le juge « un grand caractère ».
  12. Source : Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) sur www.heraldica.org
  13. A. de Revérand, E. Villeroy, Album des armoiries concédées par Lettres-patentes de Napoleon Ier, 1808-1815 cité dans Giacomo Bascapè; Marcello Del Piazzo, Insegne e simboli. Araldica pubblica e privata medievale e moderna, Roma, Ministero per i beni e le attività culturali, 2009. (ISBN 88-7125-159-8) p. 793.
  14. http://homepage.mac.com/linstedt/linische/hre_6a.html#leuchtenberg

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Chronologies[modifier | modifier le code]

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Création du titre
Grand coat of arms of Eugène de Beauharnais.svg
Prince de Venise
et héritier présomptif
du royaume d'Italie
( - 1814)
Disparition du titre
Karl Theodor Anton Maria von Dalberg
Grand-duc de Francfort
(1er mars 1810 - )
Disparition du titre
Création du titre
CoA of the dukes of Leuchtenberg (1817-1826).svg
Duc de Leuchtenberg
Prince d'Eichstätt
(1817 - 1824)
Auguste de Leuchtenberg