Louis Ier de Bavière

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Louis Charles Auguste de Wittelsbach, roi de Bavière sous le nom de Louis Ier (en allemand: Ludwig Karl August von Wittelsbach, König von Bayern; né le 25 août 1786 à Strasbourg - décédé le 29 février 1868 à Nice) fut de 1825 à 1848 le second roi de Bavière. Il est le fils ainé de Maximilien Ier de Bavière et de son épouse Wilhelmine de Hesse-Darmstadt.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Maximilien de Palatinat-Deux-Ponts, alors officier au service de la France, et de Wilhelmine de Hesse-Darmstadt, Louis est le neveu de Charles II Auguste, duc de Deux-Ponts qui a été chassé de ses états par la France révolutionnaire. Le duc Charles-Auguste est lui-même l'héritier de l'électeur Charles-Théodore de Bavière.

Louis nait à Strasbourg le 25 août 1786, jour de la Saint Louis. Il a pour parrain le roi Louis XVI de France dont il porte le prénom. Il acquiert très jeune un goût pour les arts et effectue de nombreux voyages en Italie. En 1796, il perd sa mère et son père se remarie avec la princesse Caroline de Bade, jeune femme de grande beauté et d'une grande dignité.

Le prince royal de Bavière (1807)

Peu auparavant, la mort de son oncle, Charles II Auguste de Palatinat-Deux-Ponts avait fait de son père l'héritier de l'Electeur de Bavière Charles-Théodore auquel il succède en 1799. Le nouvel électeur comprend que ses intérêts sont de s'allier à la France révolutionnaire puis impériale. Il reçoit des mains de Napoléon la couronne royale en 1805. Le mariage de la princesse Augusta, soeur cadette de Louis, avec le prince impérial Eugène, fils adoptif de l'empereur des Français, est le gage de cette alliance.

Le prince Louis prend part aux guerres de l'empire, d'abord dans les troupes de Napoléon, avant de se ranger en 1813 du côté de la coalition anti-française, suite au changement de politique de son père.

Conformément aux accords passés avec les alliés, le Congrès de Vienne conserve au souverain Bavarois son titre royal mais celui-ci doit rendre à l'Autriche le Tyrol et le Vorarlberg. En outre, afin de reconcilier les deux monarchies, il est convenu que l'archiduc François-Charles; héritier putatif de l'empire d'Autriche épousera la duchesse Sophie de Bavière, soeur cadette de Louis. La Bavière intègre la nouvelle Confédération germanique.

Dans les années suivant le congrès, les princesses Bavaroises épousent les princes souverains allemands ou étrangers et accèdent au trône d'Autriche, de Prusse, de Saxe, de Hesse-Darmstadt, de Hohenzollern-Hechingen, de Suède, du Portugal et du Brésil.

Le prince Louis épouse en 1810 Thérèse de Saxe-Hildburghausen, son père ne désirant pas le mésallier avec une « napoléonide » comme l'avait fait le grand-duc hériiter de Bade. Les festivités à l'occasion de ses noces sont à l'origine de la première Oktoberfest à Munich.


Neuf enfants sont issus de cette union :

Le prince royal Louis et la princesse royale Thérèse (1818)

Le règne[modifier | modifier le code]

Louis Ier accède au pouvoir à la mort de son père en 1825 et poursuit la politique de mécénat commencée alors qu'il n'était que prince héritier. Admirateur de Goethe, il acquiert les œuvres que celui-ci a particulièrement appréciées au palais Bevilacqua de Vérone, ainsi que la Tête de Méduse du marquis Rondanini, décrite avec enthousiasme par Goethe dans Voyage en Italie. Il achète aussi les sculptures du temple d'Aphaïa à Égine, découvertes peu de temps auparavant. Il réussit également à acheter le Faune Barberini lors de la dispersion des collections Barberini.

Il constitue la Galerie des Beautés demandant au peintre le cour Joseph Karl Stieler de portraiturer les plus jolies de ces contemporaines de passage à Munich.

Pour abriter ses collections, il fait bâtir à Munich la Glyptothèque, le Staatliche Antikensammlungen ainsi que l'Alte et la Neue Pinakothek. Il transfère également à Munich l'université de Bavière, alors située à Landshut. Munich devient ainsi le plus brillant et le plus important centre artistique et universitaire allemand.

Au niveau politique, il soutient l'indépendance de la Grèce et son second fils, Othon, en devient roi en 1832. Suite à la Révolution de Juillet en France, il prend des mesures répressives. Il a été un soutien enthousiaste du développement du chemin de fer[1].

Louis Ier est un époux étrange, accordant toute sa confiance à la reine Thérèse sur le plan politique mais la maintenant dans une étroite dépendance financière. Il se montre également un époux volage affichant ses maîtresses comme en 1831 la comtesse Marianna Bacinetti ou en 1847, vieillissant, la danseuse Lola Montez qu'il anoblit provoquant un scandale retentissant.

Son impopularité s'accroît avec cette dernière et tapageuqe liaison et il est contraint d'abdiquer le 20 mars 1848 en faveur de son fils aîné, Maximilien.

En 1854, sa nièce Elisabeth dite "Sissi" épouse l'empereur d'Autriche (qui est aussi un de ses neveux).

En 1864 son fils meurt et son petit-fils le célèbre et tourmenté Louis II de Bavière devient roi.

En 1866, le roi Louis II Bavière prend le parti de l'Autriche contre la Prusse mais est vaincue. L'année suivante , il se fiance avec sa cousine Sophie Charlotte de Bavière avant de rompre et de se replier de plus en plus dans son monde imaginaire.

L'ex-roi Louis Ier mourut en 1868 dans une villa de Nice sur la côte d'Azur. Il fut inhumé dans l'abbaye Saint-Boniface à Munich. Son cœur est prélevé du corps pour être inhumé dans un monument situé dans la Chapelle de la Grâce à Altötting.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Politics and the Stages of Growth", par Walt Whitman Rostow, 1971 page 86 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Tombeau de Louis Ier de Bavière

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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