Guangdong

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23° 24′ N 113° 30′ E / 23.4, 113.5 ()

Guangdong
Carte indiquant la localisation du Guangdong (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Carte indiquant la localisation du Guangdong (en rouge) à l'intérieur de la Chine
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Autres noms Chinois : 广东 / 廣東 (Guǎngdōng)
Abréviation 粤 (Yuè)
Statut politique Province
Capitale Canton (Guangzhou)
Démographie
Population 104 300 000 hab. (2010)
Densité 586 hab./km2
Rang 1er
Nationalités Hans (99 %)
Zhuang (0,7 %)
Yao (0,2 %)
Géographie
Superficie 177 900 km2
Rang 15e
Économie
PIB (2013) 6 220 000  (1er)
PIB/hab. 59 636 Ұ (6e)

Le Guangdong (chinois simplifié : 广东 ; chinois traditionnel : 廣東 ; pinyin : Guǎngdōng ; Wade : Kuang³tung¹ ; cantonais Yale : Gwong²dung¹) est la province la plus peuplée de la République populaire de Chine.

Situé dans le sud du pays, le Guangdong est éloigné de Pékin et des grands centres politiques[Lesquels ?] traditionnels[Quoi ?]. Comme chaque région de Chine, il présente des spécificités assez marquées. Sa langue majoritaire, le cantonais, une des grandes familles langues Han, se distingue clairement du mandarin standard.

La province a connu une croissance économique particulièrement rapide depuis les années 1980. Frontalière de Hong Kong, elle constitue un centre économique d'importance nationale. Elle comprend deux des plus grandes villes chinoises : Canton, la capitale provinciale, et Shenzhen, ainsi qu'une grande partie de la Mégalopole du delta de la Rivière des Perles.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Noms historique du Guangdong et Guangxi sous la dynastie Song

Guangdong est une forme abrégée de Guang nan dong lu (chinois simplifié : 广南东路 ; chinois traditionnel : 廣南東路 ; pinyin : Guǎng nán dōng lù ; Wade : Kuang³ nan² tung¹ lu⁴ ; cantonais Yale : Gwong² naam⁴ dung¹ lou⁶) qui signifie « région orientale d'expansion vers le sud ». Ce terme a été créé en 997 par Song Taizong de la Dynastie Song (9601279). La route Guangnan lu, se divisait alors en deux sous les noms Guang nandong lu à l'Est et Gang nanxi lu (chinois simplifié : 广南西路 ; chinois traditionnel : 廣南西路 ; pinyin : Guǎng nán xī lù) à l'Ouest, qui donna alors son nom à l'actuelle province du Guangxi[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Les paysages du Guangdong sont variés. Les collines et les montagnes couvrent plus de la moitié du territoire, mais la population et l'activité économique, comme dans le reste de la Chine dont l'économie est très lié à l'export, se concentrent surtout dans les plaines côtières : le delta de la rivière des Perles au centre et dans une moindre mesure Chaoshan à l'est et la région de Zhanjiang, à l'ouest.

Delta de la rivière des Perles[modifier | modifier le code]

Le delta de la rivière des Perles
Article détaillé : Delta de la rivière des Perles.

Cette plaine deltaïque très peuplée constitue le centre du Guangdong et abrite Canton, la capitale régionale qui était autrefois le sièges de nombreux comptoirs des colons Européens. Elle est parcourue de multiples cours d'eau dont la rivière des Perles, le plus important des fleuves qui donne naissance au delta. Hong Kong, paradis fiscal et centre financier de la région depuis le début XXe siècle, se trouve à proximité. Situé dans une zone au relief assez escarpé, il est situé à l'extrémité Sud-Est du delta et entretient des liens économiques particulièrement étroits avec la région, en raison de la colonisation britannique. à l'extrémité Sud-Ouest du delta, c'est Macao, ancienne région administrative portugaise, qui joue un rôle similaire.

Le delta connaît depuis des siècles de fortes densités de population. Toutefois, pour des raisons de politique et économique, son poids relatif dans l'économie et la démographie chinoise s'est nettement renforcé au cours des années 1980 et 1990. En effet, sous l'impulsion de Deng Xiaoping, différentes zones économiques spéciales (ZES) furent crée dans le delta, pour répondre à l'hégémonie économique de ces territoires. Shenzhen à la frontière avec Hong Kong et Zhuhai à la frontière avec Macao. Ces deux villes sont devenues en deux décennies deux des principales métropoles chinoises.

Sur le plan économique, on parle d'un « grand » delta, plus étendu que celui de la géographie physique. Constitué de Hong Kong, Macao et de neuf villes préfectures ; Dongguan, Foshan, Guangzhou, Huizhou, Jiangmen, Shenzhen, Zhaoqing, Zhongshan, Zhuhai[3]. Il correspond à l'aire dans lesquels les investissements hongkongais, taïwanais (avec notamment Foxconn, qui y assemble la majorité du matériel informatique de la planète), de la Chine continentale, mais aussi étrangers sont les plus importants.

Chaoshan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chaoshan.

L'est du Guangdong est souvent appelé Chaoshan de Chaozhou et Shantou, deux des grandes villes de la région. Il possède certaines caractéristiques communes avec le delta de la rivière des perles. C'est, comme lui, une région densément peuplée et traversée de nombreux cours d'eaux. Toutefois, il présente certaines particularités culturelles qui le distinguent nettement du reste de la province. Par exemple, la langue dominante n'y est pas le cantonais mais le teochew, une variante du minnan parlé dans la province adjacente du Fujian. Bien que Shantou ait été l'une des premières zones économiques spéciales chinoises, la région n'a pas connu de développement économique aussi spectaculaire que le delta de la rivière des perles.

Sud-ouest[modifier | modifier le code]

La troisième zone de forte densité est le sud-ouest de la province, qui comprend les villes de Maoming et Zhanjiang ainsi que la péninsule de Leizhou, rattachée administrativement à Zhanjiang.

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Le système d'administration territorial est pour l'essentiel le même que dans le reste de la Chine. Au niveau immédiatement inférieur à la province, la ville-préfecture est l'unité par défaut. Le Guangdong en compte dix-neuf. Le statut de ville sous-provinciale, qui confère une plus grande autonomie que celui de ville-préfecture, est réservé aux centres urbains les plus importants, en l'occurrence Canton et Shenzhen.

Liste des villes-préfectures et des villes sous-provinciales du Guangdong avec leur superficie, leur population et leur PIB :

Subdivisions administratives[4]
Nom chinois
simplifié
superficie
km2
pop 2006
en millions
densité
hab/km2
PIB 2006
milliards de yuans
Canton (Guangzhou) 广州 7434 9,75 1312 756
Shenzhen 深圳 1953 8,46 4334 781
Zhuhai 珠海 1688 1,45 859 99
Shantou 汕头 2064 4,97 2408 97
Foshan 佛山 3848 5,86 1522 433
Shaoguan 韶关 18385 2,93 159 285
Heyuan 河源 15826 2,79 176 105
Meizhou 梅州 15908 4,12 259 99
Huizhou 惠州 11158 4,76 337 80
Shanwei 汕尾 5271 2,81 533 100
Dongguan 东莞 2465 6,75 2738 370
Zhongshan 中山 1800 2,49 1385 141
Jiangmen 江門 9541 4,11 431 713
Yangjiang 阳江 7813 2,33 299 178
Zhanjiang 湛江 12471 6,70 537 586
Maoming 茂名 11458 5,92 517 452
Zhaoqing 肇庆 14856 3,70 249 267
Qingyuan 清远 19153 3,62 189 251
Chaozhou 潮州 3100 2,53 815 93
Jieyang 揭阳 5340 5,63 1075 167
Yunfu 云浮 7779 2,34 301 72

Guangdong, Villes préfectures et villes provinciales-2.svg

Économie[modifier | modifier le code]

La province du Guangdong est la province la plus riche de Chine. Elle contribue à environ 12 % de la richesse nationale. Le Guangdong possède trois des zones économiques spéciales de la République populaire de Chine, c'est-à-dire Shenzhen, Shantou et Zhuhai. L'activité économique est principalement secondaire et tertiaire.

La province de Canton absorbe plus de la moitié des investissements étrangers en Chine. Les salaires sont supérieurs de deux à trois fois à la moyenne nationale chinoise.

En 2005, le PIB total a été de 479,2 milliards de yuans, et le PIB par habitant de 57 491 yuans[5]. En 2013, le PIB a atteint 1000 milliards de dollars, soit un montant supérieur à celui de la Turquie.

La région possède aussi la 2e place boursière de Chine, la Bourse de Shenzhen, avec une capitalisation de plus de 514 milliards de dollars. le Guangdong a réussi à gérer sa mutation de centre industriel et commercial de la Chine vers une économie plus orientée vers les secteurs à haute valeur ajoutée et les services, du fait de l'augmentation des coûts et du niveau de vie [6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Densité Guangdong 2006.svg

Comme les autres provinces côtières, le Guangdong est plus densément peuplé que la moyenne chinoise. De plus, le dynamisme économique de la province entretient depuis les années 1980 une immigration assez soutenue en provenance des autres provinces chinoises. Fin 2006, il y avait 80,5 millions d'habitants enregistrés[7], mais ce chiffre est en dessous de la population effective, beaucoup d'immigrants n'ayant pas de permis de résidence. On estime la population réelle à 110 millions d'habitants, ce qui ferait du Guangdong la province la plus peuplée de Chine.

La majorité de la population est d'ethnie han, les minorités étant principalement hmongs, zhuang, li et yao.

La diaspora chinoise originaire de cette province dans les pays occidentaux dépasse les 20 millions.

Santé[modifier | modifier le code]

Selon les études génétiques non officielles du virus H5N1 de la grippe aviaire, serait la zone d'origine de ce virus.

La prostitution s'est développée à Shenzhen. Avec un très grand nombre de jeunes filles venues seules de la campagne, Shenzhen est aussi la ville où se retrouve la plus forte concentration de « bao er nai », concubines ou « deuxièmes femmes » chinoises. Les travailleurs en provenance de Hong Kong ont commencé à entretenir des femmes lors de leur passage en Chine continentale, avant que ce phénomène s'étende aux Taïwanais, aux Macanais et enfin aux Chinois continentaux eux-mêmes[8].

Culture[modifier | modifier le code]

Arts martiaux[modifier | modifier le code]

Plusieurs arts martiaux sont originaires de cette région dont le Hung gar (boxe de la famille Hong), le Choy Lee Fut (boxe des Trois Maîtres), le Mojia (boxe de la famille Mo), le Xing Yi Quan (boxe du Cœur), le Liujiaquan (boxe de la famille Liu) ou encore le célèbre Wing chun (boxe du Printemps radieux).

Langues[modifier | modifier le code]

On parle différentes langues dans le Guandong. La plus répandue est le cantonais, traditionnellement parlé dans le centre et l'ouest de la province. Dans la région de Chaoshan, à l'est, on parle le teochew, une variété de minnan proche des langues du Fujian voisin. Le hakka est également parlé dans l'est de la province, particulièrement autour de Meizhou. Avec l'arrivée massive d'émigrants venus d'autres provinces, l'usage du mandarin s'est également répandu.

A Shenzhen et à Zhuhai, deux villes nouvelles étant surtout peuplée de migrants de l'ensemble du pays, le mandarin y est la langue la plus parlée, avec tout de même certains apports du cantonais. Dans les zones administratives spéciales de Macao on parle plutôt portugais et cantonais, tandis qu'à Hongkong on parle plutôt anglais et cantonais, mais sur ces deux territoires, le mandarin se développe rapidement en raison des récentes rétrocessions à la Chine et du passage de nombreux touristes venus de toute la Chine continentale.

Cuisine[modifier | modifier le code]

La cuisine cantonaise est une des plus réputées de Chine. D'une grande diversité, elle est aussi la plus célèbre à l'étranger, les immigrants venant du Guangdong y étant nombreux. Un proverbe cantonais dit : « Tout ce qui a quatre pieds se mange, sauf les tables et les chaises ».

Tourisme[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir page 42 in The rebel den of Nùng Trí Cao: loyalty and identity along the Sino-Vietnamese frontier, James Anderson, University of Washington Press (Singapore), 2007
  2. (zh) « 广南东路 » (consulté le 12 mai 2014)
  3. « The Greater Pear River Delta, Guangdong Province and the Greater Pearl River Delta Economic Zone », site développé conjointement par la Chine continentale et Hong Kong
  4. Guangdong Statistical Yearbook. Les estimations de population peuvenst être assez différentes de la réalité en raison du nombre de personnes non enregistrées. Les chiffres de PIB sont assez approximatifs en raison du l'économie informelle et varient très vite en raison de la croissance économique.
  5. (en) Market Profiles on Chinese Cities and Provinces (actualisation 11/2006)
  6. (fr) Province du Guangdong (ou Canton en Français) : le centre historique de l’industrie chinoise aujourd’hui en transition
  7. Guangdong Statistical yearbook 2007
  8. Cheating men fuel building boom in China, Daily Telegraph 27 aout 2000

Liens externes[modifier | modifier le code]

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