Ferdinand II du Saint-Empire

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Ferdinand II du Saint-Empire
Image illustrative de l'article Ferdinand II du Saint-Empire
Titre
Roi de Bohême
16171637
Couronnement , à Prague
Prédécesseur Matthias Ier du Saint-Empire
Successeur Ferdinand III du Saint-Empire
Roi de Hongrie et de Croatie
16181637
Couronnement , à Bratislava
Prédécesseur Matthias Ier du Saint-Empire
Successeur Ferdinand III du Saint-Empire
Archiduc d'Autriche
16191637
Prédécesseur Matthias Ier du Saint-Empire
Successeur Ferdinand III du Saint-Empire
Roi de Germanie et Empereur des Romains
16191637
Couronnement , à Francfort-sur-le-Main
Prédécesseur Matthias Ier du Saint-Empire
Successeur Ferdinand III du Saint-Empire
Biographie
Dynastie Habsbourg
Date de naissance
Lieu de naissance Graz
Date de décès (à 58 ans)
Père Charles II d'Autriche-Styrie
Mère Marie-Anne de Bavière
Conjoint
Enfant(s) Vois section

Ferdinand II du Saint-Empire

Ferdinand II de Habsbourg ( - ) fut archiduc d'Autriche, roi de Bohême (1617-1619, 1620-1627), roi de Hongrie (1618-1626) puis empereur des Romains (1619-1637). La totalité de son règne est occupée par la guerre de Trente Ans qu'il a contribué à déclencher.

Il est né à Graz en Autriche (province de Styrie), fils de l'archiduc Charles Ier de Styrie (1540-1590) et de Marie-Anne de Bavière (1551-1608), respectivement fils et petite fille de Ferdinand Ier.

Règne[modifier | modifier le code]

Thaler à l'effigie de Ferdinand II, 1626

Élevé et instruit par les jésuites d'Ingolstadt, Ferdinand était un catholique fervent et zélé, farouche adversaire du protestantisme.

Choisi comme successeur par son cousin sans descendance, l'empereur Matthias Ier, il devint roi de Bohême en 1617 (et à ce titre un des sept électeurs de l'Empire) puis roi de Hongrie le [1]. Pensant pouvoir restaurer le catholicisme dans un royaume où l'on trouvait de nombreux protestants, il provoqua une rébellion chez les nobles de Bohême. Ceux-ci le destituèrent et élurent à sa place Frédéric V du Palatinat. Mais le , les électeurs l'avaient désigné comme empereur romain germanique, avant que la nouvelle de sa destitution ne parvînt à Francfort. À 41 ans, il accédait enfin au titre tant convoité.

Il eut pour compétiteur l'électeur palatin, Frédéric V, qui souleva contre lui les protestants, et donna par là naissance au début de la guerre de Trente Ans (bien que datée à compter de la deuxième défenestration de Prague)

Ferdinand II

Pour retrouver son trône, Ferdinand créa une coalition, la Ligue catholique. Celle-ci regroupait l'Espagne, l'électeur protestant Jean-Georges Ier de Saxe, le roi Sigismond III de Pologne et Maximilien Ier de Bavière. Ses armées étaient commandées par Tilly. Après une défaite sans conséquences, il défait l'armée insurgée à la bataille de la Montagne Blanche le .

Dès lors, la Bohême deviendra propriété personnelle des Habsbourg. Le 13 novembre, les États de Bohême reconnaissent de nouveau Ferdinand comme roi. Celui-ci, pour écraser une fois pour toutes la rébellion, fait décapiter publiquement à Prague, le , 27 des principaux chefs insurgés.

Sous la pression protestante, le roi du Danemark Christian IV entre dans le conflit. Mais celui-ci est vaincu par le condottiere à la solde de Ferdinand II, Albrecht von Wallenstein et doit signer la paix de Lübeck le .

Fort de sa victoire, Ferdinand II décréta le fameux Édit de Restitution qui ordonnait à tous les protestants de rendre les bénéfices ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis la paix d'Augsbourg.

Gustave Adolphe, roi de Suède, se décida à intervenir et battit l'armée de la Ligue catholique sous le commandement de Tilly, à la bataille de Breitenfeld, le . Malgré le génie militaire de Wallenstein, Gustave Adolphe battit celui-ci à Lützen, le . Cependant, il trouva la mort au cours de la bataille et les Suédois se retirèrent du conflit. Fatigué, l'Empereur signa la paix de Prague le . Celle-ci ramenait l'Allemagne à la paix d'Augsbourg, signée 80 ans plus tôt.

De l'autre côté du Rhin, Richelieu ne put supporter l'idée de voir se reconstituer l'empire de Charles Quint, du fait des possessions territoriales des Habsbourg. Il prit la suite de ce conflit. Il fut relayé par Mazarin. À la diète de Ratisbonne, deux ambassadeurs de Richelieu, Brulart de Léon et le Père Joseph, retournèrent Maximilien de Bavière et des princes catholiques contre la Maison d'Autriche. La diète s'émut, elle demanda et obtint le rappel de Wallenstein devenu trop puissant et le licenciement de son armée. En licenciant Wallenstein, Ferdinand II avait espéré que les Électeurs nommeraient son fils roi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français firent encore échouer cette stratégie.

Ferdinand II avait été guidé par son obsession de voir la maison des Habsbourg régner de façon héréditaire sur l'Empire et par son soutien à la Contre-Réforme. Son règne se solda par la perte pour l'Allemagne de la moitié de sa population et ruinera pour les deux cents ans à venir sa puissance politique.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Alliances et postérité[modifier | modifier le code]

Il avait épousé, à Graz, le , Marie-Anne de Bavière (1574-1616), fille de Guillaume V de Bavière et de Renée de Lorraine. Ensemble, ils eurent 7 enfants :

Le , il épousa, en secondes noces, Éléonore de Mantoue (1598-1655), fille de Vincent Ier duc de Mantoue ; ce mariage n'eut pas de postérité.

Notes et références[modifier | modifier le code]