Maximilien en Bavière

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Maximilien Joseph, duc en Bavière (1850)

Maximilien Joseph, duc en Bavière (né le 4 octobre 1808 à Bamberg – mort le 15 novembre 1888 à Munich) était le chef de la branche cadette de la maison de Bavière.

Biographie[modifier | modifier le code]

"Possi", la maison de campagne des ducs en Bavière

Issu de la maison de Wittelsbach, Maximilien, surnommé "Max" est le fils unique du duc Pie Auguste en Bavière (1786-1837) et de la duchesse Amélie (née duchesse Amélie d'Arenberg) (10 avril 1789-4 avril 1823). A sa naissance, le détenteur du titre est son grand-père Guillaume en Bavière qui a épousé en 1780 Marie-Anne de Deux-Ponts-Birkenfeld (1752-1824), une soeur du futur roi Maximilien Ier de Bavière.

Le roi Maximilien Ier de Bavière étant un allié de la France Napoléonnienne qui lui a octroyé son titre royal, la Maison de Wittelsbach s'unit aux Bonaparte. La duchesse Augusta-Amélie, fille aînée du roi, épouse en 1806 le prince Eugène de Bauharnais, fils adoptif de l'empereur. En 1808, la tante de Maximilien, la duchesse Elisabeth épouse un officier de l'empire, le maréchal Berthier, à qui Napoléon a donné le titre de prince de Neuchâtel. Celui-ci trouvera une mort tragique en se défenestrant après la chute de l'empire.

En 1823 meurt la mère de Maximilien.En 1824 meurt sa grand-mère. En janvier 1837 meurt le duc Guillaume en Bavière, grand-père de "Max" suivi en août de son père le très misanthrope duc Pie Auguste en Bavière. "Max" devient le titulaire du tire. Bien qu'il affiche un mépris profond pour la pompe monarchique, il reçoit en 1845 le prédicat d'Altesse Royale du roi Louis Ier de Bavière, son beau-frère.

D'un caractère fantasque voire misanthrope, il mène une vie plutôt bohème. Passant ses étés dans son domaine de Possenhofen et ses hivers dans son palais ducal de Munich édifié par Leo von Klenze, il ne fréquente la cour royale de Bavière que contraint et forcé, lors des cérémonies officielles ou familiales et préfère de loin la compagnie des gens simples. Il voyage également beaucoup allant jusqu'à jouer de la cithare au sommet de la pyramide de Chéops. Sous le pseudonyme de Phantasus, il publie des poésies et des nouvelles[1].

Le 9 septembre 1828 à Tegernsee, pour des raisons dynastiques et dans un souci de réconciliation entre les deux branches, Max a épousé la duchesse Ludovica de Bavière, soeur du roi Louis Ier. Si les deux conjoints se respectent le mariage, bien que prolifique, n'est guère heureux et la duchesse se plaindra de l'indifférence de son mari.

"Max" se contentera de lui faire des enfants et lui laissera gérer la famille à sa guise, afin qu'elle le laisse vivre plus librement. Veuve, la duchesse révélera que son mari n'eut aucune attention pour elle avant leurs noces d'or. Elle-même, fille du roi Maximilien Ier de Bavière, eut à souffrir de ce mariage avec un prince de second rang alors que toutes ses sœurs avaient épousé des têtes couronnées : elle passa sa nuit de noces enfermée dans une chambre, refusant d'aller retrouver son mari.

Le couple eut néanmoins dix enfants  :

Les enfants sont élevés sans contrainte entre Possenhofen et Munich. Leur mère, fille de roi, tient cependant à marier brillamment ses filles. Pour atteindre son but, elle compte sur ses soeurs qui ont épousé les souverains Allemands catholique (Saxe, Prusse, Autriche). Ainsi au lieu d'Hélène d'abord pressentie, Elisabeth épouse-t-elle en 1854 son cousin l'empereur d'Autriche. En 1859, Marie-Sophie devient reine des Deux-Siciles. Elle défendra ardemment mais en vain sa nouvelle patrie contre les menées de Garibaldi. Surtout Sophie, la benjamine, sera fiancée au roi Louis II de Bavière mais le souverain, ancien ami d'enfance de ses cousins de la branche cadette, rompra ses fiançailles et sombrera dans la neurasthénie. Destitué et enfermé en 1886, son corps sera retrouvé noyé dans le Lac de Starnberg qui borde la propriété des ducs en Bavière.A défaut d'un roi, Sophie épousera un prince en exil, le duc d'Alençon, tout comme Mathilde mariée au comte de Trani, frère cadet du roi des Deux-Siciles. Refusée publiquement par l'empereur d'Autriche, Hélène n'épousera pas un membre d'une famille royale mais - avec l'aide des souverains autrichiens contrits pour lever l'interdiction du roi de Bavière - le richissime prince héritier de Tours-et-Taxis. Ces mariages ne sont guère heureux et les jeunes femmes reviennent si fréquemment à "Possi" pour se plaindre de leur mari que le duc Max les renvoie vertement dans leurs foyers. Charles-Théodire, le fils cadet, qui quittera l'armée pour entreprendre des études de médecine, dira un jour : "Nous avons tous un grain dans la famille".

Max meurt le 15 novembre 1888 d'une attaque d'apoplexie à près de 81 ans[2]. Sa femme Ludovica lui survécut quatre ans.

Collectionneur[modifier | modifier le code]

  • Il collectionna les portraits-charges du statuaire caricaturiste Jean-Pierre Dantan dit le Jeune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erika Bestenreiner, Sissi, ses frères et sœurs, Pygmalion 2004, p.12-15
  2. Bestenreiner, Op. Cit. p.132

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