Économie de l'Érythrée
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| Érythrée Indicateurs économiques |
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|---|---|
La ligne de chemin de fer entre Arbaroba et Asmara. |
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| Monnaie | Nakfa érythréen |
| Année fiscale | Année calendaire |
| Organisations internationales | UA |
| Statistiques | |
| Produit intérieur brut (parité nominale) | 4,154 milliards $ (2004) |
| Produit intérieur brut en PPA | |
| Rang pour le PIB en PPA | |
| Croissance du PIB | 3,6 % (2009) |
| PIB par habitant en PPA | 900 $ (2004) |
| PIB par secteur | agriculture : 12,4 % (2004) industrie : 25,9 % (2004) services : 61,7 % (2004) |
| Inflation (IPC) | 10 % (2004) |
| Pop. sous le seuil de pauvreté | 50 % (2004) |
| Indice de développement humain (IDH) | |
| Population active | |
| Population active par secteur | agriculture : industrie : services : |
| Taux de chômage | 5,9 % |
| Principales industries | |
| Commerce extérieur | |
| Exportations | 64,44 millions $ (2004) |
| Biens exportés | |
| Principaux clients | |
| Importations | 622 millions $ (2004) |
| Biens importés | |
| Principaux fournisseurs | |
| Finances publiques | |
| Dette publique | |
| Dette extérieure | |
| Recettes publiques | 235,5 millions $ (2004) |
| Dépenses publiques | 373,2 millions $ (2004) |
| Déficit public | |
| Aide au développement | |
| Sources : https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/er.html |
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L'économie de l'Érythrée repose de longue date sur une agriculture de subsistance qui emploie toujours la majorité de la population. À partir de la fin du XIXe siècle, la colonisation italienne contribue au développement des infrastructures et aux débuts de l'industrialisation. L'Érythrée accède à l'indépendance en 1993, en se séparant de l'Éthiopie. Depuis cette date, l'économie érythréenne doit faire face à de nombreuses difficultés, telles que les sécheresses de 2002-2003[1], les conséquences de la pénurie alimentaire et énergétique mondiale, de la grave crise politico-militaire qui affecte la Corne de l'Afrique[2], et tout particulièrement du régime de terreur imposé au pays par Issayas Afewerki[2]. Pauvreté et insécurité incitent de nombreux Érythréens à chercher refuge à l'étranger. Selon les estimations de l'ONU, 62 000 personnes (sur une population totale de 5,3 millions) auraient quitté le pays en 2009[1].
Sommaire |
[modifier] Principaux indicateurs
Le taux d'inflation était de 34 % en 2009[2]. Néanmoins le pays affichait un taux de croissance de +3,6 %[2], en progrès par rapport aux années précédentes (respectivement, +1,3 et +1 en 2007 et 2008).
En 2009, l'indice de développement humain classait l'Erythrée au 165e rang sur 182 pays[3].
En 2009 les exportations représentaient 17 millions de $, les importations 530 millions $[2].
[modifier] Agriculture, élevage, pêche
[modifier] Mines et industries
[modifier] Secteur tertiaire
L'Érythrée est dotée de deux ports maritimes significatifs, Assab, au sud-est, dont les activités s'étaient développées au cours des années 1990, mais qui a connu un déclin en raison du conflit Érythrée-Éthiopie, et Massaoua, plus central[1]. La ligne de chemin de fer reliant Massaoua à la capitale Asmara et à Bishia à l'intérieur du pays ne comptait que 317 km en 1999[1]. Massaoua possède aussi un aéroport, mais le plus important est l'Aéroport international d'Asmara. La compagnie aérienne nationale est Eritrean Airlines.
L'Érythrée bénéficie d'un excellent potentiel touristique, notamment pour la plongée sous-marine en Mer Rouge[4]. C'est ainsi qu'en 2005, 83 000 touristes ont permis l'entrée de 534 millions de $ de devises[1], mais le contexte politique actuel est de nature à les tourner vers d'autres destinations.
[modifier] Devise
Depuis 1997, la monnaie nationale est le nakfa, divisés en 100 cents. Au 1er janvier 2010, 1 € valait 21,23 nakfas et 1 $ valait 15,1 nakfas[2].
[modifier] Notes et références
- (fr) Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 138-139
- (fr) L'État de l'Afrique 2010, Jeune Afrique no 24, p. 138
- (fr) Tables du rapport mondial sur le développement humain 2009
- « L’Erythrée, sur la Corne de l'Afrique, veut exister sur le marché français. Entre éco-tourisme et plongée sous-marine », Tourmag, 8 avril 2008 [1]
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Bibliographie
- (fr) « Érythrée », in Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 138-139 (ISBN 978-2-86950-426-4)
- (fr) « Érythrée », in Bilan Économie 2010. L'atlas de 179 pays, hors-série Le Monde, p. 112-113
- (fr) « Érythrée : Embargo de l'ONU sur les armes », in L'État de l'Afrique 2010, hors-série Jeune Afrique no 24, p. 138
- (fr) Nafi Hassan Kurdi, L'Érythrée : une identité retrouvée (préface de Michel Jobert), Karthala, Paris, 1994, 188 p. (ISBN 2-86537-498-X)