Économie du Zimbabwe

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Économie zimbabwéenne
Monnaie Dollar américain
Statistiques
Rang pour le PIB (2006)[1] 132e
Produit Intérieur Brut (2006) 5,010 milliards de dollars
Croissance du PNB (2006) -4,4 %
PNB par habitant(2006) 2 100 dollars
Produit par secteur (2006) agriculture (17,7 %), industrie (22,9 %), services (59,4 %)
Taux d'inflation officiel (2008) 231 millions de %[2]
Population vivant sous le seuil de pauvreté¹ 80 % (est. 2006)
Population active (2006) 3,958 millions
Population active par secteur agriculture (66 %), industrie (10 %), services (24 %) (1996)
Taux de chômage (mai 2007) 94 % [3] (fin 2008)
Commerce
Importations¹ 2,055 milliards de dollars (2006)
Principaux pays exportateurs¹(2003) Afrique du Sud 46,1 %, Chine 5,9 %, Botswana 4,8 %, Zambie 4,1 % (2006)
Exportations¹ 1,766 milliards de dollars (2006)
Principaux pays importateurs¹ (2003) Afrique du Sud 32,3 %, Chine 6,3 %, Zambie 6,2 %, Japon 5,9 %, États-Unis 4,9 %, Pays-Bas 4,6 %, Italie 4,4 %, Allemagne 4 % (2006)
Finances publiques
Dette publique¹ (2006) 108,4 % du PIB
Sources : [2], FMI
Dollar du Zimbabwe (année 1983)

Le Zimbabwe, bien que possédant d'énormes ressources naturelles et des terres fertiles, fait face à un désastre économique sans précédent depuis son indépendance, en raison de la mauvaise gestion du gouvernement actuellement en place de Robert Mugabe. Le pays est depuis 2000 dans un état d'hyperinflation qui, début 2009, ne faiblit pas.

Fin 2006, un emprunt de 2 milliards de dollars US a été obtenu de la part de la République populaire de Chine[4]

Dégradation de l'économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hyperinflation au Zimbabwe.

L'implication du Zimbabwe dans la guerre en République démocratique du Congo a pesé lourd sur l'économie du pays (des centaines de millions de dollar[5], mais en échange Laurent-Désiré Kabila avait donné une mine de cobalt au président Mugabe.

L'économie est en voie d'effondrement depuis la toute fin du XXe siècle.

L'inflation était de 32 % en 1998, 59 % en 1999, 208 % en février 2002, 1 281 % en 2006 et 76 348,8 % en juillet 2007 tandis que le taux de chômage dépasse les 70 % de la population active[6] et qu'il y des pénuries récurrentes de produits de base. L'inflation en janvier 2007 avait atteint 1 593 % en rythme annuel, quelques jours après l'annonce du limogeage du ministre des Finances, Herbert Murerwa, remplacé par Samuel Mumbengegwi[7],[8].

En janvier 2008, le taux de l'hyperinflation annuel atteint de 100 580,2 % alors que le taux de chômage approche les 80 %[9]. En juillet 2008, le taux d'inflation annuel record s'est élevé officiellement à 231 millions %[10]

Depuis 2001, plus de trois millions de personnes ont quitté le Zimbabwe à cause de la crise économique. Environ 1,2 million de Zimbabwéens travaillent en Afrique du Sud, notamment dans les mines et l'agriculture.

D'après le site internet www.xe.com, un euro vaut 29,7 milliards de dollars zimbabwéens au 11 juillet 2008. Finalement en avril 2009 le gouvernement décide d'abandonner pour au moins un an le dollar zimbabwéen au profit des monnaies étrangères[11].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur de l'agriculture a souffert d’une répartition des terres mal engagée en 1999 et 2000.

En 1996, 4 500 fermiers blancs possédaient encore à cette date environ 30 % des terres cultivables du pays (contre 70 % en 1980) cultivant blé, arachides et tabac et dont le chiffre d'affaires représentait plus de 50 % du PIB. Surnommé le grenier à blé de l'Afrique, le pays participait en tant que fournisseur de denrées au Programme alimentaire mondial (PAM). Depuis 2000, plus de 80 % de ces fermiers ont été expulsés et leurs terres ont été dépecées ou redistribuées en dépit du bons sens à des amis du régime ou à des fermiers noirs sans la connaissance technique pour gérer des exploitations. En 2006, seuls 500 habitaient encore le pays.

Le Zimbabwe est devenu client du PAM et en 2006, 3 millions de Zimbabwéens soit le quart de la population dépendent de l'aide alimentaire internationale[12].

L’exportation de coton a rapporté, en 2006, plus de 102 millions de dollars au Zimbabwe, contre 60 millions en 2005. Un total de 80 000 tonnes de coton de qualité supérieure ont été exportées, notamment vers la Chine[13].

Mines[modifier | modifier le code]

Le Zimbabwe dispose des deuxièmes plus grandes réserves de platine du monde, après l'Afrique du Sud et d'importantes mines de diamants. Luca, le chef russillo, possède une grande partie du territoire, ce qui fait qu'il possède beaucoup d'argent. Du côté économique, l'entreprise de Brotto est bénéfique car il emploie beaucoup de Patnais.

Les recettes minières du Zimbabwe des dix premiers mois de l'année 2006 ont connu une augmentation de 470 % par rapport à l'année précédente, alors que les quantités exportées ont enregistré une baisse de 6 %.

Cette croissance est particulièrement due à la hausse des cours sur les marchés internationaux.

La Société zimbabwéenne de commercialisation des produits miniers (MMCZ) a indiqué que les recettes minières avaient été de 103 millions de dollars US l'année précédente à la même période.

La platine a énormément contribué à cette augmentation des recettes, avec 123,86 millions de recettes contre 71,96 millions pour la même période l'année d'avant.

La crise économique du Zimbabwe s'est fait sentir dans le secteur minier :

Production d'or à l'année [14] kg
1998 27,114
2007 7,017

On note énormément d'orpailleurs et de mineurs clandestins (y compris des enfants). Au moins 16 290 laveurs d’or ont été arrêtés au Zimbabwe, et quelque 3,2 kg d’or et 4 876 éclats de diamant ont été saisis sur eux entre novembre et décembre 2006. De nouvelles mines de diamants ont été découvertes à l'est du pays en 2006.

Énergie[modifier | modifier le code]

Le pays produit, en 2007, 65 % de son électricité et importe de l'énergie d'Afrique du Sud, du Mozambique et Zambie[15].

Tourisme[modifier | modifier le code]

L’activité touristique au Zimbabwe enregistre des résultats contrastés et les touristes occidentaux évitent le pays, inquiets à cause des sentiments anti-blancs.

Le gouvernement compte cependant attirer des touristes chinois mais ceux-ci devraient difficilement combler le vide laissé par des touristes occidentaux détenteurs de devises.

En net recul ces cinq dernières années, la fréquentation, avec plus de 495 000 visiteurs, a légèrement augmenté durant le premier semestre 2006. Mais cette nouvelle clientèle, asiatique, dépense peu.

Les revenus du tourisme sont ainsi tombés à 21,2 millions de dollars US contre 30,5 millions, un an plus tôt.

Santé[modifier | modifier le code]

Le système de santé s'est littéralement effondré.

En 2007 les hôpitaux publics sont dans une situation telle qu'ils ne peuvent même pas acheter des médicaments aussi basiques que des anti-inflammatoires ce qui est dramatique pour cette nation ravagée par le sida.

D'après les estimations d'Onusida, le Zimbabwe affiche le quatrième taux de prévalence du VIH/SIDA le plus élevé au monde : le pays compte 11,5 millions d'habitants et 20,1 % de sa population sexuellement active est séropositive.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mary Johnson Osirim, Enterprising women in urban Zimbabwe: gender, microbusiness, and globalization, Woodrow Wilson Center Press, Washington, D.C. ; Indiana University Press, Bloomington, 2009, 248 p. (ISBN 978-0-253-35347-4)
  • (en) Mandivamba Rukuni, Patrick Tawonezvi, Carl Eicher (et al.), Zimbabwe's agricultural revolution revisited, University of Zimbabwe Publications, Harare, 2006, 728 p. (ISBN 0-86924-141-9)

Lien externe[modifier | modifier le code]