Économie du Gabon

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Gabon
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie du Gabon
Raffinerie SOGARA à Port-Gentil.

Monnaie Franc CFA
Année fiscale calendaire
Organisations internationales CEMAC
CEEAC
OMC
Union africaine
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 19,34 milliards US$ (2013)[1]
Produit intérieur brut en PPA 30,6 milliards US$ (2013)[2]
Rang pour le PIB en PPA 113[2]
Croissance du PIB 5,9 % (2013)[1]
PIB par habitant en PPA 19 200 US$ (est. 2013)[2]
PIB par secteur agriculture : 4 % (2012)
industrie : 64 % (2012)
services : 32 % (2012)[3]
Inflation (IPC) 2.8 % (2012)[4]
Pop. sous le seuil de pauvreté 32,7 %[1]
Indice de développement humain (IDH) en diminution 0.674
en diminution 112e rang/149 (2013)[5]
Population active 625 299 (2013)[6]
Population active par secteur agriculture : 60 % (2000)
industrie : 25 % (2000)
services : 15 % (2000)[2]
Taux de chômage 21 % (2006)
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 6,34 milliards US$ (2012)[7]
Biens exportés pétrole brut 84,23 %
manganèse 8,63 %
bois sciés 2,17 %
pétrole raffiné 1,34 %
caoutchouc 0,84 %
feuilles de placage 0,71 %
contre-plaqué 0,43 % (2012)[7]
Principaux clients États-Unis 30 %
Chine 13 %
Malaisie 10 % (2012)[8]
Importations 3,03 milliards US$ (2012)[9]
Biens importés
Principaux fournisseurs France 31,20 %
Chine 13,68 %
Belgique-Luxembourg 6,65 %
États-Unis 5,09 %
(2012}[9]
Finances publiques
Dette publique 22,2 % du PIB (2012)[2]
Dette extérieure 3,8 milliards US$[1]
Recettes publiques
Dépenses publiques
Déficit public
Aide au développement

À l'époque contemporaine, l'économie du Gabon a d'abord reposée sur l'exploitation de ses richesses en bois avant de laisser une place prépondérante au pétrole (env. 50 % du PIB depuis les débuts des années 1970) et aux minerais (uranium, manganèse) ; cette prégnance en fait le prototype africain de l'état rentier. La baisse de la production — le pic pétrolier ayant été atteint en 1997 — et sa dépendance aux fluctuations des cours mondiaux du pétrole, du bois et du manganèse conduit le pays à tenter de diversifier son économie.

La richesse pétrolière permet au Gabon d'être parmi les pays les plus riches et les plus développés de l'Afrique subsaharienne avec, néanmoins, d'importantes préoccupations en matière de gouvernance, de répartition des revenus et de santé humaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Régime de concession.

L'histoire, et, a fortiori, l'histoire économique du Gabon sont mal connues pour la période qui précède l'arrivée des Européens[10]. On sait néanmoins que le royaume de Loango[notes 1] commerçait le sel, obtenu à partir de l’eau de mer ; les flux commerciaux étaient orientés vers le nord de la côte atlantique et vers l'arrière-pays. L'intérieur du pays produisait des habits et des tressages de raphia, considérés comme de haute qualité[11].

En 1472, les premiers européens à accoster sont les Portugais[12]. Arrivés dans le même temps à Sao Tomé-et-Principe, ils installent sur l'archipel des cultures de canne à sucre qui utilisent des esclaves, venus du continent, comme main-d'œuvre ; ce sont les débuts de la traite négrière européenne avec le Gabon.

La forêt étant peu propice à un habitat dense[notes 2], la population tend à se regrouper le long des cours d'eau et sur les franges côtières. Cela conditionne la nature des échanges économiques à l'arrivée des européens. Ces derniers, pratiquant le commerce maritime, traitent avec les populations côtières, lesquelles se chargent des relations avec l'hinterland, via les cours d'eau, l'Ogooué et le Komo (appelé à l'époque « fleuve Gabon »). La circulation des hommes et des marchandises emprunte donc les fleuves et leurs rives, qui sont contrôlés, d'amont en aval, par divers groupes. Il se crée alors des spécialisations ethno-économiques, les ethnies côtières (Mpongwe, Orungu, Nkomi…) developpant une économie de « courtage » alimentant les européens en esclaves, en bois de teinture, en santal, en ivoire et en cire. Les hommes et les produits viennent de l'intérieur des terres, parfois de très loin, impliquant les groupes ethniques contrôlant les différentes zones des complexes hydrographiques servant de voies de circulation[16],[17].

Les échanges avec les européens s'intensifient et les Hollandais succèdent, à la fin du xvie siècle, aux Portugais. Le commerce des esclaves et des autres produits concerne, après les plantations de Sao Tomé-et-Principe, de plus en plus, les Antilles et la côte sud des États-Unis[18]. Entre le xvie siècle et la première moitié du xixe siècle la traite négrière bat son plein[17]. Au moment où elle est sur le point de s'arrêter, vers 1840, le commerce maritime est à 95 % aux mains de compagnies américaines et anglaises[17].

En 1839, un traité est signé entre Denis Rapontchombo (le « roi Denis » ) et l'amiral Louis Édouard Bouët-Willaumez, autorisant les Français à s'installer dans l’estuaire du Komo[19]. Ce traité marque le début de la colonisation française au Gabon. Les maisons de commerce françaises installent des implantations plus durables et les intermédiaires africains qui travaillaient à leur compte deviennent, petit à petit, des employés ou des agents de ces maisons[17]. Les Français commencent à remonter vers l'intérieur des terres ; faute de main d'œuvre, ils échouent en revanche à installer des plantations dans la région de l'estuaire. Aux alentours de 1870, des bateaux à vapeur sont déployés sur l'Ogooué, naviguable jusqu'à Ndjolé[notes 3] et sur le Komo, jusqu'à une centaine de kilomètres en amont de l'estuaire[17]. Après le traité de Berlin de 1885, qui règle les rapports entre grandes puissances en Afrique, le Gabon devient une colonie française en 1886 puis est intégré au Congo français en 1888[12]. La France déploie une politique de concession qui consiste à confier, sur le modèle du Congo belge voisin, l'exploitation du pays à des sociétés privées. En 1893, la SHO (Société commerciale, agricole et industrielle du Haut-Ogooué), à la suite de la « concession Daumas », se voit confier le monopole commercial sur une gigantesque zone de onze millions d'hectares de forêt (4 fois la Belgique…) et de sept cents kilomètres de fleuve[20]. Ce régime de concessions perdure jusque dans les années 1930[21],[22], après que le Gabon ait été incorporé dans l'Afrique-Équatoriale française en 1910. Les exploitations de bois, première production de l'époque, sont d'abord cantonnées aux abords des cours d'eau qui, seuls en l'absence de routes, permettent l’acheminement des grumes par flottage. La mécanisation, notamment après la seconde guerre mondiale, permet ensuite d'exploiter des zones plus éloignées des fleuves[22]. Le colonisateur français pratique quelques aménagements, notamment des infrastructures routières et la création de zones d'agriculture de rente (cacao, café, caoutchouc…[22]) Les premiers gisements de pétrole sont identifiés dès 1929 mais l'exploitation ne commence effectivement qu'au tout début des années 1950[23]. L'uranium est exploité à partir de 1958[24] et le manganèse, de 1962[25]. À la fin des années 1960, le pétrole surpasse la part du bois dans l'économie[22], quoique le pays reste au xxie siècle[26] le premier exportateur mondial d'okoumé[22].

Un peu après l'indépendance, en 1960, le profil économique du Gabon est tracé — prépondérance du pétrole, du bois, du manganèse, et, jusqu'à la fin des années 1990, de l'uranium — ; il ne changera que peu jusqu'aux débuts du xxie siècle.

Contexte macro-économique contemporain[modifier | modifier le code]

Grâce au pétrole et à la faible population, le pouvoir d'achat moyen gabonais est, historiquement, très sensiblement supérieur à celui des pays d'Afrique subsaharienne ; le RNB par habitant s’établit en 2013 à 10 650 US$ à comparer aux 1 657 US$ de l'Afrique subsaharienne. C'est le deuxième pays d'Afrique subsaharienne quant au revenu par habitant, après la Guinée équatoriale (14 320 US$/hab.[1]) ; néanmoins l'inégalité dans la répartition des richesses fait que presque un tiers de la population est considérée comme atteinte par la pauvreté[2],[1],[27].

En 2014, la dette extérieure gabonaise s'élève à 3,8 milliards de dollars américains ; la dette publique globale représente environ 18,5 % du PIB[3]. Le Gabon a obtenu un accord du Club de Paris sur les conditions d'un remboursement anticipé, ce qui fait qu'il n’est plus sous programme FMI depuis mai 2010[28]. La gestion de la dette est qualifiée de « prudente[29] ». En 2014, « au niveau régional, le Gabon respecte les quatre critères de convergence fixés par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) dans le cadre de la surveillance multilatérale des économies de la zone, à savoir : le respect du ratio d’endettement par rapport au PIB, le solde du déficit budgétaire, le paiement des arriérés de la dette, et l’encadrement du taux d’inflation[30]. »

Cependant, pour ce qui concerne la population, le Gabon n'est classé en 2013 qu'au 112e rang sur 149 pour l'indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)[5], ce qui le place néanmoins au premier rang des pays d'Afrique subsaharienne[31]. Les indicateurs sociaux ne sont pas aux niveaux qui pourraient être attendus, celui de la mortalité infantile notamment avec un ratio de 51 décès/1000 naissances normales en 2010[32] : « Le Gabon est confronté au paradoxe socio-économique d’appartenir de par son PIB par tête au groupe des Pays à Revenus Intermédiaires (PRI) tout en s’apparentant de par ses indicateurs sociaux au groupe des Pays les moins avancés (PMA)[33]. »

Ressources naturelles et secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Pétrole et industrie pétrolière[modifier | modifier le code]

Depuis les débuts de l'extraction du pétrole, les hydrocarbures représentent « près de 50 % du PIB, 60 % des recettes fiscales et 80 % des exportations »[29].

Le Gabon est en 2012 le 37e producteur mondial de pétrole avec 242 000 barils par jour[2]. Le pic pétrolier a été atteint en 1997[34].

Les premiers puits de pétrole sont entrés en exploitation dans les années 1950, dans l'Ogooué-Maritime (Port-Gentil est la capitale du pétrole) d'abord sur terre, puis, un peu plus tard, offshore. Pendant longtemps, Elf-Gabon et Shell Gabon se sont partagé l'essentiel des gisements attribués par le ministère du pétrole et la Société nationale pétrolière gabonaise. Ces dernières années, un nombre plus important de compagnies pétrolières a pu opérer au Gabon: Perenco, Panafrican (rachetée depuis par Addax), Maurel & Prom, Vaalco, etc.

Le pétrole est une richesse fondamentale, mais aussi une richesse aléatoire. D'une part, la production varie en fonction de l'épuisement des nappes connues et des nouvelles découvertes. D'autre part, les cours du pétrole varient eux-mêmes. Les années 1970 ont apporté au Gabon un véritable pactole avec l'envolée des cours comme de la production. Cela a permis une politique de grands travaux à Libreville, notamment. Mais la récession des années 1980 n'en a été que plus durement ressentie. Comme d'autres pays, le Gabon s'est endetté et la baisse des revenus pétroliers a compliqué le remboursement de cette dette.

La remontée des cours et de nouvelles découvertes (gisement de Rabi-Kounga) ont permis un renversement de la situation dans les années 1990. Néanmoins les découvertes se font plus rares. Il reste des gisements en eau profonde à exploiter, mais leur coût d'exploitation les rend moins rentables que les premiers puits. Des tensions apparaissent entre le Gabon et la Guinée équatoriale pour le contrôle d'îlots sans intérêt par eux-mêmes, mais dont les eaux sont potentiellement riches en pétrole (Mbanié).

Le gaz naturel est utilisé depuis plusieurs décennies pour la production d'électricité à Port-Gentil. En janvier 2008, un gazoduc a été mis en service entre le champ de Diga et les centrales électriques de Port-Gentil et Akournam, dans la banlieue de Libreville. Les volumes livrés sont de l'ordre de 300 000 m³/jour à chacune des deux centrales. Le volume total devrait doubler d'ici 2013. Cette infrastructure, construite et opérée par la société Perenco, devrait permettre de limiter les délestages qui frappent régulièrement la capitale.

Les ressources gazières du Gabon, à elles seules, peinent à justifier aujourd'hui le développement d'un train de liquéfaction (production de GNL). Toutefois, le seuil de rentabilité d'un tel investissement s'abaissant progressivement sous l'effet des développements technologiques et de l'augmentation du prix du gaz, un terminal de GNL pourrait voir le jour dans la décennie à venir, probablement à Gamba, à proximité du terminal pétrolier de Shell Gabon.

Mines et industrie minière[modifier | modifier le code]

Le Gabon possède un sous-sol très riche car, géologiquement, il est situé sur un craton ancien, le craton du Congo, et les métaux précieux et les diamants tendent, avec le temps, à se regrouper dans des unités géologiques particulières[35],[36],[37]. Cela fait que les gîtes et gisements sont très nombreux, on en recense plus de 900[38].

Le secteur minier et les industries associées sont le troisième contributeur au PIB après le secteur des hydrocarbures et celui du bois[39].

Manganèse[modifier | modifier le code]

Article connexe : Manganèse.
Pylone de l’ancienne télébenne.
Minerai sur le transgabonais.

Le Gabon (13,7 % des exportations mondiales) est le troisième exportateur mondial de minerai de manganèse, derrière l'Australie (32,65 %) et l'Afrique du Sud (31,7 %)[7],[notes 4]. Le minerai provient essentiellement de Moanda, ville de la province du Haut-Ogooué, près de Franceville. Le minerai de Moanda possède une teneur élevée en manganèse, de 46 % en moyenne et la mine est exploitée à ciel ouvert, le minerai étant proche de la surface du sol[41], ce qui pose par ailleurs des problèmes écologiques[42].

Entre 1962 et 1991, une télébenne (bennes sur câble) de 76 km de long, à l'époque la plus longue du monde, relia Moanda à Mbinda, en République du Congo, pour l'exportation du minerai, lequel était ensuite transporté par train jusqu'à Pointe Noire[43]. Le transgabonais (chemin de fer) pris ensuite le relais en 1986 pour le transport du minerai, désormais débarqué au port d'Owendo, près de Libreville ; la ligne ferroviaire est exploitée depuis 2003 par la SETRAG, filiale d'Eramet-Comilog, l'opérateur du gisement[44].

Les mines de managanèse ne sont pas encore toutes exploitées. Il existe des gisements à Okondja et Franceville dans le Haut-Ogooué, à Ndjolé dans le Moyen-Ogooué et à Mbigou, dans la province de la Ngounié. L'entrée en exploitation est, au début de l’année 2015, imminente pour Okondja et Ndjolé[45],[46]. Dans le cadre de son plan « Gabon industriel », le pays développe, autour de l'industrie extractive, une industrie de transformation, visant à améliorer le niveau de valeur ajoutée locale[47].

L'exploitant historique (il opère depuis 1962), et principal car longtemps unique, est la société COMILOG (Compagnie minière de l'Ogooué), une entreprise franco-gabonaise, dont Eramet est le principal actionnaire depuis 1996. COMILOG S.A. « est la deuxième entreprise gabonaise, tous secteurs confondus, et un des principaux employeurs privés au Gabon, avec 1 492 salariés[48] ». Depuis le début des années 2000, des chinois (exploitation du manganèse de Ndjolé[49]) et une coentreprise Dubaïote (exploitation du minerai d'Okondja[50]), sont entrés sur le marché du manganèse gabonais.

L'industrie du manganèse étant grosse consommatrice d'énergie, l'augmentation de production à Moanda a nécessité la construction du barrage de « Grand Poubara », 160 MW, entré en production en 2013, qui vient épauler les précédents barrages de Poubara I (1975) et II (1984), afin d'alimenter en électricité les installations de la COMILOG mais aussi, à terme, les usines de transformation de Franceville. Le barrage a été construit par une entreprise chinoise, Sinohydro[51],[52],[53].

Uranium, or et fer[modifier | modifier le code]

L'uranium a été exploité à Mounana et Oklo, province du Haut-Ogooué, entre le début des années 1960 et la fin des années 1990 par la COMUF, Compagnie des mines d'uranium de Franceville, entreprise française filiale d'Areva. Cela a fait du Gabon un producteur notable durant cette période. Au total, environ 28 000 tonnes de minerai ont été extraites[54]. L'uranium du Gabon, outre la ressource économique qu'il représentait pour le pays, était un matériau stratégique pour la France, premier client de la COMUF, qui développait à l'époque son industrie nucléaire ; l'extraction de l'uranium fut donc sous contrôle économique, technique et politique de la France jusqu'à l'arrêt de l’extraction, en 1999[55].

L'or du Gabon est exploité depuis 2011 par une société marocaine, Managem, sur le site de Bakoudou, non loin de Bakoumba, au sud de Moanda[56]. Il s'agit d'une petite production de l'ordre de 50 kg par an pour une réserve totale estimée à 40 tonnes[57].

Un gisement de niobium a été découvert près de Lambaréné. Il est prévu d'associer une usine de transformation aux activités extractives. Le transport pondéreux se fera par voie fluviale, via la Ngounié et l'Ogooué[58]. L'exploitation est prévue pour commencer en 2016[59].

Le Gabon possède, à Bélinga, de très importantes mines de fer (un milliard de tonnes) qui auraient dû être exploitées par un consortium d'entreprises chinoises[60] mais dont la propriété a été récupérée par l'État gabonais[61].

Un gisement de molybdène a été identifié à Mouila, sa capacité est estimée à 100 millions de tonnes[62].

Les gisements sont parfois situés dans des zones difficiles d'accès où il n'y a pas de route, de voie ferrée ou de fleuve pour y accéder. Cela suppose un niveau d'investissement en infrastructure nécessitant l'intervention de l'État, qui mobilise pour cela ses moyens au travers du SDNI (schéma directeur national d'infrastructure)[63].

Bois et industrie du bois[modifier | modifier le code]

Flottage de bois sur l'Ogooué à Lambaréné.

Le secteur du bois et les industries associées sont le second contributeur au PIB après celui des hydrocarbures[39].

La forêt couvre environ 85 % de la surface du pays et une soixantaine d'essences de bois présentent un intérêt commercial. Parmi celles-ci l'okoumé domine très largement suivi de l'ozigo[notes 5] ; en 2007, l'okoumé et l'ozigo représentent 60 % de la production gabonaise de bois[64]. En termes d'emploi, le secteur représente pratiquement un tiers (28 % en 2009) des emplois salariés au Gabon, c'est le deuxième employeur du pays après l'État. En valeur, le secteur représente 60 % des recettes d'exportations hors pétrole[65].

On distingue typiquement trois zones de production. La première se trouve à proximité des cours d'eau et sur la frange côtière ce qui permet l'évacuation des billes de bois par flottage vers les ports de Libreville et Port-Gentil. La seconde zone est celles qui nécessite l'utilisation des camions grumiers pour les chantiers forestiers à l'intérieur des terres. La production de la seconde zone utilise aussi depuis la fin des années 1980 le transgabonais, l'unique ligne de chemin de fer du pays[66]. La troisième zone, essentiellement au centre-est du pays, n’est que très peu exploitée car peu pénétrable, présentant une plus grande variété d'essences au regard de forêts beaucoup plus concentrées en essences commercialisables (peuplements mono-dominants d’okoumé dans les forêts du bassin côtier)[67].

Économiquement, la filière a longtemps été organisée autour d'un pôle de production aux mains de sociétés françaises (Thanry/CEB (compagnie équatoriale des bois)[68], Rougier, Isoroy…), et d'un pôle de commercialisation incarné par la SNBG, Société Nationale des Bois du Gabon, qui a détenu le monopole de l'exportation d'okoumé et d'ozigo jusqu'à la fin de l'année 2005. Sous la pression du FMI, l'État Gabonais a dû procéder à la restructuration de cette entreprise et, le 1er janvier 2006, la SNBG est entrée dans l'environnement concurrentiel du marché du bois[69].

La production a fortement régressée entre 2009 et 2013, elle s’établit à 1,6 million de m3 en 2013 contre 3 millions de m3 en 2009. Le marché s'est aussi fortement réorienté. La Chine, qui en 2008, était de loin le premier client, a notablement ralenti ses achats. En conséquence, en 2012, 42 % des produits sont vendus en Europe, 36 % sont exportés en Asie et 22 % en Afrique/Amérique[70].

Seule une faible part de la production d'okoumé était transformée en contreplaqué à Port-Gentil depuis longtemps. Dans le cadre de sa nouvelle politique économique à partir de 2009[notes 6], la réorientation du secteur du bois s'est aussi faite au travers d'un nouveau cadre juridique. En 2010, le gouvernement a décidé d'interdire l'exportation de grumes pour favoriser la transformation locale du bois et augmenter la valeur ajoutée produite localement[71],[72]. Depuis cette date, une filière de transformation locale se met progressivement en place et le secteur du bois est de nouveau dans une conjoncture favorable. D'autres actions d'accompagnement de la filière sont en place, comme, par exemple, la zone économique spéciale de Nkok (près de Ntoum), consacrée à l'industrie du bois[73].

D'un point de vue écologique, à la différence de nombreux autres pays d'Afrique, le couvert forestier du Gabon est stable depuis plus de vingt ans[74] ; pour les dix dernières années, « [entre 2000 et 2010] le taux de déforestation observé est de 0,09 %, valeur qui n’est pas significativement différente de zéro[75]. » La faible densité de population fait que, malgré la forte présence des exploitations forestières, la pression environnementale anthropique est considérée comme minime.

Agriculture, élevage et pêche[modifier | modifier le code]

Plantation de cannes à sucre aux alentours de Franceville.

L'agriculture gabonaise est peu développée. Elle est constituée essentiellement de cultures vivrières destinées à l'auto-consommation (banane plantain, manioc, taro, igname). Les villageois vendent leurs quelques surplus au marché pour gagner un peu d'argent. Ils élèvent quelques volailles autour de leurs maisons et consomment de la viande de brousse, ramenée par des chasseurs. Ce système ne peut pas permettre d'alimenter la population croissante de grands centres urbains comme Libreville. Même si autour de la capitale se développent des cultures maraîchères et de petits élevages à vocation commerciale, cela ne suffit pas. La FAO estime en 2005 que 60 % des vivres sont importés (riz et viande en particulier).

Les cultures de rente n'occupent pas une place prépondérante dans l'économie même si, sous l'impulsion d'Hevegab et d'Agrogabon, de grandes plantations et des élevages industriels ont été créés (huile de palme, caoutchouc, café, cacao, sucre, poulet de chair, viande bovine). L'élevage bovin est concentré dans les savanes du Sud Gabon, dans la province de la Nyanga notamment.

Services[modifier | modifier le code]

Marché de Nkembo, Libreville.

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

L'inextricable végétation est le principal facteur limitant en matière de transports des hommes et des marchandises et pour l'accès aux zones de production. Encore aujourd'hui, l'Ogooué reste une voie de transport importante pour le bois[76] car le réseau routier est indigent ; il est estimé à 9 170 km dont seulement 10 % est bitumé (1 055 km) et, parmi ces routes bitumées, moins de 20 %, soit environ 200 kilomètres, sont considérées comme en bon état[77]. Les deux principales villes du pays, Libreville et Port-Gentil ne sont toujours pas reliées par la route ; cette liaison est néanmoins prévue pour être achevée en 2017[78],[79].

Le transgabonais est l'axe structurant essentiel.

Le commerce extérieur gabonais étant essentiellement tourné vers l'exportation en dehors du continent, ses ports revêtent une importance primordiale. Les deux principaux sont celui d'Owendo, un quinzaine de kilomètres au sud de Libreville et celui de Port-Gentil, là où sont concentrés les terminaux pétroliers alimentant les bateaux transportant le pétrole brut exporté.

Énergie[modifier | modifier le code]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Politique économique[modifier | modifier le code]

Pour accompagner sa politique, le gouvernement s’est engagé dans un programme pluriannuel, à l'horizon 2020-2025, visant à moderniser les infrastructures du pays, dont les projets sont rassemblés dans le SDNI, « schéma directeur national des infrastructures ». Il est financé à hauteur de 7 400 milliards de FCFA (env. 11 milliards €). On y trouve notamment un important volet consacré aux transports (aménagements de routes (essentiellement), de ports, de voies ferrées et d'aéroports), crucial pour équilibrer le développement économique très inégal entre les pôles d'activité miniers[notes 7] et pétroliers[notes 8] d'une part et le reste du pays, largement enclavé et sous-équipé, d'autre part. Il s'agit aussi, au travers de l’aménagement des ports (celui de Port-Gentil, d'Owendo et de Mayumba notamment), de les décongestionner et donc d'abaisser les coûts pour les expéditeurs[80]. Le schéma directeur utilise le concept de corridor, entendu comme une « aire géographique […] qui relie des pôles majeurs d’activités économiques au moyen d’infrastructures de communication (transport, énergie, télécommunications)[81]. » Il existe donc aussi des volets énergie (construction de barrages et centrales électriques) et télécommunications dans le SDNI afin d'accompagner les infrastructures de transport[82]. Le SDNI est complété enfin par des projets d'aménagement urbain et la volonté d'exploiter enfin le site de Belinga (réserves de minerai de fer).

Le niveau d'investissement de l'État […]

Cotation internationale[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Risque pays et Notation financière.

Le Gabon est réputé jouir d'une relative stabilité politique et économique[4],[83]. Cependant, concernant le « climat des affaires », en 2014, le Gabon est au 27e rang, sur 52 pays africains, dans le classement de la fondation Mo Ibrahim sur la gouvernance[84] et, la même année, au 74e rang sur 175 pays (avec un score de 37/100[85]) selon l'indice de perception de la corruption établi par Transparency International. La COFACE classe le pays au rang B de l'« évaluation pays » et au rang C pour l'aspect « environnement des affaires »[notes 9],[86]. En 2014, l'agence de notation Standard & Poor's, tout comme Fitch Ratings, cotaient le Gabon BB- (long terme) et B (court terme), cotation inchangée depuis 2007[87],[88],[89] ; au début de l'année 2015, la notation était abaissée à B+ par Standard and Poor's, eu égard à la baisse des cours du pétrole[90].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Côte sud de l'actuel Gabon.
  2. Historiquement, et encore aujourd'hui, le Gabon fait partie de la zone de « sous-peuplement » Gabon-Congo[13] avec une densité de population très faible ; à la fin du xixe siècle elle est estimée à 0,2 hab/km²[14], elle est aujourd'hui, hors zones urbaines, de l'ordre de 1,1 hab/km²[15].
  3. Ndjolé est ainsi un poste important à partir duquel les marchandises venues de l'intérieur sont transbordées sur les bateaux et à partir duquel se constituent les radeaux de flottage du bois.
  4. Selon les sources, le Gabon est troisième (OEC) ou quatrième producteur mondial (Direction du trésor[40])
  5. Appelé aussi « assia » : Dacryodes buettneri.
  6. Volet « Gabon vert » du « PSGE » (plan stratégique Gabon Émergent).
  7. Le triangle altogovéen Franceville-Moanda-Mounana.
  8. Libreville et Port-Gentil.
  9. Soit au 5e et 6e rangs sur une échelle à 7 niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Banque Mondiale.
  2. a, b, c, d, e, f et g CIA World Factbook.
  3. a et b Les Échos.
  4. a et b Perspectives économiques.
  5. a et b PNUD.
  6. « Population active, total », Banque Mondiale
  7. a, b et c OEC export.
  8. « Présentation du Gabon », Ministère des Affaires étrangères et du Développement international (consulté le 16 mars 2015)
  9. a et b OEC import.
  10. M'Bokolo 1977, p. 331.
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Sources primaires des informations chiffrées[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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