Office national des chemins de fer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Office national des chemins de fer
Logo actuel de l'ONCF
Création 1er janvier 1963
Forme juridique Établissement semi-public
Sigle ONCF
Slogan(s) « L'avenir se lit sur nos lignes »
Siège social Drapeau du Maroc Rabat (Maroc)
Direction Mohammed Rabie Khlie
(Directeur général)
Effectifs 7 858[1]
Filiales Supratours
Site web http://www.oncf.ma
Localisation Maroc
Longueur 2 110 km
Écartement des rails Standard UIC (1 435 mm)
Trafic voyageurs en augmentation 38 millions (2012-2013)
Trafic fret 36 millions de tonnes (2012-2013)

L’Office national des chemins de fer (ONCF) est un établissement public marocain chargé de l'exploitation du réseau ferroviaire du pays.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Office national des chemins de fer a été constitué le 1er janvier 1963 par le rachat des concessions attribuées antérieurement aux Compagnie des chemins de fer du Maroc (CFM) et Compagnie du chemin de fer du Maroc oriental (CMO), la Compagnie franco-espagnole du Tanger-Fès (TF), subsistant un temps comme concessionnaires afin de fusionner les exploitations des deux réseaux.

L'ONCF est membre de l'Union internationale des chemins de fer (UIC), de l'Union arabe des chemins de fer (UACF) et du Comité du transport ferroviaire maghrébin (CTFM).

Développements récents[modifier | modifier le code]

Le Maroc a consacré une somme de 18 milliards de dirhams (1,5 milliard d'euros) au développement de son réseau de chemins de fer dans le cadre du contrat-programme 2005-2010. Parmi les principaux projets réalisés on peut citer efforts effectués dans les trois domaines suivants :

Le réseau ferré[modifier | modifier le code]

2 tickets en 1re classe pour Rabat-Marrakech en août 2014.
  • Le réseau de l'Office national des chemins de fer s'étend sur  2 110 km en 2014. l'amélioration des liaisons ferroviaires entre la gare de Tanger-Ville et le complexe portuaire Tanger Med (le nouveau port de Tanger) situé dans la région de Oued Rmel, avec création d'une ligne nouvelle en voie unique électrifiée en 2011 de 45 kilomètres entre ces deux sites. D'un coût total de 3,2 milliards de dirhams, cette ligne ferroviaire permet de relier le port de Tanger Med au réseau national. Elle a été inaugurée le mercredi 17 juin 2009 par le roi Mohammed VI.
  • La ligne à voie unique Taourirt-Nador, d'une longueur de 117 km, desservant une région riche en minerais. Elle a été inaugurée par le roi Mohammed VI le 1er juillet 2009[3]. Sept gares ont été construites sur cette ligne.
  • La rectification du tracé et le doublement du tronçon Meknès-Fès, qui s'est achevé en janvier 2007, après une mise en service partielle entre Sidi Kacem et Meknès dès juillet 2005.

Optimisations[modifier | modifier le code]

  • D'autre part, l'usage des billets à flash codes lisibles par des lecteurs infrarouge par les agents ONCF et la mise en place de la billetterie mobile dans les trains avec centralisation de l'information a été une grande avancée quant à la gestion des flux voyageurs[4].
  • À partir de septembre 2012 des guichets automatiques de billets de trains sont progressivement mis en place dans les gares ONCF[5]
  • L’électrification de la ligne Fès-Oujda

Les gares[modifier | modifier le code]

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Train dans la gare de Rabat-ville
  • Chiffre d'affaires

L'ONCF continue sa croissance sur ses secteurs d'activité aussi bien voyageurs que marchandises, le chiffre d’affaires réalisé en 2013 est de l’ordre de 3,8 milliards de DH soit une croissance de en augmentation6.9 % par rapport à l'année 2012[6].

  • Transport de voyageurs

En 2013, l’ONCF a transporté plus de 38 millions de voyageurs (en augmentation5.5 %)

  • Transport de marchandises

En 2013, le trafic marchandises s'est stabilisé quant à lui à 36 millions de tonnes.

Le matériel roulant[modifier | modifier le code]

  • L'ONCF a récemment acheté à Alstom 20 locomotives électriques Prima II dernière génération afin de densifier son offre tant sur le volet voyageurs que fret. Auquel s'ajoute un 2e contrat de 5 Prima 3kv et de 5 Prima bicourant 3kv/25Kv alt.
  • L'ONCF procède à la rénovation des ses propres rames et a également signé un partenariat avec la SNCF afin d'acquérir des rames Corail auprès de l'entreprise française afin de les rénover dans ses ateliers au Maroc et les réaménager à ses propres exigences : vu les températures estivales au Maroc, la climatisation est disponible dans tous les trains marocains ce qui n'est pas le cas sur toutes les rames Corail. Des locomotives CC 72000 ont aussi été rachetées à la SNCF.
  • L'office a également acquit plusieurs wagons de marchandises et restaure régulièrement son propre matériel roulant. L'ONCF procède progressivement au renouvellement de ses rames afin de se conformer aux normes des standards internationaux de qualité et de confort. Ceci lui a permis de décrocher la norme ISO 9001-2000.

Travaux en cours[modifier | modifier le code]

Après le succès du contrat programme 2005-2010 en termes de croissance de trafic fret et voyageurs, l'ONCF a porté le montant de ses investissements a 33 milliards de dirhams dans son contrat programme 2010-2015. 20 milliards de ce budget sera consacré à la grande vitesse et 13 milliards restant au perfectionnement de son réseau existant.

La grande vitesse[modifier | modifier le code]

Projet phare national dont les retombées seront récoltées en premier par les citoyens du nord, le LGV Tanger-Casablanca permettra d’effectuer le trajet en 2h10 en 2015 au lieu de 5h45 aujourd’hui. Le LGV Tanger-Casablanca permettra de relier ces deux pôles économiques en 1h30 après la mise à niveau de la portion Kénitra-Casablanca. Avec une grille horaire qui prévoit un départ chaque heure et chaque 30 minutes en heures de pointe[7], ce sont près de 8 millions de passagers qui sont attendus à terme. Le projet porte sur la construction d’une ligne à grande vitesse dont 200 km à 320 km/h et l’acquisition de 18 rames Train à grande vitesse. Le montant d’investissement y afférent est de 20 milliards de dirhams.

  • L'entreprise prévoit un schéma directeur au sein d'un projet baptisé TGVM concernant la réalisation de 1500 kilomètres de LGV marocaine pour 2030[8] afin de relier efficacement et rapidement l'ensemble du royaume par un moyen de transport écologique et propre.
Schéma directeur de la grande vitesse au Maroc

C’est dans ce contexte que l’ONCF a mené, en 2005-2006, une étude structurante ayant conduit à l’élaboration d’un schéma directeur pour le développement d’un réseau ferré de lignes pour trains à grande vitesse au Maroc TGVM.

Ce schéma directeur prévoit la construction d’un réseau LGV de 1 500 km à l’horizon 2030[9] comme suit :

Tracé de la LGV marocaine

Première étape du projet de la grande vitesse au Maroc. Aujourd’hui, le Train à grande vitesse marocain se précise. En effet, et dans une 1re phase, ce sont deux lignes à grande vitesse qui seront mises en service :

La première, vers le nord constituée par le LGV Tanger-Casablanca, reliera Tanger à Casablanca en 2015. Elle a fait l’objet en octobre dernier d’un protocole d’accord entre le Maroc et la France qui porte sur la conception, la construction, l’exploitation et l’entretien de la nouvelle ligne à grande vitesse faisant partie du projet LGV Tanger-Casablanca dont 200 km entre Tanger et Kénitra à 320 km/h puis la desserte des villes de Rabat et Casablanca à une vitesse de 220 km/h en 2015 dans les mêmes trains à grande vitesse Duplex sans rupture de charge. Le coût du projet selon des études préliminaires est estimé à 22 milliards de dhs. Il permettra d’effectuer le trajet entre les 2 métropoles en 2 h 10 min au lieu de 5 h 45 min actuellement et drainera un flux de clientèle estimé à 8 millions de passagers par an.

La seconde, vers le sud, reliera Marrakech à Casablanca en 1h20 au lieu de 3 h 15 actuellement. Le montage financier de la 1re section (MarrakechSettat d’une longueur de 170 km) est en cours de réflexion 2020.

Le réseau classique[modifier | modifier le code]

Contrat-programme 2010-2015

13 milliards de dirhams seront investis dans le réseau existent selon les priorités suivantes:

  • Le triplement des voies du tronçon Kénitra-Casablanca (148 km) avec sa mise à niveau ;
  • Suppression des passages à niveau[10].

Les gares multimodales[modifier | modifier le code]

Consciente de l'importance de l'intermodalité afin de gagner des parts de marché face au transport routier de voyageurs et notamment après la progression du réseau autoroutier marocain, l'ONCF s'est lancée dans l'aménagement de gares multimodales. En plus de la vieillissante gare casa-voyageurs, l'ONCF a accompli avec succès la construction de la gare multimodale de Marrakech considérée la première aux normes au Maroc. Par la suite l'inauguration de la gare de Tanger Med a permis d'accueillir directement les centaines de milliers de voyageurs effectuant la traversée par bateaux de l'Europe vers le Maroc.

Dans la foulée la construction de plusieurs gares est programmée dont certaines sont en cours de finalisation parmi les principales on peut citer la reconstruction de la gare de Casa-Port (2014) et celle de Oujda (2015)

Les ports secs[modifier | modifier le code]

Parallèlement au programme national de plateformes logistiques routières, l'ONCF a été mise à contribution pour élaborer des Zones d'Activité Logistiques (ZAL) garantes d'un transport alternatif écologique et rentable.

Après le succès du port sec de Casablanca MITA, l'ONCF est en cours de déploiement de plateformes logistiques[11] dans les villes suivantes : Fès (Ben Souda), Marrakech (Sidi Ghanem) et Tanger (Aïn Dalia).

En projet[modifier | modifier le code]

  • Électrification de la ligne Taourirt - Nador (117 km)
  • Construction de la ligne khouribga - Beni Mellal (90 km)
  • Suppression de la ligne Fès

À l'étude[modifier | modifier le code]

  • Construction de la ligne Tanger Melloussa - Tétouan (31 km)
  • Construction de la ligne Safi - Essaouira
  • Construction de la ligne Essaouira - Agadir
  • Construction de la ligne Marrakech - Agadir
  • Construction de la ligne Agadir - Laayoune

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Beju, « Les chemins de fer du Maroc », dans Voies Ferrées, no 40, mars 1987.
  • (es) Yolanda Del Val, « Marruecos emprende un plan de modernizacion ferroviaria », dans Via Libre, no 504, janvier 1987.
  • (es) Manuel Gonzalez Marquez, « Un tren por descubrir : Marruecos », dans Maquetren, no 102, septembre 2001.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]