Khouribga

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Khouribga
خريبكة
Horloge de Khouribga
Horloge de Khouribga
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Chaouia-Ourdigha
Province Khouribga
Maire zekrani union constitutionnelle (2009)
Gouverneur Abdellatif Chadali (2012)
Code postal 25002
Démographie
Population 210 000 hab. (2013[1])
Densité 4 038 hab./km2
Population de l'agglomération 520 000 hab. (2013)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 32° 53′ 00″ N 6° 54′ 00″ O / 32.883333, -6.932° 53′ 00″ Nord 6° 54′ 00″ Ouest / 32.883333, -6.9  
Altitude 786 m
Superficie 52 km2
Superficie de l'agglomération 4 250 km2
Localisation

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Khouribga

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Khouribga

Khouribga est une ville marocaine située à 120 km au sud-est de Casablanca et fondée par les colons français dans les années 1920. Cette cité minière est considérée comme la plus importante zone de production de phosphates au monde[réf. nécessaire]. L’Office chérifien des phosphates (OCP), la première entreprise publique du Maroc, exploite la zone minière et gère en partie les infrastructures sportives et sociales de la ville. Khouribga est connue par ses activités culturelles comme l'organisation de festivals et de journées culturelles et artistiques, pour ses activités sportives : football, tennis, rugby à XV, golf, natation, handball, basketball, volleyball, karting, athlétisme…, la plupart de ces clubs dépendent de l'Olympique Club de Khouribga (OCK) et le Hassania de Khouribga (HUSK).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville vient, probablement, du mot arabe kharbaqua خربق qui veut dire, d’après les dictionnaires de l'arabe classique, se précipiter dans sa marche, mais aussi couper, morceler. Ce dernier sens renvoie, peut-être, au paysage anarchique des premiers chantiers d'extraction des phosphates[2].« Comme un arbre géant, la ville de Khouribga puise ses ressources dans ses racines ». Le socle de Smaala constitue, en effet, le socle géologique du plateau des phosphates. La révolte de Oued Zem des berberes non arabisés et qui se revendiquent comme tels et l'insurrection des ouvriers de la mine d'Aït Ammar (Béni-Khirane) contre l'occupation donnent à la ville de Khouribga et sa province le statut de grande martyre.

Découverte des phosphates[modifier | modifier le code]

Philippe Morin, dans un rapport présenté en 1977 au COFRHIGEO, écrit ce qui suit :

« En 1917, le commandant P. Bursaux, ancien collaborateur de Philippe Thomas en Tunisie et qui avait dirigé les exploitations de Metlaoui et la Cie du chemin de fer de Gafsa à Sfax, fut chargé d'une étude, en particulier du tracé de la voie ferrée militaire de Casablanca a Oued-Zem. Il reconnut à cette occasion la nature phosphatée du prétendu « sable » dont les officiers se servaient pour la construction des baraquements d'Oued-Zem. Des travaux par puits et galeries furent entrepris ; faits à la main… en traversant la dure et puissante « dalle à Thersitées », ils mirent en évidence quatre couches de phosphate à haute teneur. Devant l'importance de ce gisement, Lyautey fonda, le 7 août 1920, l'office chérifien des phosphates, dont les premiers travaux débutèrent en 1921.

Si l'historique de ces découvertes au Maroc — qui a été excellemment retracé par Alfred Beaugé (1935) et par Pierre Despujols (1936) — est bien connu, certains faits restent encore insoupçonnés et mériteraient sans doute des recherches plus approfondies. C'est ainsi que notre confrère Henri Salvan m'a signalé qu'en 1899, deux géographes allemands, Theobald Fischer et Joachim von Pfeil, qui exploraient la plaine de la Chaouïa et les plateaux de Khouribga avaient observé et décrit des sédiments « sableux » dans la région d'Oued-Zem, recouverts par une formation calcaire (la « dalle à Thersitées »), mais sans soupçonner qu'il s'agissait là de phosphate de chaux du gisement des Oulad-Abdoun, le plus riche et le plus continu du Maroc, et non des placages résiduels qui s'échelonnent sur le flanc nord du Haut Atlas, dont Brives reconnaîtra plus tard la nature.

Ce fait est d'autant plus intéressant à relever que la démonstration spectaculaire de Guillaume II à Tanger (31 mars 1905), la célèbre mission de prospection des frères Mannesmann, pourtant menée avec des moyens considérables, ne débuta qu'en 1906, enfin l'incident d'Agadir (1er juillet 1911) furent des événements postérieurs à la mission Fischer-von Pfeil et montrent à l'évidence l'intérêt particulier de l'Allemagne pour le Maroc au début du XXe siècle[3]. »

Valorisation culturelle de la mine[modifier | modifier le code]

En 2013, le groupe OCP a entamé un processus de tourisme scientifique intégré dit « Mine verte » qui concernera en 2014 plus de 300 ha, avec médiathèque, cafétéria et auditorium. Un parc d’attractions et d'un parc environnemental seront ensuite construits, ainsi qu'un ensemble d’équipements de loisirs, sportifs, immobiliers et hôteliers, le tout étant intégré dans un circuit touristique, avec notamment le musée de la mine de Khouribga[4]

Population[modifier | modifier le code]

  • Selon le dernier recensement général de la population (2004), la population de la ville atteint 166 397 habitants dont 75 étrangers.
  • en 2013, la population de la ville est estimée de 210 000 habitants.

Complexes culturels[modifier | modifier le code]

  • Complexe socio-culturel de l'INDH, quartier al qods.
  • Complexe socio-culturel de l'INDH, quartier al fath.
  • maison des jeunes, avenue Mohammed 6.
  • Maison des jeunes, quartier Fath.

Sport[modifier | modifier le code]

Clubs de sport et les sections sportives[modifier | modifier le code]

La plupart des sections sportives de Khouribga dépendent de l'OCK (Olympique club de Khouribga) et l'HUSK (Hassania de Khouribga) :

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • le complexe sportif de l'OCK qui contient un terrain officiel gazonné de football (10 000 spectateurs) + 3 terrains gazonnés appartenant à l'école de football de l'OCK.
  • le stade municipal qui possède un terrain gazonné et un champ de course ébonite. d'une capacité de (6 500 spectateurs).
  • la salle couverte de l'OCP pour le basket-ball, le handball et le volley-ball.
  • La grande salle couverte municipale.
  • le club de tennis : 4 terrains de terre battue.
  • le club de natation : 2 bassins pour la natation.
  • le club équestre : une piste gazonnée + une piste de gravier.
  • le club de golf avec une large piste gazonnée.
  • la piste de karting : réservée pour la course de stock-car.
  • le terrain Ain Lfouara de rugby.

Quartiers et boulevards[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

En 2011, Khouribga contient sept arrondissements urbains (7 مقاطعات حضرية)

Géographiquement, Khouribga peut être divisée en 5 grandes divisions :

Village Européen[modifier | modifier le code]

Cette zone de la ville comporte les subdivisions suivantes:

  • Village OCP: c'est le plus grand et le plus ancien quartier de la ville, fondé par Alfred BEAUGÉ. Il comporte le bel édifice de l’église Sainte-Barbe transformé aujourd’hui en un centre culturel, les vestiges de l’église orthodoxe ainsi que de la synagogue juive, l’hôpital français, des villas, le siège de l'OCP et notamment celui de l'OCK, etc.
  • Hay El Hanaa

Nahda[modifier | modifier le code]

Cette zone de la ville comporte les subsivisions suivantes:

  • Quartier Nahda
  • Hay Al Massira
  • Hay Al Karam
  • Yassmina 1
  • Yassmina 2
  • Hay Dakhla
  • Hay Iqbal

Khouribga Médina[modifier | modifier le code]

Cette zone de la ville comporte les subsivisions suivantes:

  • Ancienne Médina
  • Hay El Wifaq
  • Quartier des gares
  • Hay Al Mouqawama (Labrik)
  • Hay Al Houda
  • Hay El Warraq
  • Bab Khoukha
  • Hay Rachad
  • Le Bloc de 20 août

Western Khouribga[modifier | modifier le code]

Cette zone de la ville comporte les subsivisions suivantes:

  • Hay Ryad
  • El Khouadriya
  • Al Qods 1
  • Al Qods 2 (Fallouja)
  • L'ERAC
  • Inbiâat 1
  • Inbiâat 2
  • Inbiâat 3
  • Inbiâat 4
  • El Harakat
  • Quartier Industriel
  • Hay El Faraj
  • Lot El warrak (dareb khammiss)

Khouribga-Nord[modifier | modifier le code]

Cette zone de la ville comporte les subsivisions suivantes:

  • Quartier Administratif
  • Hay Saada(Hay Mabchour)
  • Quartier Taqaddoum
  • El Fath
  • Hassania
  • Al Mostaqbal

Boulevards principaux[modifier | modifier le code]

  • Boulevard Moulay Youssef
  • Boulevard Mohammed VI
  • Boulevard de Marrakech (rue)
  • Boulevard Brahim Roudani
  • Boulevard Moulay Ismail
  • Boulevard de Palestine
  • Boulevard Hassan II (ex : Boulevard Alfred Beaugé)
  • Boulevard des Alaouîtes (ex : Boulevard des Palmiers)
  • Boulevard Beni Amir
  • Boulevard de la Résistance
  • Boulevard Abderrahim Bouabid
  • Boulevard Mohammed V
  • Boulevard 16 Novembre
  • Boulevard Mohamed Sedqi
  • Boulevard 21 août.
  • Boulevard Moulay Abdellah
  • Boulevard Abd Lmjid Ben Jelloun

Jumelages[modifier | modifier le code]

Khouribga est jumelée avec les villes suivantes:

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alfred Beaugé (1878-1935), fondateur de la ville de Khouribga.
  • M'Hammed ben Omar, Général Anh Ma, combattant communiste de la guerre du Viêt Nam.
  • Koudri Elhaj Ben Azouz, « Dzairi », ancien résistant, disparu à la suite des événements de 1971.
  • Hindi Zahra, chanteuse internationale
  • Hind Dehiba, née Chahyd le 17 mars 1979 à Khouribga, athlète internationale de demi-fond

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Bleuchot, « Une ville minière marocaine : Khouribga », Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol. 6, no 6,‎ 1969, p. 29-51 (lire en ligne)
  • Ressources de la BNF à Paris : Khouribga
  • Mohammed Sahsab, Khouribga : Genèse d'une ville miniere, U.technologie Belfort Montbéliard, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 », sur www.lavieeco.com, haut-commissariat au Plan (consulté le 14 novembre 2011)
  2. Al-Mu'jam Al-Wassit, 4 ed., Caire : 2004, p. 223
  3. Philippe MORIN Un siècle d'ingratitude. Quelques pionniers bien oubliés de la découverte des phosphates en Afrique du Nord, TRAVAUX DU COMITÉ FRANÇAIS D'HISTOIRE DE LA GÉOLOGIE, Première série, 1977
  4. Projet. OCP lance le tourisme scientifique à Khouribga, Journal Le 2 minutes, consulté 2013-08-26