Ostwald

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Ostwald
Ostwald
L'église.
Blason de Ostwald
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg
Intercommunalité Eurométropole de Strasbourg
Maire
Mandat
Fabienne Baas
2020-2026
Code postal 67540
Code commune 67365
Démographie
Gentilé Ostwaldois [1]
Population
municipale
12 586 hab. (2018 en augmentation de 5,54 % par rapport à 2013)
Densité 1 770 hab./km2
Population
agglomération
473 638 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 33″ nord, 7° 42′ 37″ est
Altitude Min. 139 m
Max. 144 m
Superficie 7,11 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Strasbourg (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Illkirch-Graffenstaden
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Ostwald
Liens
Site web https://www.ville-ostwald.fr/

Ostwald ([ɔstvalt], signifie forêt de l'est en allemand) est une commune française située dans la proche banlieue de Strasbourg, dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Elle est à 5 km de Strasbourg (chef-lieu). Les habitants s'appellent les Ostwaldois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ostwald se situe sur la rive gauche de l'Ill, dans sa plaine d'inondation, d'où un sol très léger et graveleux.

À 20 minutes du centre de Strasbourg, de la gare, de l’aéroport d’Entzheim et de l’Allemagne, Ostwald bénéficie d’une situation géographique privilégiée, au sud de la communauté urbaine de Strasbourg. La ville est traversée par l’autoroute A35 qui permet aux Ostwaldois un accès direct vers le sud et l’ouest du département (Molsheim, Obernai, Sélestat).

Communes limitrophes de Ostwald
Lingolsheim Strasbourg
Ostwald
Geispolsheim Illkirch-Graffenstaden

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ostwald est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Strasbourg (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 23 communes[5] et 473 638 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (54,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (45 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (39,9 %), terres arables (18,6 %), forêts (14,8 %), eaux continentales[Note 3] (7,4 %), mines, décharges et chantiers (7,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,5 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Ostwald, autrefois nommée Wickersheim, s'est développée petit à petit à partir d'un village au bord de l'Ill.

Les premières traces[modifier | modifier le code]

Des découvertes archéologiques laissent penser qu'un habitat humain existait sur le site au temps des Celtes. Les premières traces écrites remontent à 884 dans une charte de l'empereur d'Occident Charles III le Gros, à propos d'un village du nom de Wickersheim.

Le Moyen Âge et la Réforme[modifier | modifier le code]

Comme tout l'Est de l'ancienne Gaule, Wickersheim fera longtemps partie du Saint-Empire romain germanique. À l'époque de l'empereur Frédéric Ier Barberousse (1122-1190), le village appartient à la famille des Hohenstaufen qui érigent un puissant château fort le long de l'Ill. En 1285, le village est alors vendu par Rodolphe de Habsbourg à la famille Claus Zorn de Strasbourg.

Le nom du village est alors devenu Illwickersheim, mais le nom de Sankt Ostwald (du nom de la paroisse qui célèbre ce saint) apparaît parfois.

Le XIVe siècle est difficile : la peste noire frappe en 1348, des armées de mercenaires déciment la population en 1365 et 1376.

En 1418 a lieu l'engagement par lequel la ville de Strasbourg devient propriétaire d'Illwickersheim, Graffenstaden et Illkirch. Puis ce sont à nouveau plusieurs séries d'événements qui se succèdent avec jusqu'au XVIIe siècle une évolution du village aux portes de Strasbourg qui subit crises et misères.

Après le rattachement de Strasbourg à la France signé à Illkirch en 1681, le village connaît une période de paix et de prospérité. La terre est à nouveau travaillée avec l'introduction de la pomme de terre et de la culture du chanvre, le cheptel est amélioré et le village s'étend. Entre-temps, en hommage à un roi-saint anglo-saxon dénommé Oswald, le village a changé de nom certainement sous l'influence de missionnaires irlandais.

L'indépendance aux temps modernes[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, le village change une dernière fois de nom et devient Ostwald. Il va alors fortement se développer au XIXe siècle. La commune acquiert alors son indépendance, l'agriculture y est florissante. Il y a 657 habitants en 1806 et 1290 en 1895. L'industrialisation fait aussi son apparition, notamment avec les ouvriers travaillant à Illkirch à la Société alsacienne de construction mécanique (SACM) ; mais c'est aussi l'époque de la Colonie agricole, pénitencier pour mineurs.

En 1912, la gravière Gérig est exploitée et crée aussi de nombreux emplois, la commune s'équipe et se développe. Malheureusement la Seconde Guerre mondiale va décimer la commune, notamment lors du bombardement du 25 septembre 1944.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

L'après 1945 est synonyme à Ostwald de reconstruction. Les premiers logements sociaux apparaissent dès 1954 grâce à la Société de construction d'Ostwald (SCO), les maisons individuelles se multiplient, on compte près de 3 200 habitants en 1946.

Tout au long des années 1960, la commune s'étend et multiplie les infrastructures, le logement continue à évoluer et au début des années 1970, le quartier du Wihrel apparaît. Après la nouvelle mairie inaugurée au début des années 1950, ce sont de nouveaux équipements qui vont voir le jour de 1950 à nos jours : de nouvelles écoles, notamment le secteur Feil et l'école du Schloessel, mais aussi les crèches et halte-garderie au début des années 1980, et le collège Martin-Schongauer en 1976. Tout cela répond à des besoins que génère une population qui croît rapidement : de 3 584 habitants en 1954, on passe à 9 900 en 1982 et 10 820 en 1999.

De ce fait sont également renforcées les infrastructures sportives et culturelles avec le Centre sportif et de loisirs dans les années 1970, mais aussi la zone omnisports, le parcours de santé, les installations de tennis...

Enfin dans les années 1980, la commune se voit dotée d'une zone d'activités (« la Vigie ») qui compte aujourd'hui plus de 40 sociétés et en 1984 le Parc Club des Tanneries s'étend sur Ostwald. Le commerce intra-muros souffre de l'essor des grandes surfaces mais il y a actuellement près de 180 commerces, sociétés, artisans dans la ville.

Au niveau jeunesse rappelons au début des années 1990, l'ouverture du Point d'Eau et la création du Centre de loisirs municipal, qui offrent de nombreuses activités aux jeunes et aux enfants. Le Point d'Eau devient un lieu de spectacle de 160 à 300 places.

Enfin il y a la caractéristique d'un fort tissu associatif, sportif et culturel, avec une cinquantaine d'associations, dont une grande partie est fédérée autour d'Ostwald d'animation, et l'École municipale de musique.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Ostwald

Les armes d'Ostwald se blasonnent ainsi :
« D'azur aux trois fers de pique d'or. »[12].

Associations et clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • Badminton Club d'Oswald fondé en 1981
  • Club de Taekwondo d'Ostwald
  • Basket-ball Club d'Ostwald
  • Club de boxe française d'Ostwald
  • Club de natation d'Ostwald
  • Football Club Ostwald, fondé en 1948
  • Tennis Club du Parc d'Ostwald
  • Tennis de table Club d'Ostwald
  • OPALE (Ostwald Protection et Amélioration de L'Environnement)
  • Volley-ball Ostwald fondé en 1987.

Transport[modifier | modifier le code]

La ville d'Ostwald est desservie par la ligne B du tramway et les lignes de bus 13, 57 et 62 de la Compagnie des transports strasbourgeois.

Depuis le 30 janvier 2008, Ostwald dispose de trois stations de la ligne B du tramway de Strasbourg (du nord au sud) : Wihrel, Ostwald Hôtel de ville et Bohrie (depuis le 26 mai 2008).

La ligne 13 traverse verticalement la ville marquant huit arrêts aux stations (du nord au sud) : Whirel, Ostwald Hôtel de ville, Vernois Mangold, Ostwald Église, Ostwald Bellevue, Bâle, Pigeons et 23 novembre.

Les lignes 57 et 62 longent horizontalement la limite sud de la ville et marquent deux arrêts aux stations (d'ouest en est) : La Vigie et 23 novembre.

D'ici 2016 ou 2017, la ville devrait être reliée à Illkirch via une ligne du BHNS de Strasbourg.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
7 octobre 1945 7 mai 1953 Paul Oertel    
7 mai 1953 22 mai 1967 Léon Hoerle    
7 octobre 1967 26 mars 1977 Albert Laugel UDR  
26 mars 1977 5 décembre 1979 Jean-Pierre Kennel PS  
5 décembre 1979 5 juin 1991 André Fougerousse PS  
10 juin 1991 mars 2001 Jean-Marie Beutel PS  
mars 2001 mars 2008 Danielle Meyer-Traber UDF Professeure de religion
mars 2008 mai 2020 Jean-Marie Beutel[13] PS Retraité
mai 2020 En cours Fabienne Baas [14] SE Enseignante retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

La multinationale mexicaine de matériaux de construction, Cemex, y possède une unité de béton prêt à l'emploi.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[15],[Note 4]

En 2018, la commune comptait 12 586 habitants[Note 5], en augmentation de 5,54 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5846316577057788318349601 053
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
9139311 0481 4151 1831 1841 1911 2581 290
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4131 5751 6741 5571 8952 6373 0383 1553 584
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
4 8105 7178 6889 87610 19710 76110 66611 52712 714
2018 - - - - - - - -
12 586--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de l'Ile, hôtel et restaurant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ostwald : Illwickersheim zu Sankt Ostwald, éditions Coprur 1999, ouvrage collectif.
  • Fête du tricentenaire du rattachement de l'alsace à la France (1648-1948) et du centenaire de la révolution de 1848 - Commune d'Ostwald 11 juillet 1948, Imprimerie Geiger Illkirch.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/bas-rhin-67
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Strasbourg (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
  13. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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