Landersheim

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Landersheim
Image illustrative de l'article Landersheim
Blason de Landersheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Bas-Rhin
Arrondissement Saverne
Canton Saverne
Intercommunalité C.C. de la région de Saverne
Maire
Mandat
Chantal Reibel-Weiss
2014-2020
Code postal 67700
Code commune 67258
Démographie
Population
municipale
205 hab. (2013)
Densité 96 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 25″ N 7° 29′ 38″ E / 48.6903, 7.493948° 41′ 25″ Nord 7° 29′ 38″ Est / 48.6903, 7.4939
Altitude Min. 181 m – Max. 241 m
Superficie 2,13 km2
Localisation

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Landersheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Landersheim est cité au début du XIIe siècle dans le « Besitzverzeichnis der Abtei Mauersmünster » sous la dénomination « Lantheresheim » (= Wohnsitz des Lanther), puis au XIVe siècle sous le nom de « Lantersen », devenu « Landersche » dans le langage populaire. Landersheim appartient au Moyen Âge à la noblesse impériale de Basse Alsace, la « Reichsritterschaft ».

En 1595, les seigneurs de Mittelhausen possèdent la moitié de la localité jusqu’à leur extinction en 1634. Ils ont introduit la Réforme dans ce village, qui fut rattaché à la paroisse protestante de Zehnacker jusqu’en 1688. Les Holzapfel, qui possèdent la moitié du village en commun avec les nobles de Landsberg, héritent de la part des Mitteihausen en 1634. Ils réintroduisent la religion catholique en 1688. À la fin du XVIIe siècle, c’est la famille Weinemer, bourgeois de Strasbourg et Colmar, qui rachète les trois quarts du village ; le dernier quart appartenant toujours aux Holzapfel et en 1702, aux héritiers de Wangen. Cette situation dura jusqu’à la Révolution. Les biens de la famille de Wangen, considérés comme propriétés d’émigrés, sont cédés aux enchères comme biens nationaux ; des riches bourgeois de Strasbourg en devinrent les acquéreurs.

Une étude de J.-M. Boehler sur l’agriculture en Basse Alsace classe Landersheim parmi les villages dont la population autochtone possède le moins de terres en propriété personnelle (7 % contre 88 % aux privilégiés, fin XVIIIe siècle). Le village fait aujourd’hui partie du canton de Marmoutier et est une des plus petites communes du Kochersberg avec 188 habitants au recensement de 2010 pour une superficie de 210 hectares.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Landersheim

Les armes de Landersheim se blasonnent ainsi :
« Coupé : au premier d'argent aux deux pommes de gueules, tigées et feuillées de sinople, au second d'azur plain. »[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis 1973, Landersheim accueille le siège social d'Adidas France et un magasin d'usine de la marque. Le site, qui a compté jusqu'à 900 salariés dans les années 1980[2], emploie aujourd'hui 200 personnes. Début 2018, le siège social d'Adidas France quittera la commune pour s'installer au nouveau quartier d'affaires du Wacken à Strasbourg[3],[4].

Une agence de voyages et une entreprise de travaux agricoles sont également installées à Landersheim. Un cinquième de la population vit encore de l’agriculture, cinq exploitations agricoles dont une spécialisée dans la production de fromage de chèvre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Marc Diss[5]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 205 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
118 168 204 235 234 223 214 215 223
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
205 211 205 213 211 201 177 180 170
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
166 162 150 147 148 153 143 118 104
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
107 112 104 111 151 131 194 205 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • M. Horst Dassler fondateur d'Adidas France, fils d'Adi Dassler, fondateur d'Adidas.
  • L’abbé Denis Will, prêtre et homme politique, il est né à Landersheim le 8 septembre 1867. Il fait ses études au petit séminaire de Zillisheim, puis au Grand Séminaire de Strasbourg. Ordonné prêtre en 1892, il est nommé vicaire à Bischheim, puis à Sainte-Madeleine de Mulhouse et curé de Hœnheim en 1906. Il poursuit des études supérieures en Allemagne et soutient une thèse de doctorat en sciences politiques sur le droit de coalition en Alsace. Il est l’un des promoteurs du syndicalisme chrétien en Alsace et fut élu député au Reichstag pour la circonscription de Strasbourg-Campagne en 1907. Il est ensuite élu au Reichstag pour la circonscription de Sélestat où il siège à la commission du budget. Il meurt, curé de Hœnheim, en juillet 1912.
  • D’autres religieux originaires de Landersheim sont restés dans les mémoires collectives. Denis Will, oncle du susnommé, curé de Schwenheim, est né en 1830 et mort en 1899. Jacques Nonnenmacher, curé de Saessolsheim, est né en 1844 et décède en 1908. Le curé Holder, prêtre réfractaire à la Révolution, arrêté à l’autel pendant la célébration de la sainte messe, fut déporté à l’Île de Ré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  2. « 80 ans d'histoire agitée », article des DNA du 25 septembre 2015.
  3. « Adidas part à Strasbourg », article des DNA du 24 septembre 2015.
  4. « Premiers bureaux début 2018 », article des DNA du 22 janvier 2016.
  5. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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