Tunnel ferroviaire d'Arzviller

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Tunnel ferroviaire
d'Arzviller
Image illustrative de l’article Tunnel ferroviaire d'Arzviller
Portails ouest des tunnels ferroviaire et fluvial.
À gauche, un train EuroCity tracté par une BB 15000 ; à droite, le canal et l'ancienne voie étroite du chemin de halage.

Type Tunnel ferroviaire
Nom officiel Tunnel d'Arzviller
Géographie
Pays France
Région Grand Est
Département Moselle
Localité Arzviller
Itinéraire Ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville
Traversée Plateau lorrain
Altitude 260 m
Coordonnées 48° 43′ 29″ nord, 7° 09′ 24″ est
Exploitation
Trafic Voyageurs et fret
Caractéristiques techniques
Longueur du tunnel 2 678 m
Nombre de tubes 1
Nombre de voies par tube 2
Construction
Début des travaux 1843
Fin des travaux 1851
Ouverture à la circulation 1851

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Tunnel ferroviaire d'Arzviller

Géolocalisation sur la carte : Grand Est

(Voir situation sur carte : Grand Est)
Tunnel ferroviaire d'Arzviller

Géolocalisation sur la carte : Moselle

(Voir situation sur carte : Moselle)
Tunnel ferroviaire d'Arzviller

Le tunnel ferroviaire d'Arzviller est un tunnel long de 2 678 m, situé dans le département de la Moselle. Mis en service en 1851, c'est le premier et le plus long des six tunnels permettant à la ligne classique Paris – Strasbourg de franchir le massif des Vosges.

Il présente la particularité d'être jumelé au tunnel du canal de la Marne au Rhin[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le tunnel est le dernier maillon du franchissement des Vosges par la ligne Paris – Strasbourg, importante composante de l'« étoile de Legrand ». Œuvre de l'ingénieur Henri Navier, celle-ci a permis dès 1852 de relier la capitale et la gare de Paris-Est à l'ensemble du Nord-Est français, notamment Strasbourg. La maîtrise d'œuvre et l'exploitation ont été assurées par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, incorporée plus tard à la SNCF.

Venant de Metz, Adolf Hitler, chancelier du Reich, vint à Lutzelbourg le . Son train, blindé, fut alors stationné dans le tunnel, avant son retour à Berlin[2].

Le 12 juillet 1990 vers 18 h 30, un train de marchandises transportant des véhicules prend feu dans le tunnel. L'origine du sinistre est dû au coffre d'une voiture qui s'est soudainement ouvert et touchant ainsi la caténaire, provoquant un incendie. Cette caténaire est arrachée sur plus de 300 mètres ; la locomotive s'arrête à l'extérieur du tunnel, mais les wagons sont bloqués à l'intérieur. Les pompiers de Sarrebourg, Phalsbourg et Lutzelbourg parviennent à maîtriser le feu, et ledit tunnel est rouvert vers 22 h 30.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] La fiche du Tunnel ferroviaire d'Arzviller sur l'inventaire des tunnels ferroviaires français, consulté le 7 février 2017.
  2. « Visite inopinée », article du Républicain lorrain,  ; lire (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Linard, Sarrebourg parle de sa gare : Sarrebourg, Moselle, Sarrebourg : Société d'histoire et d'archéologie de Lorraine, impr. 2008, coll. « Documents / Société d'histoire et d'archéologie de Lorraine », 1998 [mis à jour en 2007], 191 p. (ISBN 9782909433424).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]