Lingolsheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune du Bas-Rhin
Cet article est une ébauche concernant une commune du Bas-Rhin.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Lingolsheim
La mairie.
La mairie.
Blason de Lingolsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Strasbourg
Canton Lingolsheim
Intercommunalité Strasbourg Eurométropole
Maire
Mandat
Yves Bur
2014-2020
Code postal 67380
Code commune 67267
Démographie
Population
municipale
17 622 hab. (2014)
Densité 3 097 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 29″ nord, 7° 41′ 01″ est
Altitude Min. 139 m – Max. 150 m
Superficie 5,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Lingolsheim

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Lingolsheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lingolsheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lingolsheim

Lingolsheim [liŋgɔlsaɪm] Lengelse en alsacien) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, région administrative Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, au sud de Strasbourg.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle est accolée à Strasbourg (quartier de la Montagne Verte) et aux villes d'Eckbolsheim, d'Entzheim, de Geispolsheim, d'Holtzheim, Ostwald qui font comme elle partie de la Communauté urbaine de Strasbourg.

Transports[modifier | modifier le code]

Arrêt Lingolsheim Tiergaertel de la ligne B du tramway de Strasbourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site préhistorique de Lingolsheim[1] est d'une grande richesse. Les archéologues ont découvert de nombreuses nécropoles nous renseignant non seulement sur les rites funéraires, mais également sur les populations et leurs traditions. Toutes les périodes sont représentées : Paléolithique, Néolithique ou encore âge du bronze.

L’abondance des vestiges retrouvés entre 1910 et 1936 par l’archéologue Robert Forrer, ancien directeur du musée archéologique de Strasbourg, s’explique par l’exploitation des sous-sols par les nombreuses sablières de Lingolsheim et des environs.

Des Romains au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Si les vestiges de l’époque romaine sont rares, ceux du haut Moyen Âge sont plus nombreux. Un cimetière mérovingien a livré huit tombes datant des VIe et VIIe siècles apr. J.-C.

Le nom de la ville est mentionné pour la première fois sous le nom de Lingolsvesheim au XIIe siècle, transformé en Lingolsvisheim ou encore Lingolslzheim. C’est en 1620 qu’apparaît le nom Lingolsheim.

Au Moyen Âge, le village fut victime de la guerre des Paysans de 1525 et de deux incendies qui détruisirent tout sur leur passage, le premier en 1621 lors de la guerre de Trente Ans, le second lors de la bataille d’Entzheim en 1674.

Le village connut également son heure de gloire à partir du XVe siècle grâce au pèlerinage des Trois Croix fréquenté jusqu’à la Réforme.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Lingolsheim vers 1900.

À la suite de la défaite de 1871, les Allemands annexent l’Alsace. La ville se modernise rapidement. Essor démographique, mutations économiques et urbanisation caractérisent cette période.

Cette modernisation a, en partie, été rendue possible par l’installation, à la fin du XIXe siècle, des tanneurs Adler-Oppenheimer et le développement fulgurant de l’entreprise. La ville devient « métropole du cuir » (voir liens externes). 2 000 ouvriers sont employés par l’entreprise en 1914.

Après la Première Guerre mondiale, l’Alsace est à nouveau française, l’entreprise est reprise par les Tanneries de France.

C’est également de cette époque que date le développement des sablières. Les sols de Lingolsheim, riches en sable rouge et blanc, sont exploités intensivement dès la fin du XIXe siècle.

La guerre[modifier | modifier le code]

Si Lingolsheim fut peu touchée pendant la guerre de 1914-1918, il n’en fut pas de même lors de la Seconde Guerre mondiale. Les Tanneries, devant le danger imminent, sont évacuées à Rennes où elles resteront jusqu’à la fin des hostilités. Lingolsheim est incorporé au Großstraßburg à l’automne 1940. Les bâtiments des Tanneries sont transformés en un important atelier de réparation de chars. Lingolsheim est victime de plusieurs bombardements. Au cours des années 1960 a eu lieu la construction de grands ensembles, classés comme zone urbaine sensible.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Lingolsheim

Les armes de Lingolsheim se blasonnent ainsi :
« D'argent à la croix pattée alésée de gueules. »[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 juin 1995 Bernard Baehr    
juin 1995 en cours Yves Bur[3] UDF puis UMP Député (1995-2012)
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

La multinationale mexicaine de matériaux de construction, Cemex, y possède une unité de béton prêt à l'emploi.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 17 622 habitants, en augmentation de 5,41 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
520 555 669 738 887 880 850 1 005 1 050
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 080 1 157 1 231 1 341 1 442 1 436 1 473 1 707 1 784
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 879 1 995 2 298 2 256 2 938 3 631 4 687 4 802 5 236
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
7 738 8 287 10 479 14 688 16 480 16 860 16 784 16 703 17 622
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Un établissement privé de l'enseignement supérieur se situe sur le parc d'activité dit : Parc Club des Tanneries. Il s'agit d'une antenne du groupe Cesi, une école d'ingénieur[7].

Enseignement secondaire et primaire[modifier | modifier le code]

La ville possède 5 écoles maternelles et 5 écoles élémentaires, chacune offrant un service de restauration scolaire et de garderie et 2 collèges d’enseignement secondaire. Elle possède un 1 site bilingue franco-allemand permettant une formation dans les deux langues, de la maternelle au collège[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marion Lichardus-Itten, Die Gräberfelder der Grossgartachen Gruppe im Elsass, Bonn, 1980. Jan Lichardus et al., La protohistoire de l'Europe, le néolithique et le chalcolithique entre la Méditerranée et la mer Baltique, PUF, 1985. Christian Jeunesse, Pratiques funéraires au néolithique ancien. Sépultures et nécropoles danubiennes (5500-4900 av. J.-C.), Errance, 1997.
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Groupe Cesi, le centre strasbourgeois consulté sur le site www.cesi.fr, le 22 mars 2011
  8. Fiche d'identité de Lingolsheim consulté sur le site www.lingolsheim.fr, le 22 mars 2011