Pfastatt

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Pfastatt
Pfastatt
L'église Saint-Maurice de Pfastatt.
Blason de Pfastatt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Mulhouse
Intercommunalité Mulhouse Alsace Agglomération
Maire
Mandat
Francis Hillmeyer
2020-2026
Code postal 68120
Code commune 68256
Démographie
Population
municipale
9 656 hab. (2018 en augmentation de 2,44 % par rapport à 2013)
Densité 1 843 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 11″ nord, 7° 18′ 09″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 265 m
Superficie 5,24 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Mulhouse
(banlieue)
Aire d'attraction Mulhouse
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Kingersheim
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web pfastatt.fr

Pfastatt [pfaʃtat] est une commune de la banlieue de Mulhouse[1] située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Pfastattois et les Pfastattoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

La commune de Pfastatt s'étend de part et d'autre de la colline du Haulacker, appelée à tort la dernière colline des Vosges, car on ne trouve ni grès ni granit dans le sol ou le sous-sol local. Il s'agit, en réalité, d'une colline d'origine éolienne, formée de lœss et de glaise. Le versant Ouest de cette colline est à rattacher géologiquement au bassin potassique. Le versant Est s'ouvre sur la plaine d'Alsace. La Doller et ses affluents, le Dollerbaechlein et le Steinbaechel, traversent Pfastatt.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l'autoroute A36 (axe Belfort-Mulhouse Sortie 17) qui permet de gagner l'EuroAirport en 30 minutes, et par le réseau de bus de l'agglomération mulhousienne (lignes 23, 12 et 61) qui permet de rejoindre la gare centrale de Mulhouse et celle de Lutterbach.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pfastatt
Richwiller Richwiller Mulhouse quartier de Bourtzwiller
forêt du Nonnenbruch Pfastatt Mulhouse quartier de Bourtzwiller
Lutterbach Mulhouse quartier de Dornach Mulhouse

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pfastatt est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mulhouse, une agglomération intra-départementale regroupant 20 communes[5] et 246 692 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (61,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (45 %), forêts (21,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (16,6 %), zones agricoles hétérogènes (13,2 %), terres arables (3,2 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Pfastatt (Pfoscht en alsacien) apparaît sous la forme Pfaffen Statten au cours du XIIIe siècle, ce qui pourrait se traduire par « l'emplacement des prêtres »[12], mais la colline du Haulacker est habitée depuis l'Antiquité et le nom actuel serait en réalité lié à une remotivation assez tardive.
En effet, en 790, le site s'appelle Findstatinse, germanisation du locus celte vindo- (blanche) -ialos (la clairière), autrement dit : la clairière blanche[13].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Durant l'Époque gauloise, les Séquanes occupent la colline du Haulacker. La rue de la République est une voie de communication importante reliant Illzach aux Vosges.

Selon Jean-Georges Samacoitz[14], Pfastatt aurait été le site de l'affrontement entre Jules César et le Germain Arioviste, relaté au début de la guerre des Gaules (Bataille de l'Ochsenfeld). Les Romains installeront, après la conquête de la Gaule, un poste d'observation et des écuries sur la colline du Haulacker. De nombreux vestiges datant de cette époque ont été découverts entre 1912 et 1939.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 728, Pfastatt est mentionné comme un hameau rattaché à l'abbaye de Murbach. C'est en 1270 que les chevaliers de Hus reçoivent le village de Pfastatt des Habsbourg. Ils bâtissent un château au lieu-dit Pfastatt le Château.

En 1454, quatre ans après que le théologien Jean Vinetti ait fait entrer la sorcellerie, la femme Kelling est condamnée pour sorcellerie[15].

Période moderne[modifier | modifier le code]

La presse d'impression sur étoffes, vestige de l'usine Texunion.

En 1628, durant la guerre de Trente Ans, le village est détruit par le feu.
En 1753, sur décision de l'évêque de Bâle, Pfastatt devient une paroisse à part entière (elle était précédemment rattachée à Lutterbach)[16].
Auguste Lalance[17], Henry Haeffely et Gustave Schaeffer fondent les Établissements d'impression, de teinture et de blanchiments de Pfastatt, dans l'enceinte de l'ancien château en 1870.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , les ouvriers de l'usine Haeffely se mirent en grève pour réclamer une augmentation de salaire. Ils ne gagnaient que 2 francs (l'équivalent de 20 euros actuel) par jour pour onze heures de travail. Le patron -et châtelain- de Pfastatt leur avait répondu qu'ils devaient faire des heures supplémentaires et fit appel aux soldats pour garder l'usine. Le procureur impérial écrivit "La grève est le résultat d'une transformation latente qui s'est opérée peu à peu dans l'esprit des ouvriers. (...) Aujourd'hui la rupture est consommée. Il y a deux classes en présence." (Source Archives départementales du Haut-Rhin, La révolution industrielle en Alsace)

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand lance une action de défrancisation de la commune, avec comme première mesure l'interdiction de l'usage de la langue française dans la vie publique, voire privée. Les noms des rues principales de la commune changent : la rue de la république devient la rue Adolph Hitler et la rue de Richwiller la Hermann-Goering Strasse. Les livres français sont ramassés et brûlés. La communauté juive est expulsée, ses locaux sont pillés. En , 27 familles connues pour leurs sentiments patriotiques sont envoyées vers la « France de l'intérieur ». Ces brimades ont pour effet d'accélérer la structuration d'un réseau de résistance (le réseau Wodli), actif jusqu'à la libération[18]. Le , après deux mois de combats acharnés, Pfastatt et Lutterbach sont libérés par le 23e RIC.

Plus récemment, le , la fermeture de l'usine DMC - Texunion de Pfastatt (311 salariés) laisse une friche industrielle de 33 ha[19].

En 2004, la réhabilitation de la friche industrielle laissée par Texunion débute. Le Domaine de la Cotonnade devrait à terme permettre à la commune d'accroître sa population de 25 %.

Le , vers 19 heures, un incendie se déclare à l'hôpital de Pfastatt. Le bilan est lourd (quatre morts).

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Pfastatt

Les armes de Pfastatt se blasonnent ainsi :
« D'azur au mors de cheval d'argent, à la gourmette de même. »[20]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Henry Haeffely est maire de Pfastatt, du au , puis jusqu'au

alternative à l'image
Mairie de Pfastatt.
Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Joseph Weiss    
André Lichtlé    
En cours
(au 4 juillet 2020)
Francis Hillmeyer [23]
Réélu pour le mandat 2020-2026
UDF puis
NC-UDI
Journaliste
Député de la 6e circonscription du Haut-Rhin (2000 → 2017)
Les données manquantes sont à compléter.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Pfastatt[Note 3].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Pfastatt s'établit à 9 004 000  en dépenses et 9 575 000  en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 4] se répartit en 6 554 000  de charges (720  par habitant) pour 7 104 000  de produits (780  par habitant), soit un solde de 550 000  (60  par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 5] pour 2 978 000  (45 %), soit 327  par habitant, ratio inférieur de 36 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (513  par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 327  par habitant en 2013 et un maximum de 359  par habitant en 2011 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 6] pour un montant de 3 605 000  (51 %), soit 396  par habitant, ratio inférieur de 12 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (448  par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 348  par habitant en 2010 et un maximum de 467  par habitant en 2009.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Pfastatt[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 7] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 8] pour 1 989 000  (81 %), soit 218  par habitant, ratio inférieur de 43 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (385  par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 153  par habitant en 2010 et un maximum de 244  par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 9] pour un montant de 461 000  (19 %), soit 51  par habitant, ratio inférieur de 35 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (79  par habitant).

Les ressources en investissement de Pfastatt se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour une somme de 900 000  (36 %), soit 99  par habitant, ratio supérieur de 24 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (80  par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0  par habitant en 2010 et un maximum de 103  par habitant en 2012 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour 177 000  (7 %), soit 19  par habitant, ratio inférieur de 54 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (41  par habitant).

L'endettement de Pfastatt au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 10], l'annuité de la dette[Note 11] et sa capacité de désendettement[Note 12] :

  • l'encours de la dette pour une valeur totale de 5 474 000 , soit 601  par habitant, ratio inférieur de 32 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (881  par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 491  par habitant en 2010 et un maximum de 619  par habitant en 2012[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une somme de 652 000 , soit 72  par habitant, ratio inférieur de 36 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (112  par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 68  par habitant en 2011 et un maximum de 87  par habitant en 2009[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de 1 098 000 , soit 121  par habitant, ratio inférieur de 33 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (181  par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 66  par habitant en 2010 et un maximum de 180  par habitant en 2011[A2 6]. La capacité de désendettement est d'environ 4 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 2 années en 2000 et un maximum d'environ 13 années en 2007.

Relations avec les autres communes[modifier | modifier le code]

Jusqu'au , la commune ne faisait partie d'aucune communauté de communes. La création de la M2A a favorisé l'intercommunalité.

Jumelage avec Drapeau de la France Cascastel-des-Corbières, département de l'Aude (France) depuis le [24].

Plan de Prévention des Risques Naturels et Technologiques[modifier | modifier le code]

Sur les 30 dernières années, la commune a été frappée par 3 évènements reconnus comme catastrophes naturelles : du 09/04/1983 au 10/04/1983 des inondations et coulées de boue[25], du 25/12/1999 au 29/12/1999 des inondations, coulées de boue et mouvements de terrain[26] et le 15/11/2012[27].

Tout comme les autres communes de la couronne mulhousienne, Pfastatt connaît un risque sismique modéré.

Enfin parmi les risques technologiques, la gare de marchandises de Mulhouse Nord située en partie sur le ban communal sert au transport de matières dangereuses issue ou à destination des industries chimiques de la région ce qui a entraîné la mise en place d'un plan de prévention. Les autres risques ne concernent qu'une partie du ban communal : le barrage de Michelbach sert de réservoir d'eau potable pour toute l'agglomération et sa rupture pourrait inonder les quartiers de la Cotonnade et du Fehlaker, riverains de la Doller. La colline du Haulacker est traversée par d'anciennes galeries qui ne sont plus toutes entretenues. En 2016, l'une d'elles est à l'origine d'un fontis qui amène la municipalité à réaliser d'importants travaux routiers dans le quartier de la tuilerie[28]. De même, Les quartiers ouest de la ville sont en limite du bassin potassique[29]. Tous ces risques font l'objet d'un plan de prévention.

Du Plan d'Occupation des Sols (POS) au Plan Local d'Urbanisme (PLU)[modifier | modifier le code]

La révision du POS et sa transformation en PLU a démarré début 2013 et donné lieu à une réunion d'information publique en mairie en .

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[31].

En 2018, la commune comptait 9 656 habitants[Note 13], en augmentation de 2,44 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5826227347549801 1041 2111 2431 208
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 2561 3811 5511 6481 8142 0002 1212 2822 414
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7263 0043 2163 4683 9374 2254 0953 4634 591
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5 2095 9866 3536 2478 0617 9468 3568 4138 471
2013 2018 - - - - - - -
9 4269 656-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La vitalité économique de la commune dépend depuis toujours de celle de Mulhouse, ville-centre de l'unité urbaine du même nom. Ainsi, sous l'Ancien Régime, de nombreux Pfastattois partageaient leurs journées entre la culture des champs et le tissage et « exportaient » leur production à Mulhouse où elle était imprimée et commercialisée par les drapiers locaux. Le Seigneur de Pfastatt savait en outre se montrer très tolérant lorsqu'il s'agissait d'accueillir des minorités religieuses capables d'enrichir son domaine. Au XIXe siècle, Pfastatt devient un centre de production textile (et le restera jusqu'à la fermeture des usines Texunion), ce qui favorise l'installation de l'industrie chimique (site Rhodia fermé en 2008) et électrique et mécanique. La zone d'activité située sur les rives de la Doller accueille aujourd'hui des PME. L'entreprise la plus importante est Plastic Omnium Clean Energy Systems (équipementier automobile fournissant les usines Stellantis de Mulhouse et Sochaux, ainsi que l'usine Renault-SOVAB de Batilly). On compte également la biscuiterie Albisser (PME fondée en 1946) qui a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires d'1,2 million d'euros[34].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Pfastatt est rattachée à l'Académie de Strasbourg. En 2009, ce sont 1078 élèves qui sont scolarisés dans l'une ou l'autre écoles de la commune.

Pfastatt dispose de 3 écoles maternelles (Fehlacker, J.J. Walz et école maternelle du centre), de 2 écoles primaires (Fehlacker et école du centre) et d'un collège (Collège Katia et Maurice Krafft)[35].

Une centaine d'enfants suivent l'enseignement bilingue proposée par la commune de la petite section de maternelle au CM2. Les adolescents souhaitant poursuivre dans cette voie sont ensuite scolarisés à Lutterbach. L'école primaire du centre dispose d'une chorale depuis de nombreuses années. Le collège a ouvert en 2009-2010 une section JSP (jeunes sapeurs-pompiers).

Depuis 1987, la halte garderie la Ribambelle accueille les enfants entre 10 semaines et 4 ans. 20 places sont réservées à un accueil régulier (type crèche), 10 places à un accueil temporaire sur réservation.

Sports et culture[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une vie locale plutôt riche dans ce domaine compte tenu de sa taille et compte plus d'une cinquantaine d'associations et d'organisations aux centres d'intérêt très divers, parmi lesquels :

  • l'UMP / Union Musicale de Pfastatt, école de musique et harmonie (la doyenne des associations de la commune) ;
  • la MJC / Maison pour tous (danse, théâtre, gymnastique, yoga, poterie, peinture, accueil péri-scolaire et centre de loisirs) ;
  • l'office municipal des sports et des loisirs (stages multi-sport durant les vacances scolaires, fête de la musique, , marché aux puces, concerts de jazz en été) ;
  • la société Espérance (musique et une équipe de Gymnastique Rythmique de niveau national) ;
  • le club de Karaté DO et de Taï Jitsu ; le club de judo ;
  • la société d'arboriculture qui gère le verger école ;
  • le basketball, le handball (HBC Pfastatt), le volleyball (VBC) et le football (FCP) ;
  • l'amicale des donneurs de sang (qui organise une collecte tous les 2 mois) ;
  • l'association des pêcheurs à la ligne ;
  • les mercredis des neiges (journées de ski en saison et bourse aux vêtements en novembre) ;
  • les jardins collectifs Schoff ;
  • l'association générale des familles (Bourses de vêtements et de jouets et aides aux adhérents dans leurs démarches administratives) ;

Pfastatt possède une bibliothèque municipale et une ludothèque, mais aussi des carnavaliers qui maintiennent la tradition des cliques : les Spackwagges et les « D’Pfâscht Trummler ». Le festival de théâtre Môm'en Scène est organisé tous les ans par la MJC pour les comédiens de 6 à 20 ans vers la mi-juin : durant 3 jours, plus de 40 représentations sont données sur la commune par près de 200 comédiens.

Cultes[modifier | modifier le code]

Outre la paroisse catholique Saint-Maurice, on trouve à Pfastatt une communauté mennonite[36] et son église évangélique. Une communauté juive s'était installée à Pfastatt, à la suite de l'interdiction faite aux juifs de résider à Mulhouse intra-muros. Cette communauté y avait construit une maison de retraite et une synagogue. La synagogue a été détruite à la fin de la 2e guerre mondiale. La chapelle réformée Saint-Marc (située à la limite de Pfastatt sur le ban communal de Mulhouse Bourtzwiller) accueille les protestants réformés. La paroisse de Mulhouse-Pfastatt de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est implantée à Pfastatt.

Équipements de santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital de Pfastatt comprend trois pôles d'activités cliniques : - un pôle de médecine polyvalente comptant un plateau médico-technique (polyclinique et radiologie) et une consultation de la douleur ainsi qu'un service de médecine polyvalente à orientation gériatrique, - un pôle de gériatrie(service de soins de suite et de réadaptation, un hôpital de jour de gériatrie et une équipe mobile de soins palliatifs) - un pôle d'addictologie clinique. Il gère également un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) réparti sur deux sites : le Home Haeffely et les Roseaux. (Home Haeffely voisin qui doit son nom à l'un des fondateurs de l'ancienne usine textile de la commune). Il comprend également une Pharmacie à Usage Intérieur. L'amicale des donneurs de sang organise tous les 2 mois (en général le mardi après-midi) une collecte à la salle culturelle du foyer Saint-Maurice.

Marché[modifier | modifier le code]

La tentative d'implanter un marché hebdomadaire à côté de la mairie s'est soldée par un échec. Une fois l'an, la municipalité organise une grande brocante qui n'est ouverte qu'aux non professionnels. Parmi les autres manifestations annuelles, on peut citer le marché de Noël qui se tient chaque année aux abords du foyers Saint-Maurice et la « Zwatschgawayafast »[37] du mois de septembre dont 2009 marquait la trentième édition. Enfin, le foyer Saint-Maurice accueille régulièrement des bourses où l'on vend des articles d'occasion (vêtements, périculture, articles de sport d'hiver).

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

  • Recyclage : il n'y a pas de collecte selective sur la commune. En revanche, les habitants peuvent apporter volontairement le papiers, le PET et le verre dans l'un des nombreux points tris. De plus, ils ont accès à la déchèterie de la rue de la ferme ouverte du lundi au samedi et aux autres déchèterie du SIVOM de l'agglomération mulhousienne. Jusqu'en 2010, des bennes réparties sur la commune permettaient aux habitants de se débarrasser des encombrants. Malheureusement, l'attitude peu scrupuleuse de certains (dépôts de produits polluants et dangereux tel l'amiante, des vieux pneus, des bonbonnes de gaz)[38] a eu raison de ce service.
  • Arboriculture : Une démonstration de taille des arbres fruitiers (formation et fructification) a lieu au verger école chaque 2e dimanche du mois de janvier à mars de 9 h 30 à 11 h 30. On y donne également des conseils sur les traitements phytosanitaires.
  • Espaces naturels classés : Depuis , l'enclave de la forêt de Nonnebruch située sur la commune de Pfastatt est classée forêt de protection[39].
Arbre bicentenaire de la Forêt du Nonnenbruch.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Entrée d'une cave à champagne à Pfastatt en septembre 2009.

Il ne reste aucun vestige du château médiéval et la présence d'une importante industrie textile du XIXe siècle au début du XXIe siècle n'a laissé pour trace qu'une presse pour l'impression des étoffes sur un rond-point à l'entrée de la commune, quelques maisons de maîtres et une ferme alsacienne (annexe de la teinturerie). L'église Saint-Maurice est une église néo-romane de 1867. On y donne régulièrement des concerts. La mairie a été construite à la fin du XIXe siècle durant l'occupation allemande.

Parmi les curiosités locales, sont à signaler :

  • un chêne remarquable : cet arbre âgé de plus de 200 ans est situé dans le bois de Nonnenbruch, sur le ban communal de Pfastatt[40] ;
  • les caves à champagne : ces galeries ont été creusées à l'origine par les brasseurs de Lutterbach dans la colline du Haulacker. Elles servirent à affiner du moût de raisin entre 1870 et 1914, puis d'abris pour la population durant la seconde Guerre mondiale. Très instables, elles ont été partiellement cartographiées depuis 2002 et ne sont pas ouvertes au public ;
  • un calvaire daté de 1886 à l'angle de la rue de la Plaine et de la rue de Richwiller, avec une inscription en allemand (un autre témoin de la période 1870-1918 où l'Alsace avait été annexée par l'Empire allemand).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Les volcanologues Katia Krafft et Maurice Krafft ont habité Pfastatt et laissé leur nom au collège de la commune.
  • Eugène Lacaque, graveur de timbres-poste, est décédé à Pfastatt en 2005.
  • Sébastien Burtz, le fondateur de Bourtzwiller, fut aussi le premier maire de Pfastatt dont il était natif.
  • Denise Ferrier, qui s'illustra lors de la libération de la commune (1945) et décéda quelques semaines plus tard à Richwiller.
  • L'ornithologue et militant associatif Daniel Daske (1940-2019), fondateur de la Fédération des conservatoires d'espaces naturels et son épouse la dessinatrice naturaliste Christiane Boeglin Daske (1937-2019) ont habité Pfastatt jusqu'à leur décès[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Pfastatt. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  4. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  5. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  6. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  7. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  8. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  9. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  10. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  11. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  12. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dettecapacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Pfastatt.
  13. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes constituant l'agglomération mulhousienne (Mulhouse + Banlieue) sur le site de l'INSEE
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Mulhouse », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. La racine Pfaff se retrouve dans d'autres toponymes alsaciens dont Pfaffenheim
  13. Lieux dits, dictionnaire étymologique et historique des noms de lieux en Alsace Michel Paul Urban Editions du rhin 2003
  14. Jules César à Pfastatt, carnets secrets de la guerre des Gaules, éditions Oberlin 2004
  15. « La chasse aux sorcières ».
  16. http://www.histoire-lutterbach.com/pdf/De%20la%20guerre%20de%20Trente%20Ans%20à%20la%20Révolution%20Française1.pdf
  17. « Lalance, Auguste (1830-1920) - Patrons de France », sur http://sippaf.ish-lyon.cnrs.fr, CNRS / ENS-LSH / Université Lumière Lyon2, (consulté le ).
  18. Pfastatt dans la tourmente 1940-1944. Archives de la ville de Mulhouse
  19. « Alsace : DMC ferme le site textile de Texunion », Les Echos, no 18131,‎ , p. 26 (lire en ligne).
  20. « Archives Départementales du Haut-Rhin »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  21. archives départementales du Haut-Rhin
  22. La ville est rattachée à Mulhouse par les autorités d'occupation.
  23. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  24. « Pfastatt - Le jumelage du cœur avec Cascastel », sur http://www.lalsace.fr, L'Alsace, (consulté le ).
  25. J.O. du 24/06/1983 (Arrêté du 21/06/1983).
  26. Arrêté du 29/12/1999 publié au JO du 30/12/1999
  27. Arrêté du 11/1/2005 (JO du 15/01/2005).
  28. « Un trou dans la chaussée à Pfastatt », lalsace.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. http://www.annuaire-mairie.fr/ville-pfastatt.html
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  36. EEM-Pfastatt, « Église Évangélique Mennonite de Pfastatt », (consulté le )
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  38. Pastatt info n°98 ISSN 0998-0474
  39. http://legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000803260
  40. carte IGN 3720 ET
  41. « Décès : Daniel Daske, ancien président d'Alsace Nature 68 », l'alsace,‎ .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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