Benfeld

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Benfeld
Image illustrative de l'article Benfeld
Blason de Benfeld
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Erstein
Intercommunalité C.C. du canton d'Erstein
Maire
Mandat
Jacky Wolfarth
2014-2020
Code postal 67230
Code commune 67028
Démographie
Gentilé Benfeldois, Benfeldoises
Population
municipale
5 708 hab. (2014 en augmentation de 0,85 % par rapport à 2009)
Densité 733 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 17″ nord, 7° 35′ 35″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 162 m
Superficie 7,79 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.benfeld.fr/

Benfeld (en alsacien Bànfàld) est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Elle constitue l'un des pôles d'emplois entre Sélestat au sud et Strasbourg, situé plus au nord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

Benfeld, située au sud de Strasbourg, est une des « Portes du Ried », zone humide à la richesse écologique de premier plan. Le bourg centre du canton de Benfeld s'est développé à l'ouest de l'Ill.

Le 11 décembre 1970, un camion-citerne appartenant à la société ONATRA, et transportant du tétrachlorure de carbone, se coucha et déversa accidentellement son contenu à la sortie Nord de Benfeld. Environ 4 000 litres de ce produit ne purent être récupérés et s’infiltrèrent dans la nappe phréatique ello-rhénane[1]. Pour l'instant, la pollution semble contenue entre Benfeld et Erstein. Selon l'association Robin des Bois, la pollution continue vers le nord, et menace l'alimentation en eau potable de Strasbourg[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Benfeld provient de l'installation de colonies romaines ne trouvant plus de place à l'intérieur du campement romain d'Ellelum ou Helvetum (Ehl) qui fut détruit par les Vandales en janvier 407. La ville gallo-romaine ne sera pas reconstruite et plus tard, on en réutilisa les pierres pour construire le village de Benaveldim[3].

Benfeld est mentionnée dans une charte de l'évêque Eddin du diocèse de Strasbourg, en 769, l'appelant « villa Benveltin ». Un autre évêque fit construire une enceinte fortifiée et l'empereur Albrecht I lui conféra le titre de ville en 1306. En 1349, Benfeld est le lieu de rencontre des dix villes libres d'Alsace, la Décapole, de la ville de Strasbourg et des Seigneuries pour délibérer des mesures à prendre à la suite de l'épidémie de peste. En 1394, la cité est donnée en gage à la ville de Strasbourg à la suite des dépenses inconsidérées de l'évêque Guillaume de Diest pour une période de dix ans. Faute de remboursement le pacte fut reconduit et ce n'est que 115 ans plus tard que l'évêque Guillaume de Hohnstein réussit à récupérer les biens du bailliage. Benfelden, forteresse revient en 1537 aux Princes-Évêques de Strasbourg et en 1580 devient le chef-lieu du bailliage épiscopal précédemment situé à Bernstein[4].

  • Pendant la guerre de Trente Ans, à la fin du mois d'août 1632, les forces suédoises commandées par le maréchal Horn et le rhingrave Othon-Louis, comte de Salm, franchirent le pont entre Kehl et Strasbourg puis enlevèrent Obernai et Erstein. Ayant récupéré les pièces d'artillerie de Strasbourg les Suédois mirent le siège devant la forteresse épiscopale de Benfeld[5]. Défendue par ses habitants et Louis Zorn von Bulach, la ville résiste pendant 66 jours au siège qui avait débuté le 16 septembre 1632.
  • Après la reddition de la ville, les Suédois occupèrent Benfeld qui sera le quartier général de l'Armée suédoise du 9 novembre 1632, jusqu'en 1650 à la suite de la signature du traité de Westphalie. Les fortifications sont détruites selon les termes du traité sous les ordres du colonel Moser et Benfeld fête sa libération le 20 septembre 1650.

Il existe actuellement encore deux rues rappelant les anciennes fortifications, la rue de Petit-Rempart et la rue du Grand-Rempart[6].

La commune a été décorée, le 12 février 1949, de la Croix de guerre 1939-1945[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Benfeld

Les armes de Benfeld se blasonnent ainsi :
« D'azur à la bande d'argent chargée de trois étoiles de six rais de gueules. »[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Portail de l'hôtel de ville (1619).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1977 Roger Gsell DVD  
1977 1983 Bernard Steyert DVD  
1983 1989 Robert Muckensturm DVD  
1989 2001 Roland Brendlé UDF Conseiller général
2001 2002 Marc Wilhelm    
2002 2008 Robert Lustig DVD  
mars 2008 juillet 2012 André Wetzel[9] DVD  
2012 en cours Jacky Wolfarth DVD Professeur
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[10] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 252 000 , soit 737 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 907 000 , soit 504 par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 2 963 000 , soit 513 par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 3 148 000 , soit 545 par habitant ;
  • endettement : 5 114 000 , soit 886 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,46 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,97 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 57,38 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2014, la commune comptait 5 708 habitants[Note 1], en augmentation de 0,85 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : +1,68 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 309 1 220 1 188 1 794 2 230 2 555 2 688 2 807 3 001
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 926 2 745 2 757 2 603 2 635 2 797 2 544 2 324 2 479
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 388 2 466 2 640 2 518 2 655 2 741 2 838 2 588 2 886
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 449 3 441 3 798 4 451 4 330 4 878 5 260 5 315 5 667
2014 - - - - - - - -
5 708 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Tour du Jacquemart.
Le jacquemart.

L'hôtel de ville[modifier | modifier le code]

Il date de 1531 ; la tour latérale avec son horloge à automates (jacquemarts) a été ajoutée en 1619[15],[16].

L'église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

L'église épiscopale date de l'époque mérovingienne (762). Une reconstruction eut lieu en 1352 dont subsiste le chœur. La nef et le clocher ont été remaniés aux XVIIIe et XIXe siècles. Des sarcophages mérovingiens datant de l'église primitive ont été découverts sous les fondations de l'église actuelle. L'église fut remaniée en 1754, le chœur gothique a été conservé et la nef reconstruite en 1840 en style néoclassique. L'église abrite entre autres des fonts baptismaux de la fin du XVe siècle provenant du couvent de Ehl[17].

L'orgue est de Georges et Curt Schwenkedel, 1954[18].

La synagogue[modifier | modifier le code]

La synagogue, construite en 1846 et agrandie en 1875, inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 8 octobre 1984[19],[20].

Ses orgues sont de Charles et Edgard Wetzel (1895)[21].

Article détaillé : Synagogue de Benfeld.

Le temple[modifier | modifier le code]

Temple construit en 1866 d'après un projet d'Antoine Ringeisen[22],[23],[24].

Le collège[modifier | modifier le code]

Le collège Robert-Schuman est situé rue du Luxembourg et accueille environ 700-900 élèves[34].

La gare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Benfeld.

Benfeld possède une gare desservie par le TER Alsace.

Industrie[modifier | modifier le code]

  • Socomec, entreprise spécialisée dans les onduleurs et armoires électriques, a son siège social et deux usines, ainsi qu'un centre de cistribution d'une superficie de six mille mètres carrés destiné au stockage.
  • Les laboratoires de PCB Création sont spécialisés dans les décors alimentaires.
  • SECOME SAS conçoit et réalise des moyens de productions pour la transformation du métal en feuille ; ADEcut, sa société sœur, met en œuvre ces moyens (outillage de presse) en produisant des pièces métalliques.
  • Édifice industriel dit Centre de fermentation des tabacs[35],[36].
  • Moulin du Muhlbach[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'Établissement d'hydrothérapie du docteur Sieffermann à Benfeld (Frédéric Lix, 1889).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

L'horloge de Benfeld

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. fiche BASOL des sols pollués ministère de l'environnement.
  2. La France toxique association Robin des Bois page 84 (ISBN 978-2-0813-6379-3)
  3. La ville de Benfeld de 1592 à 1632: Histoires et anecdotes, Emile Woerth
  4. Benfeld à travers l'histoire, Pierre Andlauer
  5. Henri Sacchi, La guerre de Trente ans - L'Empire supplicié
  6. « Fortification d'agglomération », notice no IA00023500, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  8. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  9. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  10. Les comptes de la commune de Benfeld
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. « Hôtel de ville », notice no PA00084605, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Hôtel de ville », notice no IA00023505, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Église paroissiale Saint-Laurent », notice no IA00023501, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Orgue de Georges et Curt Schwenkedel, 1954
  19. Notice no PA00084610, base Mérimée, ministère français de la Culture Synagogue
  20. Notice no IA00023504, base Mérimée, ministère français de la Culture synagogue construite en 1846 ; et agrandie par des bas-côtés en 1875
  21. Orgue de Charles et Edgard Wetzel
  22. Benfeld, paroisse luthérienne
  23. Notice no IA00023503, base Mérimée, ministère français de la Culture Temple
  24. Église protestante, orgue de Dalstein-Haerpfer, 1916
  25. « Hôpital », notice no PA00084604, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Hôpital », notice no IA00023506, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Ancien relais de poste à chevaux », notice no PA00084608, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « relais de poste », notice no IA00023531, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Maison dite le Châtelet », notice no PA00085277, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Maison de gouverneur dite Châtelet », notice no IA00023518, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Maison de bailli », notice no IA00023519, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Maison 4 rue du Général de Gaulle », notice no IA00023521, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Maison 4, anciennement Grande-Rue ( ) 4 rue du Général-de-Gaulle », notice no PA00084607, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Voir le site officiel du collège Robert Schuman, consulté le 31 mai 2011.
  35. « Centre de fermentation des tabacs », notice no PA00084602, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. « Édifice industriel dit Centre de fermentation des tabacs », notice no IA00023529, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. « Moulin du Muhlbach », notice no IA00023527, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Edouard Sieffermann (de)
  39. Ouvrages de de Édouard Sieffermann